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	<title>Catégorie Entretien - Éditions Golias</title>
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	<description>L&#039;empêcheur de croire en rond</description>
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		<title>Le 5 octobre 2021, un jour historique pour l’Église de France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 16:29:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« M. le président [Sauvé], peut-on bien recevoir un désastre&#160;? Que dire, sinon avant tout éprouver un infini chagrin, une honte charnelle, une indignation absolue. Face à la grande douleur des enfances emmurées, que la victime soit mineure ou majeure car c’est toujours l’enfance qui est violentée, aucun de nous n’est préparé et n’a compétence &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/10/15/le-5-octobre-2021-un-jour-historique-pour-leglise-de-france/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Le 5 octobre 2021, un jour historique pour l’Église de France&#160;&#187;</span></a></p>
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									<p></p>
<p>« <em>M. le président</em> [Sauvé]<em>, peut-on bien recevoir un désastre&nbsp;? Que dire, sinon avant tout éprouver un infini chagrin, une honte charnelle, une indignation absolue. Face à la grande douleur des enfances emmurées, que la victime soit mineure ou majeure car c’est toujours l’enfance qui est violentée, aucun de nous n’est préparé et n’a compétence pour recevoir ce que nous recevons aujourd’hui, pour faire face à une telle tragédie, à un tel chagrin. &nbsp;Le chagrin qui est avant tout celui des victimes, victimes de ces crimes, de ce fracas de l’intime. Sans doute aujourd’hui &nbsp;faudrait-il avant tout se taire au-dedans de soi pour se recueillir devant chaque vie plongée dans les abymes, devant les crimes massifs commis dans l’Église, dans mon Église, commis dans des communautés religieuses, comme celle à laquelle j’appartiens, devant ce peuple brisé par la violence de l’effraction. </em>»</p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p>Ces mots de sœur Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF), lors de la remise du rapport de la Ciase le 5 octobre 2021, résonnent toujours aussi juste plusieurs années après alors que nous venons de vivre le quatrième anniversaire de cette journée historique pour l’Église de France.</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mise à nu des crimes sexuels de masse dans l’Église</strong></h2>
<p></p>
<p>Il est utile de rappeler inlassablement les révélations effroyables de ce rapport de la Ciase, portant des années 1950 à 2020, à l’heure où certains dans l’Église aimeraient bien «&nbsp;tourner la page&nbsp;» sur ce sujet. Je fais le choix conscient d’utiliser dans cet éditorial les termes «&nbsp;violences&nbsp;» et «&nbsp;agressions&nbsp;» plutôt qu’«&nbsp;abus&nbsp;», afin de ne pas minimiser la gravité des actes commis. Il y a eu 216&nbsp;000 victimes, mineures au moment des faits, de violences sexuelles par un membre du clergé et 330&nbsp;000 si l’on prend en compte les victimes du personnel laïc participant à la vie de l’institution catholique. On dénombre entre 2900 et 3200 prêtres agresseurs, ce qui signifie qu’il y a eu un très grand nombre de victimes par agresseur. Contrairement au reste de la société, l’immense majorité des victimes sont des garçons (78,7% dans l’Église contre 17% dans la société). L’Église est le deuxième milieu le plus touché après le cadre familial avec une prévalence<a id="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a> de 1,2 %, ce qui signifie que 1,2 % des personnes qui ont fréquenté cette institution durant leur enfance ont été victimes. Pour donner un ordre de grandeur, c’est plus de trois fois supérieur aux colonies de vacances, troisième milieu le plus touché. Il est donc faux de dire que l’Église catholique ne serait pas plus touchée par les violences sexuelles que l’école, les colonies de vacances ou les clubs de sport. L’institution catholique est de loin la plus dangereuse pour les enfants du point de vue des violences sexuelles.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Ce rapport a eu l’effet d’une onde de choc dans la communauté catholique. Si certains prêtres, laïcs en responsabilité ou fidèles influents ont tenté, en 2021, de contester les conclusions et les modalités de la Ciase, ces voix irresponsables ont progressivement perdu du terrain pour laisser la place avant tout aux témoignages des victimes, mais aussi à des prises de position fortes de responsables ecclésiaux concernant la lutte nécessaire contre ce fléau.</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quatre ans après, le temps de «&nbsp;tourner la page&nbsp;»&nbsp;?</strong></h2>
<p></p>
<p>Mais alors pourquoi faire un dossier spécial sur ce sujet alors que les conclusions du rapport de la Ciase sont majoritairement acceptées, que les responsables ecclésiaux ont pris des engagements devant les fidèles et que de nombreuses victimes ont enfin pu sortir du silence mortifère dans lequel l’Église catholique les avait enfermées durant des dizaines d’années&nbsp;? La raison est simple&nbsp;: à Golias nous craignons que le souhait d’attirer de nouveaux fidèles dans l’Église, caractérisé par une volonté d’attirer de nouveaux fidèles dans l’Église, caractérisé par une volonté affichée de plusieurs responsables ecclésiaux actuels d’investir le champ de l’évangélisation sur les réseaux sociaux et par la diffusion d’une apologétique de plus en plus présente dans les discours catholiques, se fasse au détriment du respect des victimes et de la lutte constante contre les violences sexuelles et pédocriminelles. Nous avons publié plusieurs contenus ces derniers mois autour de nominations de prêtres condamnés ou accusés à des postes importants dans les diocèses, comme à Toulouse, Angers et Strasbourg. Dans chacune de ces affaires, un évêque a nommé en conscience un prêtre dont il savait ce qu’il avait commis ou ce dont il était accusé, sans aucune considération pour toutes les victimes qui attendent depuis des années d’être respectées et de voir advenir une véritable Église post-Ciase.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Le «&nbsp;Lumen Gentium&nbsp;» [Constitution conciliaire rédigée par Vatican II] de l’Église catholique, indique&nbsp;: «&nbsp;<em>En raison de leur participation au sacerdoce et à la mission de leur évêque, les prêtres doivent reconnaître en lui leur père et lui obéir respectueusement. L&rsquo;évêque, lui, doit considérer les prêtres, ses coopérateurs, comme des fils et des amis, tout comme le Christ appelle ses disciples non plus serviteurs, mais amis (cf. Jn 15, 15)</em>&nbsp;». Comment attendre que les évêques considèrent avant tout les victimes, avant les prêtres condamnés ou accusés, quand ces derniers sont présentés comme leurs «&nbsp;fils&nbsp;» et «&nbsp;amis&nbsp;»&nbsp;?</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des changements insuffisants depuis la Ciase</strong></h2>
