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	<title>Catégorie Documents - Éditions Golias</title>
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		<title>L&#8217;Avent : l&#8217;art de croire autrement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 20:11:06 +0000</pubDate>
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									<p></p>
<p>Le livre du Canadien québécois Yves St-Arnaud1, que <em>Golias Hebdo </em>vous présente cette semaine au travers d’une substantielle interview, s’inscrit dans le courant des chrétiens d’ouverture. Depuis plusieurs décennies, ces derniers ont commencé à inscrire en France, dans la voie catholique, un espace de recherche et de pratique reposant sur la liberté de pensée, la révolution de l’exégèse biblique, la prise de conscience de l’obsolescence des croyances traditionnelles. Sans en faire une énumération exhaustive, ce courant s’exprime en France à travers les Réseaux du Parvis, la Conférence Catholique des Baptisé-e-s Francophones, les chrétiens de Saint-Merry Hors-les-Murs, les lecteurs de <em>Témoignage Chrétien</em>&#8230; Cet ensemble n’est ni structuré, ni homogène, mais il apparaît comme une mouvance qui se distingue du bloc central de l’Église catholique, dont, rappelons-le, la pratique dominicale comme marqueur d’appartenance tourne aujourd’hui autour de 2&nbsp;%, en dépit de son appareil hiérarchique, des nombreux prêtres encore à son service et de ses théologiens classiques en activité dans les Instituts catholiques. Ce courant d’ouverture se distingue encore de la mouvance traditionnelle et dure, appuyée par les puissants réseaux médiatiques que nous connaissons.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le livre d’Yves St-Arnaud est en quête d’une croyance saine qui aille au-delà du théisme et du sacré traditionnels. Un chantier qu’ont ouvert des chercheurs comme Pierre Teilhard de Chardin, Marcel Légaut, Joseph Moingt, John Shelby Spong, Bruno Mori, Jacques Musset, José Arregi et bien d’autres. La recherche de notre auteur renforce l’idée que Dieu est non représentable, qu’il est au-delà de toute perception intellectuelle et qu’il désigne comme le facteur&nbsp;M (M comme Mystère). Plus même, il dit dans son interview ci-dessous&nbsp;: «&nbsp;<em>Il faudra peut-être des chrétiens sans Dieu et sans religion pour tirer des ruines la vision du Nazaréen.</em>&nbsp;»<sup>2</sup></p>
<p><sup>&nbsp;</sup></p>
<p></p>
<p>Ce livre est publié dans la collection <em>Sens &amp; Conscience,</em> créée en 2015 par Robert Dumont, et qui compte aujourd’hui plus de quarante titres. L’objectif de cette collection est de donner à des auteurs la possibilité de risquer leur pensée et d’écrire leur parcours, en proposant des réflexions innovantes sur l’acte de croire, en vue d’un christianisme libéral, inclusif et progressiste. Des réflexions qui prennent en compte les attentes de la culture moderne, notamment la philosophie des sciences. La parution de <em>L’art de croire</em>, cet automne 2025, se fait conjointement avec la publication en français des ouvrages de l’Espagnol Marià Corbí, <em>Vers une spiritualité laïque. Sans croyances, sans religions et sans dieux</em>, et du Suisse Pierre-Marie de Valmoras, <em>Dieu, une construction de l’esprit. Entre orthodoxie religieuse et athéisme</em><sup>3</sup>. Deux ouvrages sur lesquels <em>Golias Hebdo </em>reviendra sans doute. J’ajoute une précision qu’il nous faut prendre avec modestie&nbsp;: ces trois auteurs non-français nous ont confié que la collection <em>Sens &amp; Conscience </em>a représenté pour eux, dans leur quête éditoriale, une boussole intellectuelle, indépendante et responsable.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Nous vivons aujourd’hui des temps difficiles, tant sur le plan de nos nations que sur le plan géopolitique. Les pays de l’Europe l’éprouvent avec la guerre d’agression en Ukraine, avec des problèmes sociaux inédits et avec la compétition économique qui caractérise la situation mondiale. Certes, le cosmos et la planète n’ont jamais cessé de traverser des périodes difficiles et éprouvantes au cours de leur longue histoire. Pour résister et faire face, il faut laisser parler notre conscience et se souvenir que Jésus a été un combattant spirituel et un prophète des temps nouveaux, non seulement pour son époque, mais aussi par son rayonnement et son exemple payé du prix de sa vie pour chaque génération après lui. <strong>Robert Ageneau (</strong>directeur, avec Serge Couderc, de la collection <em>Sens &amp; Conscience</em>)</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Yves St-Arnaud, <em>L’art de croire. À la recherche d’une croyance saine</em>, Karthala, 2025, 200 p., 23&nbsp;€. Pour tout contact avec l’auteur&nbsp;: <a href="mailto:ystarnaud@icloud.com">ystarnaud@icloud.com</a></p>
<p></p>
<p>L’auteur a publié en 2010 <em>Je crois sans Dieu. Parcours d’un psychologue en quête de sens</em> (Bellarmin) et en 2015, avec Jocelyn Giroux, <em>L’hypothèse Dieu. Débat avec les croyants</em> (Liber).</p>
<p></p>
<p>Marià Corbí, <em>Vers une spiritualité laïque. Sans croyances, sans religions et sans dieux</em>, traduit de l’espagnol par Teresa Guardans, Paris, Karthala, 2025, 264&nbsp;p., 26&nbsp;€&nbsp;; Pierre-Marie de Valmoras, <em>Dieu, une construction de l’esprit. Entre orthodoxie religieuse et athéisme</em>, Paris, Karthala, 2025, 116&nbsp;p., 19&nbsp;€. </p>				</div>
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		<title>Violences sexuelles dans l&#8217;Eglise : les véritables origines d&#8217;un scandale systémique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 14:04:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la révélation des agressions sexuelles par certains clercs, l’Église catholique vit un lent et inexorable bouleversement venant en fait de loin, mais manifesté au grand jour par ces actes pervers. Or beaucoup le sous-estime&#160;: tant les autorités ecclésiales que les pratiquants ordinaires. On fait le dos rond en attendant des jours meilleurs, en parant &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Depuis la révélation des agressions sexuelles par <em>certains</em> clercs, l’Église catholique vit un lent et inexorable bouleversement venant en fait de loin, mais manifesté au grand jour par ces actes pervers. Or beaucoup le sous-estime&nbsp;: tant les autorités ecclésiales que les pratiquants ordinaires. On fait le dos rond en attendant des jours meilleurs, en parant au plus pressé pour assurer le culte et en faisant confiance à la Providence. On « espère contre toute espérance&nbsp;», sans mesurer combien l’espérance chrétienne s’enracine, selon Bernanos, dans l’expérience de la désespérance et de la révolte&nbsp;: comme toujours. Mais ce vif de la foi est trop souvent enveloppé, voire étouffé.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>La révolte ici, face aux épouvantables abus sexuels, parce qu’en <em>contradiction absolue </em>avec l’esprit évangélique invitant à vivre nos relations de pouvoir comme des relations de service.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mort et résurrection de l’Église catholique&nbsp;?</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>La désespérance aussi face au message évangélique <em>devenu</em> inaudible au fil du temps, à cause de l’Église <em>devenue</em> sourde au monde. Celui-ci, en réaction, est <em>devenu, </em>non plus seulement structurellement athée, mais structurellement indifférent au message pourtant libérateur de Jésus. Réforme grégorienne au XIème siècle, Affaire Galilée au XVIIème siècle et Crise moderniste au XIXème siècle sont les marqueurs de cette évolution en miroir. La <em>domination</em> du pouvoir religieux sur le pouvoir temporel, et la <em>transformation</em> du prêtre en clerc <em>dominant</em> le laïc en sont les clés de compréhension.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Face à ces dérives dont bien des gens ne mesure pas les enchaînements institutionnels car soutenus par une théologie souvent dévoyée en idéologie, il faut dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, ou n’osent même pas penser. Cela, en allant au fondement de l’édifice théologique du christianisme&nbsp;qu’est la Résurrection du Christ sur laquelle plane un foncier malentendu, la faisant prendre pour une superstition d’un autre âge, alors qu’elle est le cœur de la pratique chrétienne quotidienne.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il s’agit de passer de l’indignation face aux abus sexuels de<em> certains</em> clercs, au courage de la pensée. Passer du flou ‘’catholique’’ à la pensée en première personne&nbsp;: seul le témoigne en est capable.