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	<title>Catégorie Billet évangélique - Éditions Golias</title>
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		<title>À la suite de Jean ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 22:12:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Année A. 2ème Dimanche de l’Avent, Mt 3, 1-12 Une soudure tardive entre deux personnages Des éléments dont nous disposons sur le personnage de Jean le Baptiste (peu précis et parfois contradictoires), il ressort que Jean et Jésus sont vraisemblablement de deux générations successives. Ils étaient peut-être d’origine familiale voisine [1] et se sont peut-être &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Année A. 2<sup>ème</sup> Dimanche de l’Avent, Mt 3, 1-12</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une soudure tardive entre deux personnages</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Des éléments dont nous disposons sur le personnage de Jean le Baptiste (peu précis et parfois contradictoires), il ressort que Jean et Jésus sont vraisemblablement de deux générations successives. Ils étaient peut-être d’origine familiale voisine <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> et se sont peut-être connus. Mais rencontrés&nbsp;à l’âge adulte, rien n’est moins sûr. Luc <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> semble indiquer que Jean est déjà emprisonné lorsque Jésus commence sa vie publique… Le récit de Matthieu qui suit a donc tout d’un midrash. Il ne relate pas les événements&nbsp;mais cherche à préparer son lecteur au sens de la mission que l’Église affectera à Jésus de Nazareth en le transformant en Jésus-Christ.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le lien qui va être fait entre Jean et Jésus a été tissé lors de la rédaction des Évangiles, plus de 60 ans après l’époque relatée. On a alors fait de Jean un précurseur de Jésus pour des raisons de survie des jeunes Églises&nbsp;; les disciples de Jean étaient nombreux et il importait de les récupérer pour consolider ces Églises que le judaïsme orthodoxe des Sages, associé à l’Empire, tentait d’éradiquer.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un prophète exigeant… et un écrivain qui manipule les citations</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>1</strong> En ces jours lointains se présente Jean le baptiseur, en crieur public dans le désert de Judée, <strong>2</strong> disant : — Changez de façon de voir, car il s’approche pour de bon le Règne de Dieu.</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>3</em></strong><em> Celui-ci est en effet celui qui a été désigné par l’intermédiaire d’Isaïe le prophète, lorsqu’il dit : — Voix de celui qui hurle dans le désert : « Préparez la marche du Seigneur, créez pour lui des chemins battus qui soient directs. » (Mt 3)</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Pour Jean, le Règne de Dieu correspond au jour de Yahvé selon Joël <a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>. Le Jour où la vengeance s’exercera contre les ennemis d’Israël&nbsp;. Le Jour où tout sera remis à plat et où Yahvé fera les comptes. Gare aux pécheurs&nbsp;! Gare aux ennemis d’Israël&nbsp;!</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p><p>L’auteur de l’Évangile <a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a> va commenter cette venue de Jean en citant Isaïe pour préparer ainsi la confusion entre Jésus de Nazareth, un homme, et un personnage divin, Jésus-Christ. Isaïe disait en effet&nbsp;: <em>«&nbsp;Une voix crie dans le désert&nbsp;: Prêtez attention au chemin de Yahvé&nbsp;! Rectifiez dans la steppe une route pour notre Dieu…&nbsp;»</em> (Is 40,3). Ainsi le chemin qu’il s’agissait de préparer pour Isaïe était celui de Yahvé. Et celui qui est suggéré par l’Évangile est celui… de Jésus, dont on suggère – déjà &#8211; la transformation en Christ, aspirant à la divinité. Si cela n’est pas de la malice, je ne sais pas ce qu’est la malice…</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un précurseur (?) dont Jésus se démarquera dès le départ</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>4</strong> Alors celui-ci, Jean, tenait sur lui son vêtement de poils de chameau, et une ceinture de peau autour de ses reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. <strong>5</strong> Alors sortaient vers lui Jérusalem, toute la Judée et tout le voisinage du Jourdain. <strong>6</strong> Et, ils se faisaient immerger par lui dans le Jourdain reconnaissant leurs erreurs. (Mt 3)</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Jean est accoutré comme le prophète Élie, le briseur des idoles. Et, pour lui, l’idole du jour n’est autre que l’hypocrisie, le jeu des convenances qui utilise le religieux comme marqueur social pour réussir <a href="#_ftn5" id="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a>. L’élan du Baptiste est donc d’abord un retour à la sincérité de la démarche religieuse. Démarche religieuse, qui va rester pour lui enserrée dans le respect des fameux commandements.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Se reconnaître pécheur, c’est à dire en infraction avec la Loi de Moïse et ses commandements, c’est cela que Jean exigeait des foules qui venaient à lui. Mais pour le Nazaréen, dès le tout début de sa vie publique, la vie était un Don totalement gracieux de Dieu et l’homme n’avait aucune dette à apurer auprès de la divinité <a href="#_ftn6" id="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a>. Difficile de relier ces deux-là&nbsp;!</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un succès étonnant</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>7</strong> Mais, voyant beaucoup d’entre les pharisiens et les sadducéens s’engager pour son immersion, il leur a dit : — Engeances de vipères, qui vous a enseigné à fuir </em><a href="#_ftn7" id="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a><em> la colère qui doit venir ? <strong>8</strong> Créez donc des fruits dignes de la façon de voir autrement. <strong>9</strong> Et ne pensez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons Abraham pour père » Car je vous dis que de ces pierres-ci Dieu a la force d’éveiller des enfants à Abraham ! (Mt 3)</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il est plus que douteux que des sadducéens soient venus en nombre pratiquer l’immersion de Jean&nbsp;; ils géraient le judaïsme à son époque, et reconnaître ses péchés ailleurs qu’auprès des sacrificateurs, voire se passer des services du temple, était pour eux inadmissible. Cela aurait été moins difficile pour les Pharisiens, mais <a>le mépris dont l’auteur les affuble à travers Jean Baptiste</a> ne peut qu’être contemporain du Judaïsme des Sages <a href="#_ftn8" id="_ftnref8"><strong>[8]</strong></a>, après 70, lorsque les Rabbis pharisiens vont devenir les adversaires acharnés des chrétiens. Ce succès de Jean est celui qu’ont constaté les chrétiens des premières Églises, après 70&nbsp;; son mouvement était important et… intéressant à reprendre.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ce qui reste d’origine, tant l’expression garde la trace de l’hébreu, c’est la menace de Jean&nbsp;: <em>«&nbsp;De ces pierres, Dieu peut faire des fils&nbsp;»</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>En effet, les pierres (ha ‘venîm) et les fils (ha vanîm) se répondent et peinent même à se distinguer en hébreu <a href="#_ftn9" id="_ftnref9"><strong>[9]</strong></a>.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et quand vous aurez vu le suivant&nbsp;!</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>10</strong> Alors que déjà la cognée est placée à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne créé pas de bon fruit est abattu et jeté au feu. <strong>11</strong> Moi, c’est dans l’eau que je vous immerge d’eau, pour une autre manière de voir</em><a href="#_ftn10" id="_ftnref10"><strong>[10]</strong></a><em>. Mais celui qui s’avance après moi est plus terrible que moi, lui dont je ne suis pas assez puissant pour en soupeser les sandales. Celui-ci il vous immergera dans le Souffle Pur et le feu. <strong>12</strong> De lui, la pelle à vanner est dans sa main pour purifier entièrement son aire à battre le grain et il fera venir ensemble son blé dans sa réserve, mais la paille, il la brûlera entièrement au feu qui ne s’éteint pas. (Mt 3)</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Jean n’y va pas de main morte, et le moins que l’on puisse dire c’est… qu’il se trompe complètement&nbsp;! Jamais, dans tous les dialogues que nous avons de lui, Jésus ne menace ses interlocuteurs. Quand il y a menace dans les Évangiles, on a un fort indice que le passage ait été ajouté au temps des Églises, après 90.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ce qui est probablement réel, c’est que Jean, en prophète intransigeant sur la conduite de ses adeptes, apostrophe son monde en parlant de la cognée à la racine des arbres. Cela évoque un passage intéressant du Deutéronome :<em>&nbsp;«&nbsp;Tu ne détruis pas les arbres (de la ville que tu assièges) en levant la hache contre eux. Car tu peux en manger. Tu ne les coupes donc pas. Mais l’arbre que tu connais n’être pas un arbre dont on peut manger, celui-là… tu le coupes.&nbsp;»</em> (Dt 20, 19-20)&nbsp;</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>C’est clair, net et précis. L’arbre évoque souvent le figuier, symbole du Temple et de son système religieux <a href="#_ftn11" id="_ftnref11"><strong>[11]</strong></a>&nbsp;: si ce temple est un arbre dont les enfants d’Israël ne peuvent se nourrir, à quoi bon le garder&nbsp;! Jésus de Nazareth se révélera là successeur de Jean.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle image de Jésus&nbsp;se dessine ?</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>La fin du passage interroge sur l’image que l’Évangile de Matthieu voudrait donner de Jésus de Nazareth. Elle risque probablement, dès le départ, de correspondre à un personnage dont les Églises se serviront pour obtenir la discipline de leurs troupes, de préférence à l’image de Jésus que donnent les Archives pour lesquelles il a été, avant tout, un éveilleur à la vie.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Faut-il décidément toujours en revenir à des questions de discipline&nbsp;? <strong>André Scheer, prospecteur laïc des textes de la Bible.</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity">
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Marie, cousine d’Élizabeth et de Zacharie, était née dans une famille proche du temple de Jérusalem, certainement lévitique.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Lc 3,19-20. Versets qui ne font pas partie des Archives nazaréennes pour André Sauge.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Jo 4,15-17&nbsp;: <em>«&nbsp;Le soleil s’obscurcira…Yahvé rugit de Sion… Jérusalem sera un lieu pur et les étrangers n’y passeront plus…&nbsp;»</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Nommé Matthieu par convention pour laisser croire qu’il pourrait s’agir du Matthieu qui a pris en notre les paroles du Maître, de son vivant. L’auteur en est peut-être Ignace d’Antioche lui-même.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Le serpent, nakhash en hébreu, est le symbole de la divination. Démarche de contournement de la réalité utilisant la magie pour tenter de connaître le futur, et donc pour éviter le malheur, l’échec, afin que tout se répète identique à lui-même. Afin que, in fine, <em>Rien ne change&nbsp;! </em>Thème repris dans le film “Le Guépard” de Visconti.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Comme Jésus le dit très clairement dès son arrivée à Nazareth (Lc 4,22)&nbsp;:<em> «&nbsp;Tous étaient stupéfaits des paroles de Gratuité qui sortaient de sa bouche&#8230;&nbsp;»</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Le texte qui suit n’est plus dans le Codex de Bèze à partir d’ici jusqu’en Mt 3,16 (son folio est perdu).</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Historiquement, Pharisiens et Sadducéens ne se sont réunis qu’entre survivants de la guerre contre Rome, dans… le mouvement des Sages, après 70&nbsp;!</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref9" id="_ftn9">[9]</a> À tel point que Josèphe raconte que lors du siège de Jérusalem, les assaillis disaient devant les projectiles des catapultes <em>«&nbsp;Les fils arrivent&nbsp;!&nbsp;»</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref10" id="_ftn10">[10]</a> La traduction habituelle par le mot «&nbsp;conversion&nbsp;» n’est pas exacte&nbsp;; il s’agit de changer de manière de voir</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a id="_ftn11" href="#_ftnref11">[11]</a> L’image en est déjà présente dans l’Histoire du Jardin d’Éden. Voir <em>«&nbsp;L’histoire du Jardin d’Éden revisitée&nbsp;» </em>Golias Éditions, 2025.891</p>
<p></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/12/03/a-la-suite-de-jean/">À la suite de Jean ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Le grand bouleversement ?</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/11/26/le-grand-bouleversement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 21:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année A. 1er Dimanche de l’Avent, Mt 24, 37-44 Surtout, ne changeons pas d’introduction&#160;! Chaque année liturgique démarre avec un texte de menaces, ce qui évidemment ne va pas manquer à celle qui est patronnée par Matthieu et dans laquelle nous entrons aujourd’hui. Je voudrais simplement commencer le premier billet de cette année en citant &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/11/26/le-grand-bouleversement/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Le grand bouleversement ?&#160;&#187;</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Année A. 1<sup>er</sup> Dimanche de l’Avent, Mt 24, </strong><strong>37-44</strong><strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Surtout, ne changeons pas d’introduction&nbsp;!</strong></h2>



