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	<title>Catégorie Radioscopie - Éditions Golias</title>
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	<title>Catégorie Radioscopie - Éditions Golias</title>
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		<title>Diocèses en faillite : Bientôt les prêtres au boulot ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 16:06:25 +0000</pubDate>
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									<p></p>
<p><strong>Le 17 novembre 2024, <em>Le Nouvel Obs</em> rééditait, en l’actualisant sur son site internet, un article datant de 1974 : «&nbsp;<em>À la question sur la nécessité pour les prêtres de travailler en dehors de leur sacerdoce, que posait il y a un demi-siècle notre hebdomadaire, la réponse est restée négative. Exposant les finances et propriétés de l’Église catholique en France, Claude-François Jullien concluait&nbsp;: </em>‘<em>Quelques évêques reconnaissent qu’un jour ou l’autre il faudra bien que les prêtres travaillent pour se nourrir, et ils ne le regrettent pas’»<sup>1</sup>. </em>Au milieu des années 1970, des évêques approuvaient cette perspective, d’autres y étaient opposés… Mais aujourd&rsquo;hui, la question est réfléchie en lien avec la Mission de France<sup>2</sup> car cette perspective de prêtres diocésains au travail fait désormais partie des solutions financières pouvant s’imposer.</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p></p>
<p>Durant cinquante ans, les finances de l’Église de France ont tenu cahin-caha. D’abord par les apports des pratiquants les plus âgés restant attachés à la pratique dominicale, aux baptêmes de leurs petits-enfants, aux mariages religieux de leurs enfants et aux obsèques dans leur église. Or ces ressources issues de la pratique religieuse s’en allaient progressivement avec eux. Au début du XXIᵉ siècle, l’Église de France a voulu miser davantage sur le denier du culte défiscalisé. Dans un premier temps, le denier a vraiment pris une part prépondérante dans les ressources. Mais il se contracte à son tour. Parallèlement, l’Église de France s’est engagée dans une gestion financière de plus en plus rigoureuse. Tandis que les déficits de fonctionnement étaient comblés par les réserves accumulées au cours des décennies d’après-guerre et les plus-values issues de ses propriétés immobilières, les diocèses sont désormais au pied du mur&nbsp;: leur système financier tient de moins en moins. Les financiers des diocèses ont bien conscience de ces évolutions, les évêques aussi. Mais ils préférèrent occulter l’érosion du denier de l’Église stricto sensu. Ils ne prennent pas en compte le ras-le-bol des paroissiens. Ils continuent à vouloir garder la main sur les églises paroissiales. Ils préconisent des fraternités «&nbsp;missionnaires&nbsp;» sans remise en cause de l’histoire des dogmes tels que bousculés par les biblistes et historiens. Avant d’aborder directement ces constats, les dernières productions chiffrées, soit directement pour lancer la campagne du denier du culte 2024, soit par l’intermédiaire des données communiquées à France générosités, vont permettre d’actualiser les tableaux régulièrement mis à jour pour nos lecteurs.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Dans sa synthèse du panorama des générosités qui vient d’être publié en décembre 2024<sup>3</sup> «&nbsp;le syndicat professionnel des associations et fondations faisant appel à la générosité du public, en rapporte le constat : «&nbsp;<em>Entre 2019 et 2022, le montant des dons déclarés a progressé de 23 %, avec une croissance moyenne annuelle de 7 %, supérieure à celle constatée sur 16 ans. Cette tendance doit être mise au regard du contexte exceptionnel de ces dernières années, avec la crise sanitaire de la COVID-19 et le début de la guerre en Ukraine</em>. » </p>				</div>
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		<title>Eglise catholique : une crise sans précédent &#8211; Autopsie d&#8217;un système</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 18:39:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le bilan d’une crise effroyable Le diagnostic de décès du système clérical catholique est annoncé dès le titre de l’ouvrage. Il donne le ton dramatique de la situation et exige l’examen approfondi d’une organisation criminogène qui non seulement produit les conditions des abus qu’elle génère, mais «&#160;les permet et les cache&#160;». C’est pourquoi il importe &#8230; </p>
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									<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bilan d’une crise effroyable</strong></h2>
<p></p>
<p>Le diagnostic de décès du système clérical catholique est annoncé dès le titre de l’ouvrage. Il donne le ton dramatique de la situation et exige l’examen approfondi d’une organisation criminogène qui non seulement produit les conditions des abus qu’elle génère, mais «&nbsp;les permet et les cache&nbsp;». C’est pourquoi il importe de mettre en évidence comment ce système fait vaciller tout l’édifice. On constate assez vite qu’il l’atteint sous trois angles en même temps&nbsp;: par les clercs qui se rendent coupables de perversions sexuelles, par leurs complices qui se taisent et par tout l’entourage que la vérité aveugle et qui préfère ne voir qu’a posteriori l’étendue de l’horreur.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Pourtant, si la crise des abus révélés par la Ciase en France mérite d’être reconsidérée avec le recul de quelques années, si elle doit être confrontée à ce qui s’est produit partout dans le monde, c’est que l’autrice ne désespère pas de son Église. Mais pour la sauver, il va falloir cerner les causes du mal qui la ronge et proposer des solutions en se demandant ce qu’il est possible de conserver de sa structure.</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’Église «&nbsp;en a vu d’autres&nbsp;»&nbsp;?</strong></h2>
