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	<title>Catégorie Focus - Éditions Golias</title>
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		<title>Front commun des religions à la télévision contre le projet de loi sur l’aide à mourir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 21:28:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le dimanche 23 novembre, les émissions religieuses ont organisé (de 8h30 à 10h00) une émission commune sur le projet de loi sur l’aide à mourir. Autour de la table un évêque catholique, deux orthodoxes, un bouddhiste, un musulman (par ailleurs médecin), un rabbin juif, un médecin sans étiquette religieuse, mais pas de protestant. J’ai été &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/12/03/front-commun-des-religions-a-la-television-contre-le-projet-de-loi-sur-laide-a-mourir/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Front commun des religions à la télévision contre le projet de loi sur l’aide à mourir&#160;&#187;</span></a></p>
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									<p></p>
<p>Le dimanche 23 novembre, les émissions religieuses ont organisé (de 8h30 à 10h00) une émission commune sur le projet de loi sur l’aide à mourir. Autour de la table un évêque catholique, deux orthodoxes, un bouddhiste, un musulman (par ailleurs médecin), un rabbin juif, un médecin sans étiquette religieuse, mais pas de protestant.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>J’ai été scandalisé par l’unilatéralisme des réactions: tous sans exception considèrent que le projet de loi sur l’aide à mourir est à rejeter car :<br>– la liberté individuelle absolue de l’individu ne peut exister sans tenir compte de son lien avec le groupe social dont il est membre ;<br>– cette loi ouvre la porte aux dérives comme ce serait le cas en Belgique et au Canada ;<br>– cette loi serait une grave rupture avec la conception anthropologique traditionnelle interdisant absolument qu’un humain porte atteinte à la vie d’un autre<br>humain ;<br>– on ne peut être sûr de l’intention véritable du malade désirant l’euthanasie laquelle peut être altérée par son état cérébral ;<br>– il y a le risque d’élargir indéfiniment le droit d’accéder à l’euthanasie ;<br>– la vie n’appartient pas à l’humain qui en est le dépositaire : elle vient de Dieu et c’est Dieu qui décide de sa fin ;<br>– c’est le symptôme d’une société où l’individualisme a progressé ;<br>– on a aujourd’hui les moyens de soulager les douleurs et les souffrances rebelles (deux intervenants conviennent toutefois qu’il en est qui résistent) ;<br>– la sédation autorisée en la toute fin de la vie par la seconde loi Léonetti suffit à résoudre le problème des autres ;<br>– des humains fortement privés de leur autonomie minimale en tout point désirent continuer à vivre ;<br>– l’acte du médecin qui pratique l’euthanasie légalisée est un meurtre…</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>J’ai été scandalisé de voir cette petite dizaine d’intervenants apparemment en bonne santé disserter avec une assurance tranquille et sans égard sur les douleurs et les souffrances insupportables que peuvent ressentir des gens qui ne sont pas directement en la toute fin de leur vie au sens défini par le projet de loi : par exemple, des gens atteints de maladies dégénératives ou de la maladie d’Alzeimer. Il y avait un côté à mon sens inhumain dans ces affirmations assénées au nom de conceptions anthropologiques traditionnelles, religieuses ou non, qui ne peuvent plus être une référence unique dans notre monde occidental où les conceptions de l’homme et de Dieu, et donc de la vie humaine et de la mort ne sont plus unanimes compte tenu des progrès de la science en tous domaines et des conditions actuelles de santé dans lesquelles les gens terminent leur existence.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Comprendre et aider les gens</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>J’ai eu le sentiment que les intervenants raisonnaient hors sol. Si j’avais pu faire partie de la table ronde, je leur aurais poser les questions suivantes :<br>– Qu’est-ce qui caractérise une vie humaine pour n’importe quel être humain ? Est-ce uniquement les facteurs biologiques ? Non bien sûr. Ne faut-il pas prendre en compte d’autres facteurs comme la possibilité d’être autonome physiquement, relationnellement et intellectuellement ainsi que le fait de ne pas<br>être agressé par des douleurs et des souffrances intolérables ?<br>– N’est-il pas nécessaire de comprendre et d’aider des gens qui, sans être en fin de leur vie, ont perdu leur autonomie dans les domaines essentiels énoncés ci-dessus et qui répètent, parfois en criant : « ce que je vis n’est plus une vie ; s’il vous plaît aidez-moi à mourir ».<br>– Peut-on se contenter de leur dire que l’on va les accompagner, que l’on va tenter de les soulager autant que l’on pourra ?<br>– Ne faut-il pas écouter vraiment et prendre au sérieux des malades en fin de vie dont on est arrivé à soulager les douleurs et à apaiser leurs souffrances et qui pourtant demandent instamment qu’on les aide à mourir ? Le respect dû à ces malades n’exige-t-il pas que l’on tienne compte de leur demande réitérée ?<br>– Et si le malade n’est plus capable d’énoncer son désir de mourir, n’est-ce pas une échappatoire de ne pas en tenir compte ?<br>– Un médecin ou un soignant qui, dans le cadre de la loi, aide au suicide assisté ou pratique l’euthanasie selon la volonté du malade, est-il un meurtrier ou au contraire un compagnon secourable à un autre humain laissé autrement dans la détresse de l’isolement et de l’incompréhension, ce qui ne peut qu’accroître les autres causes de son malheur ?<br>– Les croyants qui affirment haut et fort que Dieu donne la vie et qu’il est seul à la reprendre ne doivent-ils pas prendre conscience que leur croyance est<br>« exculturée » au regard des découvertes scientifiques sur l’origine de l’homme ? Et si la vie humaine est un don reçu par chaque bénéficiaire, comment pourrait-on le déposséder d’en disposer librement ?<br>– Les responsables religieux ne doivent-ils pas prendre conscience qu’une partie notable de leurs fidèles n’adhèrent plus à leur doctrine et à leur éthique et prennent leurs décisions en ce domaine comme dans les autres en leur âme et conscience ?