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	<title>Catégorie L&#039;info du jour de GOLIAS - Éditions Golias</title>
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		<title>Abus dans l&#8217;église : coupables ou irresponsables ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 16:50:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fin mars, les évêques français ont allumé leurs ordinateurs pour se retrouver par écrans interposés et aborder, dans leur petit « entre soi » qui se veut cosmique, la délicate question des abus sexuels commis par le clergé hexagonal. La connexion des écrans n’est pas toujours synonyme de connexion des synapses. Un mois auparavant, l’épiscopat débattait sur &#8230; </p>
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									<p></p>
<p>Fin mars, les évêques français ont allumé leurs ordinateurs pour se retrouver par écrans interposés et aborder, dans leur petit « entre soi » qui se veut cosmique, la délicate question des abus sexuels commis par le clergé hexagonal. La connexion des écrans n’est pas toujours synonyme de connexion des synapses. Un mois auparavant, l’épiscopat débattait sur la question épineuse de l’indemnisation à accorder aux victimes d’abus. On reste toujours dans cet entre-soi entre professionnels du discernement, les évêques pensent toujours qu’ils savent ce qui est bon pour eux, pour l’Eglise et pour le monde. Ils sont probablement les derniers à le penser.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Cette première concertation, entre le 22 et le 24 février, avait déjà indigné la Conférence catholique des baptisés francophones qui s’est fendue d’un courrier, le 17 février, où l’on pouvait lire notamment : « Alors qu’une gouvernance saine, synodale et fraternelle, aurait permis que ces drames soient traités au fur et à mesure de leur survenance, ils ont été vécus, par vos pairs, comme des fautes inavouables. La raison d’Église, une raison d’Église biaisée, l’a emporté sur toutes les autres raisons, et cela obscurcit considérablement l’horizon. Vous êtes, pensez-vous, dans une situation qui vous incite à vouloir traiter rapidement et « définitivement » le sujet. Ceci vous contraint à faire l’impasse sur la remise des conclusions de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (CIASE), et à adopter un agenda qui cumule tous les inconvénients et à quoi rien ne vous oblige. Sommes-nous à quelques mois près ? Le traitement de ce drame, longtemps caché aux regards, mérite-t-il cette soudaine précipitation ? Ne serait-il pas plus sage d’attendre et de se préparer à un débat plus serein, après avoir entendu les analyses et les propositions de la commission Sauvé ? Nombreux sont les catholiques qui considèrent qu’ici se joue une part importante de votre crédit, ce qui est grave, mais aussi du leur, et du catholicisme, ce qui les désespère. »</p>
<p> </p>
<p></p>
<p>L’épiscopat français, en cette période de confinement qui lui laisse beaucoup de temps libre, aurait pu répondre à ce courrier dont nous ne diffusons qu’un extrait. Mais il doit être difficile, dans l’univers mental d’un évêque, de penser que son crédit soit épuisé auprès du grand public. François Devaux, l’ancien responsable de l’association La Parole Libérée (aujourd’hui dissoute après une grave crise interne), partage aussi ce point de vue : « L’Eglise est en situation de crise grave de confiance. C’est tout l’Evangile qui est quand même trahi dans les mécanismes systémiques d’abus sexuels et leur couverture. On ne peut pas rétablir la confiance si l’on ne fait pas les choses correctement et si l’on n&rsquo;est pas dans une démarche de repentance, et c’est une notion que les évêques doivent comprendre. »</p>
<p> </p>
<p></p>
<p><strong>Une unité de façade</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p></p>
<p>De cette première rencontre de février, que reste-t-il ? Rien. Aucune décision prise, pas de document final, aucune transcription des échanges. Les réunions d’évêques deviennent plus opaques que les symposiums des illuminati – ces derniers ayant l’élégance toutefois de ne pas exister. Une fois de plus, la commission Sauvé n’est pas associée, ni aucun expert ayant travaillé sur le sujet des abus dans l’Eglise de France. Or, qui connaît mieux ce dossier que les Marie-Jo Thiel, Claude Langlois, Stéphane Joulain ? Les évêques émérites sont-ils consultés ? Pas davantage. Mais au fond, le principal problème n’est pas là [&#8230;]. <strong>Philippe Ardent </strong><strong><br /></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/671-golias-hebdo-n-671-fichier-pdf/" data-type="product" data-id="23727">671. Golias Hebdo n° 671 (Fichier pdf)</a></p>
<p></p>								</div>
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		<title>Les croisés de la messe n’écoutent qu’eux-mêmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 11:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le samedi 7 novembre 2020, le Conseil d’Etat rejetait la demande d’évêques, d’associations catholiques et de personnalités proches des mouvements «&#160;tradis&#160;» et conservatrices visant à lever l’interdiction de célébrer les cultes (cf. Golias Hebdo n° 646). Ces derniers continuent à pester, tournant le dos aux recommandations du pape qui, lors de son audience générale du &#8230; </p>
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<p><strong>Le samedi 7 novembre 2020, le Conseil d’Etat rejetait la demande d’évêques, d’associations catholiques et de personnalités proches des mouvements « tradis » et conservatrices visant à lever l’interdiction de célébrer les cultes (cf. Golias Hebdo n° 646). Ces derniers continuent à pester, tournant le dos aux recommandations du pape qui, lors de son audience générale du 4 novembre 2020, demandait de « faire très attention aux prescriptions des autorités politiques et sanitaires afin de nous protéger de cette pandémie ». D’ailleurs, ces revendications hors-sol sont loin de faire l’unanimité au sein du catholicisme français. Sur le terrain, de nombreux hommes d&rsquo;Eglise et fidèles s’insurgent contre cette croisade pour la messe.</strong></p>
<p><br />A l’instar de ce prêtre d’Auxerre (Yonne) qui se déclare sur les réseaux sociaux « blessé, fatigué, énervé » par cette campagne de restauration de la messe et qui s’inquiète surtout du « nombre de malades et de morts qui augmente sous le regard assez froid de tant de complotistes qui demandent la messe et se sentent victimes d’une affreuse tentative de musellement des catholiques de France ». Mgrs Rey (Fréjus-Toulon), Cattenoz (Bayonne), Ginoux (Montauban) et consorts feraient bien de s’en inspirer. Mais visiblement, ils se montrent plus que jamais sourds et aveugles face à la réalité. En effet, dans un tweet, l’évêque de Bayonne salue les différentes manifestations qui ont eu lieu le dimanche 8 novembre dernier : « Beau sursaut des fidèles qui, conformément au droit de manifester sur la voie publique après déclaration à la préfecture, font connaître de manière paisible et priante, leur désir de l’Eucharistie et la conscience qu’ils ont de son importance vitale. » Peut-être fait-il allusion aux images vidéos dans lesquelles on a pu dénombrer 600 fidèles rassemblés devant la cathédrale Saint-Louis de Versailles, chantant et priant tout comme ce fut le cas également devant la cathédrale de Nantes. Visiblement, ces prières de rues en plein confinement n’ont pas dérangé grand monde. Heureusement plusieurs épiscopes se sont exprimés à rebours de ces manifestations. Celle notamment &#8211; la plus ferme &#8211; de l&rsquo;archevêque de Poitiers, Mgr Wintzer, dont nous publions ci-après le texte intégral. <strong>Alexandre Ballario</strong></p>
<p> </p>
<p>Pour aller plus loin : <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/647-golias-hebdo-n-647-fichier-pdf/">647. Golias Hebdo n° 647 (Fichier pdf)</a></p>
<p> </p>

<p><strong>Mgr Wintzer (Poitiers) :  » prendre notre part aux épreuves du pays « </strong></p>
<p> </p>