<p></p>
<p>Dans son examen des événements auxquels l’Église catholique a été confrontée depuis les invasions barbares jusqu’à ses collisions plus ou moins frontales avec le communisme, les autres totalitarismes, le relativisme, le consumérisme, … Christine Pedotti nous fait remarquer que ces chocs impactaient généralement l’institution de l’extérieur. Or, dans le drame mis en évidence ces dernières années, le mal a pris une autre tournure&nbsp;: il vient désormais de l’intérieur du corps clérical. Et il se diffracte en deux facettes, hélas, complémentaires&nbsp;: d’une part, les délits et les crimes proprement dits, de l’autre, le déni et le silence sur ceux-ci. Et dans ce monde clos, «&nbsp;<em>la chaîne du mensonge et de la dissimulation, elle, n’épargne quasiment personne&nbsp;</em>» (p. 15), ni les clercs, ni les religieux, ni les évêques, pas même les derniers papes, car&nbsp;: «&nbsp;<em>Toujours, le même premier réflexe a été de refuser de voir et de croire&nbsp;</em>» (p. 18) que des prédateurs se dissimulaient dans leurs rangs, feignant d’ignorer les plaies et souffrances alentour. Le constat est d’autant plus grave que, même géographiquement, aucun continent, aucun pays, n’a échappé au drame. Dès lors, la «&nbsp;<em>théorie de la brebis galeuse&nbsp;</em>» étant définitivement exclue, il faut chercher à comprendre ce qui s’est passé exactement pour en déduire les causes. </p>				</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/03/19/eglise-catholique-une-crise-sans-precedent-autopsie-dun-systeme/">Eglise catholique : une crise sans précédent &#8211; Autopsie d&rsquo;un système</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Carême 2025 &#8211; Aux sources de la Parole de Dieu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 19:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Radioscopie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>à quoi sert un édifice, aussi magnifiquement restauré soit-il comme Notre-Dame de Paris, si ses murs ne retentissent de la louange et de la prière du peuple de Dieu ? À quoi « sert » la prière, aussi intérieure et profonde soit-elle, si elle ne débouche sur la construction du Royaume dans la force de l’Esprit ? Au terme &#8230; </p>
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<p>à quoi sert un édifice, aussi magnifiquement restauré soit-il comme Notre-Dame de Paris, si ses murs ne retentissent de la louange et de la prière du peuple de Dieu ? À quoi « sert » la prière, aussi intérieure et profonde soit-elle, si elle ne débouche sur la construction du Royaume dans la force de l’Esprit ?</p>



<p><br>Au terme de l’année de la prière 2024 et à la veille du Jubilé des pèlerins d’espérance 2025 que nous sommes toutes et tous, il vaut la peine de nous laisser traverser par la lumière de la Trinité, tels les vitraux de la cathédrale parisienne, et de déployer les couleurs multiples des saints et de la Vierge. Afin d’en faire briller l’éclat sur la capitale française, sur tout l’Hexagone, sur la francophonie, sur l’Europe et sur le monde. Car Marie n’appartient à personne, comme son Fils Emmanuel. Elle se reflète dans les diverses spiritualités entre lesquelles chacun(e) peut faire son choix, selon ses affinités et ses charismes.<br>En voici sept, comme un arc-en-ciel pour l’année sainte, de manière à ce que les oraisons ne demeurent pas des vœux pies, mais se concrétisent jour après jour. « Il est revenu le temps des cathédrales », à condition que l’inauguration de Notre-Dame enluminée à neuf ne soit pas une simple parenthèse enchanteresse, mais qu’elle se traduise en communion effective et authentique, y compris au sein de la société française et européenne.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La prière d’alliance selon Ignace de Loyola, première couleur, celle de l’arc établi par le Seigneur à travers les nuées, en guise de promesse à Noé et à ses descendants, que nous sommes, pour vivre les « exercices spirituels » dans le courage et la contemplation du Christ Sauveur, selon les trois mots-clés de toute relation à Dieu : merci pour les merveilles dont tu nous combles ; pardon pour les ruptures sont nous sommes hélas capables ; s’il te plaît pour les échéances à venir.</li>



<li>Puis, deuxième couleur, l’oraison et l’adoration avec les maîtres du Carmel, les deux Thérèse, Jean de la Croix et Élisabeth de la Trinité, sur la montagne de la Transfiguration avec Élie et Moïse, Pierre, Jacques et Jean, dans la lumière de la contemplation silencieuse d’où jaillit l’action pour le monde, en une « contempl’action » sans cesse renouvelée, par le face-à-face (du latin os-oris, visage, qui donne les termes oraison et adoration). C’est dans le silence que s’engendrent les grands élans et les missions les plus fécondes.</li>



<li>Ensuite, troisième couleur, la prière liturgique du corps et de l’assemblée, selon la devise de saint Benoît : « Ora et labora ». Puisque nous sommes les temples de l’Esprit, c’est en notre être, corps – âme-cœur – et esprit, que s’enfante la louange. L’Église, corps du Christ, ne fait qu’amplifier la louange des lèvres de chaque fidèle, afin que du levant au couchant du soleil s’élève un seul chant unanime et véritablement catholique, et que l’office prié par la tradition bénédictine, toutes les communautés religieuses et tant de laïcs, rythme les journées, du début à la fin du jour. « Ce que ta bouche proclame, crois-le dans ton cœur, et ce que tu crois dans ton cœur, prouve-le par tes actes. »</li>



<li>Quatrième couleur : la joie franciscaine à travers le pardon et la croix, le petit pauvre d’Assise nous invitant à nous muer en artisans de paix et à mettre la réconciliation là où triomphe la haine. Ce sont tous nos chemins de croix parcourus par tant de chrétiens et de croyants persécutés, en Terre Sainte, en Ukraine, en Afrique et partout sur la planète. Pour que le dialogue interreligieux, tel que François l’a pratiqué au 13ème siècle avec le sultan musulman, l’emporte sur les conflits et que l’allégresse cosmique de la création monte vers le Seigneur.</li>