</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Soulager les souffrances</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Si je réagis ainsi ce n’est pas en raison d’une idéologie, mais parce que pendant douze ans j’ai été formateur de soignants dans le cadre de leur formation permanente en milieu hospitalier sur le thème de l’accompagnement des personnes en fin de vie. À l’écoute des cadres infirmiers, des infirmières et des aides-soignants, je les ai entendu raconter la situation de malades terminant leur vie dans d’abominables douleurs et souffrances qui n’étaient pas prises en considération. C’était le début des soins palliatifs, mais il allait de soi comme aujourd’hui que l’on ne pouvait faire plus que d’aider à soulager leurs douleurs et leurs souffrances. La perspective d’une législation sur le suicide assisté et l’euthanasie était violemment et systématiquement repoussée alors que celle-ci se mettait en place d’une façon très encadrée et satisfaisante en Belgique par exemple.</p><p><br></p><p>L’entêtement de médecins en responsabilité et l’opposition permanente des responsables religieux – mis à part des exceptions dans le protestantisme – a repoussé jusqu’à ce jour le vote d’une loi sur l’aide à mourir. Elle sera toutefois certainement votée mais avec bien des restrictions qui endommageront maints malades. C’est tout ce contexte qui m’a fait évoluer d’une position traditionnelle vers le soutien d’une législation qui permet à des humains accablés de décider de leur fin de vie. Elle ne s’impose à personne mais soulagera bien des malades qui se sentent concernés. Dans un pays démocratique dont les membres pensent légitimement mais diversement leur vie et leur mort, n’est-il pas heureux que chacun puisse terminer sa vie selon son désir ?  <strong>Jacques Musset, membre du groupe «&nbsp;Pour un christianisme d’avenir&nbsp;»</strong></p>
<p></p>								</div>
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		<title>Antiqua etnova : l’Église se penche sur l’IA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[GOLIAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 20:40:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecclesia]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LÉglise catholique a publié cette année une note intitulée Antiqua et nova, portant sur «les relations entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine». Le texte d’une centaine de pages a été rédigé conjointement par le dicastère pour la Doctrine de la Foi et le dicastère pour la Culture et l’Éducation. Cette publication survient au moment où &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>LÉglise catholique a publié cette année une note intitulée Antiqua et nova, portant sur «les relations entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine». Le texte d’une centaine de pages a été rédigé conjointement par le dicastère pour la Doctrine de la Foi et le dicastère pour la Culture et l’Éducation.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Cette publication survient au moment où l’usage des outils d’intelligence artificielle (IA) se répand auprès du grand public, suscitant de nombreux questionnements concernant l’impact de ces technologies dans nos vies quotidiennes et sur l’avenir de l’humanité.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Un changement d’époque</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Les travaux de l’informaticien John McCarty, présentés à la conférence de Dartmouth en 1956, furent peut-être les premiers signes clairs d’une volonté de donner à la machine des potentialités d’avancement qui pourraient éventuellement égaler, voire surpasser les capacités d’analyse humaine. Or, ce qui pouvait apparaître comme de la science-fiction est en phase de devenir réalité.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Aujourd’hui, alors que les chercheurs continuent de travailler au développement d’une IA générative, on semble se diriger vers ce que certains scientifiques appellent une « superintelligence » : une IA qui serait capable de « dépasser les capacités intellectuelles humaines » et même de contribuer à la accroître considérablement la longévité humaine en convergeant avec les progrès des biotechnologies.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Face à ce « changement d’époque », où les technologies de l’information viennent bousculer nos façons de travailler, de penser l’éducation, la médecine et même la prise de décision, l’Église catholique affirme qu’il est « d’une importance cruciale d’examiner ses implications anthropologiques et éthiques ».</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">L’IA est-elle véritablement intelligente ?</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>L’une des questions fondamentales qu’aborde Antiqua et nova est celle de la différence entre l’IA et l’intelligence humaine. Pour y répondre, les auteurs mobilisent les sources classiques de la philosophie et de la théologie (Aristote, Augustin, Thomas d’Aquin). Celles-ci reconnaissant en l’esprit humain une capacité d’abstraction et d’appropriation personnelle de la connaissance qui le distingue du reste du monde animal. En résumé : « La tradition chrétienne en est venue à comprendre la personne comme un être composé d’un corps et d’une âme, à la fois profondément lié à ce monde et s’étendant au-delà. »</p><p><br></p><p>Ainsi compris, les termes «raison» et «intellect» dépassent la simple définition fonctionnelle que tend à leur donner le contexte contemporain. L’intelligence humaine ne se contente pas d’accumuler et de trier des données, elle cherche la vérité, discerne le bien, contemple le beau. Capable de recul critique et de libre arbitre, l’intelligence humaine est donc inséparablement cognitive, intuitive, morale et spirituelle.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Plus que tout, affirment les auteurs, cette intelligence est relationnelle, c’est-à-dire capable de don, de communion et d’amour. Il n’existe donc pas d’équivalent artificiel à l’intelligence humaine, tranche la note : « L’IA ne doit pas être considérée comme une forme artificielle d’intelligence, mais comme l’un de ses produits. »</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Pour un usage responsable</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Concernant l’utilité sociale de l’IA, le document propose quelques balises susceptibles d’alimenter la réflexion éthique. Les grandes entreprises privées qui développent l’IA et qui la mettent en marché sont conviées à prendre en considération le « développement intégral de l’être humain et de la société », ce qui inclut l’importance du travail humain comme lieu de réalisation de la personne. Tous ces bouleversements technologiques, s’ils n’ont pas d’encadrement éthique, deviennent susceptibles de brimer la liberté humaine et d’affecter la recherche de vérité, avertissent les auteurs.