<p>Chaque année liturgique démarre avec un texte de menaces, ce qui évidemment ne va pas manquer à celle qui est patronnée par Matthieu et dans laquelle nous entrons aujourd’hui.</p>



<p>Je voudrais simplement commencer le premier billet de cette année en citant le court passage de Luc&nbsp;: <em>«&nbsp;<strong>20</strong>… Le Règne de Dieu ne vient pas à la suite d’une recherche. <strong>21 </strong>Et l’on ne va pas dire&nbsp;: “Vois, il est ici&nbsp;!” ou “Vois il est là&nbsp;!”, n’y croyez pas non plus. Car voici&nbsp;: le Règne de Dieu est au milieu de vous&nbsp;!&nbsp;» (Lc 17).</em> Au milieu de vous signifie ici (en grec comme en hébreu) soit à l’intérieur de vous, soit au milieu du groupe que vous formez, parmi vous. Il s’agit donc d’une affirmation catégorique du Nazaréen sur l’actualité de la présence de Dieu dans et au milieu des hommes décidés à vivre ensemble de relations de Gratuité et de Générosité. Rien à attendre que nous n’ayons à faire, ici où nous vivons <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>. Point.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un ajout d’Ignace incompatible avec l’enseignement de Jésus de Nazareth</strong></h2>



<p>L’utilisation de la menace n’a jamais fait partie d’aucun dialogue du Maître de Nazareth avec les gens qu’ils rencontrait. De plain-pied, il parlait avec ses interlocuteurs qu’il travaillait à éveiller. Voire à s’éveiller lui-même à leur contact (Zachée).</p>



<p>Cet ajout aux textes des Archives est donc certainement un outil pour les dirigeants des premières Églises (comme pour celles d’aujourd’hui ?) afin de conduire avec plus d’efficacité le troupeau de moutons que l’on voudrait parfois nous voir devenir ; une menace, ça calme. Enfin ceux dont la vitalité n’aurait pas encore été libérée par l’enseignement du Galiléen… [ABO]</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un mythe mal compris</strong></h2>



<p>Nous allons voir que les prêtres sadocites qui mettent en forme les Évangiles <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> le font à partir d’un mythe mal compris.</p>



<p><em>«&nbsp;— <strong>37</strong> En effet, exactement de la même manière qu’aux jours de Noé, ainsi sera la présence </em><a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a><em> même du fils de l’homme. <strong>38</strong> De la même manière qu’ils étaient en ces jours lointains, ceux d’avant le déluge, occupés à manger, boire, se marier et donner en mariage, jusqu’au jour où Noé est entré dans la caisse </em><a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a><em>, <strong>39</strong> et ils n’ont pas compris, jusqu’à ce que le déluge soit venu et qu’il les enlève tous. Il en sera ainsi de la présence du fils de l’homme.&nbsp;» (Mt 24)</em></p>



<p>En effet, le mythe mésopotamien utilisait les risques d’inondations des marais d’entre les deux fleuves pour en faire la conséquence des désobéissances des hommes aux dieux de l’époque. Et utilisait ce pouvoir des menaces divines pour appeler les hommes à rester dans les espaces qui leur avaient été affectés par les puissants – intermédiaires évidents des dieux&nbsp;!</p>



<p>La Bible va reprendre ce mythe pour le dynamiter. <a href="#_ftn5" id="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a> En soulignant que le monde peut se détruire tout seul, sans intervention divine aucune, avec le simple règne de la violence&nbsp;: <em>«<strong>11</strong> Le pays se pourrit devant Dieu, le pays se remplit de violence. <strong>12</strong> Dieu regarde le pays, et voici, il pourrit&nbsp;; car toute chair pourrit son chemin sur le pays.&nbsp;» (Gn 6)</em>. Le récit biblique va reprendre le mythe pour insister sur l’appel à tout être humain à devenir l’un des fils du juste, Noé. C’est à dire quelqu&rsquo;un de véritablement juste, proche de ceux qui l’entourent <a href="#_ftn6" id="_ftnref6">[6]</a>.</p>



<p>En juxtaposant donc ce mythe, façon assyrienne, avec la présence du fils de l’homme que l’on transforme en personnage céleste qui viendrait remettre les comptes en ordre parmi les humains à l’issue des temps, les auteurs trahissent le message biblique comme l’enseignement du Maître de Nazareth lui-même. Le Seigneur va manifester sa présence à ceux qui seront éveillés lors de son passage&nbsp;<a href="#_ftn7" id="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a>, gare&nbsp;si vous vous êtes assoupis !</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une terreur aléatoire&nbsp;?</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;<strong>40</strong> Alors, deux hommes seront au champ, l’un est invité et l’autre laissé. <strong>41</strong> Deux (femmes seront) à moudre à la meule, l’une est invitée et l’autre laissée. Deux (hommes seront) sur un lit unique, l’un est invité et l’autre laissé.</em></p>



<p><strong><em>42</em></strong><em> Soyez donc éveillés, puisque vous n’avez pas dans l’esprit quel jour votre Seigneur se met à s’avancer.&nbsp;» (Mt 24)</em></p>



<p>Les deux hommes au champ, Caïn <a href="#_ftn8" id="_ftnref8"><strong>[8]</strong></a>, l’adorateur de Yahvé qui pense ainsi bénéficier des faveurs de la divinité face à son frère Abel, l’idolâtre, qu’il va tuer, ne peut que rester dans les faveurs de ce Dieu puisqu’il le sert… Ce qui sera démenti par Yahvé lui-même.</p>



<p>Les deux sur le lit, sont peut-être les jumeaux de Rébecca&nbsp;: Ésaü et Jacob. Avec un aîné que l’on reconnaît immédiatement comme apte à reprendre la direction du clan… et c’est pourtant Jacob, le tordu, qui en aura la charge.</p>



<p>Les femmes (toujours figures de groupes humains) qui “sont à moudre à la meule”… la Manne <a href="#_ftn9" id="_ftnref9"><strong>[9]</strong></a>. Nourriture trouvée dans la longueur des jours, nourriture qui se renouvelle chaque jour et dont il s’agir de se nourrir pour naître.</p>



<p>Trois exemples qui soulignent que naître ne va pas de soi. Ainsi, pour l’humain naître à soi-même n’est pas un droit, mais simplement une chance, une possibilité. Un travail aurait dit Marcel Légaut&nbsp;!</p>



<p>Aussi juxtaposer ces exemples avec la présence d’un Seigneur qui apparaît par surprise et que l’on peut rater si l’on n’est pas éveillé à ce moment-là, me semble proche de la supercherie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Seigneur dans le rôle du voleur&nbsp;?</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;<strong>43</strong> Alors, comprenez bien que, si le maître de la maison avait eu à l’esprit à quelle veille de la nuit le voleur s’avance, il serait donc resté éveillé et n’aurait pas laissé percer sa maison. <strong>44</strong> C’est pourquoi, vous aussi, montrez-vous résolus car, c’est au moment où vous n’y pensez pas que le fils de l’homme s’avance.&nbsp;» (Mt 24)</em></p>



<p>Présenter comme un personnage céleste celui qui ne parlait de lui que comme fils d’homme, Ben-Adam, c’est à dire un type, quelqu&rsquo;un, quelqu&rsquo;un comme tous les humains, un quidam, ne peut pas ne pas nous scandaliser, non&nbsp;? L’affubler de la figure du voleur qui passe à l’improviste, voir si ça sommeille dans les chaumières n’est rien de moins que scandaleux pour un disciple de Jésus de Nazareth. C’est d’ailleurs ce que fera un prêtre des premières Églises en empruntant sans le dire la signature de Paul, dans l’Épître aux Thessaloniciens&nbsp;: <em>«&nbsp;<strong>2</strong> Car vous savez bien que le jour du Seigneur va venir comme un voleur dans la nuit.</em>&nbsp;»<em>&nbsp;(1 Th 5).</em></p>



<p>La volonté d’avoir des disciples <em>«&nbsp;résolus&nbsp;» </em>devait-elle amener les premiers dirigeants des Églises à de telles mises en scène d’une venue que Jésus lui-même n’a jamais évoquée&nbsp;? Les chrétiens d’aujourd’hui ne devraient-ils pas révoquer cette mise en scène&nbsp;?</p>



<p>Cette venue n’est-elle pas d’abord, pour la vie qui nous concerne maintenant, celle de sa personne et de son enseignement en nous-mêmes ? Cette venue que l’on nomme Résurrection ou Réveil, ou Relèvement ? <strong>André Scheer, prospecteur laïc des textes de la Bible</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> La position claire de Jésus de Nazareth pour ce qui concerne le temps que les hommes vivent ici ne préjuge en rien de ce que nous pourrons connaître après la mort… Vie en Dieu dont nous ne pouvons nous faire aucune image…</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Dans l’entourage d’Ignace d’Antioche très certainement, entre 90 et 115.</p>



<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a>Parousia (qui a donné plus tard dans la littérature chrétienne Parousie) signifie simplement l’“être à côté”, autrement dit la présence plutôt que la venue. Encore moins la venue à la fin des temps.</p>



<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Tébah signifie bien la caisse ou la boîte (utilisée aussi dans le récit de la naissance de Moïse – Ex 2,3). Souvent rendu par Arche.</p>



<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Voir Golias Magazine N°219 et l’article sur le Déluge.</p>



<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> En hébreu juste (Tsaddiq) est construit sur Tsed, le côté&nbsp;; d’où, comme en français à côté de… La justice n’a donc rien à voir avec le plateau d’une balance.</p>



<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Texte mal lu mais trop souvent utilisé par les sectes de tout poil.</p>



<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Caïn est en hébreu celui qui a été acquis. Il représente l’homme d’Israël, ce peuple que Yahvé s’est acquis. Abel, dont le nom signifie la Vapeur, c’est à dire l’idolâtre, celui qui ne connaît pas Yahvé, bref celui de ces peuples qu’Israël méprisait profondément pour leur adoration de choses sans consistance… et que Yahvé va favoriser. Lui, justement ! Voir <em>«&nbsp;Le Récit du Jardin d’Éden revisité&nbsp;»</em> d’André Scheer, Golias-Éditions, 2025, pp 127 à 145.</p>