<li>La couleur suivante, la cinquième, emprunte les chemins de l’Esprit Saint, avec notamment le père carme Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus qui nous presse toutes et tous d’en faire notre ami (dans son chef-d’œuvre Je veux voir Dieu). Pour qu’un authentique Renouveau ecclésial advienne, synodal, participatif et missionnaire, et que les flammes de l’espérance brûlent le cœur des responsables ecclésiaux comme des baptisés.</li>



<li>Sixième couleur, le Hosanna des Rameaux et des bénédictions, afin que les foules si versatiles acclamant le dimanche le Messie sauveur lors de son entrée dans sa cité, Jérusalem et, quelques jours plus tard, criant « À mort, crucifie-le ! », se laissent combler par la Parole qui « dit du bien » sur elles. Les Semaines saintes de la Passion traversée ne débouchent pas sur la mort et le Golgotha, mais sur la colline de la vie.</li>



<li>D’où la septième couleur, le blanc de Marie et de tous les saints confondus dans la communion terrestre et céleste, la lumière de la Résurrection jaillie du tombeau vide, l’Alleluia de la plénitude pascale.<br>Il faut sans cesse ces sept couleurs pour former l’arc-en-ciel de l’amour plus puissant que les ténèbres, de la foi plus forte que le doute, du courage plus vaillant que la désespérance.<br>Sans des témoins qui lèvent les yeux vers les choses d’en-haut, pour mieux envisager celles d’ici-bas, il y a de quoi baisser les bras et renoncer à la prière. Ce sont des grands-mamans qui égrènent leur chapelet afin de tenir bon, avec leurs immenses familles déchirées par les divisions. De petits enfants qui s’endorment au milieu d’un Notre Père et qui disent mieux que quiconque l’avenir qui nous est promis. Des hommes et des femmes debout qui puisent dans leur intercession la vigueur du combat contre toutes les forces du mal et qui croient que l’amour vaincra. Ces sept couleurs, mélangées et conjuguées, sont nécessaires pour exprimer nos émotions et demandes devant Dieu et recevoir de lui le dynamisme de sa grâce et de son Esprit. <strong>Abbé François-Xavier Amherdt (curé de Savièse, professeur émérite de théologie à l’université de Fribourg)</strong></li>
</ol>



<p></p>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/03/05/careme-2025-aux-sources-de-la-parole-de-dieu/">Carême 2025 &#8211; Aux sources de la Parole de Dieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Toussaint : les béatitudes revisitées &#8211; Tous saints</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2024/10/24/toussaint-les-beatitudes-revisitees-tous-saints/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 06:56:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grande fête de la Toussaint va nous proposer de réécouter le texte de Matthieu que nous nommons Les Béatitudes. Peut-être n&#8217;est-il pas inutile de revoir ce texte de près, de porter une attention critique sur la manière dont il est traduit en français et de bien comprendre comment l&#8217;arrière-plan de la réception des dix &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2024/10/24/toussaint-les-beatitudes-revisitees-tous-saints/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Toussaint : les béatitudes revisitées &#8211; Tous saints&#160;&#187;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/10/24/toussaint-les-beatitudes-revisitees-tous-saints/">Toussaint : les béatitudes revisitées &#8211; Tous saints</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="43070" class="elementor elementor-43070" data-elementor-post-type="post">
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									<p></p>
<p>La grande fête de la Toussaint va nous proposer de réécouter le texte de Matthieu que nous nommons Les Béatitudes. Peut-être n&rsquo;est-il pas inutile de revoir ce texte de près, de porter une attention critique sur la manière dont il est traduit en français et de bien comprendre comment l&rsquo;arrière-plan de la réception des dix Paroles, par Moïse au Sinaï, a pu servir de cadre à la composition de ce discours par l&rsquo;évangéliste.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"> <strong>Un discours composé après coup</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Les Béatitudes de Mathieu 5 seraient-elles la composition d&rsquo;un auteur, quelques 60 ans après la mort de Jésus de Nazareth ? Eh bien, dussé-je vous agacer ou vous scandaliser, il semble bien que oui. Pour expliquer cela, je vous propose successivement de voir.</p>
<p></p>
<p></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list"></ul>
</li>
</ul>
<p> </p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list">
<li>Ce que disent les notes de Lévi (appelé aussi Matthieu dans l&rsquo;Évangile qui porte son nom) dans les Archives<sup>1</sup> du mouvement nazaréen conservées par l&rsquo;Évangile dit de Luc,</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p></p>
<p></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list">
