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	<title>Catégorie Politique - Éditions Golias</title>
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		<title>Macron, le grand déraillement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 17:17:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Constitution de la Ve République avait été écrite et adoptée en 1958 pour éviter le régime des partis et résoudre la crise algérienne. Depuis quelques jours elle déraille sous nos yeux. Le chauffeur de la locomotive élyséenne roule à tombeau ouvert sans tenir compte de l’état des voies et de l’arrimage des wagons pendant &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>La Constitution de la Ve République avait été écrite et adoptée en 1958 pour éviter le régime des partis et résoudre la crise algérienne. Depuis quelques jours elle déraille sous nos yeux. Le chauffeur de la locomotive élyséenne roule à tombeau ouvert sans tenir compte de l’état des voies et de l’arrimage des wagons pendant que les partis politiques et leurs dirigeants en bloquent les essieux pour tenter d’éviter la catastrophe alors qu’ils la rendent inéluctable. Après quatre semaines de conciliabules, le dimanche 5 octobre, on nous a annoncé un 5ᵉ gouvernement depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022. Le chauffeur forcené nommait un nouveau mécanicien, le troisième depuis les législatives de juin et juillet 2024 pour continuer la politique de l’offre et d’austérité malgré le désaveu que ces dernières élections avaient été pour son camp. Pire, le responsable des déficits budgétaires depuis 2017 Bruno Lemaire revenait au gouvernement au poste des Armées. Il n’y a pas eu cette fois-ci de tentative sérieuse pour élargir le socle commun de gouvernement entre le centre gauche et la droite. Au Parti socialiste, le casting a été vécu comme une provocation et comme un camouflet chez les Républicains. </p>				</div>
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		<title>La crise française vue par la presse étrangère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 18:17:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La presse étrangère s’inquiète de voir l’un des moteurs de l’Union européenne s’enfoncer dans une période d’incertitudes politiques avec la nomination du cinquième Premier ministre français en moins de deux ans. Contrairement aux médias français, leurs homologues étrangers n’hésitent pas à critiquer frontalement le rôle du chef de l’État. « La France aura connu quatre gouvernements &#8230; </p>
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<p><strong>La presse étrangère s’inquiète de voir l’un des moteurs de l’Union européenne s’enfoncer dans une période d’incertitudes politiques avec la nomination du cinquième Premier ministre français en moins de deux ans. Contrairement aux médias français, leurs homologues étrangers n’hésitent pas à critiquer frontalement le rôle du chef de l’État.</strong></p>



<p><br>« <em>La France aura connu quatre gouvernements depuis la réélection du président Emmanuel Macron en 2022</em> », résume la revue américaine de relations internationales Foreign Policy (08.09.25). À l’égard de cette prestigieuse revue, qui penche depuis toujours du côté des démocrates, les plus grands médias internationaux sont à la fois très inquiets et très critiques à l’égard de la situation en France. Si la chute du gouvernement de François Bayrou est attribuée au refus obstiné de négocier du désormais ancien Premier ministre, dans une configuration où l’exécutif est minoritaire et a refusé de confier les clés du pouvoir à la coalition de gauche arrivée en tête aux législatives. Néanmoins, tous ces titres de presse sont d’accord pour attribuer la responsabilité de la crise à l’homme politique qui domine l’appareil d’État depuis une décennie : Emmanuel Macron. [ABO]<br></p>



<p>Le contraste est saisissant avec l’accueil enthousiaste que lui avait réservé cette même presse internationale au printemps 2017. L’élection du plus jeune et du plus «&nbsp;pro-business&nbsp;» président de la 5ᵉ&nbsp;République était saluée unanimement. Une couverture de l’hebdomadaire de la mondialisation heureuse <em>The Economist</em> représentait même un photomontage montrant le tout nouveau chef de l’État marchant sur l’eau alors qu’un titre&nbsp;en gros caractères l’intronisait comme «&nbsp;le sauveur de l’Europe&nbsp;» (17.06.17). L’enthousiasme qui se dégageait de l’ensemble poussait tous les lecteurs à trouver superflu le point d’interrogation qui ponctuait le titre. C’était bien sûr une affirmation et un espoir, plus qu’une question&nbsp;: Emmanuel Macron allait sauver une Europe libérale en proie aux doutes après la crise financière dantesque des années 2007&nbsp;/&nbsp;2011, en alignant enfin la France sur ses voisins.</p>



<p><br>« <em>Le mandat de Macron est foutu !</em> », s’alarme désormais le quotidien allemand à grand tirage <em>Bild,</em> qui évoque un « <em>coup de tonnerre</em> » en faisant référence à la chute du dernier gouvernement (20&nbsp;minutes, 09.09.25). Le tabloïd d’outre-Rhin s’inquiète surtout des conséquences économiques pour ses voisins&nbsp;: «<em>&nbsp;Les principaux économistes tirent la sonnette d’alarme sur un effondrement français</em>&nbsp;» et redoutent «&nbsp;<em>des conséquences dramatiques pour l’ensemble de la zone euro !</em>&nbsp;» La situation inquiète jusque de l’autre côté de l’Atlantique. Si bien que l’article de Foreign Policy déjà cité est titré : «<em>&nbsp;Est-il temps pour Emmanuel Macron de démissionner ?&nbsp;</em>» «<em>&nbsp;Répondra-t-il à cette dernière crise politique en dissolvant à nouveau le Parlement, comme il l&rsquo;avait fait lorsqu&rsquo;il avait été confronté à une impasse similaire à l&rsquo;été 2024 ?&nbsp;</em>», se demande son auteur, Arthur Goldhammer, qui enseigne les sociétés européennes à Harvard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Sera-t-il contraint de démissionner ?&nbsp;»</h2>



<p><br>Comme il le remarque, la précédente dissolution a réduit les marges de manœuvre du président, jusqu’à effacer sa majorité, entamant sa légitimité. «<em>&nbsp;Sera-t-il contraint de démissionner, comme le lui demandent avec insistance des voix influentes de tous bords politiques ?</em>&nbsp;», ajoute Arthur Goldhammer, qui conclut fermement&nbsp;: «<em>&nbsp;Macron s&rsquo;est lui-même mis dans la situation impossible dans laquelle il se trouve aujourd&rsquo;hui.</em>&nbsp;» Sa politique en faveur des entreprises et surtout de leurs propriétaires étant largement rejetée. Le quotidien britannique<em> The Guardia</em>n décrit la politique suivie en citant largement Boris Vallaud, le chef du groupe socialiste à l’Assemblée, qui a accusé dans l’hémicycle Emmanuel Macron d&rsquo;avoir «&nbsp;appauvri les pauvres, enrichi les riches et tourné le dos à l’avenir&nbsp;» (France culture, 09.09.25). Autre titre prestigieux qui a désormais tourné le dos à l’hôte de l’Élysée, le <em>Financial Times</em> (04.09.25) désapprouve l’irresponsabilité de François Bayrou, à la veille du vote de confiance, alors que déjà «&nbsp;<em>la défaite semble inévitable&nbsp;</em>»&nbsp;: «<em>&nbsp;Sa décision ressemble moins à un pari visant à mobiliser le soutien parlementaire pour son gouvernement minoritaire et son budget de réduction du déficit qu&rsquo;à un acte de suicide politique</em>&nbsp;», compte tenu de l’écart entre ses positions et celles des partis d&rsquo;opposition. «&nbsp;Le caractère prévisible de la défaite de Bayrou ne doit pas occulter la gravité de la double crise que traverse la France&nbsp;», ajoute le grand quotidien britannique, qui sert de référence internationale aux décideurs du monde des affaires. À ses yeux, «<em>&nbsp;une double crise sape les vestiges de l&rsquo;héritage de Macron et la position de son pays au sein de l&rsquo;UE</em>&nbsp;», titre-t-il en ciblant l’augmentation de la dette et l’absence de majorité pour le chef de l’État.</p>