<p><a href="#_ftnref9" id="_ftn9">[9]</a> En hébreu Mân signifie “C’est quoi, ça&nbsp;?”. L’inconnu de chaque jour qui est la nourriture de l’homme. Tout rapport avec des explications liées à la biologie végétale est absurde (comme une exsudation d’arbuste du désert…) et masque le sens profond suggéré par le mot.</p>
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		<title>Jésus et « le Bon Larron »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 20:35:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. 34ème Dimanche du TO, Lc 23,35-43 Un texte pourtant fiable, sur «&#160;presque&#160;» toute sa longueur La relation de l’arrestation, de la condamnation et du supplice de Jésus dans Luc est la seule des Évangiles qui permette de reconstituer clairement ses deux dernières journées à Jérusalem. [1] Ignace et ses collaborateurs ont cependant inséré &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Année C. 34<sup>ème</sup> Dimanche du TO, Lc 23,</strong><strong>35-43</strong><strong></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un texte pourtant fiable, sur «&nbsp;presque&nbsp;» toute sa longueur</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>La relation de l’arrestation, de la condamnation et du supplice de Jésus dans Luc est la seule des Évangiles qui permette de reconstituer clairement ses deux dernières journées à Jérusalem. <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> Ignace et ses collaborateurs ont cependant inséré dans la narration du supplice des scènes qui ne peuvent avoir été reconstituées qu’à partir des écritures juives, pour la bonne raison que… pas un de ses disciples n’était présent <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>. Le dialogue de Jésus avec le Bon Larron est une de ces scènes.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Rappelons simplement que le récit qui précède détaillait la méticulosité avec laquelle les autorités du temple avaient cherché à éliminer Jésus de Nazareth le plus rapidement possible et à l’abri des foules dont elles craignaient la ferveur qu’elles lui manifestaient.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>La présence invraisemblable de la foule sur le lieu du supplice</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>«&nbsp;35.</strong><em> Et il s&rsquo;était arrêté, le peuple, figé à regarder. Alors que leurs chefs ricanent en disant : &#8211; Tu sauves les autres de la mort ! Sauve-toi toi-même, dans le cas où tu es le fils de Dieu, le Messie, l&rsquo;Élu !</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>36.</strong> <em>Alors les soldats aussi se jouent de lui, s’approchant et lui présentant du vinaigre, en disant : &#8211; Réjouis-toi, Ô roi des juifs ! Ils le couronnent même d&rsquo;une couronne d&rsquo;épines.</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>38</strong><em>. Il y a en effet, au-dessus de lui, cette inscription en caractères grecs, romains et hébraïques : &#8211; “Le roi des Juifs, c&rsquo;est celui-là”.&nbsp;</em>» (Lc 23)</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Cette exécution de Jésus, que l’on devrait plutôt qualifier de liquidation, s’est déroulée à l’abri des foules. La présence des notables sur le lieu du supplice est invraisemblable, tant elle aurait conféré au condamné une stature qu’on a voulu lui refuser. Le récit s’est donc inspiré d’un Psaume, le PS 22, qui évoque dans les écritures juives le malheur d’un homme délaissé de tous et supplicié pour sa fidélité à Yahvé. Les premiers disciples ont donc estimé, certainement à juste titre, que le texte de ce Psaume convenait en vérité pour <strong><em>évoquer la situation de Jésus de Nazareth</em></strong>, assassiné par les autorités du temple pour les mêmes raisons.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le passage a donc été repris&nbsp;:</p>
<p></p>
<p></p>
<p>«<em>&nbsp;Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils grimacent des lèvres, hochent la tête&nbsp;: Il s’en est remis à Yahvé, qu’il le délivre donc, qu’il le sauve puisqu’il l’aime&nbsp;!&nbsp;</em>» (Ps 22,8-9). Et plus loin&nbsp;: «<em>&nbsp;Tous me regardent, ils m’observent, ils partagent mes vêtements…&nbsp;</em>» Ps 22,18-19)</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>Il ne s’agit donc pas de relater</em></strong> ce qui s’est effectivement passé ou ce qui s’est effectivement dit, personne n’étant là pour le rapporter, <strong><em>mais de</em></strong> <strong><em>faire comprendre la situation que Jésus a vraiment vécue</em></strong>.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ces emprunts se contredisent entre les divers Évangiles. Certains montrent ainsi Jésus qui boit le vinaigre des soldats, d’autres où cette offre lui est faite alors qu’il ne peut plus boire<a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>. Seule la mention du titulus, le panneau qui mentionne le motif du supplice est historique. D’autant plus historique que ce panneau couronnait… toutes les exécutions conduites par Rome.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Mais le texte en 3 langues figurant sur le titulus anticipe sur le devenir du mouvement, dont les disciples vont rapidement s’adresser à tous les peuples de l’Empire&nbsp;; elle est peu vraisemblable pour une exécution réalisée en catimini.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jésus et les scélérats</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>«&nbsp;<strong>39.</strong><em> L’un des scélérats le diffame. </em><strong>40.</strong><em> Répondant, l&rsquo;autre le rabroue en disant : — Tu n&rsquo;as pas peur de Dieu, toi qui subis la même condamnation ? </em><strong>41.</strong><em> Pour nous, c’est de manière juste ; en effet nous prenons en retour ce que méritent nos actes poussés au bout alors que celui-ci, de mal, il n’a rien poussé jusqu&rsquo;au bout.</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>42.</strong><em> Et s&rsquo;étant tourné vers le rabbi, il lui dit : — Souviens-toi de moi, au jour de ta venue.</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>43.</strong><em> Jésus répond alors, en disant à celui qui est châtié : — Courage ! Aujourd’hui tu vas être avec moi dans le paradis&nbsp;! </em><a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a>» (Lc 23)</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Si deux autres condamnés ont été amenés au supplice avec Jésus, certainement pour banaliser son exécution au cas où des gens l’auraient vue malgré les précautions prises, ce que nous disent les Évangiles c’est que ceux-ci l’injuriaient. C’est trop peu. Les rédacteurs vont donc remplir les vides et construire une conversation entre ces deux malfrats et un condamné assez fragile pour avoir dû le dispenser de porter la traverse de la croix et présentement en train de s’étouffer avant d’expirer.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ce dialogue suppose en effet la prise de conscience de la résurrection de Jésus, ce que “le dit Bon Larron” va nommer <em>«&nbsp;sa venue&nbsp;».</em> Or la résurrection de Jésus n’a pu être comprise par les disciples (et à fortiori par les exclus de la société civile de l’époque, tel ce condamné) qu’après au moins la fête des tentes de l’automne 30, lorsque Simon avec les autres disciples monteront à Jérusalem témoigner de ce que Jésus, sa personne et son enseignement, sont toujours vivants en eux, et pour de bon.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>De plus la mention du paradis trahit l’ajout tardif du passage. Dans l’Évangile dit de Luc le Règne de Dieu n’a rien à voir avec un paradis. Il précise au contraire, notamment dans la rencontre de Jésus avec Zachée <a href="#_ftn5" id="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a>, que le Règne de Dieu est à construire ici, là où les hommes vivent en nouant des relations entre eux qui soient marqués par la Générosité et la Gratuité, et non plus par l’application d’un Contrat, fût-il un contrat d’assistance mutuelle entre proches.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le paradis est une notion perse étrangère aux récits bibliques. Sa reprise est postérieure à la mise en place des Églises, après la fin des années 80. Elle est, me semble-t-il, liée au besoin de répondre à la demande des foules de l’Empire qui réclamaient un Sauveur. Sauveur qui pour elles ne pouvait être qu’un dieu <a href="#_ftn6" id="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a>, un dieu au nom duquel on pourrait faire aux foules les promesses d’un monde parfait. Et à venir&nbsp;!</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Faire parler Jésus de paradis, au seuil de sa mort physique, est une fiction qui va permettre aux prêtres qui reprennent les Églises en main de faciliter le retour à un contrat (ou à une alliance, ce qui est strictement la même chose)&nbsp;: vous voulez être sauvés&nbsp;? Soit. En voici donc les conditions, notez bien…</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Une curieuse répétition de la mise sous tutelle des consciences du peuple d’Israël par l’Alliance entre Dieu et son peuple <a href="#_ftn7" id="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a>, délibérément mis ainsi sous la tutelle des sacrificateurs.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Décidément les Églises ont du travail devant elles pour revenir à l’enseignement du Nazaréen pour lequel&nbsp;:</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>«&nbsp;16.</strong><em> La loi et les prophètes parlent au nom de Dieu jusqu’à Jean (le Baptiste) ; depuis lors, le Règne de Dieu s&rsquo;annonce comme déjà présent, et n&rsquo;importe qui peut s&rsquo;attacher à en forcer le passage pour lui.&nbsp;</em>» (Lc 16)</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Aurons-nous l’audace d’y revenir&nbsp;? C’est la question même de notre fidélité à l’homme de Nazareth qui est en jeu. A<strong>ndré Scheer</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity">
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Voir <em>«&nbsp;De Jésus de Nazareth à la fondation du christianisme&nbsp;», </em>André Sauge, Golias-Éditions, 2024, <em>pp 171-192 pour comprendre le déroulement de l’arrestation et pp 193-213 pour celui de la comparution devant Pilate et l’exécution.</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Notamment le discours de Jésus aux femmes de Jérusalem (Lc 23, 27-31), la stupeur des foules après l’exécution (Lc 23,48), et très vraisemblablement la comparution devant Hérode (Lc 23, 6-12) dont on peut se demander comment elle aurait pu avoir lieu dans un délai si court. Entre le milieu de la nuit et 9h le lendemain matin, on aurait eu&nbsp;: 1. L’arrestation 2. La garde et les sévices de la troupe 3. La recherche et la convocation de quelques membres du Sanhédrin 4. La comparution devant un Sanhédrin réduit 5. L’amenée du prévenu devant Pilate 6. Le renvoi à Hérode 7. La comparution devant Hérode Antipater 8. La marche vers le Golgotha 9. La crucifixion proprement dite. Cela fait beaucoup et très (trop) vite… En 9 heures à peine&nbsp;!</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Dans Matthieu et Marc on lui donne à boire au moment où il expire, dans Luc dès la mise en croix, dans Jean il dit avoir soif et boit, etc.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Seule mention du Paradis (le Pardès est une notion perse et non juive) dans les Évangiles. Le Jardin d’Eden, souvent pris pour un Pardès, est sciemment construit pour s’en distinguer&nbsp;; il contient un arbre dont les fruits peuvent conduire à la mort, un serpent qui nous emmène sur le même chemin, etc. On est donc bien loin d’un lieu paradisiaque dans lequel il n’y aurait rien de mauvais, comme les Jardins des Rois Perses&nbsp;!</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Voir Lc 19 pour Zachée et Lc 6, 27-36 pour la manière de vivre ce Règne, ainsi que Lc 16,13 pour ce qui concerne l’impossibilité pour l’homme de servir à la fois Dieu et un Contrat (nommé Mammôn dans le texte grec).</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> D’où la transformation de Jésus de Nazareth en Messie (ou Christ) puis assez rapidement en une personne divine. Ce qui aurait fait tousser l’intéressé…</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Je crois que Baruch Spinoza considérait déjà le Judaïsme prescriptif comme fondé par Esdras lui-même.</p>
<p></p>								</div>
				</div>
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		</section>