<p>On entend ou on lit que les mesures de restriction des cultes ne seraient pas dictées par des impératifs sanitaires, mais l’expression d’un État laïc qui n’aurait de cesse d’encadrer voire de contrôler les cultes.  <br />Les mêmes choses produisent les mêmes effets : devant l’interdiction des liturgies publiques, exceptées les obsèques, des catholiques expriment leur souffrance. Elle est naturelle, l’eucharistie et l’assemblée chrétienne nourrissent notre foi. Oui, nous vivons un manque, oui, ceci est douloureux, oui, l’eucharistie est essentielle à la vie chrétienne.</p>
<p><br />Cependant, la circulation du virus est-elle une invention ? L’État en prend t-il prétexte pour mettre en place un régime d’encadrement des libertés, dont la liberté religieuse ? Il est légitime qu’un État, en fonction des données dont il dispose, dans le respect des lois et des règles, impose des mesures qui sont au bénéfice de tous, y compris des mesures, et c’est le cas cette année, qui restreignent des libertés publiques. Il est bien entendu possible d’estimer que ces mesures ne sont pas légitimes, ou sont excessives ; dans de pareils cas, il revient à la juridiction administrative de dire le Droit. Ce qui me gêne, au-delà d’éventuelles procédures, toujours possibles, c’est un discours que je n’hésite pas à qualifier de malsain.</p>
<p><br />Même en dehors du confinement, certains aiment à dire les chrétiens, sinon persécutés en France, mais au moins ne pouvant disposer d’une vraie liberté. Rendre compte de sa foi est par nature toujours difficile et exigeant ; pour autant, soyons honnêtes, qui peut, en France, se dire persécuté en raison de ses convictions et pratiques religieuses ? Ceux qui le prétendent, ce sont les tenants de l’islamisme politique, qui, depuis l’étranger, décrivent la France, sa laïcité, son État comme persécuteurs de l’islam. Alors qu’il est urgent que les musulmans français et vivant et France, leurs responsables en particulier, affirment haut et fort qu’ils sont respectés et libres de vivre leur religion en France. Il serait grave et même irresponsable que des catholiques adoptent un discours semblable, tout simplement parce que, non seulement il est dangereux, surtout il est faux. Depuis trop d’années, des personnes, des groupes, ont trouvé une identité en se qualifiant de « discriminés », « victimes » de phobies diverses.</p>
<p><br />Un minimum de lucidité permet de savoir qui sont les vrais pauvres, en moyens matériels, en qualité de l’habitat ou de vie familiale. Cette même lucidité permet de ne pas se tromper au sujet de ceux qui attentent à des chrétiens, non pas l’État, qui exerce sa mission protectrice, et qui doit en répondre devant le peuple et la Loi, mais les tenants de l’islam politique. Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers</p>

<p> </p>
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		<title>L&#8217;emprise  &#8211; Vingt années d&#8217;aliénation spirituelle et sexuelle</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2020/11/06/lemprise-vingt-annees-dalienation-spirituelle-et-sexuelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 09:14:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment peut-on, quand on est une femme, jeune certes mais adulte, se laisser séduire et abuser si longtemps (une vingtaine d’années), psychologiquement, spirituellement, sexuellement, par deux religieux beaucoup plus âgés, au nom de « l’amour de Jésus », au nom des « grâces mystiques de Jésus et de Marie&#160;»&#160;? &#160; Je m’appelle Michèle-France Pesneau et &#8230; </p>
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<p><strong>Comment peut-on, quand on est une femme, jeune certes mais adulte, se laisser séduire et abuser si longtemps (une vingtaine d’années), psychologiquement, spirituellement, sexuellement, par deux religieux beaucoup plus âgés, au nom de « l’amour de Jésus », au nom des « grâces mystiques de Jésus et de Marie » ?</strong></p>
<p> </p>

<p>Je m’appelle Michèle-France Pesneau et je suis l’auteure de ce témoignage. C’est à la fin des années 1990 que commence mon combat pour accéder à la liberté. D’abord avec Dieu comme seul interlocuteur : « Ma foi en Dieu est restée intacte… Ma relation avec Lui, qui avait été gravement perturbée par mes deux abuseurs, se restaure peu à peu. » Puis je comprends, en 2014, que le moment est venu de parler.</p>
<p> </p>

<p>Il m’a fallu toutes ces années pour démêler mon chaos intérieur, pour réaliser que ces deux hommes, ces deux prêtres, qui auraient dû rester des serviteurs, usurpaient la place de Dieu. J’ai écrit : « C’est une situation folle. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits… Il y a beaucoup d’angoisse. Où est Dieu là-dedans ? est-il encore présent ? Je ne sais pas. Je n’ai personne à qui parler – je veux dire vraiment parler. »</p>
<p> </p>

<p>Pour parler, il faut trouver les mots. Il faut aussi affronter les nombreux admirateurs des deux abuseurs. Le fait est aussi qu’alors, entre 1972 et 1996, en France, on ne parle pas des abus sexuels du clergé.</p>
<p> </p>