&nbsp;Ainsi est progressivement né ce livre, suite à un article dénonçant le cléricalisme à éradiquer, plus que le célibat. Cet article était un cri d’alarme suite aux abus sexuels, mais grâce aux encouragements éditoriaux de Christian Terras, un livre est né.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Les instruments de la pensée sont&nbsp;ici : la philosophie avec ses ressources réflexives, la psychanalyse avec la fécondité de l’interprétation, l’expérience spirituelle initiée, communautairement, par les compagnons de Jésus dévastés après la Crucifixion, mais très paradoxalement ressuscités ensuite.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le résultat&nbsp;: la dénonciation de multiples confusions&nbsp;par l’écrasement de la fonction symbolique : par exemple entre prêtre et clerc hélas confirmée par tous les conciles de l’époque moderne, entre réalité spirituelle et réalité physique, entre Résurrection et croyance aux revenants ou à l’immortalité de l’âme <em>seulement</em> conçue comme gage de survie.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le but ultime&nbsp;: la désincarcération et donc la respiration du message de Jésus où gît un trésor civilisateur qui, malgré les dérives, a fait ses preuves (au moment de l’Empire romain fondé sur la violence des rapports sociaux) et peut encore faire ses preuves. La ‘’folie’’ de la foi, est cette <em>raisonnable folie</em> de l’utopie&nbsp;: la fraternité, face à un monde déboussolé recourant plus que jamais aux rapports de force, alors qu’ils sont une impasse civilisationnelle. Or on sait aujourd’hui que le partage des richesses pour éradiquer la pauvreté, est la seule solution afin d’éviter la catastrophe climatique. Les Évangiles sont là pertinents, et conduisent, aujourd’hui, à un <em>travail de la foi</em> enraciné dans la vie spirituelle, selon le vécu et les intuitions de Marcel Légaut.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Daniel Rosé est membre titulaire honoraire de la Société psychanalytique de Paris et ancien chargé de cours à l’Université Toulouse-Jean Jaurès et à l’Institut Catholique, de Toulouse. Il a publié en 1997 aux Puf <em>L’endurance primaire, de la clinique psychosomatique de l’excitation à la clinique psychanalytique de l’excès </em>et, avec Antoine Girin en 2021 aux Éditions Golias, <em>Olivier Rabut, un prophète méconnu.</em></p>
<p></p>								</div>
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		<title>Le manifeste du collectif Anastasis : Urgence évangélique</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/07/16/le-manifeste-du-collectif-anastasis-urgence-evangelique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 17:06:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous, catholiques de France, cédons bien souvent à des attitudes politiques problématiques : l&#8217;illusion du retrait de l&#8217;arène politique, qui s&#8217;apparente à une peur du conflit et à une légitimation indirecte de l&#8217;ordre en place ; la défense acharnée d&#8217;une position « centriste», intenable à une époque exigeant de profonds changements structurels et dès lors &#8230; </p>
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<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/07/16/le-manifeste-du-collectif-anastasis-urgence-evangelique/">Le manifeste du collectif Anastasis : Urgence évangélique</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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									<p></p>
<p>Nous, catholiques de France, cédons bien souvent à des attitudes politiques problématiques : l&rsquo;illusion du retrait de l&rsquo;arène politique, qui s&rsquo;apparente à une peur du conflit et à une légitimation indirecte de l&rsquo;ordre en place ; la défense acharnée d&rsquo;une position « centriste», intenable à une époque exigeant de profonds changements structurels et dès lors condamnée à n&rsquo;être qu&rsquo;un mode particulier du conservatisme ; l&rsquo;aliénation dans l&rsquo;extrême droite, qui s&rsquo;intéresse au christianisme en tant que patrimoine historique et qui troque l&rsquo;exigence de conversion évangélique personnelle et collective contre le fantasme de l&rsquo;homogénéité culturelle. Dans ce texte, le collectif Anastasis (créé en 2022, il regroupe des chrétiens et des chrétiennes soucieux de penser la politique à la lumière de la théologie et d’agir pour la justice à partir d’un ancrage dans la foi en l’Évangile. Le collectif est notamment à l’origine du festival des poussières), mot grec signifiant à la fois « résurrection » et « insurrection»- défend une idée simple : la foi chrétienne ne peut, sans se trahir, servir de caution à des projets politiques injustes, que ceux-ci soient du côté du racisme et de l&rsquo;exclusion, du côté du renforcement des inégalités socio-économiques et de la destruction de la nature, ou des deux côtés à la fois. <br></p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Notre réflexion s’enracine dans des traditions théologiques variées et des héritages multiples et riches qui nous ont précédés. Elle se nourrit aussi d’expériences vécues depuis deux ans : la participation aux mouvements sociaux, le lancement du Festival des poussières en 2023 ou encore le rassemblement œcuménique contre l’extrême droite « Justice et Espérance » du 23 juin 2024. Nous nous adressons à toutes les personnes ouvertes à l’idée que le combat pour la justice peut s’accorder à la foi religieuse. L’urgence est<br>manifeste : sur le plan national, plus de 40 % des catholiques pratiquants ont voté pour l’extrême droite aux élections de juin 2024 ; sur le plan international, la notion de « civilisation judéo-chrétienne » est parfois invoquée pour justifier l’annihilation du peuple palestinien par l’État israélien, V. Poutine recouvre son impérialisme de la « défense des valeurs chrétiennes traditionnelles », D. Trump et J. D. Vance se posent en champions du nationalisme chrétien contre un prétendu « wokisme » haineux et destructeur. Face à de tels maux, la vocation des chrétiens et des chrétiennes est de participer au déploiement d’un royaume de Dieu déjà à l’œuvre dans l’histoire. <strong>collectif ANASTASIS</strong></p>
<p></p>								</div>
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		</section>
				</div>
		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/07/16/le-manifeste-du-collectif-anastasis-urgence-evangelique/">Le manifeste du collectif Anastasis : Urgence évangélique</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Synodalité : une nouvelle manière de faire église ensemble</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/06/25/synodalite-une-nouvelle-maniere-de-faire-eglise-ensemble/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 17:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Documents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La publication, le 26 octobre 2024, du rapport de la seconde Assemblée synodale s’est faite dans la plus totale indifférence. Il est vrai qu’il aura fallu plusieurs jours pour qu’on dispose, enfin, d’une traduction « provisoire », du texte en Français. Mais c’est surtout l’absence de toute décision spectaculaire qui a contribué à cette invisibilité. &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/06/25/synodalite-une-nouvelle-maniere-de-faire-eglise-ensemble/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Synodalité : une nouvelle manière de faire église ensemble&#160;&#187;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/06/25/synodalite-une-nouvelle-maniere-de-faire-eglise-ensemble/">Synodalité : une nouvelle manière de faire église ensemble</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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<p>La publication, le 26 octobre 2024, du rapport de la seconde Assemblée synodale s’est faite dans la plus totale indifférence. Il est vrai qu’il aura fallu plusieurs jours pour qu’on dispose, enfin, d’une traduction « provisoire », du texte en Français. Mais c’est surtout l’absence de toute décision spectaculaire qui a contribué à cette invisibilité. Rien concernant les sujets qui, depuis des lustres, nourrissent débats et commentaires bien au-delà du seul microcosme catholique : obligation du célibat sacerdotal, ordination d’hommes mariés, accès des femmes au diaconat, révision de la morale sexuelle catholique… Les medias n’ont eu à se mettre sous la dent que l’annonce, faite par le pape François, qu’il ne publierait pas d’exhortation apostolique post synodale, contrairement à la tradition, et que ce document final devait être reçu comme engageant le Magistère sur le sujet. Décision, certes d’importance, mais qui n’est perceptible que dans quelques milieux d’Eglise bien informés, que ce soit pour s’en réjouir, en prendre simplement acte, ou y voir une nouvelle démission pontificale.</p>