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><br>Soulevant l’exemple des « deep fake » – ces images ou vidéos réalisées par IA et destinées à simuler des gestes ou des paroles de personnes réelles – le document affirme : « Cette tromperie généralisée n’est pas un problème mineur : elle touche au cœur de l’humanité, démolissant la confiance fondamentale sur laquelle les sociétés sont construites. »</p><p><br></p><p>Le concept de « dignité intrinsèque de l’être humain » revient tout au long de la note et se décline en plusieurs mises en garde : le danger de «remplacer» l’humain par la machine, d’appliquer aux êtres humains des critères d’« efficacité » empruntés au monde technologique et surtout de « déléguer » à l’IA une responsabilité morale qui revient à la personne humaine. «Ceux qui utilisent l’IA pour effectuer une tâche et en suivre les résultats créent un contexte dans lequel ils sont en fin de compte responsables du pouvoir qu’ils ont délégué», considèrent les auteurs.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>De manière plus terre-à-terre, ceux-ci rappellent également que, dans chaque demande faite à l’IA se pose la question de la responsabilité de l’utilisateur face au bien commun. Le texte souligne à ce sujet l’aspect écologique lié à l’IA, laquelle demeure une technologie exigeant la consommation de nombreuses ressources non renouvelables.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Nécessité d’un encadrement éthique</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Si Antiqua et nova ne nie pas les avancées positives permises par l’IA, la note formule toutefois de sérieuses mises en garde. Le document souligne le danger que représente à notre époque une fascination excessive pour la technologie, nous faisant oublier que l’IA est «un outil et non une personne».</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Contre cette fascination, poursuite le texte, il convient de garder en mémoire que nous sommes toutes et tous « […] appelés à nous impliquer de manière sérieuse et engagée dans le monde, au point de nous identifier aux pauvres et aux souffrants, de consoler ceux qui souffrent et de créer des liens de communion avec tous » rappelle en particulier le texte. À ce titre, la note des Dicastères se situe en continuité avec les grands appels du pape François en faveur de la fraternité humaine.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Au final, Antiqua et nova rappelle que, dans une perspective chrétienne, le développement humain est en péril s’il ne suit pas l’appel à aimer et à servir son prochain, à espérer le Royaume de Dieu hic et nunc et à œuvrer pour la justice sociale et le bien commun. L’humanité dans son ensemble est ainsi interpellée à demeurer vigilante pour que la technologie soit au service de l’être humain et non l’inverse. <strong>Michel Labonté &#8211; en partenariat avec presence-info</strong> (https://presence-info.ca/article/vivre/science/antiqua-et-nova-leglise-se-penche-sur-lia/)</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>N. B. : Michel Labonté est animateur à l’éducation citoyenne et identitaire en milieu scolaire. Il vit à Hamilton (Ontario) depuis 2012. Il détient une maitrise en théologie de l’Université de Sherbrooke et un D.E.S.S. en théologie pastorale de l’Institut de formation théologique de Montréal (IFTM).</strong></p>
<p></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/11/26/antiqua-etnova-leglise-se-penche-sur-lia/">Antiqua etnova : l’Église se penche sur l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Le sens des miracles</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/11/19/le-sens-des-miracles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 20:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ma position concernant les miracles spectaculaires attribués à la foi chrétienne est claire : je n’y crois pas. Je pourrais dire, comme le médecin Pierre Mauriac, frère de l’écrivain François, que je suis chrétien « non pas à cause des miracles, mais malgré les miracles ». Est-ce à dire que je rejette toutes formes de &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Ma position concernant les miracles spectaculaires attribués à la foi chrétienne est claire : je n’y crois pas. Je pourrais dire, comme le médecin Pierre Mauriac, frère de l’écrivain François, que je suis chrétien « non pas à cause des miracles, mais malgré les miracles ».</p><p><br></p><p>Est-ce à dire que je rejette toutes formes de miracles? Non. J’adhère plutôt à la conception que s’en faisait le pape François. Dans Cher pape François (Mame/Fidélité/Novalis, 2017), le beau livre dans lequel il répondait à des questions d’enfants du monde entier, le regretté pape argentin explique son point de vue à un petit Péruvien de 9 ans qui lui demande pourquoi il y a moins de miracles aujourd’hui.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>« Il y a des miracles aujourd’hui, écrit François. Il y en a tous les jours, et en grand nombre. » Ah bon ? Lesquels ? Ce sont, dit François, ces gens qui souffrent et qui gardent la foi, qui restent fidèles à Jésus. Il évoque, en passant, en une phrase, « des guérisons », mais il met l’accent surtout sur autre chose, c’est-à-dire « le miracle de la vie et le miracle des bonnes œuvres qui changent le cœur des gens ».</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Pour être bien clair, il insiste : « J’ai fait l’expérience de beaucoup de miracles. Non, ils ne sont pas spectaculaires. Je n’ai jamais vu les morts revenir à la vie. Mais j’ai vu beaucoup de miracles quotidiens dans ma vie. » Ce sont ceux auxquels je crois, moi aussi.