<p>C’est un long et dur chemin, un chemin douloureux : « Peu à peu je réalise l’étendue et la profondeur du mal que m’ont fait les deux Pères Philippe, et c’est infiniment douloureux… Je ne me doutais pas que le fait de « parler », impliquant pour moi de revisiter tout mon vécu d’abus ainsi que d’affronter les réactions de nombreux membres de la communauté à laquelle j’appartenais, allaient entraîner une nouvelle étape très douloureuse… Parler, cela implique de traverser la vallée de l’ombre de la mort. On y côtoie des précipices. On y rencontre des monstres. Toutes les blessures anciennes remontent, se rouvrent. Mais c’est un chemin de libération, et c’est ce chemin que je raconte, en reparcourant toute ma vie. <strong>Michèle-France Pesneau </strong>(&#8230;)</p>
<p> </p>
<p><strong>Découvrez l&rsquo;intégralité de cet article :</strong> <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/645-golias-hebdo-n-645-fichier-pdf/">https://www.golias-editions.fr/produit/645-golias-hebdo-n-645-fichier-pdf/</a></p>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/11/06/lemprise-vingt-annees-dalienation-spirituelle-et-sexuelle/">L&#8217;emprise  &#8211; Vingt années d&rsquo;aliénation spirituelle et sexuelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Assassinat de Samuel Paty &#8211; Fragiles libertés</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2020/10/30/assassinat-de-samuel-paty-fragiles-libertes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pascal janin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 15:44:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Nous continuerons parce qu’en France, professeur, les Lumières ne s’éteignent jamais » a proclamé le président de la République, lors de l’hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne. Nous ne pouvons que souscrire à ce credo qui a résonné dans une ancienne faculté de théologie qui illumina le monde. Les Lumières de la France ne &#8230; </p>
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<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/10/30/assassinat-de-samuel-paty-fragiles-libertes/">Assassinat de Samuel Paty &#8211; Fragiles libertés</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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									<p></p>
<p><strong>« Nous continuerons parce qu’en France, professeur, les Lumières ne s’éteignent jamais » a proclamé le président de la République, lors de l’hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne. Nous ne pouvons que souscrire à ce credo qui a résonné dans une ancienne faculté de théologie qui illumina le monde. Les Lumières de la France ne datent pas de l’Aufklärung. Et le choix de la Sorbonne peut nous donner à réfléchir sur deux points importants.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><br /><strong> La loi de 1905</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il n’est d’abord pas inutile de rappeler que la loi de 1905, plus commentée que lue, vise la liberté religieuse. La neutralité de l’Etat est la garantie que chacun, chacune, puisse vivre ses convictions sans qu’aucune d’entre elles ne puisse imposer son point de vue. C’est pourquoi l’Etat salarie des prêtres, pasteurs, rabbins et imams dans les lieux fermés (ou d’enfermement) pour que les militaires, les malades ou les détenus puissent pratiquer leur religion comme la loi le leur permet. </p>
<p> </p>
<p>La neutralité de l’Etat n’est donc pas celle des citoyens. Et il ne faut pas oublier que l’Eglise catholique n’approuva pas de suite cette loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les associations cultuelles, pour le financement des Eglises, eurent un accouchement plus que difficile : « Il fallut attendre près de vingt ans pour surmonter les difficultés grâce à ce qu’on appelle parfois le second ralliement, opéré grâce à l’encyclique Maximam gravissimamque, promulguée le 18 janvier 1924 » (Pie XI),  note l’historien Philippe Raynaud (La laïcité, histoire d’une singularité française, Gallimard, 2019). Le premier ralliement fut celui du fameux toast d’Alger, durant lequel, avec l’accord de Léon XIII, le cardinal Lavigerie, en novembre 1890, donna le feu vert pour que les catholiques puissent adhérer à la République. Histoire toute récente donc, que l’on ne doit pas oublier quand on parle de compatibilité entre une religion et l’idéal démocratique. Il n’est d’ailleurs pas sûr que la querelle des deux France, la républicaine et la contre-révolutionnaire, soit complètement terminée. Le sociologue Yann Raison du Cleuziou nous a alertés sur ce sujet en décryptant les origines de la « Manif pour tous » décrites comme « une contre révolution catholique ».</p>
<p></p>
<p></p>
<p><br />Les débats sans fin sur la signification de la laïcité, la manière dont elle peut ou doit être vécue sont sans doute des résurgences de ce conflit. Et il est une manière de prêcher la laïcité qui s’apparente au sectarisme de certains religieux. Nous soutenons pourtant, avec le philosophe Franck Fischbach que « la laïcité est une arme qui permet de résister aux dispositifs et aux pratiques qui font de la société soit l’espace d’une exclusion réciproque des individus entre eux, soit le lieu d’une simple cœxistence entre individus qui ne font que se tolérer les uns les autres » (préface à l’excellent livre de Laurent Maronneau : Essai sur la laïcité – Condition de possibilité de l’émancipation, L’Harmattan 2018). Mais pour qu’il n’y ait ni exclusion, ni juxtaposition, ou pour le dire autrement, pour qu’existe une rencontre, honnête, avant même de parler de fraternité, ne faut-il pas une connaissance de l’autre ?</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><br />Tolérance ou respect ?</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><br />C’est ce que rappelle Adrien Candiard, dominicain, ancien de la rue d’Ulm, diplômé de Sciences Po et chercheur à l’Institut dominicain d’études orientales au Caire. Il insiste sur ce travail, nécessaire, et concernant la religion, il ne peut s’agir que d’un travail théologique. Il avoue qu’il a commis quelques petits livres, sortant de ses recherches, pour nous aider à sortir de la « sidération » dans laquelle nous plongent ces meurtres qui nous semblent d’un autre temps. Dans « Du fanatisme, quand la religion est malade » (Cerf, 2020), il essaie de comprendre pourquoi un épicier pakistanais musulman fut poignardé par un autre musulman parce qu’il avait souhaité une joyeuse Pâques à ses « chers concitoyens chrétiens » sur Facebook. Il nous invite à le rejoindre dans son étude d’un théologien du XIVe siècle, Ibn Taymiyya, très en vogue aujourd’hui dans les milieux salafistes et djihadistes. C’est « un auteur rigoriste et volontiers polémiste (…) mais aussi un esprit aiguisé, un penseur cohérent et précis, qu’on ne saurait réduire aux lectures volontiers caricaturales qu’en font aujourd’hui ceux qui s’en réclament ». Je n’entre pas dans les détails de l’argumentation mais j’en retiens la pointe : il faut répondre théologiquement aux théologiens qui justifient la violence, voire le meurtre. Or, sur ce point, la laïcité, telle que beaucoup la conçoivent aujourd’hui, pèche (sic) parce qu’elle rate sa cible. Il serait plus utile d’apprendre aux enfants et aux jeunes à analyser les discours qu’ils entendent à la mosquée ou à la maison plutôt que de rabâcher une incantation « contre » l’islam devenue inaudible pour les musulmans. La République n’aurait-elle retenu aucune leçon de ses relations, ô combien houleuses, avec l’Eglise catholique ? Il est contre-productif d’interdire si l’on ne donne pas l’argumentaire pour dévoiler ce qui n’est pas tolérable. Dans un autre petit livre (En finir avec la tolérance ? Différences religieuses et rêve andalou, PUF 2014), notre dominicain nous emmène dans les controverses espagnoles médiévales. Il nous invite à « oublier Babel » et la recherche d’un consensus introuvable et malsain, voire mal saint. Il ne s’agit pas d’être d’accord ; nous ne le serons sans doute jamais. Heureusement… profitons de nos différences pour nous enrichir de ce que l’autre peut nous apporter. Encore faut-il l’écouter ! Les polémiques peuvent être violentes, comme en Andalousie, mais « le débat, même animé, est plus respectueux que l’indifférence polie » qui risque de mener au « mépris et à terme au rejet ». Quel respect avons-nous des musulmans quand nous ne leur renvoyons que des caricatures, sans essayer de comprendre le sens qu’ils donnent à leurs pratiques ? Et il faut avouer que, sans effort de réflexion, bien des aspects de l’islam nous échappent, mais nous ne sommes en rien choqués de porter des jugements sur des comportements dont nous ignorons les fondements.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><br /><strong> La théologie de retour</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><br />Il est trop facile de caricaturer l’islam, d’en faire une identité, en oubliant sa diversité. Les analyses sociologiques ou psychiatriques des actes terroristes ont leur importance. Mais l’étude théologique est, elle aussi, indispensable. Samuel Paty voulait comprendre et étudiait l’islam, comme le président de la République l’a rappelé. Pour lui rendre hommage, ne faut-il pas continuer ce travail de connaissance ? Pourquoi l’école républicaine ne serait-elle pas ce lieu d’étude critique ? Avec des personnes formées… Sans oublier, qu’au-delà de l’actualité dramatique que nous vivons, bien des chefs-d’œuvre nous sont incompréhensibles sans un minimum de connaissance théologique. Revenons à la Sorbonne… et à la liberté d’expression. Plutôt que de présenter encore des caricatures à la rentrée, pourquoi ne pas étudier, par exemple, la critique que Rabelais, prêtre, faisait de la Sorbonne et de ses théologiens, dans son Gargantua ? La caricature est une caricature. Truisme qu’il vaut la peine de rappeler. Aucune caricature ne nous dispense du travail, exigeant, fatigant même, mais indispensable, pour connaître l’autre au-delà de tous les simplismes qui nous empêchent de le reconnaître comme frère en humanité. C’est la tâche des professeurs. C’est le but de la laïcité… et de l’école. Pour que la liberté rime avec égalité et fraternité. <strong>Pascal Janin &#8211; Pour aller plus loin :</strong><a href="https://www.golias-editions.fr/produit/644-golias-hebdo-n-644-ficher-pdf/">https://www.golias-editions.fr/produit/644-golias-hebdo-n-644-ficher-pdf/</a></p>
<p></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/10/30/assassinat-de-samuel-paty-fragiles-libertes/">Assassinat de Samuel Paty &#8211; Fragiles libertés</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>La bataille d&#8217;Osorno</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 16:22:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'actualité]]></category>
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<p>En cette période où sort le nouvel ouvrage de Guy et Régine Ringwald : La Bataille d’Osorno – la résistance exemplaire des catholiques chiliens face aux dérives du Vatican (Temps Présent/Golias, 2020), on ne peut s’empêcher de songer au nombre d’évêques français qui vont lire ce texte fuselé comme un projectile venant casser la vitre du magasin à jouets qu’est devenue l’Eglise de France. ça lit encore un évêque ? Philippe Barbarin sort un livre sur le sujet qui l’aura le plus passionné durant sa vie : lui-même. On ignore ce qu’il nous réserve ensuite : une participation à Fort Boyard ? Une carrière de commentateur sportif ? Le record Guiness du plus gros chou à la crème ?</p>
<p> </p>