<p><br>Disons les choses franchement : même parmi les catholiques les plus bienveillants à l’égard du pape François et de sa dynamique synodale, c‘est la déception qui domine. Et le sentiment que si la « conversation dans l’Esprit » a, de fait, laissé une trace profonde chez les participants et permis l’expression d’une « communion » sous forme de votes à plus de 80 % voire 90 % des voix, les décisions prises représentent en réalité un plus petit commun dénominateur. Beaucoup ont en mémoire les derniers mots du document préparatoire à la phase de consultation du synode, à l’automne 2021, reprenant les propos du pape François lors du synode de 2018 où il invitait la jeunesse à : « Faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d&rsquo;espérance, apprendre l’un de l’autre, et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains. » En matière de rêve… on pouvait mieux faire !<br>En réalité l’essentiel de cette déception, outre des hiatus de communication difficilement compréhensibles, porte sur une incompréhension soulignée à plusieurs reprises par divers responsables du processus synodale : le synode sur la synodalité visait moins à trancher sur des questions en débat qu’à définir la manière dont, à l’avenir, seront prises les décisions qui concernent l’avenir de l’Eglise, et à quel échelon de l’institution : Eglises locales (diocèses), Eglises continentales, Eglise universelle. L’enjeu est certes fondamental mais il a échappé a beaucoup. Et lui-même divise, faisant craindre à certains qu’à force de décentralisation et d’adaptation de la pastorale aux réalités, on finisse par menacer l’autorité du pape, l’unité de l’Eglise et l’intégrité de la foi.</p>



<p><br>D’autres, parmi ceux que l’on qualifie parfois de « chrétiens critiques » ont choisi d’y voir confirmation de leur crainte : la montagne ne pouvait accoucher que d’une souris. Et pour une raison essentielle : le pape prétend combattre le cléricalisme comme « abus de pouvoir » de la part des clercs, alors que sa source résiderait ailleurs : dans l’existence même d’une séparation clercs-laïcs dont on cherche vainement la justification dans les Evangiles. Mais on peut à ce stade formuler la question : est-il bien raisonnable d’imaginer qu’un synode même élargi à l’ensemble du peuple de Dieu soit à même de revenir sur cette constitution hiérarchique de l’Eglise ? Et s’agissant de l’absence de toute décision sur les attentes mentionnées plus haut &#8211; célibat sacerdotal, ordination d’hommes mariés, diaconat féminin… qui continuent malgré tout de diviser le peuple croyant, à quoi aurait bien pu servir une décision autoritaire, « cléricale » du pape, au risque d’une désobéissance généralisée » voire de divisions supplémentaires ?</p>



<p><br>Or retrouve ici, comme dans notre vie politique nationale, la tentation de certains à considérer que la gravité de la situation exige la radicalité dans les décisions, mais une radicalité souvent antagoniste. Ce qui débouche sur une délégitimation de toute recherche de compromis ou ici de « communion ». Le pragmatisme de François, penseront certains, n’est-il pas finalement plus réaliste qu’une révolution fantasmée ? La question est essentielle. Le paradoxe serait que les « chrétiens d’ouverture » se mettent à bouder, comme insuffisante, la mise en œuvre même modeste, du processus synodal proposé par le pape François et aujourd’hui assumé par son successeur Léon XIV, rejoignant en cela une autre radicalité venant de ceux qui ne veulent entendre parler d’aucune réforme de ce genre. Ce serait assurément le meilleur signal donné à la hiérarchie catholique pour marginaliser définitivement dans le champ ecclésial cette sensibilité catholique devenue minoritaire. <strong> René Poujol</strong></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/06/25/synodalite-une-nouvelle-maniere-de-faire-eglise-ensemble/">Synodalité : une nouvelle manière de faire église ensemble</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>L&#8217;exclusion des femmes du sacré : histoire d&#8217;un malentendu</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/05/22/lexclusion-des-femmes-du-sacre-histoire-dun-malentendu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 04:55:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Documents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les deux publications1 que nous présentons partent d’une question simple : pourquoi l’Église catholique romaine s’obstine-t-elle à exclure les femmes des ministères ordonnés ? Ce questionnement est d’autant plus pertinent qu’il y a des évolutions perceptibles dans d’autres confessions telles que l’anglicanisme, le protestantisme, l’islam et le judaïsme libéral, et alors que l&#8217;émancipation féminine et sa revendication &#8230; </p>
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<p>Les deux publications1 que nous présentons partent d’une question simple : pourquoi l’Église catholique romaine s’obstine-t-elle à exclure les femmes des ministères ordonnés ? Ce questionnement est d’autant plus pertinent qu’il y a des évolutions perceptibles dans d’autres confessions telles que l’anglicanisme, le protestantisme, l’islam et le judaïsme libéral, et alors que l&rsquo;émancipation féminine et sa revendication égalitaire entre les sexes sont une donnée majeure de l’anthropologie moderne. Il y a un second point qui nourrit notre interrogation : la crispation de l’Église catholique sur l’obligation du célibat des prêtres, refusée dès les premiers siècles par les Églises orientales. N’y a-t-il pas un lien entre ce double positionnement ? Ne s’ancrerait-il pas dans une conception de la sexualité associée à un cadre patriarcal de l’organisation sociale, clérical et monarchique dans<br>Notre projet a consisté à explorer les ancrages et les développements des systèmes de représentations et de justifications qui prévalent encore. Nous avons tenté de réaliser une véritable archéologie de ces représentations, en mobilisant des données historiques, sociologiques, philosophiques, littéraires, théologiques, bibliques, exégétiques, événementielles. L’Église est née dans un cadre anthropologique qui est celui du modèle patriarcal, qui a forgé son organisation, sa théologie et sa doctrine.<br>Pour des raisons éditoriales, notre réflexion s’étale sur deux volumes, le premier posant historiquement les fondements anthropologiques de l’exclusion des femmes du sacré, le second tentant d’éclairer les malentendus de l’histoire entre les femmes et l’Église, et le passage possible de leur exclusion à leur inclusion dans les responsabilités et ministères ordonnés.</p>



<p><br>Dans le premier volume, nous nous posons en effet la question de l’universalité du modèle patriarcal dans le monde et dans l’histoire. Cette démarche met en lumière la profondeur des représentations relatives à la femme qui ont structuré les grandes civilisations : hindouiste, bouddhiste, monothéiste, gréco-romaine… Dans ce cadre patriarcal, deux traits essentiels ressortent, à savoir la question de l’impureté et de l’infériorité féminines de nature.<br></p>



<p>Dans un second temps, la recherche archéologique nous conduit à explorer vingt siècles de déconsidération de la femme dans notre société occidentale. De nombreux écrits, et leurs interprétations, ont été interrogés : des interprétations bibliques, les relais de l’infériorité féminine à travers les discours philosophiques, la hantise obsédante du corps des femmes, l’incompatibilité de celui-ci avec le sacré, la minorité juridique des femmes et le déni de leurs capacités intellectuelles et physiques. La caractéristique commune tient à la conception d’une différence absolue et de nature du genre féminin assigné à une place de fille, d’épouse et de mère au foyer.</p>



<p><br>Dans le second volume, nous tentons de resituer la révolution anthropologique moderne, la longue lutte menée par les femmes pour leur émancipation du modèle patriarcal et l’instauration d’un modèle égalitaire entre les sexes. Ce mouvement a profondément transformé les représentations du corps et de la sexualité, a bouleversé le modèle familial traditionnel éclaté en des modalités diverses. Des résistances à cette évolution sont toujours à l’œuvre : fondamentalismes, résistances masculines tant le mythe de la virilité est mis à mal.</p>