<li>Les indices du texte de Matthieu lui-même, qui nous donnent des éléments sur la date de sa composition,</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Puis nous analyserons en détail le contenu, avant de faire le parallèle de ces 10 Béatitudes avec le texte des 10 Paroles qui auraient été données par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï… comme les précédentes auraient été données aux disciples par Jésus de Nazareth lui-même…</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les Béatitudes dans les Archives (Sauvegardées dans Luc)</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Le recueil principal des Archives du mouvement nazaréen est l&rsquo;Évangile dit de Loukas (rendu par Luc), nom grec qui n&rsquo;existe pas à l&rsquo;époque et qui masque l&rsquo;auteur réel de l&rsquo;essentiel de cet Évangile, à savoir Silas lui-même, compagnon et avocat de Paul de Tarse au tribunal de l&rsquo;Empereur à Rome<sup>2</sup>. Le dit 3<sup>ème</sup> Évangile les insère toutefois dans une gangue écrite par un auteur de culture hébraïque (lors de la construction des Évangiles, entre 95 et 115), dans une langue mêlant le grec et des tournures typiquement sémitiques.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le texte de Silas précise (Lc 6, 20-21) :</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>17. «</strong><em>Et marchant en bas avec eux, il se place dans un « lieu » sans hauteur, et la foule de ses disciples et une grande multitude du peuple de toute la Judée et d&rsquo;autres villes, ont accouru l&rsquo;écouter pour s&rsquo;instruire et pour être guéris de leurs maladies</em>… »<strong> 20.</strong> «<em> Et lui, ayant levé les yeux vers les disciples, dit : — En marche, à la manière de Dieu, vous les mendiants, parce qu&rsquo;il est pour vous, le Règne de Dieu ! </em>» — <strong>21.</strong> «<em> En marche, à la manière de Dieu, vous qui maintenant avez faim, car vous allez être rassasiés. </em>»</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>On remarque simplement que tout se passe, dans « Luc », dans un lieu sans hauteur, à ras du sol, au niveau des humains parmi lesquels l&rsquo;humain Jésus de Nazareth vit chaque jour. Non plus sur une montagne comme dans les versets précédents (Lc 6, 12-16) où l&rsquo;on commençait à faire prendre à Jésus de Nazareth les traits d&rsquo;un nouveau Moïse… Cet épisode de la montagne où auraient été désignés 12 apôtres, est encore inconnu de tous en 96, près de 70 ans après la mort de Jésus<sup>3</sup>. Honnêteté de l&rsquo;auteur qui, par ses indications topographiques, avoue à qui sait lire que la fiction de la désignation des Douze par Jésus de son vivant n&rsquo;est pas à prendre pour parole … d&rsquo;Évangile. Il fait ainsi redescendre Jésus sur terre, dans un lieu sans hauteur !</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ainsi y a-t-il de quoi être surpris, car dans le Recueil des paroles de Jésus notées par Lévi, il n&rsquo;y avait que 2 Béatitudes, voire une seule, tant les 2 ont le même objet ! « <em>Pour le Nazaréen, ceux qui sont en Marche (voir ci-dessous) ou Heureux, ce sont simplement ceux qui ont faim de quelque chose</em>. » Ceux qui demandent plus, qui ne se satisfont pas de ce qu&rsquo;ils ont ! Ce passage correspond vraisemblablement à ce qu&rsquo;étaient les Béatitudes, ou <em>La</em> Béatitude de Jésus de Nazareth, bien avant la composition de Matthieu qui doit dater du moment où les Évangiles ont été écrits, sous l&rsquo;autorité éditoriale d&rsquo;Ignace d&rsquo;Antioche, entre 95 et 115. Il semble en effet difficile de penser que l&rsquo;auteur de Luc aurait supprimé volontairement les paroles du maître qui concernaient la mise en œuvre de la justice par les disciples, le deuil, la douceur, la compassion pour autrui, etc.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ainsi, pour le Maître de Nazareth, la question fondamentale posée à tout être humain, c&rsquo;était : «<em> Est-ce que vous avez faim, oui ou non ? </em>» Point. Si oui, alors la vie vous est ouverte…</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le cadre donné par Matthieu, à la fin du chapitre 4</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Juste avant de démarrer sa présentation des Béatitudes, l&rsquo;auteur de Matthieu <strong>(3)</strong> a repris, lui aussi, les sources que sont les Archives comme suit (Mt 4) :</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>17.</strong> «<em> À partir de là, Jésus a commencé à proclamer et à dire : </em><em>―</em><em> Changez d&rsquo;avis ! Car le règne de Dieu s&rsquo;est approché de vous une fois pour toutes. </em>» …/… <strong>23.</strong> «<em> Et Jésus parcourait à son tour toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues et proclamant la présence effective du Règne de Dieu, en prenant un soin attentif de toute maladie et de toute faiblesse dans le peuple. </em>» <strong>24.</strong> «<em> Et ce que l&rsquo;on entendait de lui est sorti dans toute la Syrie et ils lui ont apporté tous ceux qui se tiennent malheureusement à cause de maladies de toutes sortes, et ceux qui sont enfermés ensemble par des pierres de touche, et ceux qui étaient possédés par une façon faussée de voir les choses, et ceux qui cherchaient la fécondité à travers des idoles, et les déliés, et tous, il les a entourés de soins attentifs. </em>» <strong>25.</strong> «<em> Et des foules nombreuses ont pris son chemin, depuis la Galilée, la Décapole, Jérusalem et la Judée, et au-delà du Jourdain. </em>»</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il ressort de cette partie du texte des Archives que, pour le Nazaréen, le Règne de Dieu est déjà là, et qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus à l&rsquo;attendre. Il en ressort aussi que la manière de rendre ce Règne présent est, pour chacun, de prendre en affection ou d&rsquo;entourer de soins attentifs<sup>5</sup> ceux qui sont affaiblis, ou enfermés ensemble par les pierres de touche<sup>6</sup><strong>,</strong> qu&rsquo;étaient, à son époque, la soumission aux innombrables commandements inventés par les sacrificateurs pour tenir les consciences en laisse. Laisses dont ils tenaient l&rsquo;autre bout et qui leur permettaient, avec les sacrifices de réparation des manquements, ce que nous appelons les péchés, de parasiter les ressources du peuple.