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Zola à Lourdes</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>L’écrivain français Didier van Cauwelaert, lui, ne s’en contente pas. Dans L’insolence des miracles, paru en 2023 et réédité en poche cette année (J’ai lu, 288 pages), il raconte avec délectation une foule de miracles attribuables à la foi catholique tous plus spectaculaires les uns que les autres, tout en déplorant que l’Église soit trop frileuse en la matière. « Le meilleur moyen d’explorer ce qui nous dépasse, écrit-il, n’est-il pas de réconcilier sans relâche l’esprit critique et la faculté d’émerveillement ? »</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Si la seconde est bien au rendez-vous chez l’écrivain, le premier, lui, se fait plus rare. Le livre n’oublie pas les incontournables du genre et consacre de bonnes pages à la saga du Linceul de Turin et aux guérisons de Lourdes. On n’est pas obligé d’y croire, mais on doit reconnaître que ces récits sont captivants et bousculent nos convictions rationalistes.</p><p><br></p><p>Zola, qui n’y croyait pas, s’extasiait malgré tout devant l’esprit de Lourdes, qui lui a inspiré un roman en 1894. « Le spectacle des malades devant la grotte, le bruit de toutes ces prières, l’écho de toutes ces plaintes m’ont littéralement sauté à la gorge, confiait-il au journal Univers en 1892. Je trouve cela supérieurement beau. Donner du courage, faire tomber un rayon d’espérance… N’y aurait-il que cela, Lourdes serait un grand bienfait. »</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ce regard est aussi le mien. Didier van Cauwelaert, lui, va plus loin. Lors de son pèlerinage à Lourdes, raconte-t-il, Zola a rencontré deux femmes qui lui inspireront ses personnages principaux. Les deux, tuberculeuses, seront guéries. Zola, pourtant, ne bronchera pas et continuera de rejeter la superstition. Mauvaise foi, conclut Didier van Cauwelaert.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Le problème de l’arbitraire</h2>
<p></p>
<p></p>
<p><br>Ce dernier sait bien, pourtant, que, devant ces guérisons arbitraires, des questions fondamentales surgissent. Elles seraient attribuables à la volonté de Dieu ?</p><p><br></p><p>« Quand on entend cette réponse, note l’écrivain, on ne peut que réagir par un cri du cœur : pourquoi guérir cette personne et pas celle-là ? Était-elle plus chrétienne, plus méritante, plus utile, meilleure communicante, ou est-ce tombé sur elle par hasard, façon Roue de la Fortune ? » Or, s’il pose la question, la plus importante de toutes, à mon avis, dans ce dossier, Didier van Cauwelaert ne lui donne jamais de réponse satisfaisante.</p><p><br></p><p>Il le faudrait, pourtant, puisque c’est là que ça achoppe. Des milliers de personnes prient chaque jour avec ferveur pour la guérison de leur enfant ou d’une personne aimée, et rien ne se passe. Bien des Juifs innocents qui mouraient dans les chambres à gaz imploraient Dieu de les sauver et n’ont recueilli que son silence. Tout à coup, un quidam est miraculeusement guéri à Lourdes ou ailleurs et il faudrait croire à l’intervention divine? Non merci.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Je ne peux croire à ce Dieu arbitraire. Un miracle qui n’a pas de sens salvateur pour tous n’est pas digne de Dieu. La croyance en la résurrection — un profond mystère qui est d’abord un aiguillon de la pensée — passe le test de la valeur universelle. Tous, en effet, y sont appelés. La guérison miraculeuse de celui-ci, mais l’abandon à ses souffrances de celle-là, tout aussi fervente, y échoue.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Les mystiques et le sceptique</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>Van Cauwelaert pousse le bouchon encore plus loin, si c’est possible, en faisant le portrait complaisant de quelques personnages hauts en couleur qui ont multiplié les exploits paranormaux. La religieuse augustine française Yvonne-Aimée de Malestroit (1901-1951) a été décorée par Charles de Gaulle pour l’aide qu’elle a apportée aux résistants pendant la Deuxième Guerre mondiale. C’est à son honneur, évidemment, et un tel courage relève, pour moi, du miracle, tel que conçu par le pape François.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Ce qui intéresse surtout l’écrivain, toutefois, c’est le reste. La religieuse, en effet, porte littéralement les stigmates de la Passion, pratique la xénoglossie — elle parle des langues qu’elle ignore — et même, tenez-vous bien, la bilocation, c’est-à-dire qu’elle peut se trouver dans plusieurs endroits en même temps. Arrêtée par la Gestapo en 1943, elle se serait évadée de prison en se dématérialisant. Et il faudrait croire ça ?</p><p><br></p><p>Le père Agostino Gemelli, éminent neuropsychologue et alors président de l’Académie pontificale des sciences, s’y refusait, en accusant la dame « de s’automutiler pour faire parler d’elle et d’entretenir, par ses prétendues bilocations, l’illuminisme, cette « perversion de l’esprit qui transforme la ferveur religieuse en addiction aux phénomènes paranormaux » ».</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Van Cauwelaert dénonce « ce garde-chiourme rationaliste » qui n’aurait pas compris que le but des exploits de la religieuse était de sauver des vies. Par la bilocation, vraiment? Une chance qu’il y a d’autres méthodes, sinon les résistants seraient tous morts.</p><p><br></p><p>Ce Gemelli, d’ailleurs, qui est la tête de Turc de l’écrivain, s’impose comme le héros inattendu de ce livre et son attitude nous rassure un peu sur le sain scepticisme de l’Église devant les excentricités miraculeuses. On le retrouve dans le dossier du Padre Pio (1887-1968), ce prêtre italien déclaré saint par l’Église en 2002. Portant lui aussi les plaies de la Passion aux mains et aux pieds et ressuscitant des morts, le prêtre apparaît même, dans le ciel, à des pilotes anglais pour les exhorter à ne pas bombarder son village d’origine pendant la Deuxième Guerre mondiale. « Tous les villages de la région furent touchés par les bombes, sauf celui où était né Padre Pio. Ce miracle un peu trop « personnalisé » fut versé dans le dossier que l’Église instruisit contre lui », se contente de noter Didier van Cauwelaert.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Un saint qui protège son village, mais laisse les villages voisins sous les bombes ? Ça me déçoit plus que ça m’impressionne. Gemelli, justement, dénonçait ces « chimères du surnaturel ». S’il n’avait pas été antisémite avant la guerre, ce prêtre scientifique aurait mérité une statue.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Un freak show</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>On rencontre aussi, dans ce livre, Julia Youn (née en 1947), une Coréenne qui transforme les hosties en pièces de viande sanguinolentes ; Natuzza Evolo, une Italienne analphabète, morte en 2009, qui pratique la bilocation et l’hémographie, c’est-à-dire qu’elle « saigne du texte » religieux ; ou encore une hostie qui lévite, à Lourdes, en 1999 et une autre qui palpite comme un cœur vivant en Argentine en 1996.