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	<title>Catégorie Paroles - Éditions Golias</title>
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	<description>L&#039;empêcheur de croire en rond</description>
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		<title>Le nationalisme ethnique et le christianisme sont incompatibles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 16:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avant-scène]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La déclaration des évêques allemands contre le « nationalisme ethnique » frappe par sa netteté inhabituelle. Dans la forme et sur le fond, c’est d’abord une condamnation sévère des thèses du parti allemand d’extrême droite, l’AfD (« Alternative pour l’Allemagne »), et de son « nationalisme ethnique », fondé sur une « communauté de sang », c’est-à-dire une « communauté de personnes ethniquement et &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>La déclaration des évêques allemands contre le « nationalisme ethnique » frappe par sa netteté inhabituelle. Dans la forme et sur le fond, c’est d’abord une condamnation sévère des thèses du parti allemand d’extrême droite, l’AfD (« Alternative pour l’Allemagne »), et de son « nationalisme ethnique », fondé sur une « communauté de sang », c’est-à-dire une « communauté de personnes ethniquement et culturellement identiques ou semblables ». Cette théorie raciale de la communauté nationale rappelle évidemment une idéologie meurtrière du passé allemand (elle n’est pas sans lien avec le « suprématisme blanc » actuel), et aucun compromis n’est possible avec elle quand on se dit « chrétien ». </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Objectivement, dans les extrêmes droites dans d’autres pays, et notamment en France, ces thèses ethniques ne sont cultivées qu’à la marge, par des individus et des groupuscules isolés (mais souvent non exclus). Mais si l’on enlève le mot « ethnique », il reste que les mouvements d’extrême droite, même moins radicaux, cultivent foncièrement la délimitation et l’exclusion, la définition d’un « social-patriotisme » où la solidarité est rétrécie aux nationaux. Sur ce bord populiste de droite, plus ou moins large, les ressentiments stéréotypés se donnent libre cours contre les réfugiés et les migrants (en particulier musulmans), contre la conspiration prétendue des soi-disant élites mondialisées, et aussi, selon les lieux et les moments, contre les juifs.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>« La notion de Bien commun a toujours un horizon universel pour l’Église », rappellent les évêques. En particulier, le principe de solidarité universelle, vers l’intérieur et l’extérieur de chaque nation, est d&rsquo;importance centrale dans la doctrine sociale catholique. Que les chrétiens (catholiques) le sachent donc : « Les partis d’extrême droite et ceux qui prolifèrent en marge de cette idéologie ne sauraient donc être pour les chrétiennes et les chrétiens un lieu pour exercer leur activité politique et pour lequel voter. La diffusion de mots d’ordre d’extrême droite – et parmi eux en particulier ceux du racisme et de l’antisémitisme – est de surcroît incompatible avec un service à plein temps ou un service bénévole dans l’Église. » Comme on le voit, les évêques allemands n’y vont pas par quatre chemins pour redire le chemin de l’Évangile.</strong>Jean-Louis Schlegel</p>
<p></p>
<p></p>
<p class="has-text-align-center">***</p>
<p></p>
<p></p>
<p>L&rsquo;Allemagne traverse une période tourmentée. L’ambiance dans le pays est agitée et la société polarisée. Une part croissante de la population est attirée par les mouvements d’extrême droite ou populistes de droite. Du côté de l’extrême droite, le mot à la mode, « remigration », est utilisé pour parler du refoulement hors du pays des personnes issues de l’immigration. Un mouvement de protestation vif et vigoureux fait entendre sa voix dans les rues allemandes, et nous, évêques, le soutenons expressément. Toutes celles et ceux qui manifestent leur opposition aux machinations des extrémistes de droite dans un esprit démocratique, libre et humaniste, méritent notre soutien et notre respect. Il est bon que de nombreux chrétiens et chrétiennes entrent activement dans ce combat et s&rsquo;engagent en faveur de la dignité humaine, des droits de l&rsquo;homme et de la démocratie !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Nous constatons avec beaucoup d’inquiétude que la pensée radicale croît et va jusqu’à se transformer en haine contre d’autres humains – essentiellement en raison de leur religion, de leur origine ou de leur couleur de peau, de leur genre ou de leur identité sexuelle. À l’arrière-plan de cette évolution, nous constatons l’amoncèlement des crises que connaissent l’Allemagne et l’Europe depuis des années. La crise financière mondiale de 2008 et celle de la dette de l’euro ont engendré de l’incertitude mais aussi des expériences de pertes réelles. Le nombre élevé de réfugiés arrivés en Europe, en particulier en Allemagne, depuis 2015 a éveillé chez beaucoup le désir de s’impliquer, mais elle a aussi créé chez plus d’un le sentiment d’être submergé. La pandémie du coronavirus a radicalement transformé la vie de nombreuses personnes. Enfin, la guerre contre l’Ukraine a profondément ébranlé l’idée selon laquelle la paix en Europe repose sur des piliers solides. Le terrorisme et la guerre au Moyen-Orient font également partie de ce scénario de crise. À quoi s’ajoutent les grands défis de notre époque, comme le changement climatique et les profondes mutations induites par les avancées du numérique. L’anxiété et la peur de l’avenir augmentent. Pour autant, les crises démultipliées ne doivent pas devenir un terrain fertile pour l’érosion de la conscience civile démocratique et la montée de positions extrémistes.</p>
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<p> </p>
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<p>L’Allemagne et l’Europe ont connu au XX° siècle la montée et la chute de diverses idéologies et mouvements extrémistes. Leurs conséquences catastrophiques invitent à rester vigilant aujourd’hui. L’Église récuse absolument, pour cette raison, toutes les formes d’extrémisme. Ce sont des actions irresponsables, qui menacent le Bien commun et l’ordre politique fondé sur la liberté. Actuellement c’est l’extrémisme de droite qui représente pour notre pays et pour l’Europe le principal danger en matière d’extrémisme.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Cet extrémisme affirme l’existence de peuples qui prétendument pourraient être différenciés absolument, de par leur « « essence » et leurs modes de vie culturels, des autres peuples. On parle de nations « naturelles » et de nations « artificielles ». Pour cette idéologie, le peuple est une communauté ancestrale, et en fin de compte une communauté de sang. La coexistence de personnes d’origine ethnique, d’appartenance religieuse et de milieu culturel différents est donc fondamentalement mise en question voire purement et simplement rejetée par ces idées. Le peuple est considéré comme une « ethnie », une communauté de personnes ethniquement et culturellement identiques ou semblables. C’est l’idéologie du nationalisme ethnique. Après les crimes du national-socialisme, notre Loi fondamentale considère au contraire, à juste titre, le peuple comme un « <em>dêmos</em> », c’est-à-dire comme une communauté d’égaux en droit, qui construisent et façonnent en commun notre société, sur la base des droits humains et civils.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Les opinions et conceptions d’extrême droite visent foncièrement à délimiter et à exclure. Dans leur version radicalisée, l’égale dignité de tous est soit niée, soit relativisée, et ainsi ramenée à un concept sans pertinence pour l’action politique. Pour l&rsquo;Église, il est au contraire clair que chaque personne a une dignité inviolable et indisponible. Elle est fondée sur le fait que tout homme est créé à l’image de Dieu et constitue le socle des droits de l’homme. La dignité humaine est par conséquent le point de départ et la fin de la vision chrétienne de l’homme. Cette idée est présente aussi dans notre Constitution. Contrairement au national-socialisme et à la Nouvelle Droite, la Loi fondamentale reconnaît expressément l&rsquo;importance décisive de la dignité humaine, qui détermine l&rsquo;ordre politique et l&rsquo;ensemble de la coexistence sociale.</p>