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ainsi, pour Jésus, les maladies qui affaiblissent le peuple, les pierres de touche qui en épuisent la vitalité, la possession par une manière faussée de voir les choses, etc., sont d&rsquo;abord liées à une façon faussée de voir les relations entre Dieu et les hommes. Et c&rsquo;est cela que Jésus de Nazareth a voulu abolir avant tout, comme il le montrera avec le fameux épisode des marchands chassés du temple…</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>L&rsquo;Évangile dit de Matthieu montre enfin que cette nouvelle manière de voir les relations des femmes et des hommes au Dieu de la Bible mobilise les foules. Les contemporains du Nazaréen y ont vu une vérité qu&rsquo;on leur avait travestie depuis quatre siècles<sup>7</sup>.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>La composition des Béatitudes, qui est l&rsquo;œuvre de l&rsquo;auteur de l&rsquo;Évangile de Matthieu (peut-être Ignace d&rsquo;Antioche lui-même ?), va venir à la suite de ce passage, pour décliner en quelque sorte des repères qui puissent guider les disciples de Jésus, plus de 50 ans après sa mort, dans la mise en œuvre de ce Règne de Dieu. Si elles ne sont pas de la composition même du Maître, elles sont toutefois, pour l&rsquo;essentiel, fidèles à son enseignement. <strong>André Scheer</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>1.Les Archives : Arkheia désigne, comme en français, le contenant et le contenu. Elles sont attestées par Ignace d’Antioche, dans la Lettre aux Philadelphiens, VIII ; pour plus de détails, voir <em>De Jésus de Nazareth à la fondation du Christianisme</em>, d&rsquo;André Sauge, Golias-Éditions, p. 350-351. La mention des Archives dans la lettre d’Ignace invite à supposer l’existence, dans les lieux où se rassemblaient les Nazaréens (comme cela se faisait dans les synagogues), d’un coffre où étaient entreposés les recueils, sous forme de codex (livres). D&rsquo;après les indications qu&rsquo;Eusèbe de Césarée nous donne sur Papias, un homme des commencements, disciple de Jean, qui écrit vers 80 et qui a connu certains des Anciens, ces Archives devaient comprendre :</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
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</li>
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<p> </p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un Recueil de l’enseignement de Jésus</strong> noté en araméen par Lévi-Matthieu ;</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p></p>
<p></p>
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<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
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</li>
</ul>
<p> </p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La transcription du Récit des principaux épisodes vécus avec Jésus (dit : Récit de Simon)</strong> demandé par les disciples à Simon après la mort du Maître ; ce Récit de Simon a été noté en araméen par un scribe nommé Jean et surnommé Marc ;</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
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</li>
</ul>
<p> </p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La synthèse de ces deux recueils</strong> en araméen <strong>et sa traduction par Silas en grec</strong> de la koinè. Cette dernière a servi de base à l&rsquo;établissement du dossier que Paul a destiné au tribunal du prétoire de l&rsquo;Empereur pour défendre une demande d&rsquo;autorisation, par le Sénat, à légaliser la Voie Nazaréenne comme l&rsquo;une des voies du judaïsme (comme le Pharisaïsme, l&rsquo;Essénisme, et autres haïrésis juives avant 70). Le Mémoire ainsi rédigé par Silas a vraisemblablement lui aussi fait partie des Archives ; le prologue de Luc, auteur fictif du 3<sup>ème</sup> Évangile, en est la pièce d&rsquo;introduction auprès du tribunal de Rome. ;</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
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</li>
</ul>
<p> </p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Au moins deux lettres de Paul</strong> (1Corinthien, Galates) et peut-être <strong>le début de la lettre de Jacques</strong>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
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</li>
</ul>
<p> </p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="wp-block-list">
<li>Pour une discussion complète à ce sujet voir :, <em>“Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ” </em>(Publibook – 2012 – pp 387-402).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>2. Voir à ce sujet <em>“L&rsquo;enseignement de Jésus – Le Mémoire des Chrétiens” </em>d&rsquo;André Sauge, Golias Éditions – 2024 – notamment son Avertissement.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>3. La désignation de 12 Apôtres par Jésus est une fiction inventée à l&rsquo;époque de l&rsquo;écriture des Évangiles pour consolider l&rsquo;autorité des évêques qui a du mal à s&rsquo;imposer, en faisant d&rsquo;eux des successeurs de 12 Apôtres qui auraient été nommés par Jésus lui-même. Ces 12 sont inconnus de Papias en 80, inconnus de Clément de Rome en 96 comme le montre sa 1<sup>ère</sup> lettre aux Corinthiens, et encore inconnus de la Didachè (sorte de catéchisme des Églises) autour de 100. Leurs premières attestations datent de Justin (150), et plus nettement d&rsquo;Irénée (180). Dans les Actes des Apôtres, il apparaît que ceux-ci étaient simplement les Anciens (Presbutéroï) des Assemblées de disciples de Jésus ; les 7 qui dirigeaient ces Assemblées Délibératives.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>4. L&rsquo;auteur de l&rsquo;Évangile dit de Mathieu n&rsquo;a très certainement rien à voir avec le Mathieu dont parle Papias, celui qui a noté les paroles mêmes de Jésus de Nazareth, et que le maître avait embauché pour cela (Lc 5,27). En effet, à l&rsquo;époque, l&rsquo;écriture était une affaire de spécialistes, car elle mobilisait de nombreuses compétences techniques (fabriquer l&rsquo;encre, les supports, etc. C&rsquo;est Justin, vers 150, qui affecte les 4 Évangiles à des écrits de dits apôtres…</p>
