La situation serait grave. La Sécurité sociale serait plombée par une augmentation des dépenses parce que les Français abuseraient de ses largesses. Armé de cette grille de lecture, le gouvernement s’apprête à prendre une série de mesures que les malades et les plus pauvres devront payer. Ni le diagnostic, ni la stratégie ne font sens.
« Nous accentuerons la lutte contre la fraude en améliorant la détection de la fraude et surtout le recouvrement des fraudes et amendes », a déclaré François Bayrou, mi-juillet, lors de ses annonces sur ses grandes orientations budgétaires pour 2026 (Public Sénat, 16.07.25). Bien qu’il soit resté évasif sur les implications du principe énoncé, le Premier ministre prévoit de déposer, cet automne, un projet de loi contre la fraude fiscale et sociale.
Il n’a pas fallu attendre longtemps pour en savoir plus. Début août, c’est la ministre du Travail, Catherine Vautrin, qui a dévoilé les mesures à venir : rien de nouveau, elles sont dans la droite ligne des mesures réactionnaires appliquées durant les derniers quinquennats : « La fraude sociale est une trahison », a lancé dans les colonnes du Parisien celle qui est entrée en politique en 1981 par réaction à l’élection de François Mitterrand, avant de voter le contre le Mariage pour tous en 2013. Catherine Vautrin, dans les colonnes du Parisien, début août. « Il s’agit d’argent indûment perçu, et de l’argent public de nos concitoyens qui devrait être utilisé à d’autres fins », a-t-elle fustigé avant de présenter les grandes lignes de son plan.
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