</p><p><br></p><p>Ma question est simple : qu’apporte donc de positif ou de signifiant à la foi adulte un tel freak show ? Ma réponse : rien, sinon du bruit régressif.</p><p><br></p><p>Le livre de Didier van Cauwelaert est enlevé et senti. On le lit comme on lit un passionnant et décoiffant thriller ou un inventif récit de fiction. Pour avoir un éclairage plus juste sur les vertus de la foi, cependant, mieux vaut retenir le message du pape François.</p><p><br></p><p>Dans Des pauvres au pape, du pape au monde (Seuil, 2022), ce dernier confiait n’avoir jamais vu Dieu en songe et ne pas entendre de voix célestes. Dieu parle, insistait-il, mais au cœur. Et il peut même, en bilocation, me parler et te parler à toi, ami lecteur, en même temps. C’est peut-être ça, un vrai miracle. <strong> Louis Cornelier &#8211; en partenariat avec présence-info (source : https://presence-info.ca/article/idees/chronique-litteraire/le-sens-des-miracles/)</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>								</div>
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		<title>Dilexi te : Une première lecture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 14:32:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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									<p></p>
<p>Une exhortation apostolique est un document important dans lequel les papes se positionnent sur certains sujets particuliers. Le pape François avait publié une exhortation sur les jeunes, sur l’Amazonie, entre autres. Le sous-titre de cette exhortation est «&nbsp;L’amour envers les pauvres&nbsp;». Il y avait déjà beaucoup d’éléments sur ce sujet chez le pape François ou ses prédécesseurs mais ce document présente le grand mérite de proposer une vision synthétique de ces enseignements. Le texte se centre donc sur les pauvres et creuse la signification de «&nbsp;l’option préférentielle pour les pauvres&nbsp;» au niveau biblique, patristique, historique, théologique et anthropologique.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il faut commencer par souligner la continuité entre cette première exhortation et le Magistère précédent. <em>Dilexi te</em> &#8211; <em>«&nbsp;Je t’ai aimé&nbsp;»</em> en français &#8211; vient directement en écho avec la dernière encyclique du pape François, <em>Dilexit nos<sup>2</sup></em>, qui portait sur l’amour humain et divin du cœur de Jésus-Christ. Léon XIV rapporte que François lui-même avait voulu la cohérence de ces deux volets&nbsp;: l’amour pour Dieu et son parallèle pour les pauvres. «&nbsp;Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur (…) et ton prochain comme toi-même.&nbsp;» Les deux sont inséparables. Cela est exprimé de nombreuses manières dans l’exhortation. L’engagement envers les pauvres n’est ainsi pas seulement une conséquence de notre foi. Il est une épiphanie, «&nbsp;un acte quasi liturgique&nbsp;» (§61) car «&nbsp;on ne peut séparer le culte de Dieu de l’attention aux pauvres&nbsp;» (§40). «&nbsp;Dans cet appel à le reconnaître dans les pauvres et les souffrants, se révèle le cœur même du Christ&nbsp;» (§3). <em>Dilexi te</em> est un document que le pape François avait en travaux au moment de sa mort et dont a alors hérité le pape Léon XIV. Le nouveau pape a fait sien ce document et c’est lui qui le signe. A travers ce passage de relai, les deux papes soulignent que le souci des pauvres n’est pas une activité parmi d’autres de l’action de l’Église, mais qu’il fait partie de l’être même de l’Église. Il fait de la participation des pauvres, de leur présence… un critère de vérité de l’Église. «&nbsp;L’amour des pauvres (…) est la garantie évangélique d’une Église fidèle au cœur de Dieu&nbsp;» (§103) et une communauté qui prétendrait «&nbsp;rester tranquille sans se préoccuper de manière créative&nbsp;» des pauvres est vouée à perdre sa vigueur évangélique (§113). </p>				</div>
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		<title>Diocèse de Lille : « de plus en plus déficitaire »</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/11/05/le-delitement-de-leglise-de-france-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 18:36:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecclesia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier volet consacré au diocèse de Lille relevait une pratique commune à tous les diocèses&#160;: le nombre de «&#160;catholiques&#160;» communiqué au Vatican est notoirement exagéré. La représentation des «&#160;actifs&#160;» restreints aux ministres ordonnés et aux religieux religieuses est faussée par l’absence de la pyramide des âges et la méconnaissance des «&#160;Laïcs&#160;» au service de &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Le premier volet consacré au diocèse de Lille relevait une pratique commune à tous les diocèses&nbsp;: le nombre de «&nbsp;catholiques&nbsp;» communiqué au Vatican est notoirement exagéré. La représentation des «&nbsp;actifs&nbsp;» restreints aux ministres ordonnés et aux religieux religieuses est faussée par l’absence de la pyramide des âges et la méconnaissance des «&nbsp;Laïcs&nbsp;» au service de leur Église. Les données statistiques 1950-2023 illustrent un souci commun à tous les diocèses, à savoir, minimiser au mieux un délitement qu’on n’arrive plus à maitriser, tandis que les boomers se meurent et que les générations des 14 à 60 ans sont moins pratiquantes en nombre, et ne sont pas sensibilisées aux questions financières de l’Église de France.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le deuxième volet de notre étude portait sur la situation patrimoniale. Le lieu commun consiste à affirmer des plus values latentes ou des mesures de solidarité inter-diocèses qui continueront à les sauver d’une faillite déjà programmée pour certains d’entre eux. Le diocèse de Lille illustre le souci pastoral de rajeunir l’immobilier restant nécessaire, mais cette rénovation s’est faite par l’endettement. Les échéances à rembourser se heurtent désormais, pour cet archevêché, aux possibilités restreintes de revente et aux déficits récurrents du «&nbsp;fonctionnement&nbsp;» qui sera l’objet de ce troisième volet. L’année 2024 s’est soldée pour la première fois par un déficit global car les produits financiers et exceptionnels n’ont pas permis de combler le déficit de fonctionnement qui, lui, est structurel<a id="_ednref1" href="#_edn1">[1]</a>. </p>				</div>