<p><br>La crise des finances publiques se double en effet d’une crise politique que personne ne peut plus ignorer depuis le début du second quinquennat. Emmanuel Macron refuse de changer de politique, celle-là même qui produit la crise budgétaire en faisant des cadeaux aux plus riches, comme l’ont établi les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et celle du Sénat. L’entourage du président n’est pas épargné par les critiques acerbes. Le Premier ministre «&nbsp;<em>a mis en garde contre une crise de la dette à la grecque en Franc</em>e&nbsp;», souligne le Financial Times, qui n’en revient littéralement pas d’une telle exagération. Le quotidien britannique épingle aussi le ministre des Finances, Eric Lombard, qui «<em>&nbsp;a même suggéré que la France pourrait être contrainte de recourir à un plan de sauvetage du FMI, avant de rapidement faire marche arrière</em>&nbsp;». Ces deux ministres n’ont pas éclairé le débat public avec ces deux déclarations outrancières&nbsp;: «<em>&nbsp;Il n&rsquo;y a pas de crise de la balance des paiements ni d&rsquo;accès réduit aux marchés de la dette&nbsp;</em>», contrairement à la Grèce en 2010, souligne le <em>Financial Times.</em> La septième puissance économique n’est donc pas menacée d’une prise en main par le Fonds monétaire international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les budgets italiens sont mieux construits</h2>



<p><br>Pour autant, le quotidien britannique du monde des affaires note que le déséquilibre s’accroît entre les recettes et les dépenses publiques. Cela est dû aux budgets votés, y compris sous Emmanuel Macron, qui apparaissent moins bien construits que ceux de l’Italie, «<em>&nbsp;autrefois synonyme d&rsquo;instabilité et de prodigalité</em>&nbsp;». Le quotidien ne le dit pas, mais ce déséquilibre ne provient de la hausse des dépenses publiques, car contrairement à ce qui est répété sur tous les plateaux&nbsp;TV, celles-ci ont baissé par rapport à la richesse produite (mesurée par le PIB). Le problème vient de la diminution de la fiscalité et des cotisations auxquelles sont assujetties les grandes fortunes et les entreprises les plus importantes. Conclusion sans appel du Financial Times&nbsp;: «<em>&nbsp;En fin de compte, c&rsquo;est Macron qui est responsable de sept années d&rsquo;indiscipline budgétaire, crises mises à part, et d&rsquo;avoir plongé la France dans le chaos politique actuel avec les élections anticipées de l&rsquo;année dernière.</em>&nbsp;»</p>



<p><br>La chute du gouvernement Bayrou intervient dans un contexte de mobilisations sociales multiples, où les appels à tout bloquer sur le modèle des Gilets jaunes ont rencontré un succès important le 10&nbsp;septembre dans toute la France avec plusieurs centaines de milliers de personnes dans la rue. Une initiative qui sera suivie de la mobilisation de tous les syndicats, le 18&nbsp;septembre, pour empêcher que le monde du travail ne paie le déséquilibre des budgets de ces dernières années.  <strong>Pierre Lagnel</strong></p>



<p></p>
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		<title>Dette : François Bayrou tente d’affoler la population</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 20:08:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre tente de dramatiser le sujet de la dette pour faire l’union autour de lui. Il multiplie les propos lunaires sur l’envol de la dette, le poids des boomers, le risque de banqueroute… Tout est irresponsablement faux. Avec une régularité de métronome, les principaux médias français dénoncent et raillent Donald Trump pour ses &#8230; </p>
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									<p></p>
<p><strong>Le Premier ministre tente de dramatiser le sujet de la dette pour faire l’union autour de lui. Il multiplie les propos lunaires sur l’envol de la dette, le poids des boomers, le risque de banqueroute… Tout est irresponsablement faux.</strong></p><p><strong><br></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Avec une régularité de métronome, les principaux médias français dénoncent et raillent Donald Trump pour ses prises de paroles truffées de «&nbsp;fake&nbsp;news&nbsp;» (littéralement, les «&nbsp;fausses nouvelles&nbsp;», dans le sens de «&nbsp;mensonges&nbsp;»). Il faut dire qu’il y a matière. En revanche, les mêmes médias nationaux gardent un silence assourdissant, quand ils ne cautionnent pas les propos terriblement alarmistes qu’enchaîne François Bayrou sur la dette publique. Alors qu’au regard des connaissances économiques disponibles, les déclarations que multiplie le Premier ministre sont tout aussi loufoques qu’une compilation des discours du Président américain.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p>«&nbsp;<em>Tout le travail et toute l’énergie des Français sont pompés par le remboursement de la dette</em>&nbsp;», a-t-il avancé, avant de dire qu’il redoutait le destin de la Grèce, tellement le niveau d’endettement avait augmenté ces dernières années. Il est vrai que la dette publique est passée de 2200&nbsp;milliards d’euros en 2017 à 3300&nbsp;milliards en 2024. Un niveau et une augmentation totalement inédite en temps de paix. Mais la prophétie sur la tragédie grecque qui guetterait la 7ᵉ puissance économique mondiale est totalement aberrante.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Toujours dans le registre de la peur, Éric Lombard, l’ancien dirigeant de la Caisse des Dépôts devenu ministre de l&rsquo;Économie et des Finances, voit quant à lui la France menacée par une mise sous tutelle du Fonds monétaire international (FMI)… Rien de moins. Outre l’absence de réaction de la part des principaux médias devant des propos que rien ne corrobore, le plus étonnant est qu’aucun des membres de l’exécutif ne semble se dire que de telles prophéties apocalyptiques sont les condamnations les plus cinglantes de la gestion des affaires du pays par l’équipe en place. </p>				</div>
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		<title>Les « portes tournantes », le lobbying à domicile</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/08/20/les-portes-tournantes-le-lobbying-a-domicile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 16:35:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mobilité incessante entre la sphère politique, la haute administration et les grandes entreprises est devenue la norme. C’est ce que capture l’expression « portes tournantes ». Celles-ci constituent sans doute « l’arme fatale » des grandes entreprises en matière d’influence. Elles offrent non seulement un accès privilégié à l’information et aux décideurs publics, mais contribuent aussi à entretenir &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La mobilité incessante entre la sphère politique, la haute administration et les grandes entreprises est devenue la norme. C’est ce que capture l’expression « portes tournantes ». Celles-ci constituent sans doute « l’arme fatale » des grandes entreprises en matière d’influence. Elles offrent non seulement un accès privilégié à l’information et aux décideurs publics, mais contribuent aussi à entretenir une symbiose entre les acteurs qui gomme la frontière entre sphères publique et privée.</p>



