Dans la plus grande indifférence des médias, un mouvement social d’envergure est en cours en Tunisie depuis cinq semaines. Dans le nord du pays, à Gabès, les manifestants répètent à chaque sortie le même slogan : « Le peuple exige le démantèlement des usines ! » À l’origine de la révolte : une série d’intoxications qui touchent la population depuis le 9 septembre, et ont déjà entraîné l’hospitalisation de plus de 300 personnes pour des symptômes allant des difficultés à respirer aux pertes de connaissance et aux paralysies. Tous les habitants interrogés attribuent ces intoxications à des émanations de gaz venant du gigantesque complexe du Groupe chimique tunisien (GCT), une entreprise publique installée au nord de la ville depuis les années 1970. La colère des citoyens est surtout alimentée par l’absence de réactions des autorités tunisiennes. Le président Kaïs Saïed a reconnu le 17 octobre la nécessité de trouver des « solutions urgentes et immédiates » tout en fustigeant la présence des « comploteurs » parmi les manifestants, et sans apporter de réponse concrète à cette crise. Golias

Europe : l’immigration inéluctable
Selon les projections officielles d’Eurostat, la population de l’Union européenne diminuera d’environ 9 % d’ici à 2050 par rapport à 2025 si les migrations cessent totalement. Le déclin devrait se poursuivre au cours des décennies suivantes, pour atteindre 23 %