<p></p>
<p>Certaines choses ont été mises en place dans l’Église catholique depuis la Ciase, il ne s’agit pas de le nier. Mais la culture catholique elle, notamment sur la morale sexuelle, n’a pas évolué en profondeur pour inclure la violence sexuelle.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>De plus, dans le cadre de mes activités ou mes recherches pour Golias, j’ai échangé avec de nombreux collectifs de victimes qui me décrivent bien souvent une défiance des responsables des diocèses à leur égard, rendant impossible leur implication dans le travail nécessaire de prévention et d’accompagnement auprès des autres fidèles. Les victimes sont pourtant celles qui détiennent le savoir expérientiel sur ces sujets. Rien ne devrait se faire sans elles&nbsp;!</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Le président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, l’évêque français Thibault Verny, a déclaré le 3 octobre 2025: <em>«&nbsp;Nous ne devons pas nous sentir à l’abri de nouveaux abus simplement parce que nous avons publié des lignes d’action et créé des bureaux. […]&nbsp;Un sentiment d’autosatisfaction et de lassitude à l’égard de la protection est en train de se répandre, et c’est un facteur de risque important qui conduit à prendre de mauvaises décisions&nbsp;»<a id="_ftnref2" href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a></em>.</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Continuons d’entendre le cri des victimes</strong></h2>
<p></p>
<p>Pour rendre hommage au travail de la Ciase, mettre la violence sexuelle catholique au cœur de nos réflexions et mieux comprendre où nous en sommes actuellement dans l’Église, Golias a donné la parole à quatre personnalités engagées dans la lutte contre les violences sexuelles&nbsp;: Véronique Margron, religieuse, présidente de la CORREF, théologienne moraliste et contributrice à la mise en place de la Ciase&nbsp;; Matthieu Poupart, fondateur du collectif «&nbsp;Agir pour notre Église&nbsp;», ancien membre d’un groupe de travail post-Ciase et auteur du livre «&nbsp;Le silence de l’agneau&nbsp;: La morale catholique favorise-t-elle la violence sexuelle&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;; et enfin, Luc et Isabelle, membres du collectif angevin d’aide et de soutien aux victimes d’abus sexuels dans l’Église.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Les témoignages et les visages des victimes nous obligent à ne plus jamais fermer les yeux sur leurs souffrances et à tout mettre en œuvre pour faire cesser ces crimes au sein de l’institution. «&nbsp;Tourner la page&nbsp;» ou «&nbsp;passer à autre chose&nbsp;», constituerait une violence de plus imposée aux victimes et un comportement d’une lâcheté absolue au vu de notre responsabilité collective dans le caractère systémique de ces violences sexuelles. Au sein de Golias, nous prenons l’engagement de continuer à mettre en lumière le témoignage des victimes, à enquêter sur ces sujets et à ne jamais «&nbsp;tourner la page&nbsp;». <strong>Olivier Perret</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity">
<p></p>
<p><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Pourcentage de personnes déclarant avoir subi des violences sexuelles avant 18 ans. Source&nbsp;: Enquête Population générale 2020 Inserme-CIASE.</p>
<p></p>
<p><a id="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> «&nbsp;Protection des mineurs&nbsp;: Mgr Verny met en garde contre le risque de la&nbsp; “lassitude” dans la lutte contre les abus&nbsp;», La Croix, 5 octobre 2025. </p>				</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/10/15/le-5-octobre-2021-un-jour-historique-pour-leglise-de-france/">Le 5 octobre 2021, un jour historique pour l’Église de France</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Marcel Légaut, un éclaireur et un compagnon de route</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 17:53:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce dossier sur Marcel Légaut est proposé à l’occasion d’un colloque international fêtant le Centenaire du groupe Légaut (1925-2025), colloque qui se déroulera les 10-11 septembre prochains à Valence dans la Drôme. Pour ce dossier, nous avons rencontré Domingo Melero, président de l’association Marcel Légaut (AML) Espagne &#8211; l’un des quinze intervenants au colloque – &#8230; </p>
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<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/06/11/marcel-legaut-un-eclaireur-et-un-compagnon-de-route/">Marcel Légaut, un éclaireur et un compagnon de route</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce dossier sur Marcel Légaut est proposé à l’occasion d’un colloque international fêtant le Centenaire du groupe Légaut (1925-2025), colloque qui se déroulera les 10-11 septembre prochains à Valence dans la Drôme. Pour ce dossier, nous avons rencontré Domingo Melero, président de l’association Marcel Légaut (AML) Espagne &#8211; l’un des quinze intervenants au colloque – et François Cassingena-Trévedy, moine bénédictin et « ermite » dans les hautes terres du Cantal.</p>



<p><br>Retraité, Domingo Melero vit près de Madrid. Il participe à trois groupes Légaut et à quatre autres groupes de lecture et de partage non confessionnels. Grâce à lui et à ses camarades, les livres de Légaut ont été traduits en espagnol. Il est allé plusieurs fois présenter Légaut au Costa-Rica. Il a également écrit plusieurs études sur Marcel Légaut qui sont en cours de publication en français. Merci à lui d’avoir accepté de nous dire l’importance de Légaut pour lui et pour l’avenir du christianisme.</p>



<p><br>Tout récemment, j’ai écrit à ma femme une lettre pour son anniversaire, dans laquelle je lui disais qu’elle était la meilleure chose qui me soit arrivée… Puis, je l’ai répété au cours d’un toast avec nos enfants, leurs compagnes et nos petits-enfants, devant un gâteau et quelques bougies. L’un de mes fils a aussitôt demandé : « Mais nous, tes fils, n’avons-nous pas été la meilleure chose qui te soit arrivée ? » Et le deuxième a immédiatement ajouté : « Mais Légaut, n’a-t-il pas été la meilleure chose qui te soit arrivée ? ». Belles questions, même si, ma femme et moi, nous savons depuis longtemps qu’avoir son temps partagé ne signifie pas avoir le cœur divisé !</p>



<p><br>Pourquoi ai-je misé, depuis l’âge de vingt-trois ans – j’en ai aujourd’hui soixante-dix-sept –, sur un auteur aussi peu connu ? Pourquoi ai-je traduit cinq de ses livres et aidé à publier les autres en espagnol ? Pourquoi ai-je écrit plusieurs centaines de pages sur lui ? Un ami, en présentant mon livre Langage et vie spirituelle en 2023, à Barcelone, devant soixante-dix personnes, m’interpelle : « Qu’est-ce que Légaut t’a fait pour que tu lui sois si dévoué ? Peux-tu nous l’expliquer ? » Comment répondre à cette question ?</p>