<p> </p>
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<p></p>
<p></p>
<p>L’attention centrée sur son propre peuple, considéré comme culturellement homogène, va nécessairement de pair avec un rétrécissement du principe de solidarité, qui est d&rsquo;importance centrale dans la doctrine sociale catholique et représente un principe directeur de la Constitution allemande. Les extrémistes de droite revendiquent le « social-patriotisme », qui signifie à leur yeux la solidarité interne du peuple, compris comme ethnique et national. Quiconque n’en fait pas partie devrait avoir moins de droits et une moindre part sociale, même s’il vit et travaille en Allemagne. C’est une atteinte aux racines de la démocratie, dominée par la pensée des droits égaux de tous. La solidarité est ainsi refusée à tous ceux qui n&rsquo;appartiennent pas à sa propre communauté. Cela concerne ceux qui cherchent une protection et qu’on ne veut plus autoriser, de manière générale, à entrer dans le pays. Et cela s&rsquo;applique aussi à ceux qui ont besoin de cette protection ailleurs : la coopération au développement avec les pays pauvres est rejetée tout comme le soutien aux États qui – comme l&rsquo;Ukraine – sont agressés et luttent pour leur survie.</p>
<p> </p>
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<p></p>
<p></p>
<p>Le point de vue de l&rsquo;Église est autre : ceux qui sont persécutés politiquement, religieusement ou racialement, ainsi que ceux qui fuient la guerre doivent continuer à être accueillis dans notre pays. La notion de Bien commun a toujours un horizon universel pour l’Église. C’est pourquoi nous prônons la coopération et la solidarité multilatérales – au niveau de l’Union européenne comme au niveau mondial.</p>
<p> </p>
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<p></p>
<p>L’extrémisme de droite a continué d’exister en Allemagne et en Europe encore après la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, ces dernières années, les comportements d’extrême droite ont largement essaimé dans la société, ils sont devenus « dicibles » et ils gagnent en influence. Après plusieurs poussées de radicalisation, c’est une ligne ethnique-nationaliste qui domine désormais, notamment au sein du parti « Alternative pour l’Allemagne » (AfD). Ce parti oscille entre un authentique extrémisme de droite, dont l&rsquo;Office pour la protection de la Constitution atteste l’existence dans certaines associations dans les <em>Länder</em> et dans l&rsquo;organisation de jeunesse du parti, et un populisme de droite, dont les manifestations sont moins radicales et moins ancrées. Le populisme de droite est la version acceptable de l’extrémisme de droite, de qui il reçoit sa charge idéologique. Dans les deux cas, les ressentiments stéréotypés se donnent libre cours contre les réfugiés et les migrants, contre les musulmans, contre la conspiration prétendue des soi-disant élites mondialisées, et aussi, de plus en plus, contre les juifs.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Nous le disons très clairement : le nationalisme ethnique est incompatible avec la vision chrétienne de Dieu et de l’homme. Les partis d’extrême droite et ceux qui prolifèrent en marge de cette idéologie ne sauraient donc être pour les chrétiennes et les chrétiens un lieu pour exercer leur activité politique et pour lequel voter. La diffusion de mots d’ordre d’extrême droite – et parmi eux en particulier ceux du racisme et de l’antisémitisme – est de surcroît incompatible avec un service à plein temps ou un service bénévole dans l’Église. </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Nous appelons nos concitoyens, y compris ceux qui ne partagent pas notre foi, à refuser et à rejeter les offres politiques de l’extrême droite. Quiconque souhaite vivre dans une société libre et démocratique ne saurait trouver sa place dans cette ligne de pensée. Quiconque choisit des partis qui sont, au moins pour partie, considérés par l’Office pour la protection de la Constitution comme « extrémistes de droite avérés » va à l’encontre des valeurs fondamentales de la coexistence humaine et de la démocratie dans notre pays.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Afin d&rsquo;éviter tout malentendu : le vote sans concession contre toute forme d&rsquo;extrémisme de droite ne signifie en aucun cas que l&rsquo;Église évitera le dialogue avec ceux qui sont réceptifs à cette idéologie mais disposés à en débattre. Même des thèses radicales doivent être discutées, et il importe aussi les démasquer. Une opposition nette à l’extrémisme de droite ne signifie en aucun cas que les problèmes économiques et sociaux existants – avec, entre autres, la mise en œuvre de la justice sociale ou l’intégration des migrants – pourraient être minimisés ou ignorés. Il faut les aborder. Toute autre solution ne ferait que contribuer davantage à l’essor de la frange de droite extrême. Mais tous les efforts de solution doivent correspondre à l’éthique humanitaire, présente dans le christianisme et réalisée avec lui, et définissant les principes de notre État et de la société en Allemagne. La dignité humaine, les droits de l&rsquo;homme, en particulier la protection de la vie depuis ses débuts jusqu&rsquo;à sa fin naturelle, sans oublier la solidarité, en sont les composantes élémentaires.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Parmi toutes ces valeurs et principes, l’égale dignité de tous les humains joue un rôle fondamental. Sans une compréhension globale de la dignité humaine, il ne peut y avoir de vivre ensemble libre et juste. La dignité humaine est le cœur incandescent de la vision chrétienne de l’homme et le point d’ancrage de notre ordre constitutionnel. Résistons tous lorsque la dignité humaine et les droits de l’homme sont menacés ! Mobilisons-nous ensemble pour défendre les libertés démocratiques !  <strong>(traduit de l’allemand par Jean-Louis Schlegel)</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>En partenariat avce la CCBF &#8211; https://baptises.fr/actualites/le-nationalisme-ethnique-et-le-christianisme-sontincompatibles?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3UsGcJyx<br />Pr_iFjie6cfU7sWoRi0y8UQxiZrnW6mt9WbvtjRSEm4sETI24_aem_ZmFrZWR1bW15MTZieXRlcw</p>
<p></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/07/10/le-nationalisme-ethnique-et-le-christianisme-sont-incompatibles/">Le nationalisme ethnique et le christianisme sont incompatibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Bénédiction   des couples homosexuels&#8230; courage, fuyons !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 17:12:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La polémique qui entoure la réception du texte Fiducia supplicans, ouvrant à la bénédiction de couples en situation irrégulière, et de couples homosexuels dit quelque chose de la fébrilité extrême de l’Eglise catholique. Et de son incapacité à regarder simplement le réel en face. Cette polémique possède deux mérites essentiels : elle éclaire les réticences &#8230; </p>
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<p><strong>La polémique qui entoure la réception du texte Fiducia supplicans, ouvrant à la bénédiction de couples en situation irrégulière, et de couples homosexuels dit quelque chose de la fébrilité extrême de l’Eglise catholique. Et de son incapacité à regarder simplement le réel en face. Cette polémique possède deux mérites essentiels : elle éclaire les réticences radicales d’une partie du clergé, prêtres et évêques, vis-à-vis de l’orientation voulue par François, portée par le synode actuel, pour sortir l’Eglise de l’ornière ; elle confirme le blocage total d’une majorité de l’opinion publique catholique sur la question homosexuelle. « L’abomination » biblique semble ici sans appel ! Ultime mérite de ces chicaneries, qui n’est pas le moindre : l’obligation faite à chacun d’entre nous de se positionner clairement, de sortir des faux-fuyants et des certitudes faciles. Ce que je vais essayer de tenter dans ce billet.</strong></p>