<p>L’image de la « porte tournante » provient de l’anglais. Elle est utilisée aux Etats-Unis depuis des décennies pour décrire les allers-retours entre le secteur public et le secteur privé qui ont lieu à chaque changement d’administration ; le nouveau président arrivant avec ses équipes. L’Observatoire des multinationales a repris cette image dans son étude de l’interpénétration croissante entre le monde des élus et de l’administration, d’un côté, et celui des grandes entreprises, des cabinets de conseil et des fédérations professionnelles qui servent bien souvent de lobbys. Les journalistes de l’Observatoire ont importé cette image de la « porte tournante » plutôt que le traditionnel vocable de « pantouflage » qui désigne les reconversions d’anciens hauts fonctionnaires dans le giron des grandes entreprises. Un euphémisme qui fait passer cette pratique, un peu coupable, au fond assez compréhensible permettant de compenser les sacrifices faits au service de l’intérêt général. « En réalité, il y a longtemps que les passages du public au privé ne se font plus seulement en fin de carrière, et plus seulement dans un seul sens. Il ne s’agit plus d’allers simples et définitifs mais d’un aller-retour incessant qui a pour effet d’abolir les frontières », signalent les auteurs de l’étude. La carrière type des managers débute dans l’administration centrale ou les cabinets ministériels, avant de bifurquer vers le privé, puis de multiplier les allers-retours des deux côtés des portes tournantes reliant sphère publique et sphère privée. Travaillant avec des collègues avec qui ils partagent souvent les mêmes études, les mêmes écoles, les mêmes postes de responsabilité et les mêmes intérêts ; les pratiquants des portes tournantes partagent aussi « les modèles, les critères et les objectifs des milieux d’affaires » et les font pénétrer dans la sphère publique. Au final, cette osmose qui se réalise entre cadres du public et du privé est « le symptôme d’un monde des affaires qui vit aux crochets de la puissance publique ». [ABO]</p>



<p><br>Longtemps honteux, le trajet du public vers le privé devient la norme. Plus une semaine sans que l’on entende parler d’un ancien ministre ou d’un ancien député ayant rejoint un cabinet d’avocats ou fondé une société de « conseil » pour exploiter carnet d’adresses et expérience des arcanes du pouvoir. Avec la Macronie, même le sommet de l’État est touché. Emmanuel Macron a passé plusieurs années à la banque d’affaires Rothschild, entre un poste à l’inspection des Finances et sa nomination comme secrétaire général adjoint de François Hollande à l’Élysée. Ses premiers ministres sortent du même moule. Édouard Philippe est un haut fonctionnaire du Conseil d’État qui est parti travailler pour un cabinet d’avocats d’affaires, puis est devenu responsable des affaires publiques – « autrement dit lobbyiste en chef », comme le soulignent les auteurs de l’étude de l’Observatoire des multinationales – du groupe nucléaire Areva. « Après avoir quitté Matignon, il a intégré le conseil d’administration du groupe Atos tout en conservant ses fonctions et ses ambitions politiques ».</p>



<p><br>Plus d’un tiers des ministres d’Emmanuel Macron sont venus du monde des grandes entreprises, selon les calculs de l’Observatoire : le ministère de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a alterné entre les postes dans les cabinets ministériels, à la mairie de Paris et les passages à la SNCF, chez le groupe de BTP Eiffage, puis à la RATP. La liste inclut aussi Emmanuelle Wargon et Muriel Pénicaud (toutes deux de Danone), Amélie de Montchalin et Laurence Boone (Axa), Amélie Oudéa-Castera (Axa et Carrefour), Benjamin Griveaux (Unibail), Olivia Grégoire (Saint-Gobain), Brune Poirson (Veolia), etc. À l’Assemblée nationale et au Sénat aussi, le nombre de parlementaires venus de grandes entreprises, et même de cabinets de lobbying, a largement augmenté. Il s’agit notamment d’Olivia Grégoire (Avisa Partners) ou de l’ancienne présidente du groupe macroniste Aurore Bergé (Spintank, Agence Publics et Hopscotch).</p>



<h2 class="wp-block-heading">La valse des ministres et de leurs conseillers</h2>



<p><br>Plus largement, les ministres ont largement constitué leurs cabinets ministériels avec des conseillers venus des entreprises. Parfois, ils viennent directement des lobbys, comme dans le cas d’Audrey Bourolleau, qui est passée du poste de directrice du principal lobby viticole français, Vin et Société, à celui de conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural à l’Élysée. Au ministère de l’Agriculture, Marc Fesneau a recruté en mai 2023 dans le lobby de l’industrie agroalimentaire et des grandes coopératives agricoles. Au ministère des Armées, Sébastien Lecornu a nommé comme conseiller un ancien d’Airbus et Thales.</p>



<p><br>Les conseillers ministériels ont été nombreux à repartir en sens inverse, à la fin de la mandature en 2022. Selon un décompte effectué par Le Monde, sur les 602 conseillers en postes en janvier 2022, 91 avaient rejoint en décembre le secteur privé. De manière symptomatique, ces reconversions sont souvent faites dans les secteurs d’activité que les conseillers étaient chargés de superviser. Ainsi, l’ex-cheffe de cabinet du ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a rejoint le lobby des pesticides Phyteis. Une autre de ses conseillères travaille aujourd’hui pour le lobby des céréales. Des conseillers de Jean-Baptiste Djebarri au ministère des Transports sont partis chez Air France, le transporteur maritime CMA-CGM et l’équipementier automobile Faurecia.</p>



<p><br>Plus de la moitié des ministres d’Emmanuel Macron sont retournés dans le privé, selon le décompte de l’Observatoire des multinationales. Pour la plupart &#8212; Jean Castex, Roselyne Bachelot, Jean-Michel Blanquer, Christophe Castaner, Richard Ferrand, etc ; &#8212; la reconversion se fait via la création d’une société de conseil. Celles-ci ne sont pas tenues de publier leurs comptes ni de divulguer le nom de leurs clients.</p>



<p><br>Pour beaucoup de hauts fonctionnaires aussi, une carrière parsemée de passages plus ou moins longs dans le secteur privé est devenue la norme. Le travail des ministères s’apparente de plus en plus à de petits arrangements entre amis. Le ministère des Finances est truffé de hauts fonctionnaires ayant exercé dans le secteur bancaire, dans ces organes professionnels ou qui espèrent y passer un jour. Si bien, qu’il est devenu « inimaginable de commencer à travailler sur un projet de loi ou de réglementation sans en parler à la Fédération bancaire française », notent les auteurs du rapport. Un état des lieux qui explique sûrement pourquoi le secteur n’a pas été régulé comme il devait après la crise financière qui a commencé en 2007.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La symbiose de la haute administration</h2>