<p><br>Lire Légaut a changé mon regard et ma vie, en particulier, ma compréhension de la tradition chrétienne si ancienne et si compliquée que l’on songe parfois à la quitter. Et si j’ai continué à le lire, seul ou en groupe, c’est parce qu’il nous parle de ce dont nous ne parlons pas d’habitude parce que cela n’est pas facile, même si cela est notre trésor : l’être et l’avoir, le poids de l’idéologie, la différence entre la foi et la croyance en des croyances, Jésus et ses premiers disciples, la manière de passer du statut de croyant ou de pratiquant à celui de disciple, le bien commun, l’amour humain, la filiation, la paternité, la maternité, l’amitié, l’être en relation, l’activité créatrice, les présences, les échecs, l’art de vivre de telle sorte que la mort soit le dernier acte de notre vie…</p>



<p><br>Légaut, lu en profondeur, est comme un manège de foire pour un enfant. L’enfant, le fou et le clown savent et osent dire que l’empereur est nu. Ils découvrent le mensonge du monde, ils ont l’intuition du vrai. La lecture de Légaut nous introduit dans ce vrai. Le lire n’est pas comme lire un texte narratif, qui nous accroche. Ce n’est pas non plus comme lire un exposé. Ses livres sont un cheminement, pas une doctrine : L’homme à la recherche… Devenir soi… Introduction à l’intelligence… Vivre pour être… Patience et passion… L’important, c’est qu’il change notre regard ! J’ai essayé de découvrir d’autres auteurs que lui et je pense que Marcel Légaut est l’un des auteurs du XXe siècle qui a vécu, pensé et écrit de la manière la plus vraie sur la vie spirituelle. Selon lui, et selon moi, la vie spirituelle est capitale pour un renouveau du christianisme en profondeur.</p>



<p><br>Légaut m’a aidé à devenir disciple et à continuer à être chrétien, mais d’une manière différente, consciemment laïque. Après l’avoir lu pendant sept ans, je suis allé le voir en 1978 pour le remercier de son témoignage et pour lui présenter mon parcours. J’avais travaillé dans un champ, j’avais trouvé un trésor, je l’avais enterré à nouveau, j’avais acheté le champ et maintenant je déterrais, petit à petit, le trésor que la terre me donnait et que je partageais avec quelques-uns. En plus, il imprégnait la vie avec les miens, avec mes voisins et avec mes collègues de travail et mes activités sociales.</p>



<p><br>Et ce fut pour moi une bonne surprise de découvrir, lors de mes visites en France, la vie qui se déroulait à La Magnanerie, à Mirmande, dans la Drôme. En plus de connaître Légaut, je découvrais les “anciens” du groupe. Là, je me suis fait de bons amis. Là, Légaut m’a encouragé à découvrir la crise moderniste, à lire Bremond, à me plonger dans la tradition spirituelle espagnole. Puis vint la découverte de Monsieur Portal, son mentor, et, peu à peu, se consolida en moi le sentiment de vivre dans une tradition ou dans une famille spirituelle indépendamment de l’appartenance ou non à une institution. Légaut a été le grand-père qui m’a aidé à découvrir ma propre voie comme greffée sur un arbre aussi majestueux que le magnifique platane qui est à l’entrée de La Magnanerie.</p>



<p><br>Légaut m’a aussi donné des mots et des arguments : le particulier comme la seule véritable voie d’accès à l’universel – à distinguer du général –, la foi et les croyances, la fonction et la mission, etc. Par de telles distinctions, il nous met en chemin. Ses écrits sont une source inépuisable de perspectives d’autant plus humaines qu’elles sont réellement spirituelles et subtilement divines. À partir des orientations que Monsieur Portal leur a apportées, comme celle de cultiver une honnêteté intellectuelle sans faille, Légaut et ses camarades ont développé une manière de demeurer chrétien profondément civile, pleine de possibilités, qui mérite de faire l’objet d’un colloque à l’occasion du centenaire de leur groupe. <strong>Domingo Melero</strong></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/06/11/marcel-legaut-un-eclaireur-et-un-compagnon-de-route/">Marcel Légaut, un éclaireur et un compagnon de route</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Un enjeu d&#8217;avenir : la papauté en question</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/04/09/un-enjeu-davenir-la-papaute-en-question/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 16:50:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réimaginer une Église de Jésus sans papauté Il ne s’agit plus de «&#160;réimaginer la papauté&#160;» dans l’Église catholique romaine, mais de réimaginer cette Église sans la papauté. Clé de voûte de la construction de l’Église cléricale, elle répond, à son tour, à l’ancien paradigme théologique, patriarcal et pyramidal&#160;: Dieu le Père en haut, le Fils &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/04/09/un-enjeu-davenir-la-papaute-en-question/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Un enjeu d&#8217;avenir : la papauté en question&#160;&#187;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/04/09/un-enjeu-davenir-la-papaute-en-question/">Un enjeu d&rsquo;avenir : la papauté en question</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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									<p></p>
<p><strong>Réimaginer une Église de Jésus sans papauté</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p>Il ne s’agit plus de «&nbsp;réimaginer la papauté&nbsp;» dans l’Église catholique romaine, mais de réimaginer cette Église sans la papauté. Clé de voûte de la construction de l’Église cléricale, elle répond, à son tour, à l’ancien paradigme théologique, patriarcal et pyramidal&nbsp;: Dieu le Père en haut, le Fils incarné dans l’homme Jésus, l’apôtre Pierre investi de pouvoir sur les autres apôtres, le pape successeur de Pierre dans l’Église et vicaire du Christ sur la terre. Un seul Dieu, un seul Fils incarné, un seul pape qui le représente (en alliance opportune avec le roi du jour).</p><p><br></p>
<p></p>
