Le premier volet consacré au diocèse de Lille relevait une pratique commune à tous les diocèses : le nombre de « catholiques » communiqué au Vatican est notoirement exagéré. La représentation des « actifs » restreints aux ministres ordonnés et aux religieux religieuses est faussée par l’absence de la pyramide des âges et la méconnaissance des « Laïcs » au service de leur Église. Les données statistiques 1950-2023 illustrent un souci commun à tous les diocèses, à savoir, minimiser au mieux un délitement qu’on n’arrive plus à maitriser, tandis que les boomers se meurent et que les générations des 14 à 60 ans sont moins pratiquantes en nombre, et ne sont pas sensibilisées aux questions financières de l’Église de France.
Le deuxième volet de notre étude portait sur la situation patrimoniale. Le lieu commun consiste à affirmer des plus values latentes ou des mesures de solidarité inter-diocèses qui continueront à les sauver d’une faillite déjà programmée pour certains d’entre eux. Le diocèse de Lille illustre le souci pastoral de rajeunir l’immobilier restant nécessaire, mais cette rénovation s’est faite par l’endettement. Les échéances à rembourser se heurtent désormais, pour cet archevêché, aux possibilités restreintes de revente et aux déficits récurrents du « fonctionnement » qui sera l’objet de ce troisième volet. L’année 2024 s’est soldée pour la première fois par un déficit global car les produits financiers et exceptionnels n’ont pas permis de combler le déficit de fonctionnement qui, lui, est structurel[1].
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