<p><br>Beaucoup de hauts fonctionnaires se reclassent dans les télécoms ou le secteur de l’énergie. Dans d’autres secteurs, la proportion de cadres issus de la fonction publique n’est pas aussi caricaturale, mais reste notable comme dans le cas de l’industrie pharmaceutique qui dispose à la tête de son lobby, le LEEM, d’un ancien de l’Agence du médicament et du ministère de la Santé. Les géants américains du web ont fini par comprendre l’intérêt des portes tournantes en France : le directeur des affaires publiques Europe d’Amazon, par exemple, a été conseiller à Bercy et à Matignon et est un ancien maître des requêtes au Conseil d’État. Apple, Microsoft, Facebook, Uber ou Airbnb ont fait eux aussi des recrutements stratégiques. « Mais, c’est Google qui remporte la palme dans ce domaine », peut-on lire dans le rapport : parmi ses lobbyistes, on trouve ou on a trouvé un ancien de l’Autorité de régulation des télécommunications et du ministère des Affaires étrangères, une ancienne représentante de la direction du développement des médias pour la société de l’information à Matignon, un ancien maître des requêtes au Conseil d’État, une ancienne du cabinet du ministère de l’Industrie, et un ancien directeur général de l’Arcep.<br>Si en France, il y a depuis longtemps une tradition de consanguinité entre l’État et les grandes entreprises. Les « portes tournantes » contribuent désormais à consolider un « partenariat public-privé » au niveau des hauts fonctionnaires qui sait imposer sa vision du monde par-delà les alternances politiques.  <strong>Pierre Lagnel</strong></p>
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		<title>Cahiers de doléances : « On n&#8217;aura jamais la totalité des données »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 20:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 mars 2025, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une résolution prônant la publication des fameux « cahiers de doléances » remplis dans les mairies dans la foulée de la crise des Gilets jaunes. Et le 29 avril, le ministère de la Culture a signé un arrêté « destiné à faciliter l’accès aux archives &#8230; </p>
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<p>Le 11 mars 2025, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une résolution prônant la publication des fameux « cahiers de doléances » remplis dans les mairies dans la foulée de la crise des Gilets jaunes. Et le 29 avril, le ministère de la Culture a signé un arrêté « destiné à faciliter l’accès aux archives publiques produites ou reçues à l’occasion du Grand Débat national ». Faut-il s’attendre à une mise en ligne imminente ? Non, et ce n’est clairement pas le seul problème lié à l’archivage des cahiers, pointent deux chercheurs lyonnais qui travaillent sur ces documents depuis des années. Une interview signée Vincent Degrez.</p>



<p>13 janvier 2019. Poussé par la crise des Gilets jaunes, et dans la foulée de l’initiative prise par l’Association des maires ruraux de France (avec son opération « mairies ouvertes »), Emmanuel Macron lance une grande consultation nationale, qui passe notamment par l’ouverture de « cahiers citoyens et d’expression libre ».</p>



<p><br>11 mars 2025. L’Assemblée nationale vote une « résolution relative à la publicisation des doléances du grand débat national », portée par la députée écologiste de la 3e circonscription de la Drôme, Marie Pochon. Résultat du vote : 169 voix « pour » sur 169 voix exprimées. Et le 29 avril, le ministère de la Culture a publié au Journal officiel un arrêté « portant ouverture des archives produites ou reçues à l’occasion du Grand Débat national ».<br>Entre ces dates, que sont devenus ces fameux « cahiers de doléances » ? Ont-ils réellement été soustraits à la vue du public ? Ou, comme l’Association des archivistes français l’a défendu dans une tribune en décembre dernier, « loin d’être cachés (ou perdus) dans les ser­vi­ces publics d’Archives, les cahiers citoyens, pris en charge et inven­to­riés par les pro­fes­sion­nels des archi­ves », sont-ils « depuis acces­si­bles dans le res­pect des règles de libre com­mu­ni­ca­bi­lité » ?<br></p>



<p>L’Arrière-Cour a rencontré deux chercheurs qui travaillent ensemble depuis plusieurs années sur ces cahiers au sein de Triangle, un laboratoire lyonnais de recherche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales (autour des thématiques de l’action, du discours et de la pensée politique et économique) : Laurent Dartigues, chargé de recherche au CNRS, se consacre aux cahiers de l’Isère, tandis que François Robert, historien et ingénieur de recherche CNRS, se concentre sur ceux du Rhône.</p>



<p><br><strong>L’Arrière-Cour : Tout d’abord, pourquoi ces cahiers citoyens sont-ils intéressants pour des chercheurs tels que vous, mais aussi pour la société en général ?</strong></p>



<p><br><strong>François Robert : </strong>Les cahiers de doléances ont accueilli les revendications portées par une partie de la population, bien au-delà du mouvement des Gilets jaunes, touchant d’autres franges restées elles aussi jusque-là invisibles, inaudibles. La richesse des cahiers réside dans la mise en écriture de leurs colères, de leurs plaintes, mais aussi de leur volonté de changements démocratiques profonds.<br><strong>Laurent Dartigues :</strong> La publication des cahiers est essentielle pour qu’enfin, tout le monde puisse les lire et nourrir ainsi le débat public conformément à la promesse présidentielle qui a été depuis abandonnée. Les collectifs citoyens qui se sont constitués spontanément sur tout le territoire pour les retranscrire, aidés par un réseau de chercheurs, montrent toute l’énergie déployée pour leur diffusion et leur analyse. Ils témoignent aussi que le désir d’une démocratie plus participative est à la fois très vivace et prêt à s’incarner dans des initiatives concrètes.</p>



<p><strong>Les cahiers de doléances ont-ils réellement été « confisqués » à la population ?</strong></p>



<p><strong>L. D. :</strong> Il y a quand même ici une belle ambiguïté. Ce qui n’a pas été rendu au peuple, en réalité, c’est la promesse macronienne et du gouvernement de l’époque de mettre en open data, sur le site du Grand Débat, les fichiers numérisés des cahiers de doléances. Si le gouvernement veut aujourd’hui tout mettre en ligne, il faudra y dédier un peu de moyens. Car ce qui est numérisé est totalement incomplet… et à des niveaux assez stratosphériques !<br><strong>F. R. :</strong> Les données numériques – les fichiers images – des cahiers sont disponibles en intranet dans les centres d’archives départementaux. En tant que chercheurs, nous avons demandé les retranscriptions qui ont été faites de ces cahiers. Pour cela, nous avons dû introduire une demande de dérogation, dans le cadre de laquelle nous nous sommes engagés à ne pas diffuser ces données. Les cahiers eux-mêmes, en revanche, sont effectivement disponibles dans tous les centres d’archives départementaux de France. Sous conditions.<br><strong>L.D. : </strong>Ici, je me permets d’avoir un propos politique. L’analyse faite par les trois sociétés privées (Roland Berger, Cognito et Bluenove, NDLR) a coûté 2,5 millions d’euros. La recherche publique n’a rien reçu.<br><strong>F. R. :</strong> Alors qu’il y a des laboratoires totalement compétents…<br><strong>L. D. : </strong>Vous auriez donné 2,5 millions d’euros à quelques laboratoires, le travail serait déjà fait, et en<br>totalité : les transcriptions, les anonymisations, des analyses pluridisciplinaires… Pas des analyses menées à partir de logiciels qui « écrasent » un peu trop les données, mais des analyses contextuelles. On aurait quelque chose de complet et de consultable.</p>



