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Une institution très solide, la Sécurité sociale

La plus grande conquête sociale des travailleurs, la Sécurité sociale, se porte bien, malgré les discours alarmistes. Le risque n’est pas tant le déficit que le sous-financement voté par les majorités successives.


La Sécurité sociale fête ses 80 ans. « Il est institué une organisation de la Sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leurs capacités de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. » C’est par ces mots que l’ordonnance du 4 octobre 1945, parue au Journal officiel deux jours plus tard, institue la révolution de la protection sociale dans une France ruinée, mais où les organisations ouvrières s’étaient fortement impliquées dans sa lutte de libération. Pendant les Trente Glorieuses qui ont suivi, « la croissance économique a grandement été soutenue par l’explosion des dépenses sociales, passées de 5 % de la richesse nationale en 1948 à 29 % en 1981 », explique Bruno Palier, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po (Alternatives économiques, 29.09.25). La protection sociale assure depuis sa création une fonction de répartition et de redistribution des revenus, soutenant ainsi l’économie, car les revenus de substitution ou de complément qu’elle assure permettent à tous de continuer à pourvoir à ses besoins et par là de consommer. La Sécu, qui est encore gérée par les syndicats de salariés comme par les organisations patronales, a transmis aux travailleurs « cette capacité (…) à pouvoir maîtriser le présent et anticiper positivement l’avenir, qui a été sans doute la grande conquête de la société salariale (…) », selon le sociologue Robert Castel (Revue démocratie, 01.11.10).

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