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		<title>2005-2023, Diocèse de Lille : « la spirale de l’endettement »</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/10/29/2005-2023-diocese-de-lille-la-spirale-de-lendettement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 20:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lieu commun continuera d’avoir la vie dure&#160;: les diocèses sont en difficulté, mais ils disposent d’un patrimoine immobilier, de placements en valeurs mobilières et de disponibilités sur lesquels ils pourront continuer à puiser pour combler leur déficit de fonctionnement. L’exemple du diocèse de Lille oblige à une analyse plus rigoureuse. D’emblée nous ne méconnaissons &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/10/29/2005-2023-diocese-de-lille-la-spirale-de-lendettement/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;2005-2023, Diocèse de Lille : « la spirale de l’endettement »&#160;&#187;</span></a></p>
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<p>Ce lieu commun continuera d’avoir la vie dure&nbsp;: les diocèses sont en difficulté, mais ils disposent d’un patrimoine immobilier, de placements en valeurs mobilières et de disponibilités sur lesquels ils pourront continuer à puiser pour combler leur déficit de fonctionnement. L’exemple du diocèse de Lille oblige à une analyse plus rigoureuse. D’emblée nous ne méconnaissons pas les valeurs de revente&nbsp;: le diocèse de Lille comme tous les autres, possède des «&nbsp;Immobilisations&nbsp;» sous évaluées en tant que terrains, immeubles, SCI et Fonds commun de placement&nbsp;: construits ou achetés à des périodes différentes ces biens sont plus ou moins amortis et réclameraient de possibles réévaluations (ou dévaluations ainsi qu’on le verra pour une SCI). Cependant une analyse sur période longue, tout en ne permettant pas l’exposition de ces plus values potentielles, est susceptible de confirmer un enrichissement progressif ou au contraire un appauvrissement patrimonial méconnu.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><br>L’analyse habituelle des bilans sur deux trois ou quatre années peut alors être trompeuse. Nous proposons, ici, la comparaison de la dernière année disponible (au moment de ce recensement1) en l’occurrence 2023, en la rapprochant des années 2005, 2011, 2017, avec chaque fois un même écart de six ans. Ces rapports ont été vérifiés par le même cabinet de Commissaires aux comptes avec les mêmes normes comptables2. L’allergie aux données chiffrées étant fort répandue et tenace, nous essayerons de les faire «&nbsp;parler&nbsp;», à la fois par les pourcentages et l’attention portée à leurs évolutions. Par exemple une quasi stabilité sur dix-huit ans pourra sembler rassurante… alors que l’inflation a pu changer leur «&nbsp;pourvoir d’achats&nbsp;», ou encore le bilan peut être en augmentation substantielle comme on le verra ici… mais est-ce à base de capitaux épargnés, ou de prêts bancaires&nbsp;? </p>				</div>
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		<title>Orthopraxie : le voile chrétien en question</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/10/22/orthopraxie-le-voile-chretien-en-question/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 21:15:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Focus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire semble devenue suffisamment sérieuse pour que France Culture y consacre un documentaire&#160;: ces femmes chrétiennes qui se voilent[1]. Des chrétiennes laïques, pas des religieuses consacrées, précisons-le. Il y a un peu plus d’un an, la tendance avait démarré sur les réseaux sociaux, comme TikTok, où de toutes jeunes femmes avaient commencé à promouvoir un &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>L’affaire semble devenue suffisamment sérieuse pour que France Culture y consacre un documentaire&nbsp;: ces femmes chrétiennes qui se voilent<a href="#_ftn1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[1]</a>. Des chrétiennes laïques, pas des religieuses consacrées, précisons-le. Il y a un peu plus d’un an, la tendance avait démarré sur les réseaux sociaux, comme TikTok, où de toutes jeunes femmes avaient commencé à promouvoir un fantasmatique «&nbsp;voile chrétien&nbsp;». À notre connaissance, les autorités catholiques n’ont pas réagi, laissant se développer une confusion dangereuse sur cet usage inapproprié d’un habit régulier, dérive s’étant déjà produite dans certaines communautés sectaires catholiques, comme celle des Béatitudes.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Une fois encore, l’ostentation vestimentaire religieuse, par cet incongru voile, se porte d’abord sur le corps des femmes. Nous n’avons pas encore vu de garçons revêtir des robes de bure avec des sandales. On peut toutefois remarquer que les filles comme les garçons se mettent à porter des vêtements de style <em>«&nbsp;streetwear&nbsp;»</em> floqués de slogans chrétiens. D’autres phénomènes d’exhibition religieuse, celle-là même que Jésus condamnait, se manifestent de plus en plus chez les jeunes chrétiens&nbsp;: crucifix et médailles en pendentifs bien visibles, boucles d’oreille en forme de croix, tatouages, etc. </p>				</div>
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		<title>Affaire Grosjean : le grand déplacement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 17:03:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecclesia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 30 mai dernier, l&#8217;ancien prêtre de la paroisse de Sombernon (Côte-d&#8217;Or), le père Yves Grosjean, était mis en examen et placé en détention provisoire pour des faits de pédocriminalité. La plainte initiale avait été déposée au mois d’octobre 2025 par un jeune homme âgé de 27 ans, Jean Jedrysek, pour des faits remontant à &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Le 30 mai dernier, l&rsquo;ancien prêtre de la paroisse de Sombernon (Côte-d&rsquo;Or), le père Yves Grosjean, était mis en examen et placé en détention provisoire pour des faits de pédocriminalité. La plainte initiale avait été déposée au mois d’octobre 2025 par un jeune homme âgé de 27 ans, Jean Jedrysek, pour des faits remontant à 2010 alors qu’il n’avait que douze ans. Dès le début du mois de juin, l’affaire rendue publique par les protagonistes a engendré de nombreux témoignages auprès du collectif de victimes «&nbsp;La parole accueillie&nbsp;» qui expliquait alors&nbsp;: «&nbsp;<em>Là, on en est à une quinzaine d&rsquo;agressions avérées. On a d&rsquo;autres témoignages où on ne peut pas dire qu&rsquo;il y a agression, au niveau pénal. Par contre, on a une quinzaine d&rsquo;enfants qui ont subi cette agression.