<p><br><strong>Quel circuit les cahiers ont-ils suivi après la fin de la consultation publique ?</strong></p>



<p><br><strong>F. R. :</strong> Le traitement de ces documents, autrement dit le passage du document à l’archive, a été réalisé par des non-professionnels, par délégation accordée à des sociétés privées. Les archivistes, que ce soit aux Archives nationales ou aux archives départementales, ont été complètement contournés dans cette affaire. Ils ont reçu les documents une fois que tout était fini. Pour résumer, les cahiers ont d’abord été ouverts en mairie, puis ils ont été envoyés dans les préfectures. Celles-ci en ont fait des photocopies, qu’elles ont envoyées à la BNF, avant de verser les cahiers originaux aux archives départementales. Ça, c’est le circuit parfait. Le circuit général. Sauf que cela ne s’est pas exactement passé comme ça.<br><strong>L. D. :</strong> Ce qu’on peut dire avec un peu de certitude, c’est qu’on n’aura jamais la totalité des données. Trop d’informations ont été perdues durant ce processus.<br>Pouvez-vous préciser de quelle façon les fichiers numérisés ont été retranscrits ? On imagine bien que des outils informatiques ont été utilisés.<br><strong>F. R. : </strong>Les fichiers numérisés ont été réimprimés afin d’obtenir un corpus papier « océrisable », c’est-à-dire susceptible de passer par un logiciel de reconnaissance de caractères, un OCR. Pour les textes dactylographiés, l’océrisation ne pose pas trop de problèmes, du moins si le texte était bien encré. En revanche, dans le cas de l’écriture manuscrite, il est indispensable que les logiciels – même s’ils sont très performants – disposent d’une reconnaissance de l’écriture en question. Le problème, c’est que ces logiciels fonctionnent bien lorsqu’on retrouve la même écriture dans tout un corpus.<br><strong>L. D. :</strong> Parce qu’on peut les entraîner à reconnaître cette écriture. Au fil du temps, cela diminue le nombre d’erreurs de reconnaissance des caractères.<br><strong>F. R. : </strong>Plus on a de pages d’une même écriture, mieux c’est. Le souci, avec les cahiers de doléances, c’est qu’il s’agissait de petites contributions, avec des écritures à chaque fois différentes. Techniquement, c’est donc impossible. Conclusion : le logiciel indique « illisible ».<br><strong>L. D. :</strong> Au point que le premier mot qui apparaît dans la base de données des occurrences est le terme « illisible ». C’est quand même génial !<br><strong>F. R. : </strong>Je suis moi-même tombé sur de belles coquilles. Le mot « tourisme » était retranscrit « terrorisme ». « Campagne » était devenu « compagne ». C’est pourquoi nous sommes obligés de relire systématiquement les retranscriptions.<br><strong>L. D. : </strong>La conclusion majeure de tout ceci, c’est que, si quelqu’un vous dit « il y a ça, ça et ça dans les cahiers citoyens et d’expression libre », c’est un escroc… ou un politique.<br><strong>F. R. : </strong>Ou, malheureusement, un chercheur qui veut faire du buzz.<br>Avez-vous observé des biais dans le remplissage des cahiers de doléances ? Des biais conscients – comme les quatre grands thèmes définis par Emmanuel Macron – ou inconscients ?<br><strong>L.D. :</strong> Malgré le cadrage imposé par Macron, des gens écrivent : bon, nous, on n’est pas d’accord sur les orientations du président, on aimerait aussi aborder telle ou telle question. Même si, quand on les lit, on se rend compte qu’ils « collent » quand même plus ou moins au cadrage du président. On observe plusieurs cadrages, en réalité. Le plus massif, c’est celui de Macron. Ensuite, il y a le fait qu’ils se lisent les uns les autres. Et ça, on peut le repérer parce que certains d’entre eux écrivent : « Je suis entièrement d’accord avec ce qui est dit au-dessus. » Et ils signent.<br><strong>F. R. :</strong> D’autres ajoutent « Très bien » ou « Pas bien » à côté de contributions.<br><strong>L.D. :</strong> On rencontre aussi des formes plus subtiles. On voit parfois qu’ils disent tous la même chose. Et on se dit : ah, il a regardé, il est d’accord, il répète ce qu’il vient de lire. On parle de démarche individuelle, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a des dynamiques collectives. Sans compter que des gens inscrivent leur contribution au nom d’un groupe, avec un ensemble de signatures.<br><strong>F. R. : </strong>Dans le 7e arrondissement de Lyon, le cahier de doléances comprend une contribution du groupe des Gilets jaunes de Lyon-Centre : un tableau de synthèse contenant toutes leurs revendications et le nombre de votes que chaque synthèse a remportés. Cela représente un groupe de 300 personnes, mais une seule page de cahier ! Je pourrais également citer les Gilets jaunes de Lyon-Gerland qui, eux aussi, écrivent leur contribution. Combien étaient-ils à signer ? On l’ignore. À L’Arbresle, au nord-ouest de Lyon, les associations écologiques ont participé : cela a rassemblé probablement beaucoup de monde, si l’on pense au val de Turdine, au val de Brévenne, etc.<br><strong>L. D. : </strong>Le comptage officiel du nombre de contributions est donc faux. Dramatiquement faux. Par exemple, certains maires ont imprimé des pages tirées, je pense, du site internet du Grand Débat – thème 1, thème 2, etc. – qu’ils ont ensuite collées dans les cahiers de doléances. Puis ils ont ajouté de petites étiquettes de couleur, que l’on voit d’ailleurs sur les photocopies, pour aider les gens à trouver rapidement le thème qu’ils recherchent. Ça, c’est le cas où les citoyens choisissent un thème. Mais souvent, ils choisissent tous les thèmes. On a une écriture, et puis hop, on passe au deuxième thème. C’est la même écriture, mais cela a été compté comme deux contributions.