Les Eglises catholique, orthodoxe et protestante fêtent cette année les 1700 ans du Symbole de Nicée (cf. Golias Hebdo n° 875). A cette occasion, le pape Léon va faire un «voyage apostolique» en Turquie et au Liban (27 novembre-2 décembre). En préparation de ce périple, il a publié le 23 novembre une « lettre apostolique » intitulée « In unitate fidei ». – Osons en faire une lecture critique.
Il faut reconnaître que ce n’est pas là un grand texte papal, car, disons-le sans détour, il n’apporte rien de vraiment neuf. Un chrétien de mes amis disait même après lecture de cette lettre : « Je ne suis pas surpris par le style «pur jus catholique romain» qui ne m’intéresse plus. Je suis dans un autre univers mental ». D’autres diraient que c’est une fois de plus la langue de buis. Pourtant, au §1, le pape déclare à propos de ce Symbole que « cette profession de foi, ce patrimoine commun des chrétiens mérite d’être confessée et approfondie d’une manière toujours nouvelle et actuelle ». Toujours nouvelle et actuelle : voilà qui laisse présager une lecture ouverte et actualisée de cette antique profession de foi… Au § 12, Léon pose la question de Dieu. Il reconnaît d’abord que « aujourd’hui, pour beaucoup, Dieu et la question de Dieu n’ont presque plus de sens dans la vie ». Et il ajoute que « les chrétiens sont en partie responsables de cette situation, car ils ne témoignent pas de la vraie foi et cachent le vrai visage de Dieu par des modes de vie et des actions éloignés de l’Évangile » : guerres, tueries et persécutions, discriminations au nom d’un Dieu vengeur et punisseur. Les chrétiens sont alors invités à un examen de conscience : que signifie Dieu pour moi ? quelles idoles sont miennes ? quel est mon usage des biens de la terre ? – Dit autrement : croire en Dieu en s’attachant scrupuleusement au Credo n’est rien si notre pratique n’est pas humaine et fraternelle. Le §11 insiste de même sur la pratique de vie : croire au Christ en professant le Credo de façon plus ou moins doctrinale voire intégriste est hypocrisie sans l’amour du prochain considéré comme « frères et sœurs surtout les derniers, les plus pauvres, les abandonnés et les marginalisés ».
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