L’argument de ceux qui s’opposent à toute hausse d’impôt visant les plus riches est que ceux-ci partiraient à l’étranger, privant la France de leurs investissements. Le Conseil d’analyse économique (CAE), organe de conseil du gouvernement français, a récemment démontré factuellement que cette théorie est plus que limitée.En effet,la mobilité du « top 1 % des revenus du capital » est réelle mais faible : seuls 0,2 % du top 1 % des revenus du capital s’expatrient chaque année, soit moins que la moyenne nationale (0,38 %). Par ailleurs, la sensibilité de ces ménages à la fiscalité est relativement faible. La réforme de 2013 (qui s’est traduite par une hausse de l’imposition des revenus du capital) a augmenté les départs nets de 0,04 à 0,09 point de pourcentage. À l’inverse, la réforme de 2017-2018 (allègement avec la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière et l’instauration du prélèvement forfaitaire unique, le PFU) a réduit les départs nets de 0,01 à 0,07 point. Finalement, le CAE conclut que, si l’exil fiscal existe et réagit à la fiscalité, ses effets macroéconomiques sont faibles, car les flux restent réduits. Golias

Le monde des petites fermes en crise
Selon Terre de liens, 40 000 petites fermes ont disparu en France ces trois dernières années. La cartographie établie traduit « un véritable plan social à bas bruit » selon Coline Sovran, chargée de plaidoyer de l’association. Ce qui favorise