</em>&nbsp;»</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Quatre mois plus tard, le même collectif confirme dans une lettre ouverte le recensement de seize victimes. Adressée à Roland Minnerath et Antoine Hérouard (ancien et actuel évêque de Dijon) ainsi qu’à Cristobal Lopez Romero (archevêque de Rabat), la publication dénonce le «&nbsp;<em>silence</em>&nbsp;» des diocèses en question et leurs «<em>&nbsp;réponses</em>&nbsp;» face aux violences infligées par le père Grosjean. En effet, ce dernier a été envoyé au Maroc à partir de 2017 jusqu’en 2024. Selon «&nbsp;La parole accueillie&nbsp;», le père Grosjean a été exfiltré à la suite d’une première plainte, depuis classée sans suite. Il est rentré en France en&nbsp;2024, après de nouvelles accusations sur place. L’association s’interroge notamment&nbsp;: <em>« Y a-t-il eu des antécédents de signalements »</em> avant le départ du prêtre au Maghreb. De la même manière, <em>« les raisons exactes »</em> de son départ ont-elles été communiquées au diocèse de Rabat&nbsp;? «&nbsp;<em>Les faits qui concernent la première plainte classée sans suite ont-ils été signalés à Rome&nbsp;?</em>&nbsp;». </p>				</div>
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		<title>Les soirées pétales de roses : une infantilisation spirituelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 17:03:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dérives sectaires]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cette belle saison d&#8217;automne, ce ne sont pas les champignons mais « les soirées pétales de roses&#160;» qui fleurissent partout dans les diocèses de France et de Navarre, et même certains Carmels. Organisées par la communauté des Béatitudes depuis 1992, c&#8217;est en effet autour du 1er octobre, jour de la fête de Sainte Thérèse &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>En cette belle saison d&rsquo;automne, ce ne sont pas les champignons mais « les soirées pétales de roses&nbsp;» qui fleurissent partout dans les diocèses de France et de Navarre, et même certains Carmels.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Organisées par la communauté des Béatitudes depuis 1992, c&rsquo;est en effet autour du 1er octobre, jour de la fête de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, la carmélite de Lisieux, qu’elles sont proposées. Prenant la petite Thérèse au mot, les Béatitudes veulent ni plus ni moins que&nbsp;: «&nbsp;<em>l’aider dans sa mission céleste en organisant chaque année des soirées</em>&nbsp;» ou celle-ci pourra «&nbsp;<em>passer son Ciel à faire du Bien sur la terre&nbsp;», «&nbsp;comme une pluie de roses</em>&nbsp;» <a id="_ednref1" href="#_edn1">[1]</a>.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Et donc «<em>au cours de ces soirées mémorables, on loue le Seigneur, on se laisse enseigner sur le message incroyable de Thérèse&nbsp;(&#8230;) Puis vient le moment touchant des témoignages d&rsquo;exhaussement des grâces accordées par le Seigneur à l&rsquo;intercession de Thérèse au cours de l&rsquo;année écoulée…</em>&nbsp;» Ce n’est pas moi qui le dis, c’est écrit sur leur site.&nbsp; «&nbsp;<em>Après cela vient le temps de la démarche personnelle. Quelle est-elle ? Toujours la même depuis bientôt 20 ans… Écrire tout simplement une lettre à sainte Thérèse pour lui présenter nos demandes et la faire ambassadrice de celle-ci auprès du Père</em>&nbsp;» toujours sur le site des Béatitudes. </p>				</div>
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		<title>Quand des textes catholiques minimisent les violences sexuelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 04:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecclesia]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
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<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/10/02/quand-des-textes-catholiques-minimisent-les-violences-sexuelles/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Quand des textes catholiques minimisent les violences sexuelles&#160;&#187;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/10/02/quand-des-textes-catholiques-minimisent-les-violences-sexuelles/">Quand des textes catholiques minimisent les violences sexuelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="50927" class="elementor elementor-50927" data-elementor-post-type="post">
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									<p></p>
<p>Un essai bref, incisif, et salutairement dérangeant. Tel est le sentiment qui demeure à la lecture du livre de Matthieu Poupart, laïc catholique, guide-conférencier en histoire religieuse et cofondateur du collectif «Agir pour notre Église». Son ouvrage intitulé Le silence de l’agneau (Seuil, 2024) pose une question simple et déstabilisante : dans quelle mesure des cadres moraux et des habitudes pastorales catholiques ont-ils, au fil du temps, contribué — non pas par intention — mais par effets de discours et de culture, à rendre moins pensables, moins dicibles et moins sanctionnables les violences sexuelles ?</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>L’essai de Matthieu Poupart s’ouvre sur une scène d’écoute dont la banalité apparente suffit à en révéler la portée : face au récit d’un viol commis par un aumônier laïc, une amie «très catholique» se montre incapable d’en mesurer la gravité et s’empresse d’excuser l’auteur. Ce dispositif inaugural n’est pas anecdotique. Il fait fonction de révélateur d’un «fonds culturel» pastoral où des réflexes langagiers — naturalisation des «pulsions masculines», déplacement de la responsabilité sur la victime, priorité donnée à la respectabilité des institutions — empêchent de nommer la violence. La question programmatique posée par le sous-titre («La morale catholique favorise-t-elle la violence sexuelle?») ne vise pas la doctrine en tant que telle, mais l’économie concrète des médiations par lesquelles elle est transmise et reçue.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Une méthode généalogique<br></h2>
<p></p>
<p></p>