<p><br />Inutile de revenir ici longuement sur le texte de la Déclaration du 18 décembre, par laquelle le Dicastère romain de la Doctrine de la foi, avec l’assentiment du pape François, ouvre aux ministres du culte catholique « <em>la possibilité de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sans valider officiellement leur statut ni modifier en quoi que ce soit l’enseignement pérenne de l’Église sur le mariage </em>». J’ai consacré, dès le 22 décembre, un long billet à l’analyse de ce texte auquel je renvoie les lecteurs. Dès le lendemain, la Conférence des évêques du Cameroun appelait les prêtres de ce pays à ne pas appliquer les recommandations romaines. D’autres épiscopats africains allaient suivre, de même qu’en Europe ceux de Pologne et de Hongrie, à l’inverse de leurs confrères Suisses et Allemands. Cela m’a conduit à actualiser mon article, notamment dans la perspective de sa reprise, le 4 janvier, par<em> Golias Hebdo</em> n° 798. </p>

<h2 class="wp-block-heading">Une bénédiction du couple, mais séparé</h2>

<p><br />Concernant la France j’écrivais ceci : « <em>C’est pour l’heure le silence le plus total du côté de la Conférence des évêques de France. Et il est peu probable qu’elle en sorte. Nouvelle illustration de différences de sensibilités épiscopales qui empêchent tout consensus et renvoient chaque évêque à sa liberté de faire ou de ne pas faire, de parler ou de se taire.</em> »  Le loup n’allait pas tarder à sortir du bois. Le 29 décembre, le diocèse de Bayonne faisait connaître la décision de Mac Aillet de demander à ses prêtres de ne bénir les personnes qu’individuellement et pas les couples. Le 1er janvier c’est l’ensemble des neuf évêques de la Province ecclésiastique de Rennes qui, à son tour, recommandait à ses prêtres et diacres de «<em> bénir de façon spontanée, individuellement, chacune des deux personnes formant un couple</em> ». Donc pas le couple lui-même comme souhaité par le pape François. Le 4 janvier, devant tant de crispations et de refus, le Vatican publiait une « note explicative » justifiant &#8211; parfois en des termes maladroits &#8211; la parfaite orthodoxie (si je puis dire) de la Déclaration. Elle rappelait que ce texte ne remet aucunement en question la doctrine de l’Eglise catholique sur le mariage, et précisait : «<em> En réalité, c’est à chaque évêque local de faire ce discernement dans son diocèse ou en tout cas de donner des orientation complémentaires</em>. » </p>

<h2 class="wp-block-heading">Une liberté de discernement, toute…</h2>

<p>Il ne s‘agit ici aucunement d’une reculade. Une lecture attentive de la Déclaration du 18 décembre permettait déjà d’en faire une telle interprétation. Cela me conduisait, dans ma propre présentation, à commenter en ces termes les premières réactions hostiles de certains épiscopats africains : <em>« On peut soit s’inquiéter de cette rébellion et y voir un risque pour l’unité de l’Eglise et un affaiblissement de l’autorité du pape, soit émettre l’hypothèse qu’on serait déjà ici, finalement, dans l’après Synode sur la synodalité où la liberté serait offerte aux Eglises continentales ou à certaines Conférences épiscopales de trancher pour ce qui les concerne sur ce type de questions pastorales étroitement liées aux</em> « cultures » <em>locales. Il n’est pas dit que le pape n’y trouve pas confirmation du bien-fondé de sa démarche synodale de recherche d’autonomie des épiscopats… parfois contestée par ces évêques mêmes qui ici s’en réclament !</em> »</p>

<h2 class="wp-block-heading">… synodale, pour les Eglises locales</h2>

<p>Pour ce qui me concerne, je ne trouve pas illégitime l’initiative de ces épiscopats, même si elle m’interroge sur leurs motivations réelles. Je peux comprendre la position africaine sur un continent où l’homosexualité, plus qu’ailleurs, est jugée « <em>contre-nature </em>» et passible, dans trente-deux pays, de poursuites pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement ou même la condamnation à mort. Le 29 décembre, le président du Burundi appelait à « lapider les homosexuels dans les stades ». Nombre d’évêques et de prêtres africains partagent en réalité cette culture, où ils ne voient aucune contradiction avec la lecture qu’ils font des Ecritures.</p>

<p><br />Et qu’on ne leur objecte pas que l’homosexualité existe aussi sur leur continent, et que leur rigorisme concernant les questions de morale sexuelle fait peu de cas du vécu réel d’une partie du clergé. Cela me remet en mémoire cette anecdote rapportée il y a une vingtaine d’années par un ami rentrant d’Afrique, à une époque où je dirigeais la rédaction du Pèlerin. D’un évêque auquel il demandait si ça ne le gênait pas que certains de ses prêtres vivent avec une femme, il avait obtenu cette réponse non dénuée d’humour et de franchise : « <em>Ce qui me gène surtout, c’est de savoir que certains vivent avec deux. Voyez-vous, le dilemme du prêtre africain, c’est : comment vivre en prêtre catholique pendant le jour et en africain pendant la nuit. </em>» Mais là, il s’agissait d’hétérosexualité. On restait donc peu ou prou dans le dessein de Dieu. A tout péché miséricorde ! Alors qu’avec l’homosexualité c’est l’abomination de la désolation… </p>

<h2 class="wp-block-heading">En France : désobéir à son évêque…</h2>

<p>Concernant les évêques de France, l’interrogation est tout autre. Le contexte culturel, radicalement différent, devrait rendre l’ouverture pastorale du pape plus facile, sauf que le microclimat catholique, lui, est africain. Et que les évêques n’ont pas envie de trop heurter ce qu’il leur reste de fidèles. L’argument le plus souvent évoqué est l’ambigüité du texte romain qui prétend pouvoir bénir les couples sans bénir l’union qui le consolide. A bien y réfléchir, il est pourtant une explication possible de cette apparente contradiction qui donne raison au pape. Le mot union a d’évidence une connotation juridique. Il suppose la ratification, par un tiers institutionnel extérieur au couple, de l’existence d’un lien entre ces deux personnes. Rien de tel dans la notion de couple qui est tout simplement la prise en compte du réel : deux personnes vivent ensemble une vie de type conjugal. Point ! Si ces deux personnes vont voir un prêtre pour lui demander sa bénédiction, il est probable qu’elles vont se présenter à lui en disant : «<em> On est en couple</em> », pas : « <em>On vit en union. </em>» Et c’est bien pour leur couple qu’elles demandent bénédiction. Le couple préexiste à l’union qui, éventuellement, en officialise l’existence. C’est d’ailleurs la même chose pour le sacrement de mariage<sup>1</sup>. Les fiancés constituent bien déjà un couple avant même que le prêtre vienne consacrer leur union. </p>

<h2 class="wp-block-heading">… pour obéir au pape ?</h2>

<p>La décision prise par les évêques de Bayonne et de la région Ouest, de demander la bénédiction des personnes séparément, est une profonde erreur. Par cette décision, ils se montrent en réalité plus autoritaires que le pape lui-même qui leur laisse le choix du discernement. Pourquoi n’ont-ils pas fait de même avec leurs prêtres ? Puisque la bénédiction permise par Rome suppose la plus grande discrétion, quel risque de scandale y avait-il de confier à chaque prêtre ou diacre le soin de décider en conscience, au cas par cas ? Les voilà, par cette décision, qui mettent leurs collaborateurs au défi de leur désobéir s’ils veulent obéir au pape ! On voit l’avancée pastorale.</p>