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		<title>Mise en garde de Jésus / Mise en ordre des Épiscopes…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 15:21:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. 33ème Dimanche du TO, Lc 21, 5-19 Jésus de Nazareth et la fragilité des grands édifices… «&#160;5 Et comme certains disent, à propos du temple, qu&#8217;il est parfaitement mis en ordre avec ses belles pierres et ses offrandes, il dit : — 6 Vous regardez ces choses-là avec admiration. Des jours vont s’avancer &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Année C. 33<sup>ème</sup> Dimanche du TO, Lc 21, 5-19</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Jésus de Nazareth et la fragilité des grands édifices…</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>5</strong> Et comme certains disent, à propos du temple, qu&rsquo;il est parfaitement mis en ordre avec ses belles pierres et ses offrandes, il dit :</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>— <strong>6</strong> Vous regardez ces choses-là avec admiration. Des jours vont s’avancer où il ne sera pas laissé pierre sur pierre maçonnée en un mur qui ne soit ainsi détruit.&nbsp;» (Lc 21) </em><a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Opposé à la caste des sacrificateurs sadducéens qui, sous Hanne et Caïphe, mettent Israël en coupe réglée au point d’en inquiéter Rome soi-même, le Maître de Nazareth voyait le temple de Jérusalem comme une simple maison de prière pour ses compatriotes. Aussi, devant les excès du véritable gang qui gère la Maison <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>, Jésus n’avait nul besoin de connaître l’avenir pour imaginer la destruction probable de celui-ci, tout comme la fin de la fonction de ceux qui l’utilisaient pour parasiter les ressources du peuple.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Méfiez-vous donc de ce qui paraît solide, inébranlable, semble-t-il dire aux disciples… L’architecture de la puissance est bien fragile.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un grand soir… Mais pour quand&nbsp;?</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>7</strong> Les disciples l&rsquo;interrogent alors en lui demandant : — Maître, quand cela va-t-il arriver, et quel est le signe de sa venue ?</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>8</em></strong><em> Alors il dit : — Regardez bien à ce qu&rsquo;on ne vous égare pas. En effet, beaucoup vont se mettre à s&rsquo;avancer en mon nom, disant “C’est moi, Celui-là” et que le moment s&rsquo;est approché pour de bon, (regardez-bien à ce que) vous ne fassiez pas route derrière eux ! … » (Lc 21) </em><a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Nous quittons ici les Archives du mouvement nazaréen <a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a> et Ignace et consorts vont nous transporter, sans prévenir personne bien sûr, après 90 et la fondation des Églises. Là où les ambitions s’aiguisent, déjà… Vu l’attirance des positions de surplomb, encore appelées d’autorité, de pouvoir ou de prestige, nombreux sont déjà les prétendants aux plus nobles fonctions dans les Églises.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>D’où ce rappel nécessaire d’Ignace à ne pas confondre le Maître véritable avec les candidats-hiérarques du système. Rappel qu’il met effrontément dans la bouche du Maître pour que ce soit clair…</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les échos de la lutte à mort avec le judaïsme orthodoxe des années 90-120</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>12</strong> Mais avant tout cela, ils vont lancer les mains sur vous, et vous donner la chasse, vous remettant aux synagogues et aux prisons, vous faisant venir auprès des rois et des chefs militaires, à cause de mon nom. <strong>13</strong> Cela va vous arriver en vue d&rsquo;un témoignage. <strong>14</strong> Préparez donc vos cœurs à ne pas s&rsquo;exercer par avance à réfuter les accusations. <strong>15</strong> En effet, c&rsquo;est moi qui vais vous donner une bouche et une habileté à laquelle tous vos adversaires n&rsquo;auront la force de résister. <strong>16</strong> Alors, vous allez être livrés même par vos parents, par vos frères, par vos familiers et par vos amis, et ils vont faire mourir certains d&rsquo;entre vous. <strong>17</strong> Vous allez être méprisés de tous à cause de mon nom. <strong>18</strong> Mais il n&rsquo;y a pas à craindre qu&rsquo;un seul cheveu de votre tête ne disparaisse. <strong>19</strong> Par votre persévérance achetez ce qui vous fait vivre ! » (Lc 21)</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>La violence de la lutte entre les tenants du temple de Jérusalem et le mouvement initié par Jésus de Nazareth s’est déclenchée avec l’assassinat du Maître lui-même (Avril 30), mais elle n’a jamais concerné les autres sectes juives tant que le judaïsme a été pluriel. <a href="#_ftn5" id="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a> Ce qui va changer radicalement avec la guerre contre Rome, la chute du temple et la fin des fonctions sacrificielles imposée par le vainqueur. Le judaïsme, jusqu’alors judaïsme du temple, va devenir celui des synagogues et les Pharisiens vont être considérés par Rome comme les uniques représentants du judaïsme nouveau.<a href="#_ftn6" id="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a> Dès lors va se déclencher une lutte à mort entre les disciples de Jésus désormais groupés en Églises, et le judaïsme autorisé des Sages.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>C’est de cette époque que nous parle le texte de Luc ci-dessus, époque où les persécutions des disciples devenus les fidèles des Églises vont s’intensifier avec l’appui des forces de l’Empire. Les propos cités ne sont en rien des paroles de Jésus de Nazareth, mais celles des dirigeants des Églises qui tentent de mettre leurs troupes en ordre. Il va donc falloir témoigner, c’est à dire se porter garant d’un enseignement qui s’adresse à toutes les femmes et à tous les hommes et qui veut instaurer entre eux tous des rapports basés sur la générosité<a href="#_ftn7" id="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a><strong>.</strong> Loin de se cantonner à l’application de la Loi de Moïse qui reste le socle du judaïsme nouveau.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les hiérarques chassés, d’autres les remplacent…</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Dans la préparation à cette lutte entre des forces vraiment inégales, les responsables des Églises (et Ignace en est un), les épiscopes vont vouloir asseoir leur autorité, sinon leur pouvoir sur leurs troupes. C’est ainsi qu’ils en arriveront à des propos que n’aurait, pour rien au monde, cautionné le Maître de Nazareth qui était un éveilleur et non un chef puissant.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ceci permet de comprendre la demande de ne pas préparer sa défense en cas d’accusation. Il y a là une manière d’affirmer la dépendance des fidèles à l’autorité des épiscopes&nbsp;; ne préparez pas votre défense&nbsp;! «&nbsp;<em>Préparez donc vos cœurs à ne pas s&rsquo;exercer par avance à réfuter les accusations.&nbsp;»</em> Sous-entendu, l’épiscope lui-même vous dira, au nom de Jésus SVP, ce qu’il conviendra de dire face à vos accusateurs, accusateurs qui se trouveront dans les tribunaux de l’Empire (la seule pratique du judaïsme des Sages étant autorisée par Rome) comme dans les synagogues, une fois que le judaïsme des synagogues aura remplacé le judaïsme du temple… évidemment.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Attitude préconisée qui va à l’encontre de Paul lui-même qui était parti à Rome avec Silas pour préparer sa défense, et surtout pour faire valider la voie nazaréenne comme une pratique légale du judaïsme. Attitude d’aliénation totale aux dirigeants des Églises d’alors.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un retour en arrière gravissime</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>19. </strong>Par votre persévérance achetez ce qui vous fait vivre ! »</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Comment mieux dire aux fidèles qu’ils doivent tenir le coup, tenir le coup jusqu’au bout pour être sauvés et vivre la vie du monde qui vient. Pour acquérir le salut. Pour l’acheter, si l’on veut être clair avec les mots&nbsp;!</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il n’y a rien de plus contradictoire avec l’enseignement du Maître de Nazareth, pour lequel ce salut était déjà là, déjà offert par Dieu aux hommes, dans la plus grande générosité qui soit<a href="#_ftn8" id="_ftnref8"><strong>[8]</strong></a>. Racheter son salut, quelles que soient les formules qui emballent l’expression, c’est revenir, un peu, beaucoup, à la Loi de Moïse comme le dira Paul, ou au Contrat comme le disait précisément l’Homme de Nazareth.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>D’où l’importance, encore une fois, de travailler les textes des Évangiles pour y distinguer ce qui vient de Jésus de Nazareth lui-même ou des autorités des premières Églises en recherche de la maîtrise des foules qui se rangent sous leur bannière et qu’il faut former à lutter contre plus forts qu’elles… Cette distinction est fondamentale. <strong>André Scheer, prospecteur laïc des textes de la Bible</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity">
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Transcription du texte grec du Codex de Bèze faite par mes soins, comme les passages suivants de Luc.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> La Maison, pour un Juif signifiait alors le temple lui-même.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Pour des raisons de place, je n’ai pas repris la mise en garde qui suit, relative aux guerres, et autres conflits divers auxquels les disciples se verront confrontés (Lc 21, 9-11).</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Voir la sélection des textes de Luc comme traduction des Archives du mouvement Nazaréen faite par André Sauge, <em>in «&nbsp;Les Actes et Paroles de Jésus de Nazareth&nbsp;», </em>Golias Éditions, 2024, p92.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Avec les Pharisiens (proches de Jésus), les Baptistes, les Zélotes de diverses obédiences, les Esséniens, etc.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Ou judaïsme des Sages ou des Tannaïtes&nbsp;; l’ancêtre du judaïsme rabbinique d’aujourd’hui.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> En attendant le retour du Contrat, sous une autre forme. Ce que l’Église nomme la “Nouvelle Alliance”. Alliance et Contrat sont des termes absolument équivalents.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Voir à ce sujet l’arrivée de Jésus dans la synagogue de Nazareth (Lc 4, 15-22) où Jésus affirme que le salut est là, qu’il est offert à tous les hommes, dès maintenant. Voir aussi Lc 16,16&nbsp;:<em> «&nbsp;La Loi et les Prophètes parlent au nom de dieu jusqu’à Jean. Depuis lors le Règne de Dieu s’annonce comme déjà présent et n’importe qui peut s’attacher à en forcer le passage&nbsp;». </em>Ou encore Lc16,13&nbsp;: <em>«&nbsp;Vous ne pouvez vous donner la force de servir Dieu et un Contrat&nbsp;!&nbsp;» (Contrat étant le sens de Mammôn, du verbe manah – compter, mettre dans un contrat, contracter).</em></p>
<p></p>								</div>
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		<title>Les vendeurs chassés du temple</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/11/05/les-vendeurs-chasses-du-temple/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 19:27:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. Dédicace de la Basilique du Latran. Jean 2,13-22 Dans le temple Jésus trouve donc… ceux qu’il recherche&#160;! «&#160;13 Et la Pâque des Judéens était pour bientôt, et Jésus est monté à Jérusalem. 14 Et il a trouvé dans le temple ceux qui vendent des bœufs, et du petit bétail et des colombes, et &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Année C. Dédicace de la Basilique du Latran. Jean 2,13-22</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans le temple Jésus trouve donc… ceux qu’il recherche&nbsp;!</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>13</strong> Et la Pâque des Judéens était pour bientôt, et Jésus est monté à Jérusalem. <strong>14</strong> Et il a trouvé dans le temple ceux qui vendent des bœufs, et du petit bétail et des colombes, et les monnayeurs demeurant assis.&nbsp;» (Jn 2)</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le passage est présenté juste après le midrash de la Noce à Qana’, là où l’on rachète <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>, avec force purifications, les accrocs faits aux commandements de la Loi de Moïse. Dans cette noce propre à Jean, Jésus va survenir au milieu de cette Noce en y offrant la joie de la fête&nbsp;; joie représentée par le vin qui n’arrivait toujours pas jusqu’aux convives qui s’attardaient jusque-là dans le labyrinthe religieux des purifications. Purifications qui n’en ont jamais fini, car si l’homme se croit en dette vis-à-vis de Dieu il est loin de voir le jour où cette dette pourrait être apurée&nbsp;!</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Jésus a donc été cette joie pour ceux qui l’ont rencontré, joie de se savoir délié de toute faute vis-à-vis de Dieu. Joie de vivre le Don gratuit, généreux et sans contrepartie de la Vie que Dieu fait aux hommes.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Après l’image de cette noce fameuse, nous retrouvons donc un événement factuel de l’existence de Jésus de Nazareth, sa confrontation radicale avec l’aristocratie sacerdotale du temple de Jérusalem. Comme une seconde noce qui va se passer beaucoup moins bien avec les marchands qui participent aux réparations sacrificielles, et …qui en tirent profit&nbsp;! </p>				</div>
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		<title>La mort de Jésus</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/10/29/la-mort-de-jesus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 21:21:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. 31ème Dimanche du TO, Mc 15, 33-34, 37-39. 16, 1-6 Son, ultime interrogation&#160;? 33 La sixième heure étant venue, la ténèbre est venue à naître sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure. 34 Et à la neuvième heure, Jésus s’est écrié d’une voix forte : — Èli, Èli, lama zaphthanèï ! Ce &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Année C. 31<sup>ème</sup> Dimanche du TO, Mc 15, 33-34, 37-39. 16, 1-6</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Son, ultime interrogation&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong><em>33</em></strong><em> La sixième heure étant venue, la ténèbre est venue à naître sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure. <strong>34</strong> Et à la neuvième heure, Jésus s’est écrié d’une voix forte : — Èli, Èli, lama zaphthanèï ! Ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, de quoi m’as-tu fait reproche ? </em><a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></p>