<br>Le contexte matériel du cahier a-t-il aussi influencé son contenu ?<br><strong>F. R. : </strong>Il faudrait effectivement voir dans les mairies comment cela a été organisé. Le cahier était-il sur le comptoir, avec la secrétaire de mairie qui regarde la personne en train d’écrire ? Est-ce qu’on avait placé le cahier dans une pièce à part où les personnes avaient le temps d’écrire à leur rythme ?<br><strong>L. D. :</strong> Certains maires avouent qu’ils sont régulièrement allés regarder le cahier. Il est arrivé que le résident d’une commune aille écrire dans le cahier d’une autre commune. Dans les petits villages où tout le monde se connaît plus ou moins, on n’a pas forcément envie que le voisin sache ce qu’on pense. En Isère, je dois avoir une trentaine de personnes qui se sont déplacées pour inscrire leur contribution. J’ai même des cas de gens de Haute-Savoie ou de Savoie qui passent de l’autre côté !<br><strong>F. R. :</strong> C’est l’exception, ceci dit.<br>Cela pose la question de la territorialisation. Comment, en tant que chercheurs, l’abordez-vous concrètement ? Existe-t-il un « meilleur » niveau géographique pour analyser un tel corpus ?<br><strong>F. R. :</strong> Les revendications, même sur des thèmes qui peuvent paraître similaires, présentent des différences parfois majeures. L’écologie, dans une petite commune rurale, n’est pas la même écologie qu’en zone urbaine. Et pourtant, c’est le même thème. C’est d’une importance capitale, et c’est tout à la fois ce qui est le plus difficile à traiter.<br><strong>L. D. :</strong> Prenez la suppression du CICE. Quand on examine de près ce qui a été dit, on voit que certains veulent absolument le supprimer, d’autres affirment qu’ils aimeraient un audit indépendant, d’autres encore souhaitent qu’on le supprime pour les grandes entreprises mais pas pour les PME, ou pas pour les entreprises qui annoncent qu’elles vont créer des emplois, etc. Il est intéressant de savoir où telle ou telle remarque s’impose plus qu’ailleurs, parce qu’on va peut-être y retrouver une grosse usine : le débat sur le CICE fait alors partie du quotidien des gens, ils en ont parlé, il y avait peut-être un rond-point de Gilets jaunes – bref, c’est quelque chose qui fait « masse » localement.<br><strong>F. R. :</strong> Pour rassembler des contributions, le niveau communal semble trop réduit, bien que chaque commune ait ses spécificités. Quand vous voyez les revendications de Tarare, je ne les trouve pas forcément ailleurs : beaucoup portent sur le transport, la stigmatisation d’habiter cette ville en particulier… Certains aspects sont propres à un territoire donné. Si l’on veut élargir un peu, il faudrait néanmoins parvenir à reconstituer des zones que nous trouvons, nous, suffisamment homogènes. Si l’on prend le val de Turdine, d’un côté on a L’Arbresle, et au fond on a Tarare. Or, réunir L’Arbresle et Tarare n’a pas de<br>sens ! On tente de dessiner des bassins, mais on voit bien qu’on va tâtonner.<br><strong>L. D. :</strong> Nous aimerions replacer les gros ronds-points, ceux des Gilets jaunes, sur une carte pour voir si cela a un effet, une influence.<br><strong>F. R. : </strong>Une fois qu’on aura tout retranscrit, on pourra évaluer le poids des contributions en fonction des zones. En Gironde, les contributions ont été faites principalement en zone rurale. Dans le Rhône, la zone urbaine compte pour 50 à 60% des contributions. Cette distribution diffère d’un département à l’autre. Dans la métropole de Lyon, les contributions couvrent massivement toute la zone est, sud et un peu nord, c’est-à-dire Caluire, Rillieux et toute la zone est jusqu’à Saint-Fons. Du côté ouest, il n’y a pas grand-chose. Cela permet d’opérer une division, de spatialiser la distribution des contributions. Le chemin sera long. Tant dans l’Isère que dans le Rhône, les cahiers de doléances représentent entre 6 et 7 millions de signes. Soit 6 volumes de 500 pages par département. Pour l’instant, on est incapables de donner, du moins pour l’Isère et le Rhône, le nombre de contributions à l’unité près. On en est loin, même si l’on sait qu’on est entre 3.000 et 4.000 contributions.<br>Aller jusqu’au bout du travail de retranscription et d’analyse demande du personnel, mais aussi des moyens…<br><strong>L. D. : </strong>Nous allons constituer des groupes par département pour retranscrire les contributions. Dans la Creuse, ils ont bâti un petit collectif d’une dizaine ou quinzaine de personnes, qui se rendent aux archives pour retranscrire les textes. Dans le Rhône ou l’Isère, il faudrait 20 à 25 personnes pour retranscrire. Cela va assez vite, en définitive, grâce à des logiciels de reconnaissance vocale – la personne lit la contribution et le logiciel la retranscrit. Mais cela exige quand même du travail, d’autant qu’il faut ensuite vérifier la retranscription.  <strong>Propos recueillis par Vincent Degrez &#8211; en partenariat avec L&rsquo;Arrière-Cour<br>(source : https://www.larrierecour.fr/2025/05/06/cahiers-de-doleances-on-naura-jamais-la-totalite-des-donnees)</strong></p>