<h2 class="wp-block-heading">Un pape pasteur qui pousse les évêques…</h2>

<p><br /> Ces chicaneries ne sont pas pour autant à prendre à la légère. Elles traduisent un double mal profond. Le premier est de servir de révélateur à l’incompréhension et à la suspicion d’une partie de « l’appareil ecclésiastique » vis-à-vis de François. Ce qui n’est qu’une confirmation. Beaucoup, dans l’Eglise, n’ont pas pris la mesure du renversement de perspective opéré par son pontificat. Ou le désapprouvent. Sous les papes précédents, il était entendu que Rome était là pour rappeler la doctrine à temps et à contretemps. « Dura lex sed lex ». Quitte à ce que les évêques et les prêtres, localement, en adoucissent les exigences, dans la plus grande discrétion bien entendu. Ce n’était pas sans conséquence. L’opinion publique non catholique, qui n’avait connaissance, par les médias, que des « interdits romains », pouvait rester, sa vie durant, dans la plus totale ignorance d’une quelconque bienveillance pastorale. </p>

<h2 class="wp-block-heading">… à jouer les docteurs de l’Eglise</h2>

<p><br />Avec François c’est Rome qui tient le discours pastoral. Et voilà que nombre d’évêques se sentent investis de la mission de défendre la loi et la Vérité. C’est ainsi que nombre de déclarations épiscopales &#8211; comme celle des évêques de Bayonne et de l’Ouest &#8211; prennent forme d’encyclique, où abondent citations et références. Avec pour effet de durcir et rétrécir, plus que d’expliquer, l’ouverture pastorale à laquelle ils étaient invités. Tout cela me remet douloureusement en mémoire cette phrase du pape François dans son livre d’entretiens avec Dominique Wolton, à propos de certains (jeunes) prêtres : «<em> Ils ont tellement peur de l’Evangile qu’ils se réfugient dans le code de droit canonique.</em> » Les évêques avec eux !</p>

<h2 class="wp-block-heading">L’homosexualité : péché absolu ?</h2>

<p><br /> Le second mal profond révélé par cette affaire est l’homophobie radicale d’une grande partie des catholiques. Son appréhension des homosexuels, fondée sur les interdits bibliques, les transforme en êtres consentant à leur péché et refusant, pour des raisons incompréhensibles, le chemin de sainteté dans la continence que leur propose maternellement l’Eglise. Alors que François, ici encore, part du réel, d’hommes et de femmes en demande, et nous invite à nous interroger, synodalement, sur la compatibilité de leurs requêtes avec les exigences de l’Evangile. Est-ce vraiment un  hasard si c’est le même homme, le pape François, qui plaide, « vox clamans in deserto », pour qu’on considère l’immigré en nos pays, et l’homosexuel en nos paroisses, comme des personnes dignes de respect, à l’heure où spontanément les sociétés comme les communautés ecclésiales semblent vouloir se protéger de la « menace extérieure » en faisant prévaloir une « préférence » (nationale ou confessionnelle) qui rassure, au risque assumé de l’exclusion ? Je retiens de cet épisode, que dans leur grande générosité les catholiques de France et leurs évêques ne peuvent supporter « 10 à 15 secondes »<sup>2</sup> de bénédiction pour des couples homosexuels. Sans doute parce qu’à leurs yeux ce n’est pas là le dessein de Dieu. Au-dessus de leurs forces spirituelles !</p>

<h2 class="wp-block-heading">Ce n’est pas moi qui vais leur refuser…</h2>

<p><br />En commençant ce – trop &#8211; long article, j’écrivais que le troisième mérite des polémiques enclenchées par cette Déclaration romaine était l’obligation faite à chacun de nous de se positionner clairement, de sortir des faux-fuyants et des fausses certitudes. Les lecteurs de ce blog savent que je n’ai pas pour habitude de me réfugier dans le flou, sinon, parfois, d’avouer le doute qui m’habite. Comme nombre de catholiques, car ils existent aussi3, je me réjouis avec les associations LGBT+ d’un document pastoral dont elles écrivent : « <em>Sans toucher au volet doctrinal, source de bien des résistances et crispations conservatrices, le pontife marque sa volonté de sortir d’une logique de régulation par le haut, des schémas doctrinaux ou disciplinaires</em>. » </p>

<h2 class="wp-block-heading">… ma bénédiction</h2>

<p><br />Je peux comprendre, pour ma part, que l’Eglise considère que le mariage hétérosexuel homme-femme correspond seul à ce qu’elle comprend du dessin de Dieu pour l’humanité. Et j’admets donc, qu’à ce stade de son histoire et de sa réflexion exégétique, elle ne puisse envisager un mariage religieux homosexuel<sup>4</sup>. En revanche, je ne vois toujours pas en quoi le « <em>croissez et multipliez</em> » devrait avoir pour contrepartie la continence absolue pour celles et ceux dont l’inclination sexuelle est autre<sup>5</sup>. Tel est mon combat. Et ce n’est pas moi qui vais leur refuser ma bénédiction. <strong> Golias en partenariat avec Cath’lib, le blog de René Poujol</strong></p>
<p> </p>

<p>1.On pourrait faire le parallèle avec la loi pénale et l’interdit. Ce n’est pas la loi qui fonde l’interdit mais l’inverse. Dans une société laïque, c’est bien parce que les citoyens, en conscience (même si pour des chrétiens cette conscience est éclairée par Dieu), réprouvent le meurtre qu’ils légifèrent sur son interdiction. </p>

<p>2.Précision, oh combien maladroite sinon scandaleuse, portée par la note explicative du Vatican en date du 4 janvier pour illustrer combien la bénédiction ouverte par Rome serait en réalité bien modeste.</p>

<p>3.Qu’il me soit permis de saluer ici fraternellement nombre d’amis et amies catholiques qui ont un, parfois deux, enfants homosexuels qu’ils aiment sans réserve et qui souffrent de l’incompréhension de l’Eglise à leur égard. </p>

<p>4.Je parle ici de mariage religieux. La reconnaissance de la conjugalité homosexuelle dans la loi civile ne me pose aucun problème. Les questionnements partagés avec d’autres au moment du débat sur la loi Taubira portaient non sur cette conjugalité mais sur les modalités (PMA, GPA…) de la filiation à laquelle ouvrait automatiquement le mariage. </p>

<p>5.Faut-il redire ici que les couples hétérosexuels stériles ou ménopausés ne sont pas interdits de relations sexuelles. </p>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/01/10/benediction-des-couples-homosexuels-courage-fuyons/">Bénédiction  &lt;br&gt; des couples homosexuels&#8230; courage, fuyons !</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Homosexuels, divorcés-remariés : bénédiction offerte à tous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jan 2024 20:52:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rendue publique le 18 décembre au Vatican, une Déclaration ouvre désormais aux ministres du culte catholique « la possibilité de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sans valider officiellement leur statut ni modifier en quoi que ce soit l’enseignement pérenne de l’Église sur le mariage ». Voilà un texte qui entend &#8230; </p>
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<p><strong>Rendue publique le 18 décembre au Vatican, une Déclaration ouvre désormais aux ministres du culte catholique « la possibilité de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sans valider officiellement leur statut ni modifier en quoi que ce soit l’enseignement pérenne de l’Église sur le mariage ». Voilà un texte qui entend fonder théologiquement le choix pastoral du pape François de manifester l’amour inconditionnel de Dieu pour les humains, fussent-ils pécheurs.</strong></p>

<p><br />Ce texte représente un vrai tournant dans le regard de l’Eglise sur les personnes et les situations. Au risque d’ébranler une conception plus traditionnelle de la pastorale, où l’exercice de la charité reste subordonné à une exigence de vérité. Au « va et ne pèche plus » des Evangiles, semble ici se substituer un «<em> allez et grandissez dans l’amour de Dieu</em> ». Les remous n’ont pas tardé !Sa publication a surpris, survenant dans cet « entre deux » (sessions) du Synode sur la synodalité. On aurait pu penser, d’évidence à tort, que le pape s’abstiendrait, durant cette période, de toute décision relative à des questions en débat. Il se pourrait qu’il y en ait d’autres d’ici octobre 2024, où se tiendra la seconde session plénière. Mais au fond, est-ce là une attitude si différente de celle de Paul VI instituant « de son seul gré » le synode des évêques en septembre 1965, avant même que le Concile ait éventuellement eu le temps de donner un autre visage à la collégialité en cours de discussion. </p>