<p>Jésus a été attaché <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> au bois de la croix vers 9h ce qui pose question sur le calendrier de sa dernière journée&nbsp;: Arrestation dans la nuit, -Garde du prévenu jusqu’au petit matin – Comparution devant quelques élites puis devant quelques membres triés sur le volet du Sanhédrin – Trajet vers Pilate et comparution devant le magistrat romain – Envoi à Hérode – Retour à Pilate – Trajet vers le Golgotha – Crucifixion à 9 heures&nbsp;! Ce qui semble beaucoup trop dans un délai si court et confirme le caractère très sommaire de ces comparutions et jugements devant les élites juives et le magistrat romains. En réalité, Jésus a été liquidé, le plus sommairement, rapidement, et discrètement qu’il était possible.</p>



<p>Ses disciples ont fui dès son arrestation, et seules quelques femmes regardaient de loin ce qui se passait <a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>. Les dialogues cités sont peut-être fidèles au Maître, mais certainement inventés par des auteurs absents du lieu du supplice.</p>



<p>Dont cette question mise dans la bouche du Nazaréen, citant (de travers) le Ps 22, 2 <em>« Mon Dieu, … pourquoi tu m’abandonnes ? ».</em> Marc mentionne cette parole en la transformant avec : <em>« Mon Dieu… de quoi me fais-tu reproche ? » </em><a id="_ftnref4" href="#_ftn4"><strong>[4]</strong></a> . Plus grave et plus caractéristique, les manuscrits plus tardifs, sur lesquels les traductions courantes sont basées modifient à nouveau le texte initial avec <em>« Lamah Shavartâni »</em> ce qui signifie <em>« pourquoi m’as-tu sacrifié ? »</em> <a id="_ftnref5" href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a> Un comble pour un Maître qui est mort de son opposition aux sacrifices, au sacrificiel et aux sacrificateurs ! Il est vrai que tout ceci est d’une importance relative, car les suppliciés mouraient d’asphyxie sur la croix. La mort rapide de Jésus indique de plus la fragilité de son état physique à ce moment-là. Sa possibilité de discourir à partir des psaumes est donc problématique… [ABO]</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le dernier moment</strong></h2>



<p><strong><em>37</em></strong><em> Alors Jésus, ayant laissé entendre une voix forte, expira. <strong>38</strong> Et le rideau du Naos s&rsquo;est déchiré en deux parties, depuis le haut jusqu’en bas. <strong>39</strong> Alors le centurion qui se tenait là, voyant comment il avait crié et expiré, s&rsquo;est exclamé : — Assurément, cet homme était le Fils de Dieu !</em></p>



<p>Laissons donc <em>«&nbsp;la voix forte&nbsp;»</em> aux lecteurs pressés… Marc utilise les conditions météorologiques du moment (un orage assez violent qui déchire le rideau du temple), l’orage qui assombrit la scène du Golgotha comme le précisent les Archives dans Luc (Lc 23,45), pour nous faire entendre que c’est la voix forte de Jésus qui fend le rideau&nbsp;! Il est vrai qu’il n’a eu besoin que d’inverser l’ordre de deux phrases pour réaliser sa prouesse <a href="#_ftn6" id="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a>. En clair, il prend ses lecteurs et ses auditeurs romains pour des simples, voire des imbéciles…</p>



<p>Marc, qui a une tendance marquée pour l’imaginaire, va même faire du centurion de service celui qui reconnaît en Jésus de Nazareth <em>«&nbsp;Le fils de Dieu.&nbsp;» </em>Plus vraisemblablement, on rappellera le texte des Archives cité en Lc 23,47&nbsp;: <em>«&nbsp;Véritablement, il était innocent, cet homme-là&nbsp;!&nbsp;»</em>, autrement plus plausible. Ce planton n’est évidemment pas un exégète des textes d’un judaïsme que, comme tout romain, il devait avoir bien du mal à comprendre, si tant est qu’il l’ait cherché… Non, ce soldat affirme simplement que, dans sa façon de mourir, le Nazaréen montre à qui veut bien le voir qu’il est innocent du crime de prétention à la royauté que le titulus <a href="#_ftn7" id="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a> lui impute. Qu’il est innocent. Qu’il a été jugé à tort coupable d’un crime qui ne lui correspond en rien. Qu’il y a erreur&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;adolescent qui envoie les femmes annoncer aux disciples</strong></h2>



<p><strong><em>6</em></strong><em> Et le messager leur parle : — Ne soyez pas épouvantées ! Vous cherchez à vous trouver en présence de Jésus, celui qui a été mis sur le bois&nbsp;; il a été réveillé, il n’est pas ici. Voyez ici, son lieu, là où ils l&rsquo;ont mis.</em></p>



<p><strong><em>7</em></strong><em> Mais allez dire à ses disciples et à Pétros : “Voyez ! Il vous pousse devant, vers la Galilée. C’est là que vous me verrez, comme je vous le dis une fois pour toutes”.</em></p>



<p>Pour un sémite, l’adolescent qui se trouve être le messager que les femmes rencontrent au mémorial <a href="#_ftn8" id="_ftnref8"><strong>[8]</strong></a> est quelqu&rsquo;un qui diffuse, qui disperse <a href="#_ftn9" id="_ftnref9"><strong>[9]</strong></a>, qui répand à tous vents, dirions-nous. Pour Simon, dont le récit en hébreu <a href="#_ftn10" id="_ftnref10"><strong>[10]</strong></a> est une des sources de Marc, il y a quelque chose qui est à garder, à répandre à faire connaître.</p>



<p>Il faut donc aller parler de cette révélation (le sens de Galilée en hébreu) qu’a été pour eux la vie et l’enseignement de Jésus de Nazareth. C’est dans la mémoire de ceux-ci que les disciples de toutes les époques pourront le retrouver et vivre de lui.</p>



<p>C’est aussi ce mémorial que les auteurs des Évangiles s’attachent à construire pour que les lecteurs y retrouvent Jésus vivant et présent auprès d’eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un envoi raté&nbsp;!</strong></h2>



<p><strong><em>8</em></strong><em> Et, étant ressorties, elles se sont enfuies du mémorial. En effet la terreur et l&rsquo;égarement les tenaient. Et elles n&rsquo;ont rien dit à personne tant elles étaient épouvantées.</em></p>



<p>Je trouve assez malhonnête, n’ayons pas peur des mots, le choix d’arrêter la lecture de cet Évangile avant le dernier verset de celui-ci <a href="#_ftn11" id="_ftnref11"><strong>[11]</strong></a>. Il a dû, lui aussi, gêner les concepteurs du calendrier liturgique…</p>



<p>Oui, l’Évangile dit de Marc se termine sur ce fameux verset 16,8 qui nous dit le refus des femmes venues au mémorial de partir annoncer aux disciples qu’une révélation les attend. Un Évangile qui se clôt sur la terreur des femmes les plus fidèles à Jésus, terreur qui les fait s’enfermer et refuser de révéler ce qui vient de leur être annoncé, cela ne fait pas bon genre&nbsp;!</p>



<p>Et si ces femmes-là, qui sont toujours dans la Bible l’image de groupes humains ou de peuples, figuraient prostrées dans le récit de Marc pour nous montrer justement que la diffusion des Paroles et des Actes du Maître de Nazareth allait exiger un travail d’une ampleur et d’une durée inimaginables au départ.</p>



<p>Pour redire aussi la volonté du judaïsme orthodoxe (associé aux autorités de l’empire) d’en éradiquer jusqu’à la dernière trace&nbsp;? <a href="#_ftn12" id="_ftnref12"><strong>[12]</strong></a></p>



<p>Un ratage du départ qui rappelle la mission des disciples du début comme de ceux d’aujourd’hui, non ?<strong> André Scheer, prospecteur laïc des textes de la Bible.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Transcription du texte grec du Codex de Bèze (copie du 5 ou 6<sup>ème</sup> siècle d’un manuscrit datant ou antérieur à 130- soit quasiment contemporain de l’écriture même des Évangiles (95-115), réalisée par mes soins. Les manuscrits utilisés classiquement pour les traductions datent de la fin du 4<sup>ème</sup> siècle au moins.</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Il a certainement été attaché à la traverse, et non pas cloué comme on le croit souvent. C’est ainsi que l’on devait procéder pour les exécutions rapides (entre 9 à 15h ici, alors que le supplice durait souvent une semaine). Les mentions des clous, qui permettront celle du sang nécessaire à tout sacrifice ont été ajoutées ensuite, après la fin des années 80 dans l’Évangile de Loukas et dans des passages tardifs de Jean (Jn 20,25) ou attribués à Paul de façon abusive (Col 1,20 et 2,14).</p>



<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Comme le dit Marc lui-même (Mc 15,40)&nbsp;: <em>«&nbsp;Il y avait alors des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles…&nbsp;». </em>Verset qui n’est curieusement pas retenu pour la lecture de ce dimanche. Il devait gêner…</p>



<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Le verbe grec cité dans le texte du Codex de Bèze (dont la source est antérieure à 130), ονειδιζω signifie blâmer, reprocher quelque chose à quelqu&rsquo;un et non abandonner.</p>



<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Un indice, encore, de l’influence des prêtres sadocites (esséniens) sur les Assemblées délibératives qu’ils transforment à la fin des années 80 en Églises assujetties à l’autorité d’un épiscope et ancrées sur une conception sacrificielle de la mort de Jésus.</p>



<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Curieusement, ce sont les grands manuscrits tardifs de Loukas et non ici le Codex de Bèze qui mentionnent les choses dans leur ordre vraisemblable. L’orage violent – le rideau qui se déchire – Jésus qui expire.</p>



<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Le titulus est le panneau sur lequel était inscrit l’accusation pour laquelle le prévenu est supplicié. Ici, il s’agit d’une prétention à la royauté sur Israël (Jésus de Nazareth &#8211; <em>qui se prétend</em> &#8211; Roi des Juifs), ce que Rome n’aurait su tolérer.</p>



