Depuis le soutien inconditionnel des pays occidentaux à Israël à la suite des massacres terroristes du 7 octobre 2023, le régime de Benjamin Netanyahou porté par des religieux suprémacistes a eu carte blanche pour venger les victimes. L’effroi immédiat devant la soudaineté du drame et le désir de vengeance ont couvert de bruit et de fureur toutes les tonalités qui tentaient de comprendre l’évènement dans sa profondeur historique. En s’accordant sur la brutalité du Hamas, la partition criminelle du gouvernement israélien a encore augmenté le volume des effroyables dissonances humaines qui nous viennent de cette région du monde depuis tant d’années. En France la manivelle de la boîte à musique médiatique de l’antisémitisme a vite tourné à plein afin de taire les voix qui ne se mettaient pas immédiatement à l’unisson des chants guerriers ou d’une compassion rendue obligatoire vis-à-vis d’Israël. L’instrument forain s’est emballé, accompagnant le chœur des bateleurs des têtes de gondoles médiatiques mainstream qui ânonnaient à tue-tête la propagande de l’armée israélienne. Le contrepoint palestinien était rendu inaudible à côté de l’assourdissante basse continue d’un projet de conquête territoriale présentée comme un châtiment biblique. Le livret de cet opéra tragique est joué sur la scène internationale depuis bientôt trois ans. Les trompettes de Jéricho du livre de Josué laissent entendre la ritournelle entêtante du rouleau de papier perforé du piano mécanique médiatique. Hélas cette métaphore musicale ne dit rien de toutes les vies arrachées depuis le 7 octobre.
Cet article est réservé aux abonnés à Golias Hebdo. Déjà abonné ? Connectez-vous ci-dessous. Pas encore abonné ? Choisissez une formule. Vous pouvez également acheter ce numéro de Golias Hebdo
Golias Hebdo
Chaque semaine, un autre regard sur l’information.
Golias Magazine
Bimestriel. Un outil d’information indispensable pour une véritable résistance spirituelle.
Golias Magazine + Golias Hebdo
Tout Golias : nos publications à un tarif préférentiel.