<h2 class="wp-block-heading">De la bénédiction liturgique…</h2>

<p><br />Approuvé par le pape François, le texte offre une réflexion tout à fait intéressante sur la polysémie du mot bénédiction. Selon que l’on bénit Dieu pour ses bienfaits ou qu’on appelle sur les humains sa bénédiction… « <em>Nous retrouvons le don divin qui</em> « descend »,<em> l’action de grâce de l’homme qui </em>« monte » <em>et la bénédiction donnée par l’homme qui </em>« s’étend » <em>vers ses semblables</em>. » La Déclaration opère une deuxième distinction entre bénédiction dans un contexte liturgique et bénédiction hors de ce contexte. « <em>D’un point de vue strictement liturgique, la bénédiction exige que ce qui est béni soit conforme à la volonté de Dieu telle qu’elle est exprimée dans les enseignements de l’Église. </em>» On sait qu’elle tient pour seul légitime le couple hétérosexuel engagé dans et par les liens d’un mariage sacramentel indissoluble. Ce qui exclut tout à la fois les divorcés remariés, les couples non mariés et les unions entre personnes de même sexe, tous considérés « en situation irrégulière ».</p>

<h2 class="wp-block-heading">…. à la bénédiction pastorale</h2>

<p>Pour autant, souligne le texte, le pape François, dans ses réponses aux cardinaux qui avaient formulé des « dubia » (doutes) à l’encontre de son enseignement sur ces questions, avait souligné que la demande de bénédiction, quelle que soit la situation des personnes qui la formulent, devait être interprétée « comme une demande d’aide adressée à Dieu » à laquelle on ne peut répondre par un refus. Aussi mettait-il en garde les hommes d’Eglise contre la tentation de se « <em>constituer en juges qui ne font que refuser, rejeter, exclure </em>».</p>

<h2 class="wp-block-heading">Couples en situation irrégulière…</h2>

<p>« <em>Dans l’horizon ainsi tracé, précise le texte, il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage. Dans ces cas, on donne une bénédiction qui n’a pas seulement une valeur ascendante, mais qui est aussi l’invocation d’une bénédiction descendante de Dieu lui-même sur ceux qui, se reconnaissant indigents et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut, mais demandent que tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit Saint</em>. » Cette bénédiction exclut donc tout rituel précis qui semblerait l’instituer sous forme de célébration, en laissant le champ libre au ministre ordonné qui la prononce et qui devra, à l’avenir, être formé à ce type d’attitude pastorale. Elle doit impérativement se situer en dehors de tout contexte d’union civile, mais peut trouver sa place dans un contexte privé : la rencontre avec un prêtre, une visite de sanctuaire ou un pèlerinage. </p>

<h2 class="wp-block-heading">… et couples homosexuels</h2>

<p>Le texte est donc parfaitement clair sur ses intentions : il ne s’agit aucunement de légitimer des situations « non conformes » à l’enseignement de l’Eglise, mais de n’exclure personne de l’amour inconditionnel de Dieu. Le texte rappelle ce passage d’<em>Evangelii Gaudium</em> (n°44) où le pape François déclarait dèjà en 2013 : «<em> Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés</em>. »</p>

<h2 class="wp-block-heading">Le couple homosexuel, reconnu…</h2>

<p>Il ne s’agit pas, avec cette Déclaration, d’une ouverture à un quelconque mariage religieux pour les homosexuels. Ce que certains regretteront. Mais l’évolution n’en reste pas moins significative de la part de l’Eglise. Jusqu’ici, le discours officiel était que si l’on pouvait bénir les personnes homosexuelles individuellement, ou éventuellement l’une et l’autre au sein d’un même couple, on ne pouvait bénir le couple qu’elles constituaient ensemble, jugé moralement illégitime. On se souvient même que le terme de couple était proscrit par certains documents d’Eglise, directement inspirés par le prêtre et psychanalyste Tony Anatrella. Le terme « couple » devait être réservé, selon lui, aux seuls hétérosexuels.</p>

<h2 class="wp-block-heading">… mais non justifié dans son existence </h2>

<p>Dès lors, on était prié, chez les homosexuels, de parler de paire ou de duo. On peut se réjouir que l’Eglise ait fini par réaliser l’impasse scandaleuse et méprisante à laquelle conduisaient pareils raisonnements. Qu’elle prenne acte désormais, à l’instar de la société civile, de l’existence différenciée de couples hétérosexuels et homosexuels, même si elle pense ne pas pouvoir leur conférer la même valeur, constitue une réelle avancée, une prise en compte de la dignité des personnes, qui n’a rien à voir avec une quelconque reddition aux idées du temps. </p>

<h2 class="wp-block-heading">Peut-on en finir avec le concept<br />d’état de « péché mortel permanent »<br />ou de « situation de péché » ? </h2>

<p>Il est une seconde évolution portée par ce texte, plus significative encore. On notera qu’il ne soumet cette bénédiction des couples « <em>en situation irrégulière ou de même sexe </em>» à aucun préalable. Il s’agit là d’une bénédiction inconditionnelle. « <em>Lorsque des personnes invoquent une bénédiction, une analyse morale exhaustive ne devrait pas être posée comme condition préalable à l’octroi de cette bénédiction. Aucune perfection morale préalable ne doit être exigée de leur part</em>. » On ne saurait être plus clair. Cette position sera d’autant plus critiquée en certains milieux d’Eglise, qu’elle semble aller au-delà de la pratique même de Jésus dans les Evangiles qui assortit souvent son pardon &#8211; mais ici il ne s’agit pas de pardon mais de bénédiction &#8211; d’un : « Va et ne pèche plus. » On peut comprendre pourquoi. Cette injonction est aujourd’hui tout simplement humainement irrecevable par les personnes qui se trouvent dans les situations concernées.</p>
<p> </p>

<p>« Ne pèche plus », s’adressant à un divorcé remarié, signifie, en l’état actuel de l’enseignement du magistère, se séparer définitivement de son conjoint, puisque l’union dans laquelle il se trouve engagée, considérée comme adultère, constitue aux yeux de l’Eglise un état de « péché permanent ». Même si l’on peut témoigner à leur égard, dans ce remariage suivant un échec, de la totale conformité de leur vie à l’enseignement de l’Eglise. Ce texte, après Amoris lætitia qui leur ouvrait déjà la possibilité d’accéder aux sacrements, semble de facto interroger le concept même de situation de péché<sup>1</sup>.</p>
<p> </p>

<p>« Ne pèche plus », pour un couple homosexuel, signifie, toujours en l’état actuel de l’enseignement du magistère : engage-toi à vivre pour toujours dans la continence. Ce qui est perçu, par la .plupart des couples concernés, comme une exigence totalement irréaliste. Ici, de même, si l’acte homosexuel reste aux yeux de l’Eglise un péché à confesser, le fait de vivre en couple homosexuel éventuellement actif, ne semble plus assimilé, lui, à un état de péché permanent qui ferait obstacle à la réception d’une bénédiction. C’est en soi une forme de révolution. Mais il est possible que cette interprétation « optimiste » soit rejetée par certains comme non pertinente !<sup>2</sup></p>