<p><br>La seconde partie s’interroge sur les fondements de ces blocages en ouvrant des perspectives de sortie. Un examen critique est porté sur des textes scripturaires dont l’interprétation est problématique : les récits de création sur lesquels se fonde la notion de péché originel, les écrits controversés de saint Paul ; puis nous interrogeons la naissance et la structuration du cléricalisme comme pouvoir masculin exclusif au cœur duquel est posée la centralité d’un sacerdoce sacrificiel, calqué sur le sacerdoce lévitique et inspiré par la Lettre aux Hébreux. Est-il possible de sortir de ce système de pensée et de pratiques ? Des théologiennes – mais aussi des théologiens – ont ouvert des pistes : le regard que Jésus a porté sur les femmes est riche d’enseignement sur la façon dont il les considérait, jusqu’à faire de l’une d’entre elles la première témoin de sa Résurrection ; des figures féminines de l’Ancien Testament ont été des actrices clés de l’histoire sainte ; les femmes des premières communautés chrétiennes ont joué un rôle majeur, comme en témoigne saint Paul, entre autres. L’égalité hommes-femmes dans l’Église est donc au cœur de ces relectures féministes.<br>Enfin, dans une troisième partie, nous nous interrogeons sur les perspectives théologiques et ecclésiales, en termes de chantiers à approfondir pour réconcilier l’Église avec l’anthropologie moderne et redonner à celle-ci crédibilité et attractivité. Sur les points problématiques, à savoir le ministère des femmes, l’obligation du célibat pour les prêtres, la morale sexuelle, l’Église catholique semble à la traîne tant par rapport aux évolutions sociétales qu&rsquo;à celles d’autres confessions. Comment lever les blocages ? À notre sens, cette levée tient dans une prise de conscience forte des ressorts qui fondent la crispation de l’institution : la sédimentation de pratiques et de discours produits dans un cadre patriarcal et des contextes historiques, justifiés dans l’invocation d’une Tradition considérée comme immuable du fait de son rapport intime et singulier au divin, c’est-à-dire à l’Éternel. Notre hypothèse est que ce processus de sédimentation s’est ancré dans l’inconscient institutionnel comme dans l’inconscient psychique des acteurs cléricaux en responsabilité, donnant lieu à une sorte de névrose obsessionnelle paralysant toute perspective de changement.<br>Or, pour réconcilier l’Église avec la modernité, il est nécessaire d’opérer des ruptures fondamentales : se défaire du cadre anthropologique ancien et patriarcal, revenir aux gestes et paroles du Christ, envisager une Église où hommes et femmes sont côte à côte partageant les ministères et services à égalité de compétences, changer le modèle de pouvoir monarchique et clérical en un modèle de type synodal dans lequel la voix de chaque fidèle compte, représentée à tous les niveaux de décision. Ainsi pourrait-on lever les malentendus de l’histoire entre les femmes et l’Église.  <strong>Gilbert Clavel, docteur en sociologie et licencié en théologie</strong></p>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, l’exclusion des femmes du sacré : Patriarcat, Impureté, Infériorité, L’Harmattan, 2024. Femmes et Eglise. Sortir des malentendus de l’histoire, L’Harmattan, 2024.</li>
</ol>



<p></p>
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		<title>Pâques : Judas ou l’histoire d’une trahison ?</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/04/16/paques-judas-ou-lhistoire-dune-trahison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 18:01:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi donc revenir sur le personnage de Judas ? Son histoire est si simple ; il a trahi Jésus de Nazareth, son Maître pour de l&#8217;argent, mais oui ! On connaît même le montant de cette transaction-là, montant 30 sicles d’argent marchandé avec les Sacrificateurs du Temple ! N&#8217;aurait-on rien de plus incertain à éclaircir &#8230; </p>
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									<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi donc revenir sur le personnage de Judas ?</strong></h2>
<p></p>
<p>Son histoire est si simple ; il a trahi Jésus de Nazareth, son Maître pour de l&rsquo;argent, mais oui ! On connaît même le montant de cette transaction-là, montant 30 sicles d’argent marchandé avec les Sacrificateurs du Temple ! N&rsquo;aurait-on rien de plus incertain à éclaircir ? Rien de plus ténébreux sur quoi faire porter notre recherche ? Tout est déjà tellement clair sur Judas…</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Une minute ! Entre ces créatures si complexes que nous sommes toutes et tous, quand les choses sont trop parfaitement claires c&rsquo;est que, souvent… elles ont été formatées pour l&rsquo;être. Et que sous l&rsquo;apparence d&rsquo;une vérité admise par tous et depuis si longtemps, se cachent une histoire, des événements et des personnages qui ont été mis à l&rsquo;abri d&rsquo;une légende pour servir des desseins liés à la mise en place ou à la consolidation d&rsquo;un pouvoir, à la réputation de ceux qui vont l&rsquo;exercer, ou à l&rsquo;infamie de ceux contre lesquels ils vont avoir à le construire. Et alors, Gare à celui qui va tenter d&rsquo;en dévoiler les racines et les mobiles !</p>
<p></p>
<p>Telle est peut-être bien le cas de la «&nbsp;Légende&nbsp;» <a id="_ftnref1" href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a> de Judas, l&rsquo;Ish-Qariôth…</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le chemin de notre recherche</strong></h2>
<p></p>
<p>Nous allons partir des textes, notamment des Évangiles, en prenant pour fil de lecture celui dit de <em>Matthieu </em><a id="_ftnref2" href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a> qui reste l&rsquo;écrit dans lequel l&rsquo;histoire qui se rapporte à Judas est la plus développée, et partant, la plus extravagante. Nous accorderons une importance toute particulière aux extraits des Archives du Mouvement Nazaréen insérés dans le texte de <em>Luc</em>, ainsi qu&rsquo;à celui de Jean, personnage particulièrement concerné par l&rsquo;histoire de l&rsquo;Ish-Qariôth pour une raison que nous découvrirons progressivement… Pierre Lemaître n&rsquo;est pas si loin <a id="_ftnref3" href="#_ftn3"><strong>[3]</strong></a>, comme le verra plus loin le lecteur, ou la lectrice à qui ce lecteur voudrait bien prêter son journal&nbsp;! <a id="_ftnref4" href="#_ftn4"><strong>[4]</strong></a></p><p><br></p>
<p></p>
<p>Ce qui vous est proposée dans cet article est une avancée prudente, risquée, dans les textes qui se rapportent successivement à</p>
<p></p>
<ul class="wp-block-list"><p></p>
<li>L&rsquo;institution de Douze Apôtres par Jésus-<em>Christ</em>,</li>
<p></p>
<li>La décision des autorités du Temple d&rsquo;engager l&rsquo;assassinat du Maître de Nazareth,</li>
<p></p>
<li>La bascule de Judas lors de l&rsquo;arrivée de la femme chez Simon le Lépreux,</li>
<p></p>
<li>L&rsquo;offre de Judas aux principaux Sacrificateurs contre de l&rsquo;argent,</li>
<p></p>
<li>La révélation, par Jésus lui-même et au milieu des disciples de l&rsquo;identité de celui qui le livrer, lors du dernier repas,</li>
<p></p>
<li>L&rsquo;arrestation du Maître, avec Judas qui conduit la troupe du Tribun romain,</li>
<p></p>
<li>La volte-face du Traître, sa remise de l&rsquo;argent du Temple, l&rsquo;achat d&rsquo;un champ avec l&rsquo;argent maudit et la pendaison de l&rsquo;auteur de la présumée traîtrise.</li><li><br></li>
<p></p></ul>
<p></p>
<p>Nous réouvrirons aussi quelques histoires du Testament d&rsquo;Israël <a id="_ftnref5" href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a> comme celle des Mauvais Bergers du «&nbsp;petit&nbsp;» Prophète Zacharie, ou celle de la trahison de David par Absalon dans le 2<sup>ème</sup> Livre de Samuel, ou encore celle du champ que se propose d&rsquo;acheter Jérémie alors que tout est en péril. Tout simplement parce que ces histoires-là, vieilles de plus de trois siècles avant l&rsquo;écriture de celle de Judas, sont étrangement… similaires à la destinée dudit «&nbsp;Traître à Jésus de Nazareth ». Une reprise cousue de fil blanc pour le lecteur un tantinet sagace, peut-être ?</p><p><br></p>
<p></p>