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		<title>En croisade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 20:29:40 +0000</pubDate>
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									<p></p>
<p><b>Nous sommes entrés, sans coup férir, dans une période de test quant à la vigueur démocratique de notre société. Les plus riches captent une part de plus en plus importante des richesses collectivement produites, notamment grâce à leur intégration dans l’appareil d’État. Le cas le plus avancé est bien sûr celui des États-Unis, où un milliardaire dispose de tous les pouvoirs que lui confère la Maison Blanche. L’arrivée à l’Élysée d’un ancien banquier d’affaires, issu du corps de l’Inspection des finances, peut également être interprétée de cette manière.</b></p>
<p><b>&nbsp;</b></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Une partie de la population semble enfin s’être réveillée lorsqu’elle a dû faire face à des figures aussi caricaturales que Donald Trump ou Vincent Bolloré, au firmament du pouvoir, qu’il soit politique ou médiatique. Mais ces deux figures de proue réactionnaires cachent en réalité une nébuleuse d’acteurs, parmi lesquels celui qui fait de plus en plus parler de lui : le milliardaire ‘‘catho tradi’’ Pierre-Édouard Stérin. Celui-ci met une partie de sa fortune au service de la cause qu’il s’est fixée : réunir la droite et l’extrême droite pour combattre les évolutions de la société qui ne cadrent pas avec sa vision libertarienne (ultra-libérale sur les questions économiques et ultra-conservatrice sur les questions sociales).</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Les lecteurs de Golias Hebdo l’ont peut-être découvert récemment, lorsque la direction du groupe de presse catholique Bayard — qui édite notamment le quotidien La&nbsp;Croix et dont l’orientation s’inscrit traditionnellement dans le cadre de Vatican II et de ses suites — avait semblé nouer une alliance de fait avec le milliardaire réactionnaire, à travers le recrutement à un poste de cadre dirigeant de l’un de ses proches ; mais aussi par une participation financière à la reprise d’une école privée de journalisme, non reconnue par la profession, par tout ce que compte la sphère catho-réac fortunée. Un pas de deux qui a été stoppé par la fronde du personnel. Le coup d’arrêt fut aussi rapide que la surprise avait été totale pour ceux sans qui les publications du groupe n’existeraient pas. La confiance est néanmoins entamée et le personnel scrute désormais avec attention les choix de la direction.</p><p><br></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Pour Bolloré, Stérin et d’autres cadres de la sphère réactionnaire, les médias constituent une pierre angulaire de leur bataille d’idées et à faire obstacle aux valeurs de solidarité, d’égalité et de fraternité. Nous sommes à un point de bascule où tous les acquis démocratiques peuvent sombrer. Mais le danger qui plane sur eux ne date pas d’hier ; les Anglais l’ont peut-être mieux perçu que d’autres. L’historien Eric Hobsbawm, révéré pour son sens politique et la rigueur de ses travaux, écrivait en 1981 que l’arrivée de Margaret Thatcher marquait un «&nbsp;coup d’arrêt pour les forces du travail&nbsp;», annonçant un reflux de toutes leurs conquêtes démocratiques. Malheureusement, ce reflux se fait sentir à travers tout l’Occident, sous l’influence de tous les disciples, assumés ou non, de la Dame de fer. <strong>Pierre Lagnel</strong></p>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/06/04/en-croisade/">En croisade</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Budget : les mauvais comptes de François Bayrou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2025 18:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement Bayrou multiplie les alertes budgétaires ces derniers mois. Il prévoit un nouveau tour de vis. Les collectivités locales sont dans le collimateur. Mais son raisonnement repose sur des conceptions totalement erronées. C’est encore parti pour un nouveau tour d’austérité. Comme toujours dans ce cas-là, c’est le tour de la mise en cause des &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Le gouvernement Bayrou multiplie les alertes budgétaires ces derniers mois. Il prévoit un nouveau tour de vis. Les collectivités locales sont dans le collimateur. Mais son raisonnement repose sur des conceptions totalement erronées.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>C’est encore parti pour un nouveau tour d’austérité. Comme toujours dans ce cas-là, c’est le tour de la mise en cause des dépenses publiques. Il faut dire que la dette publique est désormais de plus de 3&nbsp;000&nbsp;milliards d’euros et que le déficit budgétaire dépasse les 5&nbsp;%, année après année. Le Premier ministre François Bayrou et le ministre de l’Économie Eric Lombard ont tous deux annoncé 40&nbsp;milliards d’euros de nouvelles coupes budgétaires, quelques mois à peine après avoir fait adopter un budget 2025 marqué par l’austérité en matière de dépenses publiques en tous genres.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Depuis plusieurs semaines, Éric Lombard, répète son mantra censé expliquer la Bérézina des finances publiques : la France consacrerait 57&nbsp;% des richesses produites chaque année (PIB). Aucun autre pays ne fait autant. L’ancien dirigeant de la Caisse des dépôts induit ainsi que la sphère privée ploie sous le poids des prélèvements destinés à payer les dépenses du secteur public. En suivant la ligne du grand commis de l’État, une solution simple semble apparaître&nbsp;: diminuer les impôts, les taxes et autres cotisations sociales permettrait de rétablir l’équilibre budgétaire et de libérer l’énergie entrepreneuriale des acteurs privés qui n’attendent que ça. «&nbsp;<em>On a une image totalement déformée de la dépense publique</em>, s’énerve Christophe Ramaux, enseignant à l’université Paris&nbsp;1, chercheur au Centre d’économie de la Sorbonne et membre des Économistes atterrés (<em>Bastamag</em>, 25.04.25). <em>Quand on dit que la dépense publique, c&rsquo;est 57&nbsp;% du PIB, la plupart des gens imaginent que l’on prélève plus de la moitié de la richesse créée par le privé, qui serait le seul secteur productif, pour payer les fonctionnaires. Tout est faux dans cette phrase</em>.&nbsp;» </p>				</div>
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		<title>Laurent Wauquiez, le variant français viral du trumpisme</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2025/04/16/laurent-wauquiez-le-variant-francais-viral-du-trumpisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 18:31:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On connaissait l’engagement en politique par conviction ou par ambition, un mix des deux le plus souvent. Laurent Wauquiez s’approprie une catégorie d’engagement en politique, jusque-là réservée à l’ultra droite et à Donald Trump&#160;: la transgression. Pour régler la question des OQTF[1], il réinvente la vieille réglementation pénitentiaire abrogée en 1938&#160;: la relégation ultramarine. En &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>On connaissait l’engagement en politique par conviction ou par ambition, un mix des deux le plus souvent. Laurent Wauquiez s’approprie une catégorie d’engagement en politique, jusque-là réservée à l’ultra droite et à Donald Trump&nbsp;: la transgression. Pour régler la question des OQTF<a href="#_ftn1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[1]</a>, il réinvente la vieille réglementation pénitentiaire abrogée en 1938&nbsp;: la relégation ultramarine. En 1871, deux mille Algériens furent exilés en Nouvelle Calédonie, dans le Pacifique sud, après les grandes révoltes de Kabylie. Le statut particulier de relégation interdisait le retour en France. Wauquiez propose aujourd’hui une version atlantique nord, en demandant que les OQTF supposés dangereux soient relégués au large de Terre-Neuve, dans la collectivité d&rsquo;outre-mer de la République française de Saint-Pierre-et-Miquelon où vivent six mille Français. Comme les relégués de Nouvelle-Calédonie, le retour en France serait impossible puisque Saint-Pierre-et-Miquelon est hors des accords de Schengen. Déjà dans les années trente, l’inhumanité et l’inefficacité des bagnes d’outre-mer comme celui de Cayenne d’où les derniers forçats rentrèrent en 1953 avaient été démontrées.</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>OQTF et CRA</strong></h2>
<p></p>