<h2 class="wp-block-heading">La crainte, pour certains, que l’ouverture pastorale ne se prolonge en remise en cause doctrinale…</h2>

<p>Tout ceci n’a pas échappé aux détracteurs du pape François et de ses « audaces pastorales ». Avec toujours le même argument : il n’y aurait pas de vraie charité sans respect de la Vérité qui pose l’indissolubilité du mariage et l’interdit des relations homosexuelles. Et avec toujours la même crainte, à mes yeux justifiée, que l’ouverture pastorale ne finisse par ébranler la doctrine. Il y a là une évidence, notamment en ce qui concerne l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité qui se fonde sur une lecture, aujourd’hui questionnée par nombre de théologiens, du récit de la Genèse. Que le « plan de Dieu » sur les hommes et les femmes soit présenté à partir de l’image du « couple primordial » mythique d’Adam et Eve, comme offrant pour seule alternative le mariage hétérosexuel monogame ou la continence, n’est plus « reçu » par les croyants. L’expérience même de leur vie, dans la foi, leur fait percevoir une autre lecture du message évangélique, qui explique pour une part la crise que traverse l’Eglise dans les pays d’ancienne chrétienté. Le second motif de rejet de ce texte, dans certains milieux catholiques, vient de son statut même, précisé en toute honnêteté par le cardinal Fernandez, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, dans sa Présentation. Il écrit : « <em>Étant donné que la Curie romaine est avant tout un instrument au service du successeur de Pierre</em> (<em>Const. ap. Praedicate Evangelium,</em> II, 1), <em>notre travail doit favoriser, outre la compréhension de la doctrine pérenne de l’Église, la réception de l’enseignement du Saint-Père.</em> » Voilà qui est, pour certains, irrecevable. Cette démarche « ascendante » est désormais au cœur du Synode sur la synodalité : être à l’écoute des attentes du Peuple de Dieu &#8211; ici la demande de bénédiction &#8211; et discerner de sa compatibilité avec la foi reçue des Apôtres. C’est un tel discernement qu’opère ici le pape. </p>

<h2 class="wp-block-heading">Levée de boucliers en Afrique</h2>

<p>Il aura suffit de quelques jours pour que la déclaration <em>Fiducia supplicans</em> provoque une véritable levée de boucliers parmi certains évêques. C’est le cas en Pologne, mais surtout en Afrique où plusieurs conférences épiscopales ont décidé d’interdire son application : Cameroun, Ghana, Nigeria, Malawi, République démocratique du Congo, Zambie et Rwanda où le cardinal-archevêque de Kinshasa, membre du Conseil des cardinaux proche du pape François et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, invite à la désobéissance l’ensemble du continent. Désobéissance d’autant plus ambiguë que le texte du Vatican ne fait pas obligation de bénir les couples en situation irrégulière, mais ouvre simplement la possibilité pastorale de le faire.</p>

<p><br />On peut soit s’inquiéter de cette rébellion et y voir un risque pour l’unité de l’Eglise et un affaiblissement de l’autorité du pape, soit émettre l’hypothèse qu’on serait déjà ici, finalement, dans l’après synode sur la synodalité où la liberté serait offerte aux Eglises continentales ou à certaines Conférences épiscopales de trancher pour ce qui les concerne sur ce type de questions pastorales étroitement liées aux « cultures » locales, fussent-elles contraires à une certaine conception des droits humains. Il n’est pas dit que le pape n’y trouve pas confirmation du bien-fondé de sa démarche synodale de recherche d’autonomie des épiscopats … parfois contestée par ces évêques mêmes qui ici s’en réclament !</p>
<p> </p>

<p>A l’opposé de ces « objecteurs de conscience », quelques épiscopats se sont prononcés ouvertement en faveur de la mise en œuvre de <em>Fiducia supplicans</em>. C’est le cas de la Conférence épiscopale allemande, dans le prolongement de son propre chemin synodal ; c’est également le cas de la Conférence des évêques suisses, considérant que le texte « <em>rejoint le souhait des évêques</em> ». C’est pour l’heure le silence le plus total du côté de la Conférence des évêques de France. Et il est peu probable qu’elle en sorte. Nouvelle illustration de différences de sensibilités épiscopales qui empêchent tout consensus et renvoient chaque évêque à sa liberté de faire ou de ne pas faire, de parler ou de se taire.</p>

<h2 class="wp-block-heading">La limite, assumée</h2>

<p><br />L’initiative, heureuse, de ce texte, peut être également lue à l’éclairage de cette réflexion du père Antoine Gugggenheim que beaucoup partageront : «<em> L’Eglise ne peut pas se satisfaire d’une pastorale de la miséricorde individuelle sans accomplir un travail d’enracinement et de renouvellement de l’anthropologie chrétienne</em>. »<sup>3</sup> Ce sera là, la limite, assumée par lui, du pontificat du pape François : aller au bout de l’ouverture pastorale sans rien toucher à la doctrine. Ce qui, d’évidence, est une impasse. Et augure, au regard des critiques et refus du moment, d’un « après François » encore plus vertigineux pour l’unité de l’Eglise. <strong>Golias en partenariat avec Cath’lib, blog de René Poujol</strong></p>
<p> </p>

<p>1.J’ai rapporté, dans un de mes livres, le témoignage d’un ami qui, ayant épousé une femme divorcée dont il avait eu un premier enfant, s’était vu refuser l’absolution par un prêtre qui l’avait invité à se séparer de la mère avec laquelle «<em> il vivait en état de péché mortel permanent</em> ».</p>

<p>2.Il n’y a pas si longtemps, un homosexuel vivant en couple n’était pas reçu comme catéchumène dans le diocèse de Paris s’il ne s’engageait pas solennellement à la continence, puisqu’il était alors considéré, de la même manière que les divorcés-remariés, en état de péché mortel permanent.</p>

<p>3.Antoine Guggenheim, dans l’ouvrage collectif <em>Synode sur la vocation et la mission de la famille</em>, Bayard 2015, p. 142.</p>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2024/01/03/homosexuels-divorces-remaries-benediction-offerte-a-tous/">Homosexuels, divorcés-remariés : bénédiction offerte à tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Jean : l&#8217;évangile  de la parole</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2023/12/21/jean-levangile-de-la-parole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 18:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avant-scène]]></category>
		<category><![CDATA[Paroles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Golias vient de publier une traduction inédite du quatrième évangile&#8211; Jean -L’évangile de la Parole &#8211; signée par Frédéric Gain, helléniste et professeur de philosophie. Collaborateur régulier de Golias Hebdo et de Golias Magazine, il s’exprimer sur les motivations qui l’ont engagé à se lancer dans ce projet, sur les difficultés posées par la traduction &#8230; </p>
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<p><strong>Golias vient de publier une traduction inédite du quatrième évangile</strong><a href="https://www.golias-editions.fr/produit/jean-levangile-de-la-parole/">&#8211; Jean -L’évangile de la Parole</a><strong> &#8211; signée par Frédéric Gain, helléniste et professeur de philosophie. Collaborateur régulier de Golias Hebdo et de Golias Magazine, il s’exprimer sur les motivations qui l’ont engagé à se lancer dans ce projet, sur les difficultés posées par la traduction des textes du Nouveau Testament et de cet évangile en particulier, et sur l’originalité d’un travail qui se veut à la fois fidèle et novateur. Une plongée en plein cœur du texte biblique.</strong></p>

<p><br /><strong>Golias Hebdo : Pourquoi avez-vous souhaité aborder le livre de saint Jean avec votre traduction personnelle ?</strong></p>
<p> </p>