<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Parler de mémorial et non pas de tombeau n’est pas sans importance. Les évangélistes montrent ainsi qu’un mémorial est là. Quelque chose qui fait mémoire, qui empêche ici, que l’enseignement de Jésus ne se perde. En grec le mot mémorial, comme en français, est bâti sur la mémoire, le fait de rappeler quelque chose, de la faire vivre en soi.</p>



<p><a href="#_ftnref9" id="_ftn9">[9]</a> Na’ar, l’adolescent en hébreu, est construit sur le verbe secouer, secouer pour diffuser, disperser, répandre… Rendu ici en grec par le mot qui lui correspond dans la Septante.</p>



<p><a href="#_ftnref10" id="_ftn10">[10]</a> Le Récit de Simon a été dicté, nous dit Papias, dans la langue des hébreux (hébreu ou araméen, langues cousines) à un scribe nommé Jean et surnommé Marc. D’où le choix de ce pseudonyme pour l’auteur de l’Évangile éponyme.</p>



<p><a href="#_ftnref11" id="_ftn11">[11]</a> Les exégètes sont assez unanimes pour considérer qu’initialement l’Évangile dit de Marc se terminait à Mc 16,8. Sans mention, donc, de la résurrection. Cela a été corrigé plus tard en ajoutant les versets suivants, repris pour une bonne part dans les autres Évangiles. Cela se nomme une “harmonisation”&nbsp;!</p>



<p><a href="#_ftnref12" id="_ftn12">[12]</a> Comme le montre André Sauge de manière très argumentée, il semble bien que Gamaliel II ait recherché auprès des autorités romaines (Domitien notamment), les appuis nécessaires pour éradiquer la secte des Disciples de Jésus de Nazareth. Flavius Josèphe y a contribué de façon importante jusqu’au début du 2<sup>ème</sup> siècle. Voir sur le site d’A Sauge (histor.ch), <em>«&nbsp;Flavius Josèphe, dénégateur de l’histoire des Nazaréens&nbsp;».</em></p>
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		<title>Trop chercher à convaincre de son honnêteté…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 21:54:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. 30ème Dimanche du TO, Lc 18, 9-14 Un fin connaisseur de l’âme humaine «&#160;9 Et il dit alors, à l&#8217;attention de ceux qui cherchent à convaincre à leur sujet qu&#8217;ils sont parfaitement honnêtes et qui ont un mépris total pour le reste des hommes : — 10 Deux hommes montent au temple pour &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Année C. 30<sup>ème</sup> Dimanche du TO, Lc 18,</strong><strong> 9-14</strong><strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un fin connaisseur de l’âme humaine</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;<strong>9</strong> Et il dit alors, à l&rsquo;attention de ceux qui cherchent à convaincre à leur sujet qu&rsquo;ils sont parfaitement honnêtes et qui ont un mépris total pour le reste des hommes : — <strong>10</strong> Deux hommes montent au temple pour se mettre à prier ; l’un est pharisien, et l’autre malhonnête comme un fermier d&rsquo;impôts. » (Lc 18) </em><a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></p>



<p>Jésus est donc confronté à des hommes qui affichent le caractère indiscutable de leur honnêteté. Il est vrai que lorsque l’honnêteté de quelqu&rsquo;un s’affiche de manière flagrante, c’est que celle-ci a besoin des béquilles de la renommée pour compenser un équilibre précaire&nbsp;!</p>



<p>Bien sûr, l’exemple de l’attitude du Pharisien qui sera pris pour la figure de celui qui se targue de sa fidélité inébranlable à la Loi de Moïse ne traduit pas une hostilité générale du Galiléen pour cette secte, secte dont il était proche par bien des aspects, hors l’absolu de la pratique des commandements. Il n’en reste pas moins que l’obéissance ostentatoire des membres de la secte pharisienne à la Loi a dû l’agacer et l’attrister devant ces hommes parfois si sûrs de leur fidélité, et quelquefois si loin de l’éveil qu’il proposait à celles et ceux qu’il rencontrait…</p>



<p>La caricature est donc préparée et s’appuie sur deux personnages un Pharisien d’un côté, et de l’autre un corrompu de la société de l’époque, un homme malhonnête comme un fermier d’impôts, voire un véritable publicain. Question honnêteté, entre ces deux-là il n’y a donc pas photo&nbsp;! Mais avec le Nazaréen ce qui semble l’évidence… se discute bien souvent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Parfait…</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;<strong>11</strong> Le pharisien, debout jusqu&rsquo;au fond de lui-même, s&rsquo;attache à prier ainsi : — O Dieu ! Je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont avides, opposés à la loi, adultères, ou même comme celui-ci, ce publicain malhonnête. <strong>12</strong> Moi, je jeûne deux fois la semaine, je dîme tout ce que je gagne. » (Lc 18)</em></p>



<p>Commençons donc par le dessert, nous propose Jésus. Par celui, plus exactement, qui ne voit pas ce qu’il pourrait bien avoir à se reprocher. Il paye ce qu’il doit, ou au moins ce qui correspond à la dette divine qui lui occupe l’esprit. Il pratique même l’ascèse religieuse, encore une dette à éponger, semble-t-il penser. Bref, il a tout bon.</p>



<p>Tellement tout bon qu’il ne faudrait quand même pas le mêler au reste des hommes qui l’entourent <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>&nbsp;!</p>



<p>Ce parfait-là ne correspond pas du tout, mais pas du tout au portrait-robot du Nazaréen qui échangeait, de plain-pied avec celles et ceux qu’il rencontrait, pour les éveiller à eux-mêmes, comme pour s’éveiller lui-même à leur contact. Mais quel portrait juste Jésus fait-il donc de l’autosatisfaction religieuse, à travers la figure de ce pharisien-là <a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Rebut&nbsp;?</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;<strong>13</strong> Et celui qui est malhonnête comme un fermier d&rsquo;impôts, se tenant loin, ne consent même pas à lever les yeux vers le ciel mais il se frappe la poitrine, en disant : — O Dieu, réconcilie-moi, moi qui suis un fautif ! » (Lc 18)</em></p>



<p>Eh oui, son ardoise est chargée&nbsp;! Et il le sait. Il se sait pécheur, fautif, manquant, indigne, etc. Il a tout faux.</p>



<p>Il a tout faux mais il veut être réconcilié, raccroché à Yahvé et aux autres. Il est dans une démarche de recherche de l’autre, ou de l’Autre, du Tout Autre. Et cette recherche ne peut passer pour lui que par ceux qu’il croise. Oh, il ne va pas nous en faire un dessin, Jésus de Nazareth, il a trop d’empathie pour lui. Ce fermier d’impôts, il ressemble tellement à celles et à ceux avec qui, lui, le Maître, se sent si bien. Il fait partie de ceux qui ont faim, de ceux qui veulent une augmentation, de ceux qui ne sont pas rassasiés, qui ont encore de la place en eux-mêmes pour recevoir quelqu&rsquo;un ou quelque chose de nouveau, d’incroyable, d’inouï&nbsp;! Une rencontre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une drôle de bascule</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;<strong>14</strong> Je vous le dis, c&rsquo;est celui-ci qui redescend qui est considéré comme juste, au-dessus de celui-là, le pharisien. Car quiconque s’élève soi-même s&rsquo;abaisse, alors que qui s’abaisse s&rsquo;élève. » (Lc 18)</em></p>



<p>Le Maître, qui était aussi un maître du verbe, joue sur les mots avec redescendre (ce que fait le fermier d’impôts) et se tenir debout, droit dans ses bottes, gonflé comme une montgolfière (comme se voit le religieux content de lui). Pour Jésus, le juste est donc celui qui demande à être ressoudé à l’humanité dont ses (ex)actions l’ont coupé. Celui qui veut recoller aux hommes pour se trouver lui-même, et alors, y vivre la présence véritable de Yahvé. Présence qu’aucune pratique religieuse ne peut apporter si elle coupe l’humain de ses frères.</p>



<p>Mais pourquoi donc Jésus nous propose-t-il ce jeu de bascule entre qui cherche à s’élever et qui veut s’abaisser&nbsp;? Si l’humilité est à ce point payante, ce n’en est plus&nbsp;!</p>



<p>Eh bien, je crois que c’est en référence à un passage du livre de Samuel où se trouve le cantique d’Anne, sa mère qui remercie Yahvé d’avoir répondu à son désir de maternité.</p>



<p><em>«&nbsp;<strong>3</strong> Ne parlez pas avec tant de hauteur. Que l’arrogance ne sorte pas de votre bouche car Yahvé est un Dieu qui sait tout, et par lui sont pesées toutes les actions.&nbsp; …/… <strong>6</strong> C&rsquo;est Yahvé qui fait mourir et qui fait vivre, qui fait descendre au séjour des morts et qui en fait remonter. <strong>7</strong> <strong>C&rsquo;est Yahvé</strong> qui appauvrit et qui enrichit, <strong>qui abaisse et qui élève. </strong>(1 Sam 2)</em></p>



<p>Ce texte est celui qui a servi à construire celui que nous nommons le Magnificat, excusez du peu. Il traduit la reconnaissance d’Anne devant le don de la vie qui lui est fait. Un beau texte, oui, mais un texte qui présente Yahvé comme le marionnettiste de nos existences. <em>«&nbsp;<strong>Il</strong> abaisse et élève</em>…<em>&nbsp;».</em></p>



<p>Eh bien non&nbsp;! Pour le maître de Nazareth Yahvé ne tire pas les fils de nos existence, … il est à l’intérieur&nbsp;! Jésus replace donc les choses à l’endroit en montrant à ses contemporains que ce sont eux-mêmes, par leur vie, par leurs attitudes (y compris religieuses), qui travaillent à naître ou à végéter. À s’élever ou à s’abaisser… Ne mettez pas Yahvé à toutes les sauces. Le machiniste, ce n’est pas lui, … c’est vous&nbsp;!</p>



<p>Ainsi ce midrash du Nazaréen n’est pas seulement un avertissement contre l’orgueil de celui qui est droit dans ses bottes, car fondé sur le Contrat avec Dieu soi-même, mais une mise en face de notre responsabilité d’auteur de notre existence.</p>



<p>Dieu agit, mais en nous. Hors du monde des autres hommes, comme hors de nous-mêmes, comment pourrions-nous donc le rencontrer ? <strong>André Scheer, prospecteur laïc des textes de la Bible</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Je suis pour ma part convaincu que la parabole sur la veuve insistante (voir Golias-Hebdo N°884) et celle-ci faisaient partie des Archives du mouvement Nazaréen tant elles correspondent fidèlement à l’enseignement du Maître. André Sauge indique pour sa part qu’il en doute en notant que ces textes comportent deux hébraïsmes (voir <em>«&nbsp;Enseignement de Jésus suivi du Mémoire des Chrestiens&nbsp;» </em>p 78,Golias Éditions, 2024). C’est un fait, mais des hébraïsmes peuvent fort bien avoir été ajoutés au texte initial par un lettré non hellénophone lors de l’insertion de ce passage dans Luc. C’est d’ailleurs ce que cet auteur retient en commentant le verset 15 qui suit le passage que je commente ici (Note 150, pp 78-79).</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Les femmes ne sont pas prises en compte par les maîtres pharisiens de cette époque-là&nbsp;; ils n’avaient pas de temps à perdre pour cela, alors pour ce qui aurait été de les enseigner…&nbsp;!</p>