<p></p>
<p></p>
<p>5. <strong>Entouré </strong>de soins attentifs. Le texte grec ne parle pas de guérir, mais d&rsquo;entourer de soins attentifs. Thérapéuô (θεραπευω) n&rsquo;a jamais signifié guérir. Le mot a donné thérapie, qui n&rsquo;a jamais été l&rsquo;équivalent d&rsquo;une guérison. Elle la permet seulement… parfois.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>6. Les pierres de touche étaient ces pierres avec lesquelles on vérifiait (en les y frottant) le caractère précieux d&rsquo;un métal. Expression utilisée dans les Évangiles pour parler des commandements, sous-entendant que, pour les Juifs orthodoxes, la rigueur de leur mise en œuvre vérifierait leur foi… !</p>
<p></p>
<p></p>
<p>7. La mise en place de la Loi de Moïse a été imposée au peuple d&rsquo;Israël au retour des élites de Babylone, autour de -400, par Esdras, un Sacrificateur qui va, à ce moment-là, reconstruire l&rsquo;histoire d&rsquo;Israël avec Moïse, l&rsquo;Esclavage en Égypte, la sortie d&rsquo;Égypte, la conquête militaire de Canaan, etc. Le but de cette reconstruction était de mettre sur le dos du peuple et de ses soi-disant innombrables et incessants péchés la responsabilité des malheurs d&rsquo;Israël, de ses deux invasions par les Assyriens puis par les Babyloniens, etc. Tant que vous (nous) obéirez, leur dira Esdras, le Seigneur vous gardera en Israël, vous protégera, vous donnera ses pluies, etc. Un chantage au religieux dont on s&rsquo;étonne encore de son efficacité !</p>
<p></p>								</div>
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		</section>
				</div>
		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/10/24/toussaint-les-beatitudes-revisitees-tous-saints/">Toussaint : les béatitudes revisitées &#8211; Tous saints</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Marie telle que vous ne l’avez jamais vue</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2024/10/09/marie-telle-que-vous-ne-lavez-jamais-vue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 19:58:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Radioscopie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour tout catholique, Marie habite nos prières d’enfant ; même à l’âge adulte, elle demeure souvent notre refuge dans la joie ou l’adversité, quand le cœur parle fort et que les larmes viennent. Mais savons-nous bien à partir de quels fondements se construit notre image de la mère de Jésus, celle que l’on nomme communément la &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2024/10/09/marie-telle-que-vous-ne-lavez-jamais-vue/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Marie telle que vous ne l’avez jamais vue&#160;&#187;</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="42746" class="elementor elementor-42746" data-elementor-post-type="post">
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									<p></p>
<p>Pour tout catholique, Marie habite nos prières d’enfant ; même à l’âge adulte, elle demeure souvent notre refuge dans la joie ou l’adversité, quand le cœur parle fort et que les larmes viennent. Mais savons-nous bien à partir de quels fondements se construit notre image de la mère de Jésus, celle que l’on nomme communément la « Sainte Vierge » ? D’où vient cette insistance sur sa qualité de femme éternellement « vierge » ? Jusque vers quelles dérives l’entrainent les recompositions du patriarcat et les incitations à une certaine forme de piété populaire ? L’institution catholique demeure-t-elle toujours fidèle à l’esprit sinon à la lettre de l’Évangile quand elle modèle une figure de Marie, la mère de Dieu, au gré de ses propres aspirations ?</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Sylvaine Landrivon, docteure en théologie, actuellement co-présidente du Comité de la jupe, et Anne Soupa, co-fondatrice de cette association, bibliste, déjouent depuis longtemps les pièges de l’androcentrisme clérical dans la prise en compte des personnages de la Bible. Avec <em>Marie telle que vous ne l’avez jamais vue</em>, elles réhabilitent Marie dans une représentation plus forte, plus noble. Pour cela, les deux théologiennes commencent par interroger les images déformées de Marie dans lesquelles se mêlent trop de plans psycho-théologico-spirituels savamment intriqués pour fabriquer un personnage féminin idéalisé. Attention dès lors au danger d’en faire cette « reine du ciel » que dénonçait déjà le prophète Jérémie quand les Hébreux vénéraient davantage la déesse-mère Ashérah que le Dieu unique (Jérémie 44, 17-19). Attention surtout au risque de superposer à Marie, LA femme phantasmée, tout droit sortie d’une idéalisation maternelle. Cette tentation, bâtie sur une aspiration erronée à la pureté, doit être combattue, car tout l’Évangile atteste que c’est bien vers une mère de chair que nous devons nous tourner, tout en sachant qu’elle intercédera pour nous en sa qualité de « mère de Dieu ».La complexité de sa posture nous renvoie loin dans l’histoire, car les tiraillements existaient déjà aux débuts du christianisme, entre Nestorius qui ne pouvait concevoir un Dieu né d’une femme, et Cyrille pour lequel l’unité humano-divine du Christ était nécessaire. L’ombre de leur querelle semble refleurir chaque fois qu’il est question de Marie, comme si nous avions trop de mal à comprendre le sens de la venue du salut jusqu’au cœur de notre humanité. À partir d’une relecture approfondie de la Bible, les autrices déconstruisent la figure composite qui a peu à peu perdu son ancrage scripturaire pour s’épanouir dans la vénération populaire entretenue par le climat patriarcal. Elles explorent le sens du concept de « virginité » moins biologique que métaphorique. Pour honorer la mère de Jésus, elles retissent les fils qui unissent l’un à l’autre le Premier et le Nouveau Testament, et dévoilent comment Marie est cette figure d’Israël qui permet au Christ « d’accomplir » la loi divine, non de l’abolir, comme Jésus le précise en Matthieu 5, 17-19. À cet effet, le <em>Magnificat</em> est relu et réinterprété.