Un autre regard sur l’information !

Sarkonférence de presse

Il fallait à  notre président cette grande messe avec 600 journalistes accrédités et un gouvernement à  peu près au complet. Une grand-messe ? C’est le moins qu’on puisse faire pour un chanoine honoraire de Saint Jean de Latran qui a disserté ( et avec quel brio ! ) sur la laïcité et les racines chrétiennes de la France dans la cathédrale de l’évêque de Rome.

Mais dans la salle des fêtes de l’Elysée, l’exercice était en fin de compte beaucoup plus difficile. Ce n’était point que quelque trublion risquait dans le jeu des questions de lever quelques lièvres douteux. On regrettera au passage la timidité des journalistes face au mépris que leur a manifesté le chef de l’Etat. La formation d’avocat de Nicolas Sarkozy, comme sa gouaille et son assurance à  (presque) toute épreuve, lui permettait de noyer le poisson, de répondre « à  coté de la plaque », voire de tourner en dérision le journaliste trop audacieux qui osait affronter le monarque. […]

Jean-Louis Ska : les vérités de la Bible

A l’heure o๠l’on parle beaucoup des conditions d’une presse indépendante et dans une à‰glise o๠l’autorité magistérielle rêve d’une pensée unique, il est sans doute urgent de ne pas oublier le caractère pluriel des témoignages bibliques. C’est le jésuite Jean-Louis Ska1, spécialiste du Pentateuque et de l’analyse narrative, qui nous le rappelle¦

«Si nous cherchons ce qu’aurait dit la Bible [sur tel ou tel événement], nous devons le chercher dans différents journaux. Pourquoi ? Pour la simple raison que la Bible n’est pas un journal, mais un kiosque à  journaux. Nous n’y trouvons pas une seule opinion, claire, simple, unilatérale et incontestable, mais différentes opinions qui se complètent dans certains cas, mai qui peuvent aussi se contredire dans d’autres.

De cette manière, la Bible oblige son lecteur à  ne pas « absolutiser » une seule opinion, mais à  chercher au contraire la « vérité » dans l’ensemble des opinions et au-delà  de celles-ci, dans une confrontation qui conduit à  corriger sans cesse les avis partiels. […]

L’Agneau qui supprime les rites du sacrifice

Jean ne fait qu’évoquer le Baptême de Jésus en mentionnant seulement que le Baptiste a vu Jésus venir à  lui. Il reprend cependant la vision de l’Esprit qui descend du ciel comme une colombe mais c’est le Précurseur qui en est le destinataire et non plus le Seigneur.

Autre différence avec les Synoptiques, c’est Jean Baptiste qui déclare que celui qui vient est « le fils de Dieu ». On sait l’importance du « voir » dans l’Evangile de Jean. Le Baptiste est donc le premier à  voir en Jésus Dieu qui « vient » comme l’avait annoncé Isaïe (40, 10). Le Seigneur est venu pour que les disciples viennent et voient (Jn 1, 39) qu’il est « l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Mais que signifie cette expression quand on se rappelle que seul Dieu peut pardonner ? […]

William, le Québécois et Nathalie, la Normande

Résumé des épisodes précédents
William apprend que Nathalie est la fille de Gérard, un prêtre qui est autorisé à  travailler à  mi-temps pour venir en aide à  la maman, à  condition de ne plus la voir. Promesse non tenue puisque Nathalie et sa mère vont même assister à  la messe de Gérard nommé à  l’autre bout du département. Elles seront dénoncées. Sommé de s’exiler, Gérard quitte sa soutane et devient aide-soignant. Après
avoir écouté les révélations de Nathalie, William lui avoue qu’il a été victime d’un prêtre pédophile.

Et William de relater les pénibles moments de sa pré-adolescence qui choquèrent son interlocutrice pourtant déjà  au courant de nombreux cas de pédophilie un peu partout, y compris dans le milieu clérical. Tout en l’écoutant, elle se surprit à  contempler son regard bleu dont elle désira subitement atténuer la tristesse passagère :
« Cela vous ferait-il plaisir de dîner à  la maison, ce soir ?
– Pardon, vous voulez dire souper ?
– As you like, c’est la même chose¦
– Pour vous peut-être, mais chez nous, on déjeune le matin, on dîne le midi et on soupe le soir, rectifia-t-il, avec un large sourire inattendu. D’accord, je serai très heureux de faire la connaissance de vos parents.
– Ils s’appellent Martine et Gérard. »

Ces derniers invitèrent donc William, non seulement à  souper mais à  rester chez eux le temps de son séjour en France et à  coucher dans la chambre de Nathalie qui, pour éviter des trajets quotidiens, avait la sienne près du campus.

William se sentait à  l’aise chez ses hôtes comme s’il les avait toujours connus. Il apprit avec bonheur que le père de