<p>En effet, une lectrice ou un lecteur qui se demanderait pourquoi une histoire antérieure de plus trois siècles est rapportée sur un personnage contemporain pourrait être amené(e) à supputer le réemploi, comme l&rsquo;on dit en archéologie, d&rsquo;une histoire de toujours, propre à servir de masque à un personnage dont on voudrait protéger l&rsquo;identité ou la réputation…</p>
<p></p>
<p>Pourquoi donc ne serait-ce pas le cas de l&rsquo;histoire de Judas l&rsquo;Ish-Qariôth ?</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Ainsi nous verrons qu’il y a deux personnages en Judas :</em></strong></h2>
<p></p>
<ul class="wp-block-list"><p></p>
<li>L’un, contemporain du Nazaréen, est un homme que nous connaissons par ailleurs : Jean, le sacrificateur du Temple et disciple de Jésus. Il a organisé la rencontre entre son Maître et les autorités du Temple dont la perversité les a pris au dépourvu. Il est, après 70, l’auteur du premier des Évangiles.</li>
<p></p>
<li>L’autre apparaît après 70, et surtout après 90 et l’exclusion des chrétiens du judaïsme orthodoxe. Il est la caricature du Juif dont le Mouvement <a id="_ftnref6" href="#_ftn6"><strong>[6]</strong></a> a rejeté les disciples du Maître de Nazareth.</li>
<p></p></ul>
<p></p>
<p>Bref, comme un détective se penche sur les indices que lui offre le terrain, les circonstances ou les paroles mêmes des prévenus ou des témoins pour arriver à clarifier le déroulement des événements qui ont abouti à un meurtre, ainsi allons-nous questionner les textes qui nous parlent de Judas et ceux qui, bien longtemps auparavant, nous racontaient déjà des histoires de la même veine dans le Testament d’Israël. En route pour l&rsquo;enquête ! <strong>André Scheer <br></strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity">
<p></p>
<p><a id="_ftn1" href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> Étymologiquement, la Légende, de <em>legendum</em> en latin, est ce qui doit se conter, se raconter. Ce que l&rsquo;on doit se dire, sur tel sujet…</p>
<p></p>
<p><a id="_ftn2" href="#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> Les noms de <em>Loukas</em> ou <em>Luc</em>, <em>Marc</em> et <em>Matthieu</em>, prêtés aux auteurs supposés des Évangiles sont fictifs. Celui de <em>Loukas</em>, qui n&rsquo;existe tout simplement pas en grec, est là pour masquer l&rsquo;auteur de la traduction des Archives en grec classique&nbsp;: Silas, compagnon de Paul. La légende de <em>Luc</em> médecin tient à une erreur de lecture : médecin se disant en grec Iatros, alors que le latin Lucius se rend en hébreu par Iairos (Jaïre) ; translittéré en caractères grecs, seule une minuscule barre de T les distingue… d&rsquo;où la légende qui a profité de la confusion. Par contre les noms de <em>Marc</em> et <em>Matthieu</em> ont été retenus pour les Évangiles éponymes, écrits alors que tous les témoins visuels étaient morts depuis longtemps, pour conférer à ces écrits un goût d&rsquo;ancienneté, associé dans l&rsquo;antiquité à la notoriété, et cherchant également la confusion du lecteur. Celui-ci croit alors lire l’œuvre de <em>Marc</em> qui fut le scribe auquel Simon a dicté ses souvenirs et de <em>Matthieu</em> (ou Lévi), celui qui a pris en note les paroles du Maître de son vivant, d&rsquo;après Papias vers 80 (qui est ainsi le plus ancien témoignage dont nous disposons sur ces deux écrits.</p>
<p></p>
<p><a id="_ftn3" href="#_ftnref3"><strong>[3]</strong></a> Pierre Lemaître, est un célèbre auteur français de romans policiers, prix Goncourt 2013 pour <em>Au revoir là-haut</em>. Le livre a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un film d&rsquo;Albert Dupontel en 2017.</p>
<p></p>
<p><a id="_ftn4" href="#_ftnref4"><strong>[4]</strong></a> La lectrice et le lecteur voudront bien me pardonner un humour assez potache, mais la recherche sur les textes de la Bible s&rsquo;apparente bien souvent à celle des énigmes construites par les auteurs de romans policiers. Quant au journal, l&rsquo;auteur suppose que Golias-Hebdo se lit en famille… Mon humour potache semble se confirmer…</p>
<p></p>
<p><a id="_ftn5" href="#_ftnref5"><strong>[5]</strong></a> Il est plus juste, et plus fraternel, de parler de «&nbsp;Testament d&rsquo;Israël&nbsp;» et de «&nbsp;Testament des Églises&nbsp;» que «&nbsp;d&rsquo;Ancien&nbsp;» ou de «&nbsp;Nouveau&nbsp;» Testaments.</p>
<p></p>
<p><a id="_ftn6" href="#_ftnref6"><strong>[6]</strong></a> Mouvement dit des Sages, ou Tannaïtes, fondé après 70 à la demande de Rome. Créateur d’un judaïsme sans Temple, il est centré sur l’application rigoureuse de la Loi de Moïse. Ce mouvement est l’ancêtre du judaïsme rabbinique actuel.</p><p><br></p>
<p></p>
<p class="has-text-align-center">******************************* </p>				</div>
				</div>
					</div>
		</div>
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		</section>
				</div>
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		<title>La justice ecclésiale en question :  Dérives sectaires dans l&#8217;Eglise</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/03/11/la-justice-ecclesiale-en-question-derives-sectaires-dans-leglise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 19:40:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Documents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Inefficaces et dommageables, les lenteurs de la justice ecclésiale Le présent document est d’abord un constat… le constat de délais choquants, invraisemblables mais pourtant réels, souvent de plusieurs décennies, pour aboutir, quand la volonté s’en manifeste enfin, à quelques réformes et à une sanction d’ un abuseur dans une communauté religieuse. A partir de ce &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Inefficaces et dommageables, les lenteurs de la justice ecclésiale </strong><strong></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Le présent document est d’abord un constat…</strong></p>
<p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>le constat de délais choquants, invraisemblables mais pourtant réels, souvent de plusieurs décennies, pour aboutir, quand la volonté s’en manifeste enfin, à quelques réformes et à une sanction d’ un abuseur dans une communauté religieuse.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>A partir de ce constat sans appel, dans l’intérêt des victimes, nous formulons des propositions. On pourra toujours ergoter, discuter des chiffres ou des dates présentés dans ce synopsis. Cela ne change rien : nous nous sommes efforcés de rester factuels et de ne retenir qu’une quinzaine de cas probants. Face à la légèreté avec laquelle de multiples abus ont été, ou plutôt n’ont pas été pris en compte ou encore ont tardé à l’être, un sursaut s’impose. L’objectif du présent document est de le provoquer. <strong>L’AVREF <br></strong></p>
<p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p class="has-text-align-center">****</p>
<p></p>
<p></p>
<p class="has-text-align-right"><em>« Les hommes ne font jamais le mal aussi complétement et aussi joyeusement que quand ils le font pour des raisons religieuses. »</em> <em>Blaise Pascal</em></p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>1 &#8211; L’abus florissant</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Dans son adresse aux chrétiens de l’île de TIMOR EST en Indonésie en septembre 2024 le pape François s’est exprimé sur le problème des abus perpétrés dans l’Eglise et a reconnu que l’abus est <em>« flowering all over the world </em>», « florissant partout dans le monde. D’autre part « Une survivante affirme que les retards et le manque de transparence dans les cas d&rsquo;abus sont <em>retraumatisants </em><strong>»</strong>, tel est le titre retenu par la publication catholique américaine Crux Now dans son édition du 30 octobre 2024 qui développe ce phénomène. Ces deux constats sévères introduisent bien l’objet du présent document.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Notre association, l’AVREF, s’est créée il y a un quart de siècle pour justement dénoncer ces abus, les prévenir autant que faire se peut et aider les victimes. Une des principales raisons pour lesquelles ils « <em>fleurissent </em>» selon l’expression papale, c’est bien la lenteur des délais mis par l’institution ecclésiale, au niveau local ou central, à les reconnaître, à les sanctionner et enfin à prendre les mesures qui s’imposent pour les éviter. C’est ce problème que nous avons tenu à poser en présentant ce récapitulatif des délais constatés.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Nous avons surtout noté les abus qui sont tus quand celui ou celle qui en est l’auteur est lui-même ou elle-même le fondateur ou le supérieur de ladite communauté, ce qui rend évidemment impossible pour la victime tout recours à la hiérarchie. C’est ce que nous démontrons en annexe en présentant les principales péripéties qui ont finalement abouti au dévoilement de la vérité.