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Marie telle que vous ne l’avez jamais</em> vue se compose de trois parties. La première : « Déconstruire » met en lumière ce qui a été enfoui sous les excès de tous ordres, pour en rechercher le fondement et expliquer les dérives. Une deuxième étape explore les « pièces à conviction ». Enfin, Sylvaine Landrivon et Anne Soupa font éclore au grand jour celle qu’il importe de recevoir comme prophétesse, comme modèle de disciple ; celle qui accompagne dans la foi toutes celles et tous ceux avides de suivre les pas de Son Fils.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ainsi redécouverte, Marie l’audacieuse, Marie la courageuse, la fidèle, devient non seulement une mère pour tous, mais également notre sœur sur le long chemin qui conduit au Royaume. Elle n’est plus le repère édulcoré et voué à l’obéissance silencieuse que l’on réserve à la moitié féminine de l’humanité. Elle est celle qui porte le Christ et le donne à connaître. De grands saints l’avaient compris ; pas l’institution qui continue de plaquer des rôles préfabriqués sur les fidèles, en invitant seulement les femmes à la suivre. L’Église-épouse est constituée de femmes et d’hommes, toutes et tous concernés par la puissance du modèle qu’est Marie. En somme, <em>Marie telle que vous ne l’avez jamais vue </em>propose une figure enthousiaste et positive de Marie, qui brille d’autant plus qu’elle est débarrassée des scories du patriarcat. </p>				</div>
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		</section>
				</div>
		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/10/09/marie-telle-que-vous-ne-lavez-jamais-vue/">Marie telle que vous ne l’avez jamais vue</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Dieu est-il dans le stade ?</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2024/10/02/dieu-est-il-dans-le-stade/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 14:12:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Radioscopie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pouvons-nous parler d’une spiritualité de l’activité sportive ? Les récents doubles Jeux Olympiques parisiens nous conduiraient volontiers à répondre par l’affirmative, tant les moments de grâce et de solidarité ont abondé, malgré certains « nettoyages sociaux » contestables. Ce qui vaut des disciplines de compétitions avec leurs grandeurs et leurs dérapages se retrouve également pour le sport de &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Pouvons-nous parler d’une spiritualité de l’activité sportive ? Les récents doubles Jeux Olympiques parisiens nous conduiraient volontiers à répondre par l’affirmative, tant les moments de grâce et de solidarité ont abondé, malgré certains « nettoyages sociaux » contestables. Ce qui vaut des disciplines de compétitions avec leurs grandeurs et leurs dérapages se retrouve également pour le sport de détente, avec tous ses bienfaits, mais aussi ses inévitables excès. Les deux réalités sont habitées par un souffle, un élan, une dynamique, une éthique, car elles s’exercent toutes selon différents états d’e/Esprit.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Au-delà de la polémique autour de quelques scènes (cènes) controversées de la cérémonie d’ouverture, la réflexion présentée ici s’inscrit dans la lignée de l’athlète de Dieu, saint Paul : quoi que nous fassions ou vivions, que nous mangions ou buvions, que nous travaillions ou nous rencontrions, que nous jouions sur une pelouse ou nous élancions vers des sommets, nous sommes invité(e)s à tout faire pour la gloire du Seigneur et de la Trinité Sainte (1 Corinthiens 10,31).</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>L’apôtre des nations en donne lui-même l’exemple en réalisant son apostolat comme une lutte, un pugilat ou une course où il se donne à fond, jusqu’au bout, pour les autres, pour les communautés auxquelles il s’adresse, auxquelles il se livre, et qu’il appelle au « bon combat » de la justice (voir par exemple Philippiens 3,12-16).</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Mais comment Dieu et le sport se conjuguent-ils<a id="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a> ? Il ne s’agit évidemment pas d’omettre les dérives auxquelles une certaine idéologie des JO transférant le sacré sur les soi-disant « divinités » athlétiques et célébrant la « religion de l’homme » a pu conduire, notamment lorsqu’elle s’est vue récupérée par des pouvoirs totalitaires, tel le national-socialisme à Berlin en 1936, ou à Sotchi ou à Pékin. Les autorités politiques ont toujours exercé une pression sur cette vitrine exceptionnelle en faveur de leur action que constitue la chasse aux médailles, de manière à instrumentaliser les athlètes au point d’en arriver parfois à ériger le dopage en système étatique organisé et de faire des résultats ainsi obtenus artificiellement une exaltation du bien-fondé de leur régime autoritaire.