<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Il est évident que Jésus a dû rencontrer, aussi, des pharisiens pieux, ouverts aux autres et en recherche d’un éveil à la Présence de Yahvé dans leur vie&nbsp;! L’exemple pris ici est une caricature, une mise en garde qui vaut pour les croyants de tous temps.</p>
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		<title>Une veuve insistante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 17:26:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. 29ème Dimanche du TO, Lc 18,1-8 Deux caractères…&#160; «&#160;1 Alors il leur donnait un exemple sur le besoin de toujours s&#8217;attacher à demander, sans se dégoûter. — 2 Il y avait dans une ville un juge qui n’était pas saisi par la crainte de Dieu et ne se préoccupait d&#8217;aucun homme. 3 Là-bas &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Année C. 29<sup>ème</sup> Dimanche du TO, Lc 18,1-8</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux caractères…&nbsp;</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>1</strong> Alors il leur donnait un exemple sur le besoin de toujours s&rsquo;attacher à demander, sans se dégoûter.</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>— <strong>2</strong> Il y avait dans une ville un juge qui n’était pas saisi par la crainte de Dieu et ne se préoccupait d&rsquo;aucun homme. <strong>3</strong> Là-bas dans cette ville il y avait une veuve qui s&rsquo;avançait vers lui en disant : — Défends-moi ! Venge-moi de mon adversaire ! » (Lc 18)</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Un juge tout d’abord. L’un de ceux que Yahvé lui-même avait demandé à Israël d’instituer dans chacune de ses villes, pour y établir le droit en jugeant le peuple avec justice <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>. Eh bien, c’est ce même juge qui est présenté comme inique par le Nazaréen, davantage inspiré par les réalités de son époque qu’enclin à sacraliser les paroles de la Tora.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Et justement, le non-droit va être contesté par une veuve têtue qui ne veut pas laisser une seconde de paix à ce juge avant qu’il n’ait réglé son cas. Une veuve dont l’insistance met en cause la probité de ce juge, … même si sa fonction a été instituée par Yahvé lui-même&nbsp;!</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>L’expression <em>«&nbsp;Demander sans se dégoûter&nbsp;» </em>évoque pour moi le passage de Nombres 21 où les Hébreux s’arrachent à l’Égypte, le pays où l’on a tout, vers sa liberté. Liberté difficile et au goût amer qui lui fait, sitôt parti, regretter les facilités de l’Égypte&nbsp;: <em>«&nbsp;Pourquoi nous faites-vous monter de l’Égypte pour mourir dans ce désert&nbsp;? Car il n’y a pas de pain, pas d’eau et <strong>notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture&nbsp;!</strong>&nbsp;» (Nb 21,5)</em>. Cette nourriture dont les Hébreux sont dégoûtés, c’est la Mân&nbsp;<a id="_ftnref2" href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a> : la nourriture que la vie nous offre chaque jour, nourriture chaque jour nouvelle puisqu’elle ne peut se conserver sans pourrir. La nourriture à chercher dans le quotidien de chacun. </p>				</div>
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		<title>Les dix professionnels de la lèpre</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/10/08/les-dix-professionnels-de-la-lepre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 17:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. 28ème Dimanche du TO, Lc 17, 11-19 Des lépreux… Eux&#160;? «&#160;11 Et voici qu&#8217;en faisant chemin vers Jérusalem, il traversait entre la Samarie et la Galilée. 12 Et comme il s’avançait dans un village où se tenaient dix hommes, des professionnels de la lèpre, ils se sont tenus à distance.&#160;13 Et ils ont &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Année C. 28<sup>ème</sup> Dimanche du TO, Lc 17, </strong><strong>11-19</strong><strong></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des lépreux… Eux&nbsp;?</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>11</strong> Et voici qu&rsquo;en faisant chemin vers Jérusalem, il traversait entre la Samarie et la Galilée. <strong>12</strong> Et comme il s’avançait dans un village où se tenaient dix hommes, des professionnels de la lèpre, ils se sont tenus à distance.&nbsp;<strong>13</strong> Et ils ont crié d’une voix forte, disant : ― Jésus, Chef, aie pitié de nous !» (Lc 17) </em><a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></p>
<p><br><strong></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Sur le chemin de Jérusalem où il veut en découdre avec le gang des sacrificateurs qui mettent Israël en coupe réglée, Jésus suit un chemin qui le mène entre la Samarie (le pays où l’on garde) et la Galilée (celui de la révélation). Les détails du voyage n’ont pas été conservés innocemment par les Archives. Leur source sémitique est toujours riche de sens à travers les noms de lieux ou de personnes qu’elle mentionne.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Jésus s’avance donc sur un chemin de crête, entre la conservation de ce qui est et l’ouverture à une révélation nouvelle, incroyable, inouïe… Révélation qui, pour lui, ouvre sur un judaïsme dépouillé de la Loi de Moïse (le fameux Contrat ou Alliance), un judaïsme où la Générosité de Dieu est première.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Qui sont-ils donc ces professionnels de la lèpre <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> comme nous le dit le texte&nbsp;? Des lépreux n’auraient rien à faire dans un village&nbsp;! Ne seraient-ils donc pas des mendiants qui profitent de la terreur des gens face à une famille de maladies que l’on ne sait soigner, mais qui vous coupent de la vie sociale (lèpre, mais aussi eczéma, psoriasis… et autres maladies de peau) pour en obtenir de l’argent&nbsp;?</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ils vont donc frapper au porte-monnaie d’un rabbi sympathique, mais qui n’apprécie pas forcément de jouer les dupes, et encore moins de laisser ses interlocuteurs dans le double-jeu&#8230;</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>À malins, malin et demi</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>14</strong> Ayant vu leur jeu, il leur a dit : ― Faites-vous soigner ! Vous étant mis en chemin, montrez-vous aux sacrificateurs. » (Lc 17)</em></p>
<p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le Nazaréen comprend la supercherie, et il va les inviter à y mettre fin. Mais y mettre fin c’est d’abord, pour eux, se priver des recettes de leur mendicité. C’est peut-être même montrer à tous à quel point l’on peut tricher avec la Loi de Moïse, et avec les commandements qui y sont associés en retrouvant le monde des femmes et des hommes dont lesdits sacrificateurs ne réprouvent pas les anomalies dermatologiques.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Arrêtez donc votre cinéma et récupérez votre ausweis religieux auprès des marchands&nbsp;! La demande de se faire inspecter par les sacrificateurs, eux qui font fonctionner la machine à pardonner les péchés d’Israël, leur permettra la réintégration totale dans le village. Mais elle montrera aussi que le Rabbi qui les envoie n’est pas dupe des singeries religieuses, y compris de celle des sacrificateurs eux-mêmes. Un rabbi particulier qui risque de leur donner bien du “fil à retordre”… Au sens premier des fileuses antiques, cela s’appelle remettre le travail religieux sur le métier, non&nbsp;? Il va loin ce Rabbi-là.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Évidemment, la fin du verset (qui ajoute qu’ils sont purifiés lorsqu’ils se mettent en chemin) est un ajout tardif et ne figure pas dans les manuscrits les plus anciens comme le Codex de Bèze. Jésus met à jour une supercherie indigne de ceux qui en profitent&nbsp;; il n’en monte pas une seconde…&nbsp;!</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une impureté bien… mentale</strong></h2>
<p></p>
<p></p>
<p><em>«&nbsp;<strong>15</strong> L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, ayant vu qu&rsquo;il a été purifié, est revenu en lui-même, au milieu d&rsquo;une grande clameur, se faisant une idée juste de Dieu. <strong>16</strong> Et il est tombé sur sa face à ses pieds. Or il était Samaritain. <strong>17</strong> Alors Jésus a répondu en leur disant : ― Ceux-ci, les dix, ont été purifiés. Où sont donc les neuf ? <strong>18</strong> Personne d’entre eux ne s’est trouvé faire retour en lui-même (pour être) celui qui donnera une opinion juste à Dieu, si ce n&rsquo;est cet étranger. » (Lc 17)</em></p>
<p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>L’homme qui revient vers Jésus n’a pas été guéri par un fakir. Il a rencontré un Maître qui lui a fait voir qu’il devait rentrer en lui-même, réfléchir à la vie qu’il mène, et restaurer sa dignité d’Homme&nbsp;; fils du Dieu d’Israël. Un Maître pour lequel les impuretés qui excluent de la vie sociale sont les outils même des prêtres du temple, eux qui vivent de la purification des naïfs.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Cet homme commence donc à se retrouver, ou à se trouver&nbsp;; à revenir en lui-même comme le dit le texte. Il comprend à la fois qu’il doit changer d’existence, mais aussi que les sinécures religieuses sont du même ordre que ses anciennes petites combines pour racketter les passants. Il va changer. Il va faire chapeau bas devant le Galiléen. Il va désormais com-prendre Yahvé comme un Dieu généreux, donateur de la vie. Généreusement. Gratuitement.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Sans l’étranger, le groupe est désormais réduit à 9 personnes&nbsp;; image d’un Israël dans lequel le judaïsme ne pourrait plus célébrer son Dieu <a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>. Image d’un Israël qui ne peut donc pas être en état de fonctionner sans le Samaritain, celui à qui les hommes de Juda ont interdit de reconstruire le temple de Jérusalem à la sortie de l’exil de Babylone… L’étranger qui nous est indispensable pour que nous puissions être Israël&nbsp;!</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jésus de Nazareth ne fait pas sa promotion&nbsp;!</strong></h2>
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<p><em>«&nbsp;<strong>19</strong> Et il lui a dit : &nbsp;― Lève-toi, et va de l&rsquo;avant. C’est ce sur quoi tu t’appuies qui te garde vraiment vivant. » (Lc 17)</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Jésus ne demande pas au Samaritain qu’il le suive, ni qu’il devienne son disciple, comme Jean va s’acharner à le marteler après 70. Jésus ne se prend pas pour <em>«&nbsp;Le chemin, La vérité et La vie</em>&nbsp;<em>!&nbsp;»</em> <a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a> Il ne s’inaugure pas en point de passage obligé pour chacun de ceux qui veulent être vivants, vraiment vivants.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Jésus est un Maître qui éveille ceux qu’il croise. Il les confirme, comme ici, sur la solidité de leurs appuis. La Foi est en hébreu construit sur la racine Aman <a href="#_ftn5" id="_ftnref5">[5]</a>, être solide, assez solide pour servir d’appui en toute confiance, d’où ma transcription.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Cet éveilleur de Galilée, ne serait-ce pas lui que les Églises ont à faire connaître aujourd’hui&nbsp;? Les recommandations comportementales sont-elles des outils d’éveil pour nos contemporains&nbsp;? Les dogmes et autres constructions philosophiques d’un temps révolu sont-ils si fondamentaux qu’il faille les défendre de l’indifférence générale&nbsp;?</p>
<p></p>
<p></p>
<p>La priorité n’est-elle pas de rechercher les appuis sur lesquels les femmes et les hommes de ce temps peuvent fonder leur assise&nbsp;? Et d’oser en parler. <strong>André Scheer, prospecteur laïc des textes de la Bible.</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity">
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> L’on consultera avec profit, pour tout le passage, l’excellente traduction d’André Sauge ainsi que son commentaire (<em>«&nbsp;Enseignement de Jésus&nbsp;»</em>, Golias Éditions, 2024).</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> C’est ce que signifie précisément l’expression “ανερ λεπρος”.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Dans le judaïsme, aucune célébration ne peut se dérouler si dix hommes adultes ne sont pas présents. C’était la dernière demande d’Abraham à Yahvé à propos de Sodome&nbsp;; manière de dire que si Dix justes sont toujours dans Sodome, alors le judaïsme est toujours présent dans la ville, et celle-ci n’est pas définitivement perdue&nbsp;; elle pourrait encore être sauvée par leur présence. Sodome étant bien sûr une ville fictive, qui n’a jamais pu exister aux environs de la mer de sel, là où tout est stérile.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Avec cette (belle) formule (Jn 14,6), Jean enferme l’enseignement de Jésus de Nazareth dans la nasse d’une secte en péril, secte qui doit consacrer toutes ses forces à sa survie. Telle était l’Église de Jean à Éphèse à la fin du 1<sup>er</sup> siècle comme en témoignent ses trois lettres, Église dont les effectifs fondent. Mais telle n’est pas la préoccupation du Maître de Nazareth qui travaille à éveiller celles et ceux qu&rsquo;il rencontre. Ici, il confirme le Samaritain dans son choix de changer de vie et fait son éloge pour la démarche sincère de retour vers soi, sa <em>«&nbsp;Fidélité à Soi&nbsp;» </em>aurait dit Marcel Légaut.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Pour un sémite, la foi n’est donc pas (comme pour un grec) de l’ordre du pari, de la supposition&nbsp;; elle est de l’ordre de l’expérience. <strong>“C’est vrai si ça tient&nbsp;!”</strong></p>
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		<title>Ne mettez pas, fût-ce un pied, dans ce Contrat qu’est la Loi de Moïse !</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/10/02/ne-mettez-pas-fut-ce-un-pied-dans-ce-contrat-quest-la-loi-de-moise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 04:34:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet évangélique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Année C. 27ème Dimanche du TO, Lc 17, 5-10 Pour comprendre le passage proposé, il est nécessaire de reprendre le 1er verset, souvent mal rendu par les traductions&#160; [1]: «&#160;1 Il dit alors, pour ses disciples : ― Pour ne pas mettre le pied sur la bascule d&#8217;un piège, il est possible de refuser la &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Année C. 27<sup>ème</sup> Dimanche du TO, Lc 17, 5-10</strong></p>