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>La liste est loin d’être exhaustive. Peu importe : notre but n’est pas d’être exhaustifs, mais suffisamment démonstratifs pour réclamer et faire admettre pour les victimes actuelles ou potentielles l’emploi généralisé du <strong>principe de précaution </strong>toujours négligé. &nbsp;</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>2 &#8211; Le principe de précaution</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>On ne saurait reprocher à une justice quelle qu’elle soit de prendre son temps et de juger dans un climat favorable, en tout cas dans un climat plus apaisé que celui qui est issu immédiatement de la confrontation ou de l’abus perpétré.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>C’est pourquoi la Justice, qu’elle soit celle de l’État ou de l’Église, maintient ce principe fondamental qui est celui de la <strong>présomption d’innocence </strong>tant que la culpabilité de l’accusé n’est pas démontrée et que le jugement de la personne suspectée n’est pas prononcé. Ce principe est bon. Nous y souscrivons, mais son invocation est insupportable pour les victimes quand la procédure traîne en longueur. Elle l’est encore plus quand il y a déni de réalité, silence, refus de réponse, ou allongement délibéré des délais au vu et au su de tous.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>C’est pourquoi l’AVREF demande qu’à la <strong>présomption d’innocence </strong>soit associée immédiatement et de façon incontournable son corollaire qui est la <strong>présomption de sincérité </strong>des victimes et des plaignants. Il convient de les écouter, de les prendre au sérieux et de les soutenir car elles accomplissent un immense effort quand elles parviennent à libérer leur parole.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Reconnaître la <strong>présomption de sincérité des victimes</strong>, c’est en admettre la conséquence pratique : tant qu’on est au stade de l’enquête, si tant est qu’on accepte de mener une enquête car là aussi il y a des délais, des dénis et des vices possibles de procédure qui la retardent ou même l’enterrent. Tant qu’on en est ensuite au stade de la procédure il est élémentaire et impératif d’appliquer ce principe de base reconnu de tous : <br></p>
<p><br><strong></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>le principe de précaution</strong>.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>La précaution qui devrait s’imposer c’est de considérer, a priori, que les plaignants ont dit la vérité et que, par conséquent, peut-être d’autres victimes n’osent pas encore se manifester par crainte de rétorsions. Il convient donc d’appliquer certaines règles pour éviter que leur liste ne s’allonge encore. Le risque est trop grand surtout quand il s’agit non pas de délits, mais de crimes, de crimes sexuels, d’abus psycho-spirituels qui détruisent la personnalité et peuvent mener au suicide. 28/01/2025 © AVREF 2025 5/25</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>3 – Les mesures de prévention</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Ces mesures de prévention que nous préconisons sont les suivantes :</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Protéger les plaignants ; éviter qu’ils ne soient en contact avec les abuseurs dits « présumés », leur offrir des garanties de sécurité contre chantages et rétorsions ;</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Protéger la Communauté : suspendre temporairement de ses fonctions la personne suspectée, l’éloigner du lieu des abus dénoncés ;</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Protéger les victimes potentielles, surtout si le coupable présumé est averti de l’enquête parce qu’il a autorité hiérarchique et qu’il est le responsable de la communauté,</p>
<p></p>
<p></p>
<ul class="wp-block-list"><p></p>
<li>Rendre publiques les conclusions des enquêtes, et les sanctions prononcées,</li>
<p></p>
<p></p>
<li>Stopper toute entrée de postulant/e, interdire tout prosélytisme, toute prise de voeux, qu’ils soient même temporaires, ou toute ordination, dans la communauté concernée,</li>
<p></p>
<p></p>
<li>Veiller sur les plus jeunes, sur ceux qui peuvent se trouver en situation de dépendance, de fragilité (étrangers, migrants) ou dans une relation de subordination.</li>
<p></p>
<p></p>
<li>Interdire toute communication sur les réseaux sociaux assimilable à du racolage, contrôler l’usage des techniques dites « d’influence » qui ont tendance à se développer.<br><br></li>
<p></p>
</ul>
<p></p>
<p></p>
<p>Si le coupable présumé est un pécheur dont l’Eglise attend le repentir, il devra le matérialiser et le manifester auprès des victimes ou de ceux qui les représentent.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Faute de quoi les excuses privées ou publiques ne sont que des mots. Que vaut une demande de pardon qui reste verbale ?<br><strong><br></strong></p><p><strong>Le lecteur trouvera à l’appui de nos propositions le récapitulatif des délais de prise en compte des abus recensés dans diverses communautés représentatives d’origine française ou étrangère. Une annexe plus détaillée présentant la séquence des événements essentiels enregistrés durant ces longues années d’attente justifie les résultats chiffrés présentés dans le récapitulatif.</strong></p><ul class="wp-block-list">
<p></p>
</ul>
<p><!-- /wp:list --></p>
<p><!-- wp:heading --></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avertissement</strong></h2>
<p><!-- /wp:heading --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Nous devons au lecteur du document qui suit des explications sur le mode de calcul du délai que nous affichons. En effet nous pouvions partir de la date à laquelle il est démontré que les premiers abus avaient été commis. Nous pouvions aussi partir de la date à laquelle il est patent que l’autorité ecclésiale était informée des dysfonctionnements qui ont été rapportés.</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Nous avons privilégié la seconde formule. Il peut y avoir de légères divergences avec des dates spécifiques ou dans le calcul des délais en raison du secret généralement observé suite aux premiers abus soit par les victimes qui sont sous emprise, soit par une autorité ecclésiale qui, plus que tout, redoutait le scandale.</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>L’investigation a donc été difficile. C’est pourquoi nous nous en sommes tenus à un nombre de cas limité.</p><p><br></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Ils sont toutefois suffisamment représentatifs de l’aspect systémique du problème soulevé. En outre ce sont des cas pour lesquels les fondateurs ou les supérieurs des victimes étaient directement en cause, ce qui, a priori, renforçait leur impunité. Nous tenions à souligner la grande difficulté de ces situations pour celles et ceux qui les ont connues et subies.</p><p><br></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Ce qui suit est une compilation résultant du recoupement des nombreuses sources publiques ou privées dont nous disposons, signalements, témoignages, articles publiés, mais aussi, de façon très simple, les sites internet des communautés concernées qui sont souvent très révélateurs.</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Nous avons pris le soin de rester factuels ; nous remercions toute personne qui pourra nous permettre de compléter ce que nous publions et d&rsquo;améliorer ce synopsis.</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Définition d’une victime d’abus : </strong><em></em></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><em>Pour réaliser ce document nous avons retenu la définition d’une victime telle que l’a formulée l’organisme indépendant CGPS Consulting qui avait été mandaté pour enquête interne par le mouvement des Focolari :</em></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Une personne est reconnue comme victime dès lors que la règle normative applicable à la situation est violée et que les limites et engagements religieux et moraux ont été franchis par l’auteur, même dans les cas où la personne elle-même ne s’identifie pas comme victime ou ne souhaite pas être associée à ce statut. Par conséquent nous retenons le terme de victimes chaque fois qu’une limite légale ou morale est présumée avoir été franchie, y compris par la propre définition de ces victimes.<strong> L&rsquo;AVREF</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Note de la rédaction :<br>Nous remercions l&rsquo;AVREF<br>(Aide aux Victimes de dérives dans<br>les mouvements Religieux en Europe<br>et à leurs Familles) pour nous avoir autorisé à publier ce document inédit.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
