Année C. 23ème Dimanche du TO, Lc 14, 25-33 + 34-35
Être disciple de Jésus ne dispense pas des obligations de solidarité avec les siens
« 25 Des foules se mettent en chemin avec lui et s’étant retourné il leur dit : — 26 Si quelqu’un s’avance vers moi, et que, du coup, il ne paie pas sa dette de reconnaissance envers son père, sa mère, son épouse, ses enfants, ses frères, ses sœurs, ni non plus envers sa propre vie, il n’est pas capable d’être mon disciple ! [1] » (Lc 14)
Jésus s’attaque ici à certaines sectes juives de son temps qui dispensaient leurs adhérents de leurs efforts de soutien à leurs proches, notamment à leurs parents âgés, afin d’obtenir les versements équivalents au bénéfice de la secte. Il va même plus loin ; devenir son disciple, c’est prendre un chemin qui ne dispense pas de la solidarité et de la fidélité à ses parents, son épouse, ses enfants, ses frères et sœurs et … à soi-même !
Non, l’on ne peut être disciple du Galiléen au détriment de la fidélité à soi-même. À ce que Marcel Légaut appelait “la Mission” que chacun découvre en lui et qu’il ne peut esquiver sous peine de renoncer à lui-même.
Cela, comme nous le reverrons plus tard, n’a strictement rien à voir avec le mépris de sa propre vie, de ses parents, de son épouse… comme on le traduit abusivement à l’envi dans presque toutes les Bibles.
Ce passage est fondamental. Nos solidarités humaines sont la garantie même de la sincérité de notre attachement au Galiléen et à son enseignement.
Cet article est réservé aux abonnés à Golias Hebdo. Déjà abonné ? Connectez-vous ci-dessous. Pas encore abonné ? Choisissez une formule. Vous pouvez également acheter ce numéro de Golias Hebdo
Golias Hebdo
Chaque semaine, un autre regard sur l’information.
Golias Magazine
Bimestriel. Un outil d’information indispensable pour une véritable résistance spirituelle.
Golias Magazine + Golias Hebdo
Tout Golias : nos publications à un tarif préférentiel.