<p>En 2024, cent quarante mille OQTF ont été prononcés en France par des décisions administratives préfectorales, trois fois plus qu’en Allemagne et cinq fois plus qu’en Italie. Sans surprise et de manière démagogique, Laurent Wauquiez amalgame les OQTF administratifs avec les infractions pénales jugées, commises par des étrangers et qui représentent 7 % des personnes visées par un OQTF. Entre 2014 et 2024, le nombre d’OQTF a été multiplié par deux et le nombre de retours après OQTF est resté stable à environ vingt mille par an depuis dix ans<a href="#_ftn2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[2]</a>. Les statistiques sur les retours réels et le «&nbsp;stock&nbsp;» total de personnes sous OQTF encore présentes en France sont difficiles à obtenir. Dans sa réponse du 2 mai 2023 à la question écrite du député LR Eric Pauget, le ministère de l’Intérieur indique qu’il ne suit que les statistiques des personnes accompagnées ou forcées et que plusieurs personnes peuvent être visées par la mesure. Dans ces conditions, il est impossible de donner un chiffre total fiable. Ce député, ceux du RN ou de CNews, afin d’affoler le landerneau identitaire, calculent au doigt mouillé le chiffre de sept-cent cinquante mille OQTF en liberté en France, soit plus de 1 % de la population française. C’est beaucoup moins, mais on ne connait pas le chiffre.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Il y a un peu moins de deux mille places dans les vingt-cinq centres de rétention administrative (CRA) où sont placées par les préfets les personnes en attente de leur éloignement. En 2023, quarante-sept mille personnes, dont trois mille quatre-cents mineurs (90 % à Mayotte), sont passées par un CRA rattaché au ministère de l’Intérieur et géré par la police. Le rapport 2023 de la CIMADE<a href="#_ftn3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[3]</a> dénonce la surpopulation, l’allongement régulier de la durée moyenne de rétention (28,5 jours contre 12,4 en 2017), les décisions de privation de liberté sans fondement judiciaire, les placements arbitraires sans perspective de placement. 55 % des étrangers en CRA sont des Maghrébins contre 10,5 % des subsahariens. </p>				</div>
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		<title>Procès Le Pen, Etat de droit : le crash test</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 17:21:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La notion d’Etat de droit a fait une entrée fracassante dans notre espace public le 25 septembre 2024 quand le nouveau ministre de l’intérieur, garant des libertés publiques, avait déclaré à la suite de l’affaire Philippine, une jeune femme assassinée par un Marocain sous OQTF : “L’État de droit, ça n’est pas intangible ni sacré. &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>La notion d’Etat de droit a fait une entrée fracassante dans notre espace public le 25 septembre 2024 quand le nouveau ministre de l’intérieur, garant des libertés publiques, avait déclaré à la suite de l’affaire Philippine, une jeune femme assassinée par un Marocain sous OQTF : <em>“L’État de droit, ça n’est pas intangible ni sacré. C’est un ensemble de règles, une hiérarchie des normes, un contrôle juridictionnel, une séparation des pouvoirs. Mais la source de l’État de droit, c’est la démocratie, c’est le peuple souverain.” </em>Il devait récidiver en février dernier en fustigeant une décision de justice empêchant l’expulsion d’un ressortissant algérien. Il dénonça les&nbsp;: «&nbsp;<em>règles juridiques qui&nbsp;(…)&nbsp;entravent</em>&nbsp;». Le sommet est atteint avec Marine Le&nbsp;Pen le 31 mars sur le plateau du 20&nbsp;heures de TF1<em>. «&nbsp;L’état de droit a été violé par la décision qui a été rendue&nbsp;». </em>Elle commentait sa lourde condamnation par le tribunal correctionnel de Paris pour le détournement de fonds publics européens au profit de son parti pour un montant de quatre millions d’euros : quatre ans de prison dont deux fermes, cent-mille euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate. Cette condamnation d’une potentielle candidate en pole position pour la présidence de la République, qui vient télescoper le tout récent réquisitoire du parquet national financier demandant sept années de prison ferme contre Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, donne le vertige sur le niveau de dégradation de l’intérêt général par une partie de notre classe politique. </p>				</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/04/09/proces-le-pen-etat-de-droit-le-crash-test/">Procès Le Pen, Etat de droit : le crash test</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>De l&#8217;urgence de résister face à l&#8217;inhumanisme du monde à venir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BOURDEAU, Alain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 19:39:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump s&#8217;est félicité sur l&#8217;heure du succès de l&#8217;AfD en Allemagne et, comme Vance et Musk, y voit le retour de la «&#160;liberté&#160;» en Europe. La livraison de l&#8217;Ukraine aux mains de Poutine doit en être un autre accomplissement ! Devant un parterre international de conservateurs, le président MAGA a fait l&#8217;appel, comme un chef &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2025/03/05/de-lurgence-de-resister-facea-linhumanisme-du-monde-a-venir/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;De l&#8217;urgence de résister face à l&#8217;inhumanisme du monde à venir&#160;&#187;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/03/05/de-lurgence-de-resister-facea-linhumanisme-du-monde-a-venir/">De l&rsquo;urgence de résister face à l&rsquo;inhumanisme du monde à venir</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="46608" class="elementor elementor-46608" data-elementor-post-type="post">
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									<p></p>
<p>Trump s&rsquo;est félicité sur l&rsquo;heure du succès de l&rsquo;AfD en Allemagne et, comme Vance et Musk, y voit le retour de la «&nbsp;liberté&nbsp;» en Europe. La livraison de l&rsquo;Ukraine aux mains de Poutine doit en être un autre accomplissement ! Devant un parterre international de conservateurs, le président MAGA a fait l&rsquo;appel, comme un chef d&rsquo;armée, des leaders des partis d&rsquo;extrême droite européens. Une internationale anti-humaniste prend corps sous nos yeux. Un de ses buts premiers est de démoraliser l&rsquo;Europe – au sens le plus radical. C&rsquo;est le «&nbsp;souci du visage de l&rsquo;Autre&nbsp;» hérité du message évangélique et repris par la Raison des Lumières qui doit être anéanti. C&rsquo;est pourtant là que nous pouvons espérer sourcer l&rsquo;eau vive d&rsquo;une Résistance.</p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Trump et Poutine</h2>
<p></p>
<p>La progression de plus de 9 % du score de l&rsquo;AfD en Allemagne prend une allure de symbole à l’heure des saluts nazis décomplexés de Elon Musk et Steve Bannon. L&rsquo;idée même de gouvernement démocratique est mise en cause. De l’Italie à la Finlande et aux Pays-Bas, en passant par la Hongrie, Trump et Poutine sont de moins en moins seuls en Europe à attaquer les démocraties libérales qui sont le propre des gouvernements les moins contestables dans cette partie du monde.</p><p><br></p>
<p></p>
<p>Précisons l&rsquo;acception que nous donnons au terme de démocratie libérale. Nous reprenons le sens ancien du terme qui, depuis les Lumières, qualifie un gouvernement légitime caractérisé par le respect de quelques principes garantis par des institutions variables suivant les pays, mais conformes avec ces principes. Le suffrage universel permet l&rsquo;expression de la volonté populaire. Un Parlement contrôle le gouvernement et permet aux tendances opposées aux siennes de s&rsquo;exprimer sans contrainte. Le changement de gouvernement se fait grâce à des élections libres et sincères, à dates prévues, et ne peut être contesté. Des institutions indépendantes du pouvoir garantissent les libertés publiques et individuelles, elles peuvent censurer les décisions gouvernementales qui en interdiraient l&rsquo;exercice. La liberté de conscience et d&rsquo;expression de chacun est la règle. L&rsquo;État est laïque. L&rsquo;égalité de tous les citoyens est garantie quelles que soient leurs croyances, opinions, choix de vie, origines ethniques, etc. Dans les démocraties libérales, ces différents points souffrent d&rsquo;atteintes plus ou moins constantes de la part de l&rsquo;État (bureaucratie), du pouvoir en place ou de groupes factieux. Cependant, ces principes ne sont pas remis en cause en tant que tels. Le suffrage et les institutions, l&rsquo;expression populaire (y compris le droit de manifester) permettent généralement de sauvegarder le cadre démocratique. </p>				</div>
				</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2025/03/05/de-lurgence-de-resister-facea-linhumanisme-du-monde-a-venir/">De l&rsquo;urgence de résister face à l&rsquo;inhumanisme du monde à venir</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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