				</div>
					</div>
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		</section>
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		<title>45 ans après sa condamnation par Rome, l&#8217;actualité de Jacques Pohier</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/02/05/45-ans-apres-sa-condamnation-par-rome-lactualite-de-jacques-pohier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 19:07:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Documents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombreux furent les théologiens condamnés dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Pour nous en tenir à la France, rappelons les noms des jésuites François Roustang et Bruno Ribes, des dominicains Philippe Roqueplo et Jacques Pohier ; d’autres comme le dominicain François Leprieur quittèrent plus discrètement l’Église. Michel Leconte nous apporte un ouvrage passionnant sur Jacques Pohier. &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Nombreux furent les théologiens condamnés dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Pour nous en tenir à la France, rappelons les noms des jésuites François Roustang et Bruno Ribes, des <a>dominicains</a> Philippe Roqueplo et Jacques Pohier ; d’autres comme le dominicain François Leprieur quittèrent plus discrètement l’Église. Michel Leconte nous apporte un ouvrage passionnant sur Jacques Pohier. Comme historienne de l’Église, j’avais, bien sûr, rencontré Pohier dans son engagement à l’ANEA (Association nationale pour l’étude de l’avortement), qui prépara la loi Veil, et plus largement comme théologien moraliste remettant en question la vieille doctrine de l’Église sur la sexualité.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Mais Michel Leconte m’a fait découvrir un grand théologien dogmatique, comme on dit, abordant les questions les plus vitales pour le chrétien d’aujourd’hui, dans un langage accessible au chrétien moyen parce que, loin de réfléchir aux dogmes dans un bureau, sa réflexion part du contact avec autrui. Pohier écrit : « <em>Moi, je suis un homme superficiel, c’est par les surfaces que je prends contact avec l’environnement, avec autrui et ainsi mon Dieu me vient des autres </em>».</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>En fait, sa réflexion « superficielle » est celle de beaucoup de nos contemporains, croyants et incroyants. Comme beaucoup, il « largue » le Dieu auquel il faut offrir ses souffrances, le Dieu qui nous donne la vie mais en reste propriétaire. C’est pourquoi, ayant quitté la vie dominicaine, il devint secrétaire puis président de l’ADMD, l’association pour le droit à mourir dans la dignité.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Au contact des autres, Pohier remet en cause toute la doctrine catholique. Et d’abord, cette conception du sacrifice expiatoire du Fils pour nous « racheter » auprès du Père. Quel est donc ce Père dont la colère ne peut être apaisée que par le martyr de son Fils sur la croix ? Je laisse au lecteur la joie de découvrir le texte magistral, datant de 1989, intitulé <em>Dieu est-il encore père ?</em>. La formation psychanalytique de Pohier s’y retrouve, évidemment, de manière limpide. Je connaissais aussi depuis 1987 son étonnante homélie de Pâques intitulée <em>Dieu le ressuscité</em> et j’ai pu, au téléphone, lui dire mon admiration.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Avec l’air de rien, Pohier détruit les dogmes de l’Église et je retrouve d’ailleurs certaines de mes convictions profondes depuis longtemps : cette religion qui nous fait espérer en un autre monde après la mort, n’est que l’inversion du monde présent. Parce que Pohier et son disciple Leconte sont avant tout des « psy », ils ne prononcent ni l’un ni l’autre le terme, pourtant approprié et attendu par moi, très marquée par le marxisme, celui d’aliénation. Pohier affirme : « <em>Non, nous ne sommes pas une religion, notre problème essentiel n’est pas celui de la mort. [&#8230;] Le Royaume de Dieu (c’est-à-dire Dieu) est là parce que Dieu vient dans ce monde-ci. Les béatitudes, le Sermon sur la montagne ne sont pas la charte de la vie dans un autre monde, mais la charte de la vie dans ce monde-ci</em> ».</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Michel Leconte montre de manière très convaincante comment Pohier retourne le sens des actes et des paroles de Jésus dans les évangiles qui deviennent alors vraiment libérateurs. Et ce serait la raison de son élimination par les chefs religieux et civils des Juifs : « <em>Le vrai problème était essentiellement religieux : Jésus a été liquidé à cause de ce qu’il disait de Dieu, des rapports entre Dieu et les hommes et des rapports entre Dieu et lui</em> », écrit Pohier en 1972. Pour ma part, je ne suis pas sûre que le problème ne soit que religieux. Jésus s’est attaqué aux élites juives sociales et religieuses, donc aux fondements de la société de son temps. Pohier écrit d’ailleurs un peu plus tard, en 1977, dans <em>Quand je dis Dieu</em>, que Jésus Christ nous délivre de « <em>l’oppression des dieux que fabriquent les mécanismes sociaux, psychiques, religieux </em>» ainsi que « <em>des pouvoirs qui prospèrent sur l’édification et le culte des idoles</em> ».</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Pohier nous invite sur « l’autre versant », c’est-à-dire une nouvelle condition inédite de l’existence croyante. Pour lui, il y a de multiples visages du christianisme ; il rompt avec l’Église mais pas avec le Jésus des évangiles. Mais avec l’Église, la rupture est quasiment totale : il ne croit plus en Jésus « descendu du ciel » pour y « remonter » corporellement à l’Ascension ; quant à la résurrection, il en donne une autre interprétation : « <em>la performance de Dieu qui bouleversa les disciples n’était pas de l’ordre de la résurrection des morts ou de Jésus, elle était de l’ordre de la manifestation de Dieu</em> ». Jésus étant sorti de l’espace et du temps de notre monde, c’est pourquoi il ne peut plus être présent dans l’Eucharistie.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Les autorités romaines ne pouvaient se taire et laisser croire qu’un vrai dominicain pouvait soutenir une telle interprétation de la foi ; la Congrégation pour la doctrine de la foi (<em>sic</em>) dénonça, en avril 1979, les « erreurs » de Pohier, en premier lieu, la négation de « <em>l’intention du Christ de donner à sa Passion une valeur rédemptrice ou sacrificielle</em> » ; et, pour finir, son mépris de l’infaillibilité de l’Église ! Il est consolant de rappeler que trois cents chrétiens protestèrent ainsi qu’une vingtaine de théologiens, catholiques et protestants, défendant la liberté de la recherche sur la foi et dénonçant l’interdiction de célébrer l’Eucharistie comme moyen de pression disciplinaire.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Quarante-cinq ans après cette condamnation, Michel Leconte fait une œuvre salutaire : la pensée de Pohier est plus que jamais d’actualité. <strong>Martine Sevegrand, historienne</strong></p>
<p></p>								</div>
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		<title>Paroisses : quelle espérance ?</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/01/30/paroisses-quelle-esperance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 09:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Documents]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.golias-editions.fr/?p=45456</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que se soit pour les paroisses, les unités et secteurs pastoraux, les services et mouvements, l’élan peut venir de la dynamique des Actes des Apôtres, dont l’acteur principal demeure l’Esprit Saint. Car s’y retrouvent toutes les situations actuelles de l’évangélisation&#160;: la recherche de l’expansion de la Parole par cercles concentriques, de la Judée à la &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Que se soit pour les paroisses, les unités et secteurs pastoraux, les services et mouvements, l’élan peut venir de la dynamique des Actes des Apôtres, dont l’acteur principal demeure l’Esprit Saint. Car s’y retrouvent toutes les situations actuelles de l’évangélisation&nbsp;: la recherche de l’expansion de la Parole par cercles concentriques, de la Judée à la Samarie et jusqu’au bout de la terre&nbsp;; l’accompagnement de la quête individuelle (Actes 8,26-40)&nbsp;; la première annonce aux non-chrétiens (Actes 17,16-36)&nbsp;; la catéchèse d’affermissement et de relance des communautés déjà existantes (Actes 20,17-33).</p><p><br></p>
