En 2024, près de 25 000 ménages ont ainsi été expulsés de leur logement, soit une hausse de 29 % en un an et de 223 % depuis vingt ans, selon les chiffres de de la Fondation pour le logement des défavorisés, qui se désole de « ce record ». Son président, Christophe Robert, a dénoncé sur France Info, la hausse des expulsions, en raison, entre autres de la loi « anti squat Kasbarian-Berger », « plus sécuritaire que préventive ». Dans une publication sur X (ex-Twitter), l’ex-ministre du Logement, Guillaume Kasbarian, directement visé, a assumé ce record d’expulsions. Selon lui, « la meilleure des préventions, c’est de payer son loyer ». Et d’ajouter : « Ce n’est ni aux propriétaires ni aux contribuables d’assumer le coût des impayés. On devrait même aller plus loin dans le respect de la propriété privée et la rapidité des expulsions. » Des propos d’une immoralité sans nom lorsqu’on sait que 350 000 personnes sont sans domicile, que 2500 enfants dorment dehors et que 912 personnes sont mortes dans la rue en 2024. Golias

Trente ans de fabrication de la pauvreté
Le Secours catholique décrit l’intensification de la pauvreté en France dans son 30e rapport sur la question. Celle-ci frappe d’abord les mères seules, les enfants, les ressortissants étrangers et les malades. Le résultat de politiques qui fabriquent cette pauvreté. Pour



