L’évêque d’Albi, Lavaur et Castres, Jean-Louis Balsa, est contraint de faire l’aumône à grande échelle. Les finances du diocèse vont si mal que la rémunération des prêtres et des laïcs est menacée. Il en appelle donc publiquement à la générosité des fidèles dans la presse locale. « Chaque année, on doit trouver 2 416 000 euros pour payer l’ensemble des traitements et salaires, charges comprises », a-t-il confié au quotidien la Dépêche du Midi. Or, pour l’heure, seuls 1 158 389 euros ont été collectés. Il espère donc combler le trou à hauteur de 450 000 euros grâce aux fidèles.
Une situation qui n’est pas nouvelle à Albi ou ailleurs. Toujours plus déconnectée du monde qui l’entoure et vieillissante, l’Eglise catholique de France voit le Denier du culte s’effondrer toujours plus. « On assiste depuis dix ans à une érosion. On est passé de 16 000 donateurs en 2016 à 9 000 en 2024 », détaille Jean-Louis Balsa, contraint de mener sa propre campagne après celle du Denier.
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Une réponse sur “Denier du culte : des diocèses en péril”
Peut-être que les fidèles se laisseront davantage convaincre de mettre la main au portefeuille, quand l’institution aura enfin compris qu’elle est complètement décalée par rapport à ce qui l’entoure, et qu’elle aura mené des réformes de fond :
– cesser de faire l’autruche face à ses propres scandales, innombrables ;
– cesser de culpabiliser les victimes de ses crimes ;
– cesser de protéger le prédateur plutôt que la victime, au nom du prétendu droit à l’innocence ;
– cesser de fonctionner en mode pyramidal, avec le pépère des pépères tout en haut, entouré de sa clique de seigneurs cupides et immoraux ;
– cesser de presser jusqu’à la dernière goutte, comme des citrons, les bénévoles qui s’engagent encore dans la cause paroissiale ;
– cesser de réclamer encore plus d’argent à ceux-là mêmes qui donnent déjà d’eux-mêmes pour le fonctionnement des insititutions : bénévoles, choristes, animateurs, « petites mains » aux mille capacités, laïcs engagés en pastorale, etc.
– cesser de feindre l’ignorance quant aux réalités de son histoire, de sa fondation, et surtout de la vie et des paroles de celui dont elle se réclame (mais qui n’a jamais voulu créer d’Eglise !) ;
– cesser par conséquent d’infantiliser les fidèles en leur bourrant le crâne de ses fables auxquelles plus personne de sérieux ne croit ;
– cesser de rejeter ceux qui osent émettre un avis contradictoire, qui la remet en question, en toute honnêteté et vérité ;
– cesser de se prétendre la seule à porter la vérité, l’unique chemin du salut ;
– cesser de considérer son clergé comme une caste à part, au-dessus du vulgus pecus, intouchable, qui ne doit rendre de comptes à personne et possède le devoir sacré de vivre au crochet des fidèles, sans rien faire de concret dans leur vie (au contraire de l’apôtre Paul, ou de saint François d’Assise) ;
– Etc., la liste est interminable.
Autant dire que ce n’est pas pour tout de suite !