<p>La méthode relève d’une généalogie brève et didactique. De l’Ancien Testament aux manuels contemporains, en passant par Augustin, Thomas d’Aquin et les catéchèses de Jean-Paul II, Poupart remonte les strates d’un imaginaire où la femme est volontiers assignée au rôle de «sexe séducteur», où la préservation de la chasteté sert d’horizon quasi exclusif de la vie morale, et où s’impose, face aux agressions, un «choix du silence» au nom de la paix apparente des communautés. On aurait tort d’y voir un réquisitoire sommaire. L’auteur rappelle, à bon droit, que le catéchisme de l’Église catholique qualifie le viol d’atteinte grave à la justice, à la liberté et à l’intégrité de la personne. Mais il montre, sources pastorales à l’appui, comment le passage de la norme écrite aux pratiques discursives locales s’est trop souvent opéré au prix d’euphémisations : l’agression est recodée en «faiblesse», «chute» ou «imprudence», la qualification pénale cède devant le registre de la morale des mœurs, et la figure de l’agresseur est psychologisée au détriment de la parole des victimes. En ce sens, l’ouvrage opère une clarification décisive : il ne s’agit pas d’accuser Rome de justifier l’injustifiable, mais d’exhiber les mécanismes de minimisation produits par certaines médiations catéchétiques et culturelles.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><br>Un geste de médiation</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>L’inscription du livre dans la séquence post-CIASE en accroît la pertinence. La mise au jour des violences sexuelles dans l’Église, puis le travail des groupes mandatés pour analyser leurs causes, ont ouvert un chantier où la question «morale et culturelle» est irréductible aux seuls protocoles juridiques. Poupart prend acte des résistances rencontrées par cette analyse — notamment lorsqu’elle touche aux représentations du corps, du pouvoir et du consentement — et propose un geste de médiation : outiller les fidèles, les agents pastoraux et les responsables pour que les mots changent et, avec eux, les pratiques. La visée est explicitement pragmatique : défaire des habitudes de langage et de jugement qui rendent les crimes moins dicibles et moins sanctionnables, et réordonner l’éthique ecclésiale autour de la justice due aux victimes.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><br>On discutera, sans doute, la focalisation sur quelques objets emblématiques — Padreblog, un ouvrage de l’abbé Pierre-Hervé Grosjean — qui peuvent donner l’impression d’un corpus étroit. L’option est néanmoins méthodologiquement défendable : il s’agit d’un exemple, choisis non pour instruire un procès d’intention, mais parce qu’ils concentrent un lexique largement diffusé dans la catéchèse de terrain : naturalisation des rôles sexués, asymétrie des exigences morales, amalgames entre registres hétérogènes (concubinage, homosexualité, libertinage… et viol). La force pédagogique de l’essai tient à cette heuristique de la condensation. On peut souhaiter, pour un travail ultérieur, une cartographie plus systématique (homélies, documents diocésains, parcours de préparation au mariage, formations de séminaire) et une comparaison transconfessionnelle, tant il est probable que des configurations morales voisines produisent des effets analogues hors du catholicisme. Mais l’économie du format — 176 pages — impose de choisir : Poupart choisit l’efficacité.</p>
<p></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">La doctrine n’excuse pas,mais certaines médiations dévient</h2>
<p></p>
<p></p>
<p>L’un des passages les plus utiles concerne la « théologie du corps » de Jean-Paul II. L’auteur évite l’écueil de la caricature : il distingue le corpus des 129 audiences, d’inspiration personnaliste, de ses usages militants qui, dans certains milieux, ont recentré les discours sur la pureté au détriment d’une pensée du consentement, de l’emprise et du rapport d’autorité. Cette distinction entre texte source et médiations est au cœur de l’argument : ce ne sont pas les principes doctrinaux — dignité de la personne, inviolabilité du corps, gravité intrinsèque du viol — qui sont en cause, mais les circuits de vulgarisation qui, par simplification ou par obsession de la respectabilité, rendent la justice plus difficile à faire et la parole plus difficile à entendre.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><br>Le principal mérite de Le silence de l’agneau est de tenir ensemble clarification conceptuelle et visée pastorale. Clarification : l’ouvrage démêle les registres, rappelle que les catégories pénales ne se laissent pas dissoudre dans une rhétorique morale de la « pureté », et que la miséricorde ne se pense jamais contre la justice. Visée pastorale : en montrant comment une culture de la pudeur peut devenir une culture du silence, Poupart invite à repositionner l’éthique de l’Église autour de la protection des personnes, de la qualification rigoureuse des faits, de l’écoute compétente des récits traumatiques. Il s’ensuit des conséquences très concrètes : réforme des formations, relecture des parcours d’accompagnement, bannissement des euphémismes, explicitation des rapports de pouvoir, mise en place de procédures sécurisantes pour les signalements — bref, passage d’une logique de respectabilité à une logique de responsabilité.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><br>On pourrait, pour conclure, dire l’essentiel en une formule : ce livre n’attaque pas la tradition, il la convoque à son meilleur. En s’appuyant sur ce que l’Église dit déjà — la gravité radicale du viol, la primauté de la personne —, il plaide pour que les médiations pastorales cessent d’être des filtres déformants. L’effet est salutairement dérangeant : la critique ne se contente pas d’indigner, elle rend plus intelligible ce qui, dans nos habitudes, fabrique de l’inaudible. Pour des communautés qui veulent articuler vérité, justice et miséricorde, Le silence de l’agneau offre un instrument de discernement et un levier de réforme. Il aide à déplacer le centre de gravité de la parole ecclésiale : non plus la protection des apparences, mais la sauvegarde des corps et des consciences. C’est assez, déjà, pour en recommander la lecture à quiconque s’engage, en Église, à faire passer la justice avant la pudeur rhétorique.  <strong>François Doyon &#8211; en partenariat avec Presence-Info (https://presence-info.ca/article/idees/chronique-litteraire/quand-des-textes-catholiques-minimisent-les-violences-sexuelles/)</strong></p>
<p></p>								</div>
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