<p>Xavier Malle lui est sur Twitter, à bloquer toutes les personnes, toujours plus nombreuses, qui ne partagent pas ses avis ; sentencieux sur des sujets dont il ne connaît rien la plupart du temps. Toujours sur les réseaux sociaux, Bernard Ginoux de Montauban fait dans le conspirationnisme, quand Dominique Rey se prend lui pour l’ultime prophète de la fin des temps en habits de Gala. Narcisse se régale. Triste spectacle d’un épiscopat totalement déconnecté du réel. Aucun de ceux-ci et très peu parmi les autres ne liront l’ouvrage des Ringwald sur un évêque bouté hors de son diocèse par ses paroissiens. Ce qui doit constituer leur pire cauchemar, plus affolant que le réchauffement des océans. Un évêque vit dans une sorte d’impunité totale, la bataille d’Osorno l’évoque d’ailleurs sans détour. Un évêque est nommé par le pape, autant dire par le D.R.H de Dieu en personne. L’idée que quelques centaines de laïcs, une bande « d’idiots et de gauchistes » puissent se lever en criant : « Nous ne voulons pas de ce pasteur-là » tient quasiment du crime de lèse-majesté. C’est inconcevable en France où Jean-Pierre Cattenoz, hiérarque d’Avignon peut passer toutes ses journées dans son lit à jouer à la Playstation s’il le souhaite sans que jamais personne ne puisse y trouver quoi que ce soit à redire. Aucun contre-pouvoir n’existe. C’est normal parce qu’au fond aucune communauté vivante n’existe non plus pour devenir ce contre-pouvoir. Ce qui s’est passé à Osorno c’est qu’un évêque, Mgr Juan Barros, a rencontré soudain une communauté de clercs, de laïcs, de religieux, d’agents pastoraux, des personnes pour qui l’Evangile coagule leur vie tout entière, une communauté dont la foi circule dans les veines et qui ne pouvait accepter un pasteur qui avait couvert l’un des clercs les plus abominables que le Chili ait pu connaître : le sinistre abbé Karadima. Impensable en France où les Lyonnais n’ont même pas entamé la moindre marche blanche en soutien aux victimes de l’abbé Preynat. Si Preynat a été couvert si longtemps c’est que, comme Karadima, il était le curé de la paroisse la plus friquée de sa ville. Sixtine, Amaury et Béatrice-Marie vont à la messe du dimanche quand Jacky et Solange n’y vont plus. L’Eglise c’est le clergé qui parle aux bonnes familles, celles qui donnent donc celles qui comptent, celles parmi lesquelles on choisit les « bons laïcs » avec noms à tiroir-caisse qui témoigneront de la mission que l’évêque leur a confié. Les classes populaires n’y vont plus, au rassemblement dominical, ou en tous cas n’y occupent pas les premiers bancs. En France, quand la messe se termine, on court pour être le premier à la boulangerie… mais de là à devenir levain dans la pâte.</p>

<p><br />La bataille d’Osorno est un ouvrage terrible et pourtant rempli d’un espoir têtu, un espoir de fou. Terrible dans les faits qu’il décrit, le parcours du combattant qu’ont subi autant les victimes de Karadima que les opposants à Mgr Barros. Mais gavé d’espoir, en ce sens où il indique pourtant comment on se sert d’une boussole pour naviguer en Eglise. L’espoir aussi que se dessinent enfin de vraies limites au pouvoir épiscopal avec des mandats s’inscrivant dans une durée (et non pas deux décennies dans le même diocèse) avec la possibilité d’une consultation populaire plus régulière sur tel ou tel aspect pastoral. Le livre des Ringwald nous rappelle que David a vaincu Goliath alors que sa côte chez les bookmakers de l’époque devait être très élevée. Je devine ce que l’on va dire : Golias fait de la retape pour un ouvrage qu’il co-publie. Petite leçon de copinage destiné à fouiller dans le portefeuille du lectorat. Sauf que ce n’est pas le cas, l’auteur de ces lignes ne connaît pas le couple Ringwald, ne les invite pas à manger chez lui, donc ne leur sert en rien la soupe (qu’il n’aime pas au demeurant). Et puis, avec l’âge, le temps vient à manquer pour couvrir d’éloges les livres fastidieux, et certains récemment vous donnent vraiment envie de piquer la Playstation de Cattenoz. Alors, quand soudain vous tombez sur un texte qui vous secoue l’échine et vous procure des tremblements, comme ceux qui précédent l’envie de se lever et de marcher avec d’autres, il ne faut pas se priver pour l’écrire et espérer que ce petit bouquin fasse son chemin et trouve son public. C’est un ouvrage nécessaire et il n’y en a pas tant que cela à être publié ces temps-ci. <strong>Philippe Ardent</strong></p>
<p> </p>
<p><strong>Pour commander, cliquez sur le lien suivant  : <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/la-bataille-dosorno/">La bataille d’Osorno</a></strong></p>
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		<title>L&#8217;Evangile à l&#8217;épreuve de l&#8217;Eglise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 14:47:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2020/10/08/levangile-a-lepreuve-de-leglise/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;L&#8217;Evangile à l&#8217;épreuve de l&#8217;Eglise&#160;&#187;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/10/08/levangile-a-lepreuve-de-leglise/">L&rsquo;Evangile à l&rsquo;épreuve de l&rsquo;Eglise</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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<p><strong>La Congrégation pour la doctrine de la foi a refusé une décision prise par le synode des évêques allemands en faveur d&rsquo;une pratique de l&rsquo;hospitalité eucharistique réciproque, autrement dit de l&rsquo;intercommunion entre catholiques et protestants. (cf. Golias Hebdo n° 640) Beaucoup de questions peuvent être posées concernant cette intervention mais je n&rsquo;en retiendrai qu&rsquo;une. L&rsquo;Eglise se définit-elle d&rsquo;abord par son universalité, cette universalité sur laquelle veille l&rsquo;évêque de Rome ? Si oui, cette église définie d&#8217;emblée comme universelle fonctionne très largement comme un cercle qui engloberait toutes les églises dont le centre se trouve à Rome. Ou bien se définit-elle d&rsquo;abord comme une multiplicité d&rsquo;églises locales en communion les unes avec les autres ? Dans ce dernier cas, l&rsquo;universalité est faite de la communion que ces églises locales entretiennent entre elles dans le Christ, ce qui n&rsquo;est pas incompatible avec la reconnaissance d&rsquo;une certaine primauté de fait reconnue traditionnellement à l&rsquo;église qui est à Rome, mais qui ne permet pas à celle-ci de décider à la place des autres.</strong></p>
<p> </p>