<p><strong>Frédéric Gain :</strong> Si je me souviens bien, ce souhait de proposer une nouvelle traduction de Jean &#8211; comme je l’ai fait précédemment pour l’évangile de Luc ou les lettres de Paul chez L’Harmattan en 2020 et 2022 &#8211; trouve son origine dans une question que je me suis posée plus d’une fois pendant la lecture de l’Evangile lorsque j’accompagnais mes enfants à la messe. Cette lecture est-elle parlante pour des enfants ? Que peuvent-ils comprendre lorsqu’ils entendent Jésus dire par exemple à la femme samaritaine : « <em>Si tu savais le don de Dieu </em>» (Jn 4.10) ? Helléniste depuis le collège et ayant soutenu une thèse de philosophie grecque, j’ai fréquenté ce quatrième évangile pendant au moins vingt-cinq ans, notamment dans l’édition bilingue de Sœur Jeanne d’Arc (Desclée-Les Belles Lettres, 1990). Un jour, j’ai eu envie de faire partager à d’autres ma compréhension du texte.</p>

<p><br />Cela dit, proposer une nouvelle traduction requiert une forme d’audace : non seulement il s’agit d’un texte sacré, qu’il faut être capable de traduire le plus fidèlement possible, mais de plus, retraduire implique de rompre avec les formules traditionnelles grâce auxquelles nous nous remémorons les passages clés, la plus célèbre étant : «<em> Au commencement était le Verbe</em> » (Jn 1.1). Le résultat peut surprendre, sinon choquer. Par exemple lorsque Pierre dit : « Ça jamais ! » au moment où Jésus veut lui laver les pieds, Jn 13.8. Mais il permet aussi d’éviter des contresens, la pire faute d’un traducteur ! Par exemple, lorsque Jésus répond à Pilate, qui lui demande s’il est roi : « <em>Toi, tu dis que je suis roi </em>» (Jn 18.37), Jésus admet que Pilate le dit à juste titre, alors que la traduction courante «<em> c’est toi qui le dis</em> » laisse entendre que pour Jésus il n’aurait pas forcément raison.</p>

<p><br />En comparant les différentes traductions, j’ai pu constater que même lorsque le traducteur est conscient que le texte grec ne dit pas ce qu’il lui fait dire (car il propose en notes d’autres traductions plus littérales, comme on le voit notamment dans la Nouvelle Bible Segond, utilisée par les pasteurs réformés), il préfère s’aligner, sans doute par habitude, sur une vulgate (au sens vulgaire de version standard). On a l’impression que les traductions se copient les unes les autres. J’ai décidé de rompre avec cela.</p>

<p>Pour plaisanter, je dirais que s’il y a un « Da Vinci Code », comme dans le best-seller de Dan Brown, il ne faut pas le chercher dans des données archéologiques ou dans l’établissement du texte à partir des manuscrits : il est dans l’exactitude de la traduction. En ce qui concerne le texte grec, j’ai suivi l’avant-dernière édition de Nestle et Aland (<em>Novum Testamentum Graece </em>XVIIe édition), qui adopte encore, pour tout le Nouveau Testament, la méthode traditionnelle qui s’appuie sur les rapports de filiation entre les manuscrits qui nous sont parvenus. Je me méfie de la nouvelle méthode (Coherence Based Genetical Method) qui vient d’être adoptée pour éditer les épîtres catholiques et qui sera probablement généralisée à tout le Nouveau Testament dans la XIXe édition.</p>

<p><br /><strong>G. H. : Quels étaient vos objectifs en effectuant ce travail de traduction ?</strong></p>

<p><strong>F. G. :</strong> Je recherchais, sans ordre de préséance 1) un objectif scientifique : restituer le sens que pouvait avoir le texte pour les lecteurs de l’époque, d’après ce que nous savons de la grammaire et du lexique grecs ; 2) un objectif spirituel : proposer un texte qui permette la méditation et la prière (tout en sachant que son usage liturgique ne sera probablement jamais autorisé chez les catholiques) ; 3) un objectif littéraire : présenter un texte de bonne facture, poétique ou du moins pas trop abrupt. Il est rare aujourd’hui qu’une traduction biblique se propose ces trois objectifs. La Traduction Œcuménique de la Bible (TOB, au Cerf) se propose surtout le premier, la traduction liturgique surtout le second (on le voit bien dans le prologue de Jean, très conservateur), la Bible des écrivains (Bayard) surtout le troisième.</p>

<p><br />J’ai renoncé à l’objectif de proposer une traduction « définitive ». Ce renoncement m’a rendu plus libre : je n’ai pas hésité à proposer des choix originaux tant qu’ils me paraissaient grammaticalement justifiés. Notamment : « <em>Ce qui est né était vie en elle</em> [la Parole]. » (Jn 1.3-4) C’est la manière la plus naturelle de traduire ce verset, même si elle pose plus de problèmes à l’interprète que : «<em> En lui était la vie</em>. » Je sais que les lecteurs ont accès à d’autres traductions, et j’assume résolument de n’être qu’un traducteur parmi d’autres. Je recommande d’ailleurs le site « <em>la référence biblique</em> », sur lequel mes deux traductions précédentes vont apparaître prochainement parmi une vingtaine d’autres. Ce site est très instructif. Il regroupe des traductions de toutes les confessions chrétiennes.</p>

<p><br /><strong>G. H. : Quelles difficultés avez-vous rencontrées, en abordant la traduction de cet Evangile qui fait prédominer le discours sur le récit ?</strong></p>
<p> </p>

<p><strong>F. G. :</strong> Les passages théoriques sont en effet nombreux. Alors que Luc passe beaucoup de temps à raconter les faits et gestes de Jésus (introduits par la formule : «<em> il se produisit ceci </em>»), Jean raconte un nombre assez restreint de signes accomplis par Jésus avant la Passion. Entre la Cène (chap. 13) et la Passion (chap. 18-19), notamment, il intercale toute une série de discours. Mais il renoue ainsi avec la tradition des « logia » (sentences) : la source commune à Matthieu et à Luc, mais absente chez Marc (qu’on appelle la source Q), contenait surtout des sentences de Jésus, comme on le voit aussi dans l’évangile apocryphe attribué à Thomas. J’ai essayé de préférer les expressions concrètes aux expressions abstraites (« <em>l’Esprit qui sort du Père </em>», Jn 15.26, au lieu de « <em>l’Esprit qui procède du Père </em>»), et à chaque fois que ces discours présentaient une dimension d’oralité, j’ai souligné celle-ci.</p>

<p><br />Je signale ici quelques points particuliers. 1) «<em> À l’origine, la Parole</em> » (Jn 1.1). Ce n’est pas au commencement, mais dans le commencement, au principe de tout. Je supprime l’imparfait (« était »), qui laisse penser que la Parole était mais qu’elle n’est plus. Pour éviter cela, certaines traductions (comme la Segond 21) ajoutent « déjà ». Mais autant ne rien mettre. « À l’origine » fonctionne bien : c’est d’ailleurs le titre d’une émission religieuse du dimanche matin ! 2) En ce qui concerne le passage sur le «<em> père du diable</em> » (« vous êtes issus du père du diable » et non « <em>vous êtes issus d’un père, le diable</em> », Jn 8.44), je m’écarte de toutes les traductions existantes mais je l’assume. Il faut choisir entre traduire et interpréter : j’ai traduit ce verset selon la grammaire grecque, sans présupposé théologique. Tel quel, le verset ne cadre avec aucun autre passage du Nouveau Testament. Mais ce n’est pas une raison pour torturer la syntaxe grecque. Tant pis : je le traduis tel quel, tout en sachant qu’on peut toujours supprimer ce verset. Je n’aime pas faire ce genre de chose (j’ai d’ailleurs rétabli le verset de l’infirme de la piscine, Jn 5.4), mais il me semble que c’est un des rares cas où ce serait justifié. 3) Je me suis méfié d’un verset apparemment facile tel que Jn 3.25 : alors que plusieurs parlent de débat (Nouvelle Bible Segond) ou de dispute (Segond 1910), je retiens la dimension de recherche, présente dans le verbe zètein, ce qui donne : «<em> Les disciples de Jean se questionnèrent avec un Juif au sujet de la purification.</em> » 4) « Heureux ceux qui ont cru sans voir » (Jn 20.29.) On peut aussi traduire par : «<em> Heureux ceux qui ont cru et qui n’ont pas vu</em> », mais beaucoup plus difficilement par : «<em> Heureux ceux qui croient sans avoir vu</em> » (traduction liturgique, mais aussi Nouvelle Bible Segond), comme si ce passage se référait avant tout aux lecteurs à venir et non aux disciples présents dans la scène.</p>