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>La perspective retenue se voit nourrie par mon expérience de prêtre depuis 40 ans, de professeur de théologie pastorale à l’Université de Fribourg pendant 16 ans, mais aussi d’arbitre de football durant près de 50 ans, dont 5 en ligues supérieures helvétiques et de membre du <em>Panathlon</em>, un club-service rassemblant des représentants des différents disciplines. Elle explore 11 pistes selon les 11 joueurs d’une équipe de football et les caractéristiques de chacun d’entre eux :</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le « gardien » de but, afin de « garder » une juste vision des choses sans faire du sport la « religion laïque » du 21<sup>e</sup> siècle (n. 1) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le « libéro » pour valoriser les avantages du sport de loisir (« liberté » ludique, recréation, épanouissement de soi, espace de socialisation et d’éducation), en complémentarité avec les concours entre les nations (n. 2) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le « défenseur » central pour préserver et « défendre » l’essentiel face aux adversaires et amener chacun à déterminer son poste dans la liturgie de la vie (n. 3) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le « latéral » droit pour ne pas tomber dans des excès « col-latéraux » et trouver le juste équilibre entre s’encroûter faute d’exercices physiques et fuir la réalité du fait d’abus de doping ou de pratiques extrêmes (n. 4) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le « latéral » gauche pour « mettre de côté » la tricherie et maintenir une hygiène du corps sain dans un esprit sain (n. 5) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le demi-« centre » pour découvrir le juste « milieu » entre la recherche du palmarès à tout prix et la sauvegarde d’une belle humanité individuelle et collective (n. 6) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le demi-« droit » pour établir la « balance » entre les affrontements des compétitions et la coexistence pacifique sans discrimination de race, de langue ni de nationalité (n. 7) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– le demi-« gauche » pour cultiver grâce à l’arbitre la considération et le respect de l’adversaire, parmi les cadres, les entraîneurs, les journalistes et le public (n. 8) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– l’« ailier » droit qui « déborde » et centre pour développer l’esprit d’équipe où chacun contribue à l’ensemble (n. 9) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– l’« ailier » gauche pour « déborder » et rivaliser d’initiatives afin d’accompagner pastoralement les acteurs et l’univers du sport (n. 10) ;</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>– Enfin, l’« avant »-centre pour éclater d’allégresse devant le but marqué et semer la joie de l’Évangile (n. 11).</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Évidemment, ces valeurs peuvent être attribuées diversement entre les joueurs. Mais l’option choisie constitue une manière d’inviter à donner le meilleur de nous-mêmes dans une activité athlétique. Ainsi nous parvenons à nous accomplir et à nous ouvrir à une forme de transcendance qui comble les êtres en toutes leurs dimensions de façon à recevoir la couronne de gloire qui ne se flétrit pas (1 Corinthiens 9,25). <b>François-Xavier Amherdt</b></p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">1</a>. Voir mon ouvrage <em>Dieu est dans le stade</em>, Bruyères-le-Châtel, Nouvelle Cité, 2024.</p>
<p></p>								</div>
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		<title>Les soutiers de la mondialisation</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 19:57:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Coup de projecteur sur le secteur du transport maritime et sur les soutiers du commerce mondial : les marins. Ils sont entre 1,5 million et 2 millions et proviennent massivement de pays pauvres. Le Covid-19 a mis en lumière la qualité de ces travailleurs essentiels, qui opèrent dans un secteur d’activité marqué par des grandes disparités, entre les &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Coup de projecteur sur le secteur du transport maritime et sur les soutiers du commerce mondial : les marins. Ils sont entre 1,5 million et 2 millions et proviennent massivement de pays pauvres. Le Covid-19 a mis en lumière la qualité de ces travailleurs essentiels, qui opèrent dans un secteur d’activité marqué par des grandes disparités, entre les normes et les revenus.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>L’apparition du Covid-19 a été un révélateur. Des milliers de navires étaient coincés en mer, avec interdiction d’accoster, en raison des mesures sanitaires prises en urgence. Alors que les armateurs ne rappelaient pas leurs bâtiments. Les marins &#8211; d’Europe de l’Est, Philippins, Indonésiens, Indiens… &#8211; se sont retrouvés bloqués au large, loin de chez eux, dans l’impossibilité de savoir quand leur calvaire prendrait fin. « <em>C’est cet aspect qui est le plus dur à supporter pour les équipages : ne plus avoir la date de débarquement</em> », observe auprès de <em>Golias Hebdo</em> la sociologue Claire Flécher, maîtresse de conférences à l&rsquo;université Lumière Lyon-2. Elle a publié <em>À bord des géants des mers</em> (La Découverte, 2023), une enquête ethnographique sur les hommes et les femmes qui assurent, jours et nuits, par tous les temps, l’acheminement de 90 % du volume des marchandises produites chaque année dans le monde (matières premières, énergies, voitures, téléphones mobiles, textiles en tout genre, etc.).</p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>La logistique à l’ère de la mondialisation est assurée par deux millions de gens de mer qui travaillent autour du monde. « <em>Les gens de mer figurent parmi les personnes les plus durement touchées par les retombées de la pandémie</em>, relève, en juillet 2020, Corinne Vargha, directrice du département des normes internationales du travail de l’Organisation internationale du travail.<em> Alors qu’ils rendent un service essentiel à la société, les marins sont exposés à des risques pour leur sécurité et leur santé et, plus encore désormais, à un épuisement physique et mental, en raison de leur incapacité à rentrer chez eux ou à rejoindre leur navire à cause des mesures prises pour arrêter la propagation du virus</em>. » </p>				</div>
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