<p>Si on en reste au premier schéma, l&rsquo;organe privilégié de la catholicité ou universalité est son centre romain, et c&rsquo;est dans leur adhésion à ce centre que se réalise la communion des églises. Dans l&rsquo;autre cas, l&rsquo;unité des églises se réalise par et dans la communion que les églises locales entretiennent en elles-mêmes et entre elles comme églises du Christ. Chaque église est responsable d&rsquo;elle-même, non pas de façon isolée mais en interrelation avec les autres églises. Chacune jouit donc d’une autonomie réelle lui permettant de s&rsquo;organiser au mieux pour le bien de ses membres et de l&rsquo;annonce de l&rsquo;Evangile au monde. Si on pense l&rsquo;église à partir de son universalité, on a toutes les chances de passer à côté des particularités historiques locales. Et c&rsquo;est bien ce qui se passe actuellement entre Rome et l&rsquo;église allemande : celle-ci estime que le temps de l&rsquo;intercommunion est venu, alors que Rome émet un avis négatif, qui est d&rsquo;ailleurs rien moins qu&rsquo;une interdiction.</p>
<p> </p>

<p>L&rsquo;argument romain en appelle au trouble qu&rsquo;une telle intercommunion créerait dans les relations avec les orthodoxes. C&rsquo;est tout à fait possible, mais faut-il vraiment en tenir compte au point d&rsquo;interdire l&rsquo;intercommunion entre catholiques et protestants ? Pourquoi vouloir régler cette question directement au niveau universel, et donc à partir du centre, alors qu&rsquo;elle est d&rsquo;abord locale, et que l&rsquo;église locale est mieux placée que le pouvoir central pour apprécier la situation qui est la sienne ? Il faut abandonner le schéma selon lequel toutes les églises doivent penser et faire la même chose ! J&rsquo;ai conscience que la question n&rsquo;est pas simple, mais on pourrait quand même accepter que l&rsquo;unité des églises ne signifie pas uniformité. De plus, en se prononçant comme elle l&rsquo;a fait, l&rsquo;église romaine manifeste son souci d&rsquo;être en bon rapport avec les églises orthodoxes qui sont généralement de tendance plutôt conservatrice. Il n&rsquo;est pas étonnant que la Congrégation pour la doctrine de la foi penche de ce côté.</p>
<p> </p>

<p>Quant au comportement de la Congrégation pour la doctrine de la foi à l&rsquo;égard du prêtre rédemptoriste irlandais Tony Flannery (cf. Golias Hebdo n° 640), il reproduit ce qu&rsquo;il y avait jadis de plus inquiétant dans les agissements de cette congrégation : bloquer toute évolution de la doctrine catholique. Pour la Congrégation pour la doctrine de la foi les questions de l&rsquo;ordination des femmes, de l&rsquo;homosexualité, du mariage entre personnes de même sexe et la question du genre (du moins tel qu&rsquo;on le conçoit au Vatican) ne doivent pas être soumises à discussion parce qu&rsquo;elles ont été réglées une fois pour toute par la négative. Au point qu&rsquo;il a été proposé au père Tony Flannery de signer quatre documents réaffirmant l&rsquo;enseignement officiel habituel sur ces quatre points, au prix de sa réintégration ministérielle. Il faut redire, sans se laisser terroriser par de possibles représailles, que des opinions divergentes dans les églises peuvent avoir lieu sur ces quatre questions. Imposer une seule et unique façon d&rsquo;y répondre comme étant LE point de vue catholique et donc le seul possible, est une décision qui n&rsquo;est pas admissible. Il importe de réaffirmer que d&rsquo;autres points de vue peuvent avoir droit de cité dans l&rsquo;Eglise catholique1. On ne peut que regretter la régression que représente cette intervention du président de la Congrégation pour la doctrine de la foi. On est revenu à des pratiques préconcilaires.</p>
<p> </p>

<p>Je terminerai en soulevant une dernière question : dans l&rsquo;enseignement ordinaire du Magistère romain, ne trouve-t-on pas deux points de vue qui sont affirmés simultanément : celui de la rigueur d&rsquo;un enseignement doctrinal jugé immuable et la recommandation d&rsquo;exercer la miséricorde à l&rsquo;égard du pécheur dont le comportement est déviant par rapport à ce qu&rsquo;affirme la doctrine. Ainsi, on peut voir cœxister une doctrine inflexible et l&rsquo;exercice de la miséricorde à l&rsquo;égard de ceux qui s&rsquo;éloigne de cet enseignement par leur comportement. La miséricorde, bien sûr, vaut mieux que la condamnation, mais s&rsquo;il fallait, plus radicalement, s&rsquo;interroger sur le contenu de la doctrine elle-même ? Je crains que l&rsquo;exercice recommandé de la miséricorde à l&rsquo;égard des « déviants » ne fonctionne comme un alibi pour ne pas s&rsquo;interroger sur la doctrine elle-même.</p>
<p> </p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/641-golias-hebdo-n-641-fichier-pdf/">https://www.golias-editions.fr/produit/641-golias-hebdo-n-641-fichier-pdf/</a></p>
<p> </p>

<ol class="wp-block-list">
<li>Je pense entre autres à la référence au concept de « nature » et de « loi naturelle » pour définir ce qui est bon ou mauvais pour l&rsquo;homme. Je me permets de renvoyer ici au chapitre « Le Dieu dangereux de la loi naturelle » dans mon livre Dieu une passion, éd. du Cerf, 2019, p. 149-162.</li>
</ol>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/10/08/levangile-a-lepreuve-de-leglise/">L&rsquo;Evangile à l&rsquo;épreuve de l&rsquo;Eglise</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Affaire du cardinal Becciu : la bière fait trop de mousse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 16:27:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du jamais vu pour la Cité du Vatican. Un tsunami a emporté le siège du cardinal Becciu situé au pied de la coupole de Saint-Pierre, sans préavis de tempête, le soir du 24 septembre 2020. Décidément, cette année de la Covid restera marquée dans les annales de l&#8217;insolite. Le cardinal a déclaré : «&#160;Je suis &#8230; </p>
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<p><strong>Du jamais vu pour la Cité du Vatican. Un tsunami a emporté le siège du cardinal Becciu situé au pied de la coupole de Saint-Pierre, sans préavis de tempête, le soir du 24 septembre 2020. Décidément, cette année de la Covid restera marquée dans les annales de l&rsquo;insolite. Le cardinal a déclaré : « Je suis innocent et je le démontrerai. Je demande au Saint-Père d&rsquo;avoir le droit de me défendre. » Il semblerait que le cardinal focolarino se soit rendu chez le pape François en toute innocence pour présenter la liste des futurs saints à proclamer. Entré en tenue rouge, c&rsquo;est sans dessus dessous qu&rsquo;il en est ressorti.</strong></p>
<p> </p>

<p>Personne n&rsquo;arrive à savoir exactement ce qui s&rsquo;est passé et ce qui s&rsquo;est dit. D&rsquo;autant plus que le cardinal Becciu a toujours réponse à tout. Grand diplomate, il a forcément lu Stendhal qui cite dans Le Rouge et le Noir une phrase qui serait peut-être de Talleyrand lui-même : « La parole a été donnée à l&rsquo;homme pour cacher sa pensée. » Mis en cause dans le scandale du luxueux immeuble londonien acheté avec l&rsquo;argent du Denier de Saint-Pierre et celui de la Conférence épiscopale Italienne, le cardinal ne s&rsquo;est pas démonté et ne cesse pas de dire qu&rsquo;il n&rsquo;y était pour rien. Le vieux préjugé français selon lequel on peut parler de tout avec un italien sauf d&rsquo;argent serait-il en train de se vérifier ?</p>
<p><br />Passé l&rsquo;effet de stupeur du coup de tonnerre, les journalistes italiens se sont aussitôt mis en chasse et ont trouvé que quelques centaines de milliers d&rsquo;euros venant de divers comptes dont ceux de l&rsquo;Obole de Saint-Pierre avaient été versés par le cardinal à ses proches. Il est originaire du centre de la Sardaigne, du diocèse d&rsquo;Ozieri. Le clan a bien réagi car l&rsquo;évêque du lieu a aussitôt publié une missive pour disculper l&rsquo;enfant du pays. Les évêques sardes, souples comme des danseuses, ont même réussi à faire le grand écart en disant qu&rsquo;ils étaient à la fois fidèles au pape et au cardinal. Chapeau, excellences ! Il reste cependant bien difficile pour un Français de s&rsquo;y retrouver et de savoir qui a vraiment raison.</p>
<p> </p>