<p></p>
<p>La société dans laquelle les Églises primitives évoluent comporte des traits fort similaires au contexte du début du 21ème siècle&nbsp;: des hostilités, comme celles des Juifs et des Romains&nbsp;; des communautés essayant de s’établir, ainsi que le rapportent les sommaires (Actes 2,42-44&nbsp;; 4,32-33&nbsp;; 5,12-16), par l’écoute des Apôtres, la prière et la célébration, le service et la fraternité&nbsp;; des tensions internes entre des «&nbsp;plutôt conservateurs&nbsp;», fidèles aux racines juives, et des résolument «&nbsp;ouverts&nbsp;au monde nouveau&nbsp;» marqué par l’hellénisme, dont le premier concile de Jérusalem garde la trace (Actes 15)&nbsp;; une extension universelle qui se heurte à des résistances dues à d’autres courants religieux et culturels.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Si bien que se développent différents modèles missionnaires dans les paroisses auxquels nous pouvons souscrire encore aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce à quoi s’emploient les colloques européens des paroisses, dont celui de 2023 en Roumanie, placé sous le thème «&nbsp;N’ayez pas peur, j’ai vaincu le monde&nbsp;» (Jean 16,23), dont l’article ci-dessous rapporte les traits saillants. Ils bénéficient ainsi des apports des Églises de l’Est comme de l’Ouest de l’Europe.</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Modèles missionnaires selon les Actes<br><strong>L’accompagnement personnel</strong></h2>
<p></p>
<p>Comme paradigme de l’accompagnement d’une recherche individuelle, l’épisode du diacre Philippe, rejoignant l’eunuque fonctionnaire de la reine Candace d’Éthiopie (Actes 8,26-40), se présente comme une invitation à sortir dans le monde avec espérance, selon l’injonction de l’Esprit Saint, et à explorer des champs nouveaux. Il s’agit ensuite de susciter et d’accueillir les demandes de sens, même parfois surprenantes, y compris chez les laissés-pour-compte ou les rejetés.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Les accompagnateurs sont invités à «&nbsp;syn-oder&nbsp;», c’est-à-dire à marcher avec souplesse au rythme des accompagnés, en les écoutant et en partageant leurs interpellations&nbsp;; puis à oser «&nbsp;évangéliser&nbsp;Jésus&nbsp;», c’est-à-dire à proclamer l’annonce du mystère pascal en des termes accessibles et attrayants, afin de rejoindre la situation concrète des destinataires. Si les quêteurs formulent une demande, il ne convient pas alors de mettre d’obstacles à leur sollicitation, mais de ménager des espaces d’autonomie pour chacun(e). Ensuite, il est opportun de se laisser entraîner dans un engendrement mutuel, y compris à travers des démarches sacramentelles et symboliques qui s’adressent à tous. Enfin, pour se mettre à l’école du Christ pédagogue, il est nécessaire de savoir s’effacer et de laisser les destinataires voler de leurs propres ailes avec le soutien de la Trinité. L’action des accompagnateurs reste provisoirement limitée. </p>				</div>
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		<title>Les silences de Pie XII</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 05:46:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que nous dit aujourd’hui le silence de Pie XII ? En 2025, nous célébrerons le quatre-vingtième anniversaire de la découverte d’Auschwitz et des camps d’extermination nazis par les armées alliées. Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, à cause de son antijudaïsme traditionnel, dans un souci de neutralité diplomatique pour préserver son influence et protéger l’Église &#8230; </p>
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									<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Que nous dit aujourd’hui le silence de Pie XII ?</h2>
<p></p>
<p>En 2025, nous célébrerons le quatre-vingtième anniversaire de la découverte d’Auschwitz et des camps d’extermination nazis par les armées alliées. Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, à cause de son antijudaïsme traditionnel, dans un souci de neutralité diplomatique pour préserver son influence et protéger l’Église dans les pays à majorité catholique, la Curie romaine s’est tue dans l’espace public sur les persécutions nazies et, à partir de 1941, sur l’élimination des Juifs dans les pays conquis par l’Allemagne ou dans les pays satellites du Reich. Les archives du Vatican sur cette période sombre sont ouvertes depuis 2020. Les travaux des historiens montrent que le Vatican, le Pape en tête, était parfaitement informé, dans les détails, de la situation des Juifs dans l’Europe dominée par l’Allemagne. Le réseau diplomatique du Vatican, les prêtres en paroisse, les religieux et religieuses dans les établissements catholiques, les centaines de lettres d’appels au secours adressées chaque mois au Pape et les informations sourcées des alliés, notamment du gouvernement polonais en exil, documentaient en continu la réalité des humiliations, des massacres de masse des Juifs et des camps de la mort. Si quelques évêques et de nombreux prêtres et religieuses qui ont pour certains payé de leur vie leur engagement humaniste, ont sauvé l’honneur de l’Église, l’institution et sa hiérarchie sont passées à côté de ce qui apparaît être aujourd’hui avec la distance de l’histoire comme leur devoir moral.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Il y a exactement trente ans, de nombreux membres de l’Église du Rwanda furent impliqués dans les massacres planifiés à grande échelle du génocide rwandais qui fit huit-cent mille victimes en trois mois. Un tiers des prêtres rwandais et des évêques furent assassinés parce que Tutsi. Si le pape Jean Paul II ne s’est pas tu en dénonçant dès le mois de mai 1994 le génocide en cours, il fallut attendre 22 ans pour que l’Église catholique du Rwanda demande pardon. L’idéologie racialiste qui fut le terreau idéologique du génocide fut importée par les missionnaires belges. Comme pour le génocide des Juifs, le poids des représentations idéologiques de l’Église, sédimentées par l’histoire, explique ce que le journal <em>Le Monde</em><sup>1</sup> appela « <em>le fardeau rwandais de Jean-Paul II </em>».  </p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Le 23 septembre 2023, à Marseille, le Pape François s’était exprimé sans équivoque sur les trente mille noyés en Méditerranée depuis dix ans : « <em>Les migrants n’envahissent pas, ils cherchent l’hospitalité</em> », alors que nos États européens et la Commission européenne, tétanisés par l’idéologie raciste du grand remplacement et au nom de la <em>« protection du mode de vie européen </em>» (l’intitulé initial en 2019 du commissaire chargé des questions migratoires) mettent en place des dispositifs anti-migratoires mortels avec pour effet de tuer. Nos dirigeants et une bonne partie de la représentation nationale se taisent sur ces tragédies, voire les encouragent.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Le mercredi 22 novembre 2023, le pape François avait reçu séparément des membres des délégations israélienne et palestinienne et a assuré à chacune qu’elles étaient victimes du terrorisme mis en œuvre par leurs ennemis. Dans la préface du livre qu’il a publié en novembre dernier à l’occasion du Jubilé 2025<sup>1</sup>, il écrit : «<em> Selon certains experts, ce qui se passe à Gaza a les caractéristiques d’un génocide.</em> » Pendant que le mot génocide, chargé du poids de l’histoire, est utilisé par la Cour internationale de justice pour qualifier la situation des Palestiniens de Gaza et les actes du gouvernement israélien, des responsables politiques, les médias mainstream, des intellectuels de plateau télé qui nous enjoignaient à l’empathie pour Israël après les massacres du 7 octobre, se taisent et ne trouvent toujours pas les mots pour dénoncer la situation en Cisjordanie et à Gaza où, depuis plus d’un an, près de cinquante mille civils, voire quatre fois plus, ont trouvé la mort sous les bombardements israéliens. </p>				</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/01/16/les-silences-de-pie-xii/">Les silences de Pie XII</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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