<p><br />Je pars du principe que cet évangile est écrit en bon grec, même s’il y a des mots sémites (« Rabbi ») et des tournures inspirées de l’hébreu (comme le célèbre : «<em> Qu’y a-t-il entre toi et moi ? </em>» des noces de Cana, Jn 2.4). La narration est fortement marquée par l’opposition structurelle, influencée par l’hébreu, entre les temps imperfectifs (imparfait), qui signifient l’action en cours, et les temps perfectifs (aoriste, parfait), qui signifient l’action ponctuelle ou achevée. Cet évangile doit être traduit selon la grammaire de la koinè (grec classique tel qu’on le trouvait déjà au IVe siècle chez Xénophon et qui était devenu à l’époque de Jésus la langue commune de l’Empire romain oriental, un peu comme l’anglais aujourd’hui). On n’a pas le droit de dire que c’est du grec relâché pour s’autoriser un manque de rigueur dans la traduction, qui permettrait de la plier à un prétendu dogme. Jean, pour être compris, ne pouvait pas ne pas respecter la grammaire courante de la langue qu’il utilisait.</p>
<p><br />Je suis par là même hostile à l’idée de rétro-traduction (ou rétroversion) : elle consiste à s’appuyer sur la traduction grecque du Pentateuque (la Septante) pour établir des équivalences entre termes grecs et termes hébreux, puis à utiliser ces équivalences pour retraduire le texte grec des évangiles en hébreu, avant de traduire de l’hébreu en français. Cette méthode, initiée par Jean Carmignac, a été reprise par Claude Tresmontant et par André Chouraqui. C’est intéressant pour certains termes, comme kharis (Chouraqui le rend par « chérissement » et non par « grâce »). Mais les lecteurs de l’époque ne parlaient pas forcément l’hébreu. Ils comprenaient le texte en grec. Il faut donc restituer en français les idées qui étaient transmises par le texte grec.</p>

<p><strong><br />G. H. : Quelle originalité apporte votre travail sur l&rsquo;Evangile de Jean ?</strong></p>
<p> </p>

<p><strong>F. G. : </strong>Tout d’abord, je crois, un dépaysement. On peut lire ce texte comme si c’était la première fois. Le texte reprend vie sans les formules qu’on connaît par cœur mais qu’on ne cherche plus à comprendre. On en retire aussi une impression de simplicité. De fait, ce texte ne s’adressait pas à une élite : si le but de Jean est clairement de nous initier progressivement à la connaissance du Père, comme on le voit dans le sommet que représente le chapitre 17 (la prière sacerdotale) juste avant la Passion, cet évangile ne s’adresse pas à des initiés qui auraient le monopole de son interprétation. Cela permet aussi de se réapproprier le texte dans la littéralité : je suis convaincu qu’en lisant l’évangile sans présupposés, dans une traduction exacte, on peut se rapprocher de l’Esprit du Christ.<br />Je ne sais pas si mon approche pourra être partagée par les différents publics catholiques d’aujourd’hui : le public plutôt traditionaliste continuera à considérer comme presque sacrilège de s’écarter de la traduction liturgique, sinon de la traduction latine (qui en réalité n’est pas la Vulgate de saint Jérôme mais la révision qui en a été faite au moment du Concile de Trente) ; à l’opposé, les théologiens progressistes penseront qu’une approche littérale des textes est anachronique et que le message de Jésus ne prendrait pas aujourd’hui cette forme littéraire. En tout cas, personne n’est capable d’opposer au texte de l’édition critique, une version qui serait à coup sûr le texte originel. Nous n’avons pas de source plus authentique. En conclusion, je dirai que l’originalité de ma traduction réside bien sûr dans son contenu (les choix que j’ai faits), mais je pense qu’elle est aussi dans le geste : celui qui consiste à vouloir se réapproprier en français actuel le texte des évangiles, pour laisser cette Parole habiter en nous, petit à petit. <strong>Propos recueillis par Christian Terras</strong></p>
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		<title>Le pape François se lâche sur le «Chemin synodal» allemand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 19:04:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avant-scène]]></category>
		<category><![CDATA[Paroles]]></category>
		<category><![CDATA[golias_hebdo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En mars dernier, le « Chemin synodal » allemand, lancé le 1er décembre 2019 sur fond de crise des abus, s’était conclu avec l’adoption d’une quinzaine de textes programmatiques. Ces derniers prévoyaient par exemple la bénédiction de couples homosexuels &#8211; mise en place dans le diocèse de Spire et d’Osnabrück ces derniers mois &#8211; ou l’autorisation pour les laïcs &#8230; </p>
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<p><strong>En mars dernier, le « Chemin synodal » allemand, lancé le 1er décembre 2019 sur fond de crise des abus, s’était conclu avec l’adoption d’une quinzaine de textes programmatiques. Ces derniers prévoyaient par exemple la bénédiction de couples homosexuels &#8211; mise en place dans le diocèse de Spire et d’Osnabrück ces derniers mois &#8211; ou l’autorisation pour les laïcs de conférer certains sacrements réservés aux prêtres, et plaidaient pour l’ordination d’hommes mariés et le diaconat féminin. Rome avait critiqué la démarche à plusieurs reprises mais n’était pas allée plus loin pour ne pas créer la discorde. François n’en condamnant pas moins les conclusions.</strong></p>

<p><br />Tout récemment, le 6 novembre 2023, les théologiennes Katharina Westerhorstmann, Marianne Schlosser et Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz et la journaliste Dorothea Schmidt s’étaient adressées au pape pour critiquer la « Voie synodale » allemande dont elles faisaient partie, mais qu’elles ont quittée, n’étant plus en phase avec les aspirations progressistes qui s’en détachaient. François a sauté sur l’occasion pour leur adresser une réponse le 10 novembre qui résume plus clairement le fond de sa pensée. Dans sa missive, que <em>Golias </em>publie dans son intégralité (voir plus loin), le pape affirme qu’il « partage » leur « <em>préoccupation concernant les nombreuses mesures concrètes</em> » adoptées en Allemagne récemment. Avec ces dernières, insiste-t-il, « <em>de grandes parties de cette Église locale risquent de s’éloigner toujours plus du chemin commun de l’Église universelle</em> ». Le pape François cible en particulier une mesure phare du « Chemin synodal allemand » : l’établissement d’un « Comité synodal ». Mis en place le 11 novembre 2023, cet organe a pour but d’instituer un « Conseil synodal » dès 2026 qui jouerait un rôle de consultation et de décision pour l’Église en Allemagne. Un projet qui, pour le pape, « n’est pas compatible avec la structure sacramentelle de l’Église catholique ». </p>				</div>
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