<p>Toujours est-il que le cardinal a trois frères. Tonino gère une organisation d&rsquo;aide aux migrants dans le diocèse d&rsquo;Ozieri et a reçu des fonds. Francesco, le menuisier, a reçu des commandes pour équiper les églises d&rsquo;Angola et de Cuba où le cardinal a été nonce. Mario, professeur de psychologie, s&rsquo;occupe d&rsquo;une brasserie dans laquelle son frère a investi. Personne ne fait mention des mœurs pour le moment bien qu&rsquo;il semble que le cardinal ait été une des personnes visées par le best-seller de Frédéric Martel : le Vatican sera-t-il encore frappé par Sodoma ? Les saints eux-mêmes, proclamés par l&rsquo;auguste Congrégation qui les a faits, se révolteraient-ils contre l&rsquo;odeur de leur Préfet ?</p>
<p> </p>

<p>En tout cas, à Rome, plus personne n&rsquo;y comprend rien. Lucetta Scaraffia, l&rsquo;ancienne responsable virée du magazine féminin de l&rsquo;Osservatore Romano, fait remarquer à raison que depuis que l&rsquo;ex-Benoît XVI avait commencé à vouloir mettre de l&rsquo;ordre dans les finances du Vatican, les révélations, les scandales sexuels ou autres et les lynchages de boucs émissaires ne cessent plus. Comme s&rsquo;il existait une terrible lutte interne dont le noyau se situerait dans le refus de certains gestionnaires italiens, prélats ou non, de lâcher l&rsquo;instrument de manipulation financière que leur fournit le statut international du Vatican. Certains font remarquer que la défenestration de Becciu précède de quelques jours l&rsquo;arrivée de la commission internationale d&rsquo;experts financiers qui ont le pouvoir d&rsquo;allonger la black list des paradis fiscaux. De quel bord se trouvait Becciu ? Bien malin qui pourrait le dire.</p>
<p> </p>

<p>Un appui inattendu au pape François est arrivé d&rsquo;Australie. Le cardinal George Pell, lui aussi défénestré, blanchi in extremis dans un procès fleuve, et ancien grand argentier malheureux du Vatican où il essayait d&rsquo;assainir les finances, a envoyé son avis : « Le Saint-Père a été élu pour nettoyer les finances du Vatican. Il joue sur le long terme et doit être remercié et félicité pour ces récents développements. J&rsquo;espère que le ménage des écuries continuera. » Le cardinal Becciu se relèvera-t-il de ce coup de saton ? Depuis Daudet, on a appris à se méfier des mules papales. En attendant, il gît à terre, le faux-col défait par la mousse de la bière de son frère. Décidément, avec l&rsquo;évolution des mœurs, la famille n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle était et il devient de plus en plus difficile d&rsquo;y exercer le rôle d&rsquo;oncle ou de parrain ! Christian Terras &#8211; <strong>Pour aller plus loin : </strong><a href="https://www.golias-editions.fr/produit/640-golias-hebdo-n-640-fichier-pdf/">https://www.golias-editions.fr/produit/640-golias-hebdo-n-640-fichier-pdf/</a></p>
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		<title>En finir avec le cléricalisme</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2020/08/28/en-finir-avec-le-christianisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 08:54:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il s’agit du cléricalisme catholique. Nul doute que ce livre qui vient d’être publié intéressera nombre de catholiques qui ne supportent plus le cléricalisme, axe ancien et central de leur Église. Il retiendra aussi l’attention de non-catholiques pour qui l’organisation et le fonctionnement catholique relève d’une conception de la vie sociale antidémocratique. &#160; Cet essai &#8230; </p>
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<p><strong>Il s’agit du cléricalisme catholique. Nul doute que ce livre qui vient d’être publié intéressera nombre de catholiques qui ne supportent plus le cléricalisme, axe ancien et central de leur Église. Il retiendra aussi l’attention de non-catholiques pour qui l’organisation et le fonctionnement catholique relève d’une conception de la vie sociale antidémocratique.</strong></p>
<p> </p>

<p>Cet essai a pour auteur un laïc catholique qui, toute son existence &#8211; il est décédé à 72 ans en mars dernier au moment de la sortie de son ouvrage &#8211; s’est investi dans la vie de son Église. Il a eu un rôle actif dans l’Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones, née en 2008 et animée par des laïcs chrétiens en vue de promouvoir une réforme profonde de leur Église qui ne se contente pas seulement de ravalements de façade. S’il a pris publiquement la parole – et avec quelle énergie combattante -, c’est qu’il lui est apparu que l’obstacle majeur à un christianisme évangélique dans la ligne de la démarche initiée par Jésus est aujourd’hui le cléricalisme, maladie chronique que traîne le catholicisme depuis la fin du second siècle et qui infecte l’ensemble de la vie ecclésiale.</p>
<p> </p>
<p>Déviation grave, écrit le théologien Joseph Moingt, dans son livre-testament de 2018, L’Esprit du christianisme. Les 300 pages de l’ouvrage de Loïc de Kérimel, En finir avce le cléricalisme, en sont une démonstration solidement argumentée, puisée chez les meilleurs historiens sur l’événement Jésus et sur les origines du christianisme. En deux articles, je présenterai ce livre important et j’invite tous les chrétiens et groupes chrétiens, en situation de malaise dans l’Église catholique, à le lire personnellement et/ou ensemble. C’est un ouvrage sur lequel il y a amplement matière à échanger et à débattre.</p>

<p> </p>
<p>Ce que Loïc de Kérimel met en valeur d’entrée de jeu et tout au long de son argumentation, c’est que le cléricalisme « est le fait non pas d’une forme de déviance, comme le laisse entendre le pape, mais du système clérical en tant que tel ». Le pape François, en effet, dans une Lettre au peuple de Dieu, parue en 2018, suite aux actes de pédophilie et de viols de femmes commis par des clercs, part lui aussi en guerre contre le cléricalisme, mais il paraît se contenter, en employant ce mot, d’attribuer les comportements d’autoritarisme des clercs (pape, évêques, prêtres et diacres) à des abus de pouvoir dans l’accomplissement de leurs fonctions. Ce serait seulement, d’après lui, « une culture de l’abus ». Notre auteur est infiniment plus radical. Pour lui, ces abus d’autorité de tous ordres ne sont pas de simples défections de gouvernance auxquels on pourrait remédier avec de la bonne volonté. Ils s’enracinent dans un système hiérarchique sacralisé, faisant des clercs une caste dépositaire de pouvoirs divins, de sorte qu’entre le groupe des clercs et celui des laïcs il existe une différence non de degré mais de nature, c’est-à-dire qu’en plus de leur dignité commune de baptisés, les clercs ont une supériorité religieuse vis à vis des laïcs, inscrite dans leur être en raison de leur ordination.</p>
<p> </p>
<p>C’est pour cette raison que l’on peut peut parler de «  système clérical » qui conditionne les clercs sans pour autant qu’ils en aient, hélas, conscience à force d’avoir été endoctrinés par un enseignement qui se présente comme venant de Dieu via le Christ et qui est donc immuable et définitif. Prendre du champ par rapport à ce surmoi pesant par un questionnement sur ce qui a toujours paru évident est sans doute le chemin qui conduit à comprendre en quoi il n’a rien d’évangélique et à en tirer les conséquences pour sa vie chrétienne et pour le fonctionnement de son Eglise. Dans un jeu de piste passionnant, Loïc de Kérimel nous fait parcourir les étapes de la mise en place de ce système&#8230; <strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/635-golias-hebdo-n-635-fichier-pdf/">https://www.golias-editions.fr/produit/635-golias-hebdo-n-635-fichier-pdf/</a></p>
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		<title>Succession  de Mgr Barbarin : Ciel !  Une femme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 14:12:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ecclesia]]></category>
		<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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<p><strong>Une femme propose sa candidature à l&rsquo;archevêché de Lyon. La voix des femmes ne peut plus être souterraine dans l’Église qui, pour éviter de le reconnaître, y va de la métaphore du levain dans la pâte ou de l&rsquo;ouvrière silencieuse qui nourrit la ruche. Mais, ce ne sont que fariboles fort peu honnêtes intellectuellement. Certains clercs un peu réalistes parlent de sexualité – non sans mal – mais ce n&rsquo;est que de celle de l&rsquo;homme ou du prêtre. Ces audaces toutes relatives esquivent les questions que pose à une institution effarée, l&rsquo;existence de la moitié de l&rsquo;humanité. Les femmes.</strong></p>
<p> </p>

<p>La presse, tous bords confondus, voit dans la démarche de Anne Soupa<strong>1</strong>, une provocation. L&rsquo;auteure ne nie pas cette dimension de son intervention publique. Face à une institution délibérément sourde aux questions un peu sérieuses qui lui sont posées, il faut le son des trompes. Bien entendu – est-ce le mot juste ? – cette démarche de rupture avec les voix chuchotées et les pas feutrés ouvre à ceux qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;oreilles pour entendre la voix royale du mépris. Ce peut aussi être la voix de la méprise.</p>

<p><br />Tout de même, l&rsquo;étymologie latine suggère en « pro-vocare » que cet « appeler devant, faire sortir, être la cause » devrait susciter quelque écho avec l&rsquo;appel dont il est si souvent question, notamment lorsqu&rsquo;en France comme dans la plupart des pays développés, on constate la raréfaction des vocations. Car s&rsquo;il est vrai que beaucoup de vocations ont été le fruit de déterminismes sociaux puissants : assurer un sort enviable au cadet des familles nobles (pas la cour, pas l&rsquo;armée, donc la cure) ou, dans le peuple, conduire à l&rsquo;émancipation d&rsquo;une condition paysanne ou domestique (l&rsquo;enfant pauvre voué par une mère dévote à devenir un jour « recteur » de la paroisse a été une figure classique en Bretagne), certaines ont bien été des provocations contre l&rsquo;ordre établi, la ligne de carrière déjà tracée, l&rsquo;héritage assuré. Un certain François, nu devant son père, en a témoigné à Assise en son temps et bien avant d&rsquo;autres.</p>

<p><br /><strong>Une démarche fort modérée</strong></p>

<p><br />Anne Soupa, contrairement à ce que beaucoup de personnes dans le public vont être portées à croire, ne demande pas à être ordonnée prêtre. Elle demande seulement à ce que des femmes puissent participer à l&rsquo;administration de l’Église parce qu&rsquo;il lui semble que les laïques devraient exercer ces fonctions de plein droit et qu&rsquo;en conséquence cela ne peut être refusé à une femme qui en a toutes les compétences. « Il est parfaitement légitime de poser la question de la relation entre gouvernement et sacerdoce dans l&rsquo;Église, estime quant à lui le dominicain François Daguet, docteur en théologie et directeur de l&rsquo;Institut Saint-Thomas-d&rsquo;Aquin. »<strong>2</strong> Tiendrions-nous là la base d&rsquo;une avancée substantielle ? Oui, mais…</p>
<p><br />Pas un instant nous ne pouvons oublier comment fonctionne le discours clérical quand il lui faut défendre ses prérogatives, ne rien lâcher de ce sur quoi il a mis la main. La technique est simplissime : « Oui, vous avez raison de poser cette question, mais j&rsquo;ai toutes les raisons – bien supérieures – de montrer qu&rsquo;elle est inepte. » C&rsquo;est ce que l’Église appelle sans sourciller « l&rsquo;accueil » dont elle se veut si prodigue. Elle accueille beaucoup pour expliquer plus encore combien elle ne peut pas recevoir. En conséquence de quoi, ceci : « Mais Anne Soupa [se trompe] en considérant implicitement que l&rsquo;on peut traiter du gouvernement dans l&rsquo;Église comme pour une autre institution humaine. C&rsquo;est oublier que la structure hiérarchique de l&rsquo;Église n&rsquo;est pas le fruit de décisions humaines – ce que Luther prétendait déjà –, mais qu&rsquo;elle est d&rsquo;institution divine. »<strong>3</strong> Dans ce cas, en effet… Alors si cette femme est de surcroît une luthérienne, tirons l&rsquo;échelle comme disaient les comptables en traçant un trait oblique pour clore un livre auquel rien ne pouvait plus être ajouté. [&#8230;] <strong>Découvrez l&rsquo;ensemble de notre dossier sur :</strong> <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/627-golias-hebdo-n-627-fichier-pdf/">https://www.golias-editions.fr/produit/627-golias-hebdo-n-627-fichier-pdf/</a></p>
<p> </p>

<p><strong>Pour aller plus loin </strong>: https://www.slate.fr/story/191031/anne-soupa-candidate-eveque-lyon-defi-eglise-catholique-place-femmes</p>
<p> </p>

<p>Notes :</p>

<ol class="wp-block-list">
<li>Présentation sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Soupa. Nous reprenons dans ce texte plusieurs passages de sa lettre de candidature.</li>
<li>https://www.lavie.fr/religion/catholicisme/candidate-a-l-archeveche-de-lyon-anne-soupa-veut-secouer-l-institution-26-05-2020-106491_16.php</li>
<li>Idem.</li>
</ol>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/06/04/succession-de-mgr-barbarin-ciel-une-femme/">Succession  de Mgr Barbarin : Ciel !  Une femme</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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		<title>Le texte complotiste  de Vigano et des ultras</title>
		<link>https://golias.philzen.fr/2020/05/22/le-texte-complotiste-de-vigano-et-des-ultras/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Golias]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 15:24:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecclesia]]></category>
		<category><![CDATA[L'info du jour de GOLIAS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lisant le texte de Mgr Viganò publié intégralement dans Valeurs actuelles1, dont l&#8217;intérêt est de manifester clairement les tenants et aboutissants d&#8217;une position ultra-conservatrice, la première question que je me suis posée est la suivante : n&#8217;est-ce pas perdre réellement son temps que de prendre en compte de tels écrits ? Le paradoxe est qu&#8217;il &#8230; </p>
<p class="link-more"><a href="https://golias.philzen.fr/2020/05/22/le-texte-complotiste-de-vigano-et-des-ultras/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de &#171;&#160;Le texte complotiste  de Vigano et des ultras&#160;&#187;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/05/22/le-texte-complotiste-de-vigano-et-des-ultras/">Le texte complotiste  de Vigano et des ultras</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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									<p></p>
<p><strong>Lisant le texte de Mgr Viganò publié intégralement dans Valeurs actuelles1, dont l&rsquo;intérêt est de manifester clairement les tenants et aboutissants d&rsquo;une position ultra-conservatrice, la première question que je me suis posée est la suivante : n&rsquo;est-ce pas perdre réellement son temps que de prendre en compte de tels écrits ? Le paradoxe est qu&rsquo;il est effectivement vain de perdre son temps à prendre en compte de tels écrits, mais qu&rsquo;il faut quand même prendre du temps pour expliquer pourquoi c&rsquo;est vain ! La critique théologique des positions de Viganò pourrait bien être nécessaire &#8211; et je ne me déroberais pas entièrement à ce sujet &#8211; mais une telle démarche risque de passer à côté de l&rsquo;essentiel. <br /></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Si les propos tenus sont théologiquement aberrants, la racine d&rsquo;une telle aberration n&rsquo;est pas théologique. La théologie mise en œuvre par l&rsquo;auteur est en quelque sorte téléguidée par quelque chose qui n&rsquo;est pas d&rsquo;ordre théologique, qui est antérieur à la foi elle-même, qui agit dans le sous-sol de l&rsquo;affirmation croyante et qui surdétermine la croyance religieuse. C&rsquo;est à juste titre que la sociologue Laurence Kaufmann, professeure à la faculté des sciences sociales et politiques de l&rsquo;Université de Lausanne, considère que ce texte relève de la mentalité complotiste. « Le complotisme, écrit-elle, n&rsquo;offre pas la vision d&rsquo;un désaccord, mais d&rsquo;un monde séparé, où l&rsquo;autre camp, identifié comme le mal, est à détruire. »2 En un sens, tout est dit, tout est mis à nu dans cette phrase. En me référant à des catégories qui eurent leur importance dans un certain marxisme, je dirais volontiers que les affirmations de Viganò constituent une superstructure idéologique et religieuse dont le secret se trouve ailleurs que dans ce qui est dit et confessé explicitement. Interrogeons-nous donc sur le sous-sol, sur l’infrastructure qui téléguide les propos tenus, tout en sachant que Viganò a de sérieux concurrents dans la dénonciation du complotisme, telle cette fake news se réclamant à tort d&rsquo;un rapport Rockfeller de 2010 :  la planification d’une pandémie était prévue pour installer une dictature mondiale. De nombreux autres exemples pourraient être donnés.</p>
<p> </p>
<p>Le présupposé est que le monde est divisé en bien et en mal, séparés l&rsquo;un de l&rsquo;autre. L&rsquo;auteur et les autres cosignataires se rangent bien évidemment du côté du bien. Si les choses sont ainsi divisées, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il y a un agent du mal qui agit pour faire en sorte que ce qui est bien paraisse mal et mal ce qui est bien. Ainsi, on découvre que le pouvoir prend des mesures favorables au développement de l&rsquo;épidémie parce que, en réalité, il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre objectif que de limiter nos libertés : « il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d&rsquo;imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptable de la liberté. » Il s&rsquo;agit de « favoriser l&rsquo;isolement des individus afin de mieux les manipuler et les contrôler ». Evidemment, tout est fait pour « favoriser l&rsquo;ingérence des puissances étrangères ». La forteresse du bien est assiégée.</p>
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<p><strong>Une Eglise érigée en forteresse</strong></p>
<p> </p>
<p>A cette dénonciation du rôle joué par les pouvoirs en place, vient s&rsquo;ajouter une affirmation inséparable de cette dénonciation : le règne nécessaire de la liberté individuelle et de la liberté sacrée de l&rsquo;Eglise. En effet, il s&rsquo;agit bien tout d&rsquo;abord de la liberté personnelle. Relèvent de celle-ci, pêle-mêle, le droit de visiter les personnes âgées alors que l&rsquo;on cherche à les pénaliser, le droit de refuser les vaccins, le droit de refuser des méthodes de suivi. Mais l&rsquo;essentiel de l&rsquo;agression est de porter atteinte à la liberté de l&rsquo;Eglise. Là le document renvoie très clairement à une conception de l&rsquo;Eglise-forteresse qui doit se défendre contre un pouvoir politique qui entend restreindre sa liberté, notamment en matière cultuelle. A lire ce document, on a l&rsquo;impression que l&rsquo;Eglise est une puissance souveraine assiégée par un « Etat (qui) n&rsquo;a pas le droit de s&rsquo;ingérer, pour quelque raison que ce soit, dans la souveraineté de l&rsquo;Eglise». En effet, «les droits de Dieu et des fidèles sont la loi suprême de l&rsquo;Eglise ».</p>
<p> </p>
<p>Du point de vue théologique, cette approche de l&rsquo;Eglise s&rsquo;apparente plus au temps de la chrétienté qu&rsquo;au monde actuel. Tout d&rsquo;abord, l&rsquo;expression « droits de Dieu » est insoutenable. Comme si le Dieu de Jésus-Christ n&rsquo;avait pas précisément renoncerà ses soi-disant droits : « il s&rsquo;est anéanti prenant la condition d&rsquo;esclave » (Philippiens 2, 7) et, s&rsquo;il s&rsquo;est ensuite «relevé» de cette condition, ce n&rsquo;est justement pas pour retrouver la toute-puissance d&rsquo;un pouvoir illimité. Quant à l&rsquo;Eglise, elle est d&rsquo;abord et avant tout une communauté fraternelle en Christ, et non pas, comme c&rsquo;est le cas dans ce texte, une institution qui doit défendre son périmètre de pouvoir. L&rsquo;Eglise fraternité est complètement absente. En revanche, la division est l&rsquo;œuvre de l&rsquo;ennemi étatique : « Nous nous trouvons en train de lutter contre un ennemi invisible, qui sépare les citoyens entre eux, les enfants des parents, les petits-enfants des grands-parents, les fidèles de leurs pasteurs, les étudiants des enseignants, les clients des vendeurs. » Et tout cela, nous assure-t-on, anéantit des « siècles de civilisation chrétienne ». Vieille nostalgie du temps de la chrétienté !</p>
<p> </p>
<p>Il ne faut jamais renoncé au dialogue, mais encore faut-il qu&rsquo;il soit possible. Et la première condition pour qu&rsquo;il le soit est que l&rsquo;on ne divise pas préalablement le monde en bien et en mal, car comment le bien pourrait-il dialoguer avec le mal et comment le mal pourrait-il dialoguer avec le bien ?</p>
<p> </p>
<p>A mon jugement, et à défaut de dialogue et de débat théologique, on ne peut que souhaiter aux signataires de ce texte, teneurs d&rsquo;une vision puriste et manichéenne tant du monde que de l&rsquo;Eglise, de méditer la parole du pharisien et du publicain. Cette lecture peut être aussi recommandée à ceux qui ne supportent pas le texte de Viganò, comme c&rsquo;est mon cas, car cette parabole peut nous éviter de nous identifier au camp du bien. <b>Alain Durand </b>&#8211; Pour aller plus loin : <a href="https://www.golias-editions.fr/produit/625-golias-hebdo-n-625-fichier-pdf/">625. Golias Hebdo n° 625 (Fichier pdf)</a><b><br /></b></p>
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<li>https://www.valeursactuelles.com/societe/covid-19-la-charge-sans-concession-de-plusieurs-cardinaux-119110</li>
<li>https://www.cath.ch/newsf/theories-du-complot-quand-lautre-camp-est-identifie-comme-le-mal/</li>
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		<p>L’article <a href="https://golias.philzen.fr/2020/05/22/le-texte-complotiste-de-vigano-et-des-ultras/">Le texte complotiste  de Vigano et des ultras</a> est apparu en premier sur <a href="https://golias.philzen.fr">Éditions Golias</a>.</p>
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