<p>Pour comprendre le passage proposé, il est nécessaire de reprendre le 1<sup>er</sup> verset, souvent mal rendu par les traductions&nbsp; <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>:</p>



<p><em>«&nbsp;<strong>1</strong> Il dit alors, pour ses disciples : </em><em>―</em><em> Pour ne pas mettre le pied sur la bascule d&rsquo;un pi</em><em>è</em><em>ge, il est possible de refuser la voie qui y conduit.&nbsp;» (Lc 17)</em></p>



<p>Il ne s’agit donc pas d’éviter les scandales, ni de se faire une raison de leur permanence&nbsp;! Il s’agit simplement, de prendre conscience des aspects pathogènes de la Loi de Moïse (c’est à dire d’un Contrat liant les hommes à Yahvé), car&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>ou bien vous allez vous échiner et vous pourrir la vie à respecter un code de lois impossible, et, “au mieux”, prétendre à une perfection outrecuidante auprès des autres, <a id="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a></li>



<li>ou bien, “au pire” vous allez sombrer dans la culpabilité de ne pas parvenir à respecter cette Loi.</li>
</ul>



<p>Jésus demande donc à ceux qui le suivent de s’affranchir purement et simplement du prescriptif de la Loi, en ne retenant que les 10 paroles, et ici, en ne retenant que les cinq qui concernent les rapports de l’homme avec ses frères <a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a>. L’Évangile reprend ici ce par quoi il a commencé sa vie publique d’enseignant, avec son intervention dans la synagogue de Nazareth (Lc 4).</p>



<p>Ne mettez donc pas un le pied dans ce Contrat qu’est la Loi de Moïse, seule manière de ne pas être coincés par ce piège ! [ABO]</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sur quoi prendre appui, alors ?</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;<strong>5</strong> Et ils disent, les disciples, au Maître : </em><em>―</em><em> Ajoute de la Confiance pour nous !</em></p>



<p><strong><em>6</em></strong><em> Et il leur dit : </em><em>―</em><em> Dans le cas o</em><em>ù</em><em> vous tenez sur vous de la Confiance active comme un grain de moutarde, vous dites à cette montagne-ci “Va-t’en désormais ici”, et elle s&rsquo;en va ; et à ce mûrier à figues : “Transplante-toi dans la mer”, et il vous écoute.&nbsp;» (Lc 17)</em></p>



<p>S’engager dans une démarche de Confiance en Dieu, cela permet donc, à l’époque du Nazaréen et pour ses disciples <a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a>&nbsp;d’oser chasser dans la mer, la montagne qui est près d’eux, celle que chacun d’entre eux connaît&nbsp;: la Montagne du temple de Jérusalem bien évidemment. Cette relation de Confiance en Dieu, proposée par Jésus aux disciples leur permet de comprendre que les relations de Dieu avec les humains ne sont pas d’ordre contractuel. Que ce Dieu qui est la Générosité même n’est en rien quelqu&rsquo;un que l’on peut fâcher, ou quelqu&rsquo;un auprès duquel on peut accumuler des dettes. Et si l’homme n’a pas de dette vis-à-vis de Dieu, le système d’apurement des dettes (ou péchés) qu’est le temple n’a plus de raison d’être. Plus de sacrifices à offrir à un Dieu pour le pardon des péchés, donc plus de sacrificateurs…</p>



<p>Jésus va prendre une seconde image pour affirmer l’inutilité du système sacrificiel du temple, c’est celle du mûrier à figues. Alors que l’image qui représente le judaïsme centré autour du culte du temple était celle du figuier, ce dernier est ici assimilé à un mûrier à figues, c’est à dire à un figuier qui n’en n’est pas tout à fait un, un figuier qui devrait être autre que ce qu’il est devenu… Eh bien, ce figuier-là, si vous avez une démarche de Confiance en Yahvé, vous pouvez l’envoyer promener, l’envoyer dans la mer <a href="#_ftn5" id="_ftnref5"><strong>[5]</strong></a>, c’est à dire vous en débarrasser pour de bon.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tout dépend donc de l’idée que l’homme se fait de Dieu</strong></h2>



<p><em>«&nbsp;</em><em>―</em><em> <strong>7</strong> Qui donc d&rsquo;entre vous, ayant un serviteur au labour ou pâturant les troupeaux, ne lui dit dès qu&rsquo;il rentre du champ, alors qu&rsquo;il s&rsquo;avance : “Étends-toi ” ? Absolument pas ! <strong>8</strong> Mais il va lui dire : </em><em>―</em><em> Pr</em><em>é</em><em>pare quelque chose que je d</em><em>î</em><em>ne et, t&rsquo;</em><em>é</em><em>tant ceint, sers-moi jusqu&rsquo;</em><em>à</em><em> ce que j&rsquo;aie fini de manger et de boire ; et apr</em><em>è</em><em>s cela, tu manges et tu bois, toi ! <strong>9</strong> Pas de risque qu&rsquo;il ait de la Générosité envers son serviteur parce qu&rsquo;il fait ce qu&rsquo;il lui ordonne&nbsp;! » (Lc 17)</em></p>



<p>Yahvé est, pour Jésus de Nazareth un Dieu de Générosité, de Don sans retour. L’exemple pris par Jésus montre donc que ce Dieu-là n’est pas assimilable au maître d’un domaine, à un patron ou encore à un supérieur hiérarchique à qui l’on devrait le respect et la bonne exécution de ses ordres sans espérer autre chose que d’être conservé dans le registre du personnel&nbsp;!</p>



<p>Ne transposons donc pas l’attitude d’un maître au Dieu de la Bible&nbsp;!</p>



<p>Mais alors, s’il en est ainsi, si l’on sort du Contrat de travail avec ce Dieu absolument généreux, la vie va être tranquille pour les femmes et les hommes libérés du Contrat&nbsp;?</p>



<p><strong>Vous n’en aurez jamais fini avec la Générosité</strong></p>



<p><em>«&nbsp;<strong>10</strong> Je n&rsquo;admets pas que vous aussi, lorsque vous avez fait tout ce que je vous explique, vous concluiez : </em><em>―</em><em> Nous sommes des serviteurs peinards ; nous avons achevé tout ce que nous devions faire à titre de restitution&nbsp;! » (Lc 17)</em></p>



<p>Se savoir participant d’une relation désormais basée sur la Générosité ne conduit aucunement, pour le Nazaréen, à une vie pépère&nbsp;!</p>



<p>Le refus du Contrat qui précisait ce qui était à faire, ce qui était bon pour l’homme ou mauvais pour lui, ce qui devait être fait ou évité absolument le Shabbat, la manière dont il fallait se vêtir, manger, prier, désirer, en fonction du calendrier ou des circonstances, etc. ne va pas conduire au laxisme mais au sentiment de ne jamais répondre pleinement à la Générosité de Dieu dans la vie que nous partageons avec d’autres…</p>



<p>L’amour humain ou l’Amitié vraie sont une image vraie de ce type de relation de Confiance. Peut-on savoir que l’on aime assez&nbsp;? <a href="#_ftn6" id="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a> Que l’on est un ami parfait&nbsp;? Qu’on est à jour de nos solidarités avec nos proches, ou avec ceux qui sont loin mais sur lesquels la manière dont nous vivons a une incidence&nbsp;?</p>



<p>Évidemment, jamais&nbsp;!</p>



<p>C’est ce que Jésus rappelle, et que je cite dans la traduction d’André Sauge, <em>« N’en concluez pas que, désormais vous êtes des serviteurs peinards ! ». </em>La fin du Contrat, pour le Galiléen, c’est aussi l’assurance de n’en avoir jamais fini avec la Générosité que Dieu nous manifeste, mais aussi avec la Générosité à laquelle il nous invite. Comme disent les Bretons (je crois) <strong>: “On n’est pas rendus !”</strong> <strong>André Scheer, prospecteur laïc des textes de la Bible.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Traductions qui donnent&nbsp;: “Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales mais malheur à celui par qui ils arrivent !” sont lourdement fautives. Voir André Sauge, l’établissement du texte grec sur <a href="http://www.histor.ch">www.histor.ch</a> (à&nbsp;: la Fabrique des textes sacrés).</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Voir la parabole du Pharisien et du Publicain (Lc 18, 11)&nbsp;: <em>«&nbsp;Ô Dieu je te remercie de ne pas être comme le reste des hommes…&nbsp;»</em></p>



<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Voir le passage du jeune homme riche (Lc 18, 20) où Jésus limite les commandements à se garder de l’adultère, de l’assassinat, du vol, du faux témoignage et du manque de solidarité avec les parents&nbsp;!</p>



<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Leur qualification d’Apôtres a été substituée à celle de disciples au temps d’Ignace. Encore une fois les Apôtres n’ont pas existé avant 96, soit 66 ans au moins après la mort du Maître.</p>



<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> La mer est <strong>toujours, </strong>dans les récits de la Bible, une image de la mort. C’est ainsi que pour ses disciples, Jésus est présenté comme marchant sur la mer… Vous pouvez disposer d’un recueil de ces images, indispensable pour comprendre les textes de la Bible dans le livre publié par Golias-Éditions en 2025, <em>«&nbsp;L’Évangile de Marc décrypté&nbsp;», </em>p 268.</p>



<p><a id="_ftn6" href="#_ftnref6">[6]</a> Vous avouerais-je que plus le temps passe, moins je suis certain d’être un <em>“bon mari !”</em>882</p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/10/02/ne-mettez-pas-fut-ce-un-pied-dans-ce-contrat-quest-la-loi-de-moise/">Ne mettez pas, fût-ce un pied, dans ce Contrat qu’est la Loi de Moïse !</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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