<p>L’institution catholique, avec le pape à sa tête, est un immense imbroglio fait de bonne volonté, de croyances et de préjugés ancestraux, d’intérêts contradictoires et d’ambitions de pouvoir concurrentes. Un immense cercle vicieux qui emprisonne l’Évangile et qui obscurcit l’avenir&nbsp;: la théologie légitime le système clérical, et le système clérical, avec un pape plénipotentiaire, défend la théologie. À la fin du pontificat du pape François, cette Église cléricale est encore entièrement en place, et elle le restera au cours du prochain pontificat et de tous les suivants, jusqu’à ce que le cercle vicieux soit rompu. En tout cas, il ne suffira pas qu’un pape soit bien, ni de réformer la curie, ni d’exposer le monde obscur de la finance à la lumière du jour, ni d’écrire pour d’autres des encycliques et des exhortations économiques, politiques et écologiques de grande urgence, ni d’organiser des synodes, ni de nommer des cardinaux partageant les mêmes idées afin de mieux préparer le prochain conclave. En fait, l’édifice est fissuré de toutes parts.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Par ailleurs, les récentes images du pape quittant l&rsquo;hôpital ont montré un spectacle pénible pour la personne du Pape et pour la communauté catholique dans son ensemble&nbsp;: fallait-il montrer ainsi l&rsquo;impuissance d&rsquo;un homme épuisé et d&rsquo;une Église défaillante&nbsp;? Spectacle indécent d&rsquo;une institution catholique dont les intérêts de pouvoir veulent prévaloir sur ceux de l&rsquo;homme blessé. Spectacle obscène d&rsquo;une presse vendue au marché du morbide. Et que peut-on attendre maintenant&nbsp;? Après une hospitalisation de plus d&rsquo;un mois dans un état grave et une convalescence d&rsquo;au moins deux mois, François s&rsquo;obstinera-t-il à rester pape&nbsp;? Ce serait inhumain et donc indigne d&rsquo;une Église humaine qui se veut témoin de la miséricorde et de l&rsquo;<em>Evangelii gaudium</em> pour le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ce serait un discrédit pour la personne du pape, pour le rôle qu&rsquo;il a voulu jouer, pour la promesse de démission qu&rsquo;il a signée il y a des années. Ce serait reconnaître l&rsquo;échec de son pontificat, la peur du nouveau conclave, la situation intenable de la papauté absolue. Une démission rapide serait un moindre mal, l&rsquo;issue la plus digne ou la moins indigne. Une démission accompagnée d&rsquo;une déclaration sincère, courageuse et énergique sur les pas non accomplis au cours de ce pontificat, et le pas décisif qui reste à faire vers une Église sœur de toutes les Églises, au-delà du cléricalisme et de la papauté elle-même.<strong> José Arregi</strong> </p>				</div>
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		<title>Synode sur la synodalité : la réforme introuvable</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2024/09/26/synode-sur-la-synodalite-la-reforme-introuvable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 07:25:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> À la veille de la seconde session du synode (octobre 2024), la publication du livre de Bertrand Jégouzo, Chroniques subversives au temps de Jean-Paul II 1, vient remettre en scène le pontificat de ce pape qui a considérablement freiné la dynamique d’ouverture du concile Vatican II. Je voudrais rappeler le problème catholique dans lequel se manifeste &#8230; </p>
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									<p></p>
<p> À la veille de la seconde session du synode (octobre 2024), la publication du livre de Bertrand Jégouzo, <em>Chroniques subversives au temps de Jean-Paul II</em><sup> 1</sup><em>,</em> vient remettre en scène le pontificat de ce pape qui a considérablement freiné la dynamique d’ouverture du concile Vatican II. Je voudrais rappeler le problème catholique dans lequel se manifeste une dialectique de la mémoire et de l’oubli.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le XX<sup>e</sup> siècle a commencé avec la crise moderniste touchant un ensemble de chercheurs (biblistes, historiens, hommes de science) dont les principaux noms nous sont connus (Laberthonnière, Loisy, Le Roy…). Ces chercheurs posaient la questio<strong>n</strong> du retard du catholicisme par rapport à la culture moderne (la philosophie des sciences, le mouvement athéiste et agnostique, le décrochage par rapport aux croyances…). Ils proposaient une lecture plus historique de la Bible et des pistes de renouveau. Dans une Église catholique docile, le mouvement fut condamné d’une manière intransigeante par le pape Pie X. Les conséquences en furent lourdes, telle par exemple la reprise en main de la formation des prêtres dans les séminaires<sup>2</sup>. Cette répression se maintint en dépit de signes positifs, comme l’émergence de l’École dominicaine du Saulchoir sous l’impulsion de M.-D. Chenu, et la naissance de l’Action catholique. Elle se confirma sous Pie XII avec la condamnation des prêtres-ouvriers en 1954 et celle de nombreux théologiens.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>À rebours, le concile Vatican II, convoqué en 1959 par Jean XXIII, représenta un formidable mouvement d’ouverture, avec l’objectif de mettre à jour l’Institution. Mais le retard était tel que les quatre sessions du concile ne purent tout régler. Cela demandait que l’on poursuive le débat d’ouverture. Or ce n’est pas ce qui s’est produit, à cause du retour des habitudes de contrôle et de centralisation de la papauté.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Paul VI (1963-1978) laissa la Curie reprendre du poil de la bête et publia en 1968 son encyclique <em>Humanae Vitae</em> sur la pilule contraceptive, à contre-courant de la grande Commission que le concile avait mise en place pour approfondir les questions de la sexualité. Son successeur élu en septembre 1978, Jean-Paul I<sup>er</sup>, n’exercera son ministère que trente-trois jours, en manifestant des signes de relance de la pensée conciliaire, au point qu&rsquo;il apparut vite comme un possible nouveau et dangereux Jean XXIII. Puis il est décédé d’une façon inattendue dans la nuit du 28 septembre, alors que son état de santé avait été jugé normal, la veille, par son médecin traitant. Une mort dont beaucoup de catholiques pensent, avec l’enquêteur britannique David Yallop, qu’elle est suspecte<sup>3</sup>. Une hypothèse que seule une autopsie pourrait résoudre, mais que le Vatican a toujours refusée, contrairement aux usages des sociétés modernes.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>L’élection de Jean-Paul II donna rapidement, elle, des signes de refroidissement, comme la condamnation, dès avril 1979, du moraliste Jacques Pohier. Bertrand Jégouzo nous rappelle l’opposition de ce pape à la théologie de la libération et sa complaisance avec les dictateurs sud-américains. Son successeur Benoît XVI, précédemment chef de l’ancien Saint-Office, ne modifiera que légèrement la ligne Jean-Paul II et démissionnera en 2013 devant les difficultés à traiter les informations sur la crise de la pédophilie.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le pape Bergoglio qui lui succéda a laissé passer une décennie de gouvernance mitigée, avant de convoquer un synode consultatif pour rendre l’Église plus capable de marcher ensemble. On ne peut pas dire que la première session ait laissé une trace significative et convaincante. Il y a beaucoup de scepticisme à propos de la seconde session. Le pape a en effet écarté l’examen de questions concrètes comme la question du célibat des prêtres, l’accès des femmes à plus de responsabilités (par exemple le diaconat…) et a demandé que les travaux soient faits d’échanges courtois sur un meilleur fonctionnement de la synodalité.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>En ce mois de septembre 2024, l’impression se dégage que la papauté ne veut pas s’engager vers un peu de décentralisation et de reconnaissance de la diversité catholique. La peur du schisme hante le Vatican. L’Église catholique reste enfermée dans sa gestion sacerdotale traditionnelle. Robert Ageneau<sup>4</sup></p>
<p><sup> </sup></p>
<p></p>
<p></p>
<p>1. <em>Chroniques subversives au temps de Jean-Paul II. La mémoire et l&rsquo;oubli</em>, Karthala, octobre 2024, 190 p., 21 euros.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>2. Jacques Musset, <em>Sommes-nous sortis de la crise moderniste ? Enquête sur le monde catholique du XX<sup>e</sup> siècle et l’après-Vatican II</em>, Karthala, 2016.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>3. David Yallop, <em>Le pape doit mourir</em>. <em>Enquête sur la mort suspecte de Jean-Paul I<sup>er</sup></em>. Réédition de l’ouvrage paru en 1984, Nouveau Monde Éditions, 2007, 490 p. La vente de ce livre, traduit en plusieurs langues, a dépassé aujourd&rsquo;hui les 7 millions de lecteurs dans le monde.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>4. Directeur de la collection <em>Sens &amp; Conscience </em>&#8211; e-mail : <em>pourunchristianismedavenir@gmail.com</em>.</p>				</div>
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		<title>Le christianisme est-il un anarchisme ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2024 15:32:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8216;ouvrage du théologien Jérôme Alexandre Le christianisme est un anarchisme (Éditions Textuel) a retenu l&#8217;attention de Golias Hebdo par la voie originale qu&#8217;il propose et dessine. En ces temps de repli identitaire, ce livre ouvre en effet des perspectives pour penser et vivre à nouveaux frais le christianisme de ce XXIe siècle.   Pour Jérôme &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>L<strong>&lsquo;ouvrage du théologien Jérôme Alexandre Le christianisme est un anarchisme (Éditions Textuel) a retenu l&rsquo;attention de Golias Hebdo par la voie originale qu&rsquo;il propose et dessine. En ces temps de repli identitaire, ce livre ouvre en effet des perspectives pour penser et vivre à nouveaux frais le christianisme de ce XXIe siècle.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Pour Jérôme Alexandre, théologien reconnu, le message évangélique et la mise en acte de l&rsquo;utopie anarchiste reposent sur une conviction première et partagée : l&rsquo;impérieuse nécessité de protester contre toutes les injustices. Cette exigence s&rsquo;origine dans un même esprit de désintéressement, une même révolte devant les usages destructeurs des pouvoirs, de l&rsquo;argent et de la peur de l&rsquo;autre, un même horizon de liberté-libération.</p>
<p> </p>
<p>Il s&rsquo;agit aussi, en croisant christianisme et anarchisme, d&rsquo;accorder sans contradiction le souci du communautaire et de l&rsquo;individuel, de l&rsquo;universel et du singulier. L&rsquo;anarchisme, conçu comme une forme de vie entièrement vouée à l&rsquo;invention de l&rsquo;avenir, serait ainsi la forme politique la plus naturelle pour les chrétiens. D&rsquo;autant que la réputation d&rsquo;un christianisme plutôt conservateur et celle d&rsquo;un anarchisme anti religieux n&rsquo;y changent rien : un examen attentif de ces deux mondes conduit à découvrir leurs profondes affinités. Ce livre de Jérôme Alexandre en produit rigoureusement la démonstration. Véritable manifeste, cet ouvrage appelle les chrétiens à ne pas céder à la tentation du repli identitaire.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Merci à Jérôme Alexandre d&rsquo;avoir bien voulu nous accorder un entretien pour expliciter sa réflexion et sa démarche et de nous avoir confié l&rsquo;avant-propos de son livre comme prélude à une recherche théologique étonnante et porteuse d&rsquo; un avenir fraternel et espérant.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Golias Hebdo : Vous êtes théologien catholique, versé dans l’étude des Pères de l’Église et des dogmes de la foi. Comment un théologien en vient-il à s’intéresser à l’anarchisme ?</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Jérôme Alexandre : </strong>Si le laïc que je suis est devenu théologien au point d’y consacrer mes recherches et ma vie professionnelle, c’est parce que j’ai pris au sérieux la foi, comprenant très tôt qu’on ne peut dissocier le choix très personnel de croire et la question large que pose la proposition chrétienne : oui ou non, l’Évangile apporte-t-il une réponse conséquente aux interrogations des hommes, aux défis de l’histoire commune ? Je suis un enfant du Concile Vatican II. Dès ma jeunesse, j’ai été baigné dans l’idée que la foi chrétienne impose de s’engager dans la vie du monde, de participer au débat public, de juger des questions sociétales, économiques et bien sûr des sujets politiques. Or, mon attirance pour la radicalité de l’engagement aussi bien religieux que profane ne m’a pas conduit vers le marxisme, et pas non plus vers cette forme soft du progressisme politique qu’est le socialisme. En 1981, je n’ai pas cru un seul instant que Mitterrand allait changer quoi que ce soit au règne de l’argent et de la publicité, à la Société du spectacle (j’étais alors surtout intéressé par Guy Debord). En fait, j’étais déjà anarchiste… Non dans sa forme militante, mais par une attirance nette pour la radicalité vraiment conséquente de son esprit révolutionnaire. Mais j’ai mis du temps à faire le lien avec cette autre radicalité qu’est la « suite du Christ », comme on l’appelle depuis l’épisode évangélique où Jésus demande au Jeune homme riche de tout quitter pour le suivre.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>G. H. : Justement, pourquoi faites-vous à présent ce lien et comment argumentez-vous ce rapprochement que très peu de chrétiens, et sûrement très peu d’anarchistes font ? Du reste, le jeune homme riche n’a pas suivi Jésus, à ce qu’on sait.</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>J. A. :</strong> Ce qui marque dès l’origine la différence entre l’anarchisme et le marxisme, c’est que le premier place comme raison fondamentale de son esprit de révolte la question de la justice, tandis que le second enracine toute sa critique de la société dans la question de l’économie. Pour Proudhon, l’exigence de l’égalité est posée par la justice, qui est un principe inhérent à l’ordre de la réalité tout entière. Pour Marx, l’égalité viendra d’elle-même, au terme d’une dialectique d’opposition entre classes dominantes et classes serviles. Cette opposition et sa résolution n’obéissent qu’à une logique dictée par l’économie. Or la justice, l’esprit de justice, est une valeur d’abord morale, avant d’être politique. Penser « Justice » suppose de considérer autre chose que les seuls facteurs matériels. On est, chez Proudhon, dans une démarche qui présuppose l’importance politique des dimensions spirituelles et morales de l’homme, et donc l’engagement de la conscience de chacun. Chez Marx, on reste dans une vue matérialiste, où les hommes n’obéissent qu’aux logiques de leur condition économique. C’est un premier point très important de rapprochement entre l’anarchisme et le christianisme, qui en commande aussitôt un autre : les anarchistes, depuis Proudhon, ont toujours pensé que la conséquence directe de la justice, outre l’égalité, est de satisfaire la liberté individuelle. Comment, en effet, la justice peut-elle prétendre s’exercer si elle bafoue la différence individuelle, au nom de l’émancipation de la communauté ? Dans le christianisme, ce qui rend décisive la question de la liberté tient en un mot : Dieu considère chaque être humain dans sa singularité. Chaque être humain est irremplaçable. Chacun est <em>appelé</em> par cette instance transcendante divine, incarnée en Jésus, et qui demande qu’on lui réponde, soi-même, en liberté. D’où le fait que les Chrétiens ont cultivé dès les origines une approche individuellement responsable du mal et du bien. </p>				</div>
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		<title>Les Béatitudes relues par Albert Rouet, l&#8217;exégète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 May 2024 21:42:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Faut-il encore présenter Albert Rouet ? Evêque puis archevêque métropolitain de Poitiers (1993-2002-2011), le Père Rouet poursuit dans l’éméritat son ministère épiscopal, mais sous une forme différente. Et, entre les sessions qu’il anime, les conférences qu’il donne, les réponses aux nombreux courriers qu’il reçoit, il écrit. Depuis 2011, Albert Rouet a publié, seul ou en collaboration, &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Faut-il encore présenter Albert Rouet ? Evêque puis archevêque métropolitain de Poitiers (1993-2002-2011), le Père Rouet poursuit dans l’éméritat son ministère épiscopal, mais sous une forme différente. Et, entre les sessions qu’il anime, les conférences qu’il donne, les réponses aux nombreux courriers qu’il reçoit, il écrit. Depuis 2011, Albert Rouet a publié, seul ou en collaboration, et rédigé des préfaces d’une quinzaine d’ouvrages.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Après <em>La Passion de Jésus – Au long des quatre évangiles</em> en 2020 (Editions de l’Atelier), début 2024 paraissait <em>Et il dit : Heureux ! – Une lecture des Béatitudes selon saint Matthieu</em> (Salvator). Ces deux ouvrages permettent de découvrir la passion du P. Rouet pour l’exégèse et pour le grec. Ils disent aussi sa fréquentation assidue des textes bibliques, des Pères de l’Eglise mais aussi de la littérature religieuse et profane.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Et il dit : Heureux !</em> est une relecture des Béatitudes, c’est ici une particularité. En effet, Albert Rouet en 1997 avait publié aux Editions Saint-Paul <em>Le Christ des Béatitudes – Le Maître de la Joie</em>. Il s’agissait d’homélies autour de Mt 5,3-12 prononcées lors de messes du dimanche soir à Poitiers. Or, il confie dans l’avant-propos aux lecteurs : <em>« Dernièrement, j’ai eu à reprendre mes notes préparatoires à ces interventions. Et je n’ai plus du tout été d’accord avec moi ! J’ai donc déchiré ces papiers afin de recommencer une nouvelle lecture</em>. » (p.11) C’est donc cette « nouvelle lecture » qui nous est proposée en 2024.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le P. Rouet décortique les neuf Béatitudes en travaillant directement sur le texte grec. C’est une autre spécificité d’Albert Rouet : son amour du grec ancien. La fluidité de son exégèse est sans doute due justement à ce travail sur les mots et la langue du Nouveau Testament, si subtile que l’on passe parfois à côté du texte en négligeant les multiples nuances que propose cette « langue géniale »<a id="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>. Le choix d’un mot plutôt que tel autre (ex. avec la justice : <em>dikaiosunè</em> et non <em>themis</em>), celui d’un verbe ou d’un temps, sont rarement dus au hasard. Cela dit aussi quelque chose de la communauté à qui est adressé l’évangile selon Matthieu, son arrière-fond vétérotestamentaire, le contexte historique dans lequel il a été rédigé. L’exégèse du P. Rouet est historico-critique.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>C’est ainsi que l’on chemine dans ce livre, en cherchant qui sont les destinataires des Béatitudes : lorsque Jésus les prononce, quand Matthieu rédige son évangile, et finalement pour l’aujourd’hui. Placées à l’abord du premier évangile, les Béatitudes proposent un programme pour être heureux, non seulement soi mais aussi collectivement. Il y a une dimension politique indéniable, rarement prise en compte, notamment dans les homélies. Les Béatitudes, qui « <em>constituent le véritable commencement de la vie publique de Jésus</em> » (p. 25), ne sont nullement des bons sentiments mais « <em>incitatives : elles sont prononcées pour être mises en œuvre</em> » (p. 216). D’autant qu’elles « <em>évoquent des situations et des attitudes objectives</em> » (p. 209), Matthieu est dans le concret et dans l’ouverture à l’autre, par le don de soi, alors que la tentation est de se replier sur soi-même, au temps de Jésus comme au temps de l’évangéliste et, aussi, comme aujourd’hui. </p>				</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/05/01/les-beatitudes-relus-par-albert-rouet-lexegete/">Les Béatitudes relues par Albert Rouet, l&rsquo;exégète</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>« Nous parents catholiques d’enfants homosexuels »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 17:34:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette interview, des parents fondateurs de Reconnaissance, association de parents catholiques d’enfants homosexuels, racontent leur itinéraire et la genèse de leur association. Comment l’homosexualité de leur enfant a percuté leurs vies de paroissiens engagés et les a menés sur un chemin de conversion, marchant de façon inattendue vers ce que l’Église nomme les « périphéries ». &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Dans cette interview, des parents fondateurs de Reconnaissance, association de parents catholiques d’enfants homosexuels, racontent leur itinéraire et la genèse de leur association. Comment l’homosexualité de leur enfant a percuté leurs vies de paroissiens engagés et les a menés sur un chemin de conversion, marchant de façon inattendue vers ce que l’Église nomme les « périphéries ». Comment ils veulent donner à voir, à l’intérieur de l’Église, des réalités dignes de l’Évangile. Et à ceux qui les soupçonnent de vouloir détruire les fondements de l’Église, ils répondent qu’ils veulent au contraire agrandir la maison.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Golias Hebdo : Comment est née votre association ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Reconnaissance : </strong>Tout est parti d’un groupe de parole pour parents et proches de personnes homosexuelles, qui s’est créé il y a dix ans à la Maison des Familles du diocèse de Nanterre. Il s’agit d’accueillir une fois par mois, en compagnie d’une thérapeute, des familles qui, apprenant l’homosexualité de leur enfant, ont besoin de partager leurs interrogations, de se confier, d’échanger autour de leur « coming out de parents », notamment auprès de l’entourage familial et amical.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Près de 200 familles sont passées par ces groupes, parfois brièvement, parfois sur plusieurs années. Les histoires se ressemblent : souvent une grande sidération, l’homosexualité étant un sujet invisibilisé, pour ne pas dire diabolisé, dans les milieux catholiques. Les mêmes questions reviennent : est-ce pour toujours ? Suis-je responsable ? Il (ou elle) sera-t-il heureux(se) ? Sans parler du choc du discours de l’Église : au-delà des paroles gênées ou maladroites de certains clercs, les paragraphes du Catéchisme de l’Eglise catholique sur l’homosexualité sont d’une violence inouïe pour des parents. Dans toute famille, toute culture, le chemin est complexe, lorsqu’on se découvre homosexuel. Dans les milieux catholiques, malheureusement, plus la famille est engagée dans l’Église, plus le sujet est inflammable. Nos enfants ont tous été blessés au plus profond d’eux-mêmes par ce qu’ils ont entendu à l’aumônerie, aux scouts, lors de retraites, dans leurs écoles… Ils ont été en grande souffrance, certains ont eu des pensées suicidaires. D’où ce besoin, pour les parents et proches, de se retrouver et de partager, en confiance.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>G. H. : Peut-on revenir sur ce que vous avez ressenti, vous, au moment du coming out de vos enfants ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Reconnaissance : </strong>Nous étions tous des croyants engagés : catéchisme, scoutisme, équipe d’animation pastorale, préparation au mariage, mouvements d’action catholique&#8230; Il y avait parmi nous des différences de degrés dans la liberté intérieure par rapport au discours de l’Église, mais, pour tous, l’annonce de l’homosexualité de nos enfants a été d’abord un choc, auquel nous n’étions nullement préparés : notre modèle familial, leur modèle, était exclusivement hétérosexuel. En découvrant une réalité dont nous ignorions presque tout, nous avons dû faire le deuil de tout ce que nous avions pu projeter pour eux, et vécu l’événement dans l’angoisse. Peur pour leur bonheur, pour leur avenir, découverte de ce par quoi ils étaient passés, de leur solitude parfois depuis l’enfance, de leur cheminement jusqu’au coming out… Et puis, il y avait aussi la question du regard des autres, de la religion, de l’interdit, d’un imaginaire homosexuel qui, d’ailleurs, ne correspondait pas du tout à ce que nous observions.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>À ce choc d’une nouvelle inattendue s’en est ajoutée un autre, et non des moindres. Sur le sujet, l’Église, qui est notre famille et notre maison, ne fait qu’ajouter de la souffrance à la souffrance. Nos enfants nous l’ont tous dit, elle a accentué leur profonde détresse. Cela nous a révoltés : pour nous, l’Église est avant tout le lieu de transmission de l’amour miséricordieux du Christ. Nous nous sommes alors penchés sur les textes. Entre autres, l’encyclique <em>Persona Humana<strong>2</strong></em>, <em>La lettre aux évêques sur la pastorale des personnes homosexuelles<strong>3</strong></em><strong>,</strong> et bien sûr le <em>Catéchisme</em>, avec ses fameux paragraphes, qui nous ont stupéfiés : à la fois compassionnels &#8211; les pauvres ! &#8211; et tranchés &#8211; s’ils s’installent en couple, leur conduite est intrinsèquement désordonnée, ils sont en état de péché. Le texte est d’autant plus insultant qu’il catalogue les « actes homosexuels » sur le même registre que la fornication, la prostitution, le viol, la pornographie. Vous voyez le tableau !</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Interdire à nos fils et nos filles toute vie affective intégrale, pour une orientation non choisie, au risque de leur enlever jusqu’à l’envie de vivre, est mortifère. En mettant ces textes en vis-à-vis du visage de nos enfants, nous entrons dans le vif d’un conflit de loyauté. Comment réconcilier l’amour inconditionnel de nos enfants et rester fidèle à l’Église ? C’est là que se situe toute la raison d’être de Reconnaissance. Parce que l’Église, c’est nous, ce sont nos enfants baptisés, et que nous avons le devoir de témoigner : ce chemin que nous avons fait, aux côtés de nos enfants, les souffrances engendrées par certains discours, cette déconnexion entre la doctrine de l’Église et la réalité, la dignité des chrétiens homosexuels au regard de l’Évangile et des Béatitudes, les rencontres de chrétiens LGBT et leur ferveur magnifique, la possibilité d’un amour stable et respectueux, la relecture de la Bible et la théologie morale sous ce prisme… Comment ne pas les dire haut et fort ? C’est un devoir d’état, de parents et de chrétiens, pour employer une terminologie catholique. </p>				</div>
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		<title>Elargis l’espace de ta tente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 17:30:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Élargis l’espace de ta tente, allonge tes cordages et plante bien tes piquets » chante le prophète Isaïe (54,2). C’est sans doute un impératif pour l’Église alors qu’elle traverse le désert du Carême mais surtout des crises qui l’agitent. Paradoxalement, les réactions de certains prélats à la déclaration Fiducia supplicans furent plus véhémentes pour s’élever contre &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong><em>Élargis l’espace de ta tente, allonge tes cordages et plante bien tes piquets</em> » chante le prophète Isaïe (54,2). C’est sans doute un impératif pour l’Église alors qu’elle traverse le désert du Carême mais surtout des crises qui l’agitent. Paradoxalement, les réactions de certains prélats à la déclaration <em>Fiducia supplicans</em> furent plus véhémentes pour s’élever contre la bénédiction des couples en situation dite irrégulière, notamment homosexuelle, que pour combattre les prédateurs au sein de l’Eglise. Ou pour le dire autrement, l’Eglise pardonne plus facilement à un criminel qu’à ceux et celles qui vivent autrement que la norme prescrite par des célibataires qui, à l’instar des scribes et pharisiens, annulent la Parole de Dieu pour garder leurs traditions humaines (Mc 7, 13).</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Or l’Heureuse Annonce de la naissance d’un Sauveur commence de manière très « <em>irrégulière</em> ». Dès lors, que penser de prélats qui citent l’épisode de Sodome pour affirmer que l’amour de deux personnes de même sexe conduit à la destruction du monde et de l’Eglise ? A croire qu’ils n’ont jamais ouvert un commentaire du Lévitique depuis très longtemps ni lu un ouvrage de sciences humaines. C’est affligeant.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Certes, l’Eglise chemine et Marie-Jo Thiel affirme dans le numéro des<em> Etudes</em> de février 2024 : « <em>La ‘crise des abus’ dans l’Église a rendu urgente une révision de l’éthique sexuelle catholique. Héritière d’une longue histoire, elle s’est trouvée rigidifiée dans un système normatif qui laisse une place réduite au discernement de la conscience et à la prise en compte de la grande diversité des situations. Il importe de revenir à une lecture rigoureuse de la Bible et de ne pas hésiter à se référer aux sciences humaines qui sensibilisent à la complexité de cette dimension de l’existence</em>. » Il y a déjà quelques années, les théologiens Christian Duquoc et Bernard Sesboüe avaient noté que la morale sociale de l’Eglise impliquait la prise en compte de la complexité du réel, et donc le discernement, tandis que sa morale sexuelle était déduite immédiatement des apparences biologiques. Une logique manichéenne qui exclut les zones grises. La Commission théologique internationale (organisme de la Curie romaine) a par ailleurs rappelé en 2009, dans une réflexion sur l’éthique, que l’Eglise avait abandonné certaines condamnations comme celle du droit d’usure. Sans oublier la nouvelle feuille de route du Dicastère pour la Doctrine de la foi voulue par le pape François : il s’agit « <em>d’accroître l’intelligence et la transmission de la foi au service de l’évangélisation, afin que sa lumière soit un critère pour comprendre le sens de l’existence, surtout face aux questions que posent le progrès des sciences et l’évolution de la société </em>». Et le pape de demander aux moralistes lors de l’anniversaire d’<em>Amoris Laetitia </em>: « <em>Comment serait-il possible de parler aux familles sans interroger leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs angoisses ?</em> » Y compris donc les parents d’enfants homosexuels et les familles LGBT en attente de l’Heureuse Annonce. L’association Reconnaissance l’exprime avec finesse et humanisme dans l’interview accordée à <em>Golias Hebdo </em>(cf. Focus). </p>				</div>
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		<title>Joseph Moingt en héritage :  aux racines de la foi</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2024 18:29:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Humanisme évangélique et foi critique dans un sens fraternel et universel, à la source des premiers jaillissements précurseurs… Jean-Pol Gallez développe, dans son dernier ouvrage1, une réflexion sur l’esprit du christianisme propre à réveiller la liberté et l’audace créatrices. Le théologien laïc apporte des clés de lecture pour comprendre la pensée de l’un des plus &#8230; </p>
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<p><strong>Humanisme évangélique et foi critique dans un sens fraternel et universel, à la source des premiers jaillissements précurseurs… Jean-Pol Gallez développe, dans son dernier ouvrage<sup>1</sup>, une réflexion sur l’esprit du christianisme propre à réveiller la liberté et l’audace créatrices. Le théologien laïc apporte des clés de lecture pour comprendre la pensée de l’un des plus grands théologiens de notre temps, Joseph Moingt, décédé à 104 ans, il y a maintenant plus de trois ans.</strong></p>
<p> </p>

<p><strong>Golias Hebdo : D’où est né ce projet sur l’immense travail d’écriture de Joseph Moingt ? Quels en sont les objectifs ?</strong></p>

<p><br /><strong>Jean-Pol Gallez : </strong>Le projet a germé dans ma tête dès mes premières conférences sur Moingt, en 2015 environ. Celle que j’ai donnée en octobre 2017, lors des Assises de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones, constitue un peu la matrice de l’ouvrage. L’intuition fondatrice y est facilement repérable : montrer que la réflexion fondamentale sur l’essence profonde du christianisme doit toujours animer toute considération sur le visage historique concret de l’Église, et sur la vie chrétienne en général. D’où la centralité &#8211; pour ne pas dire la focalisation &#8211; de Moingt sur ce qu’il appelle «<em> l’idée de Dieu</em> ». C’est en creusant toujours davantage celle-ci que l’Église parviendra à laisser transparaître l’originalité de la voie chrétienne. Voici donc un premier « objectif ». Ce lien est congénital à la démarche de Moingt. Et il se repère, en partie du moins, dans ses ouvrages « grand public » (<em>Croire quand même, L’Évangile sauvera l’Église, Faire bouger l’Église catholique</em>). Mais cette « <em>ecclésiologie fondamentale</em> » est beaucoup plus marquée encore dans son œuvre théologique comme telle, surtout dans Dieu qui vient à l’homme (2002, 2005 et 2007) et Croire au Dieu qui vient (2014 et 2016).</p>

<p><br />D’où le second objectif de l’ouvrage : faire connaître ces œuvres dans lesquelles Moingt exerce un travail approfondi et érudit afin de fonder ses thèses majeures sur le christianisme et l’Église. Avec L’Homme qui venait de Dieu (1993), nous parlons de 3.500 pages de théologie, beaucoup plus techniques et d’une grande densité intellectuelle. Mon livre cherche à en exposer l’essentiel. Mais l’essentiel seulement, ce qui justifie le troisième objectif, à savoir susciter le désir du lecteur de se mettre au travail lui-même en allant vérifier les argumentations de Moingt dans ses propres ouvrages, sur l’un ou l’autre point de son choix, selon ses attentes et ses questionnements. En ce sens, mon ouvrage est conçu comme un « outil de travail ». Moingt a toujours souhaité que les chrétiens réfléchissent par eux-mêmes et prennent la parole au nom de l’Évangile. J’espère que mon livre peut les y aider. Des petits groupes de chrétiens en recherche pourraient s’en saisir dans cette perspective. </p>				</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/01/03/joseph-moingt-en-heritage-aux-racines-de-la-foi/">Joseph Moingt en héritage : &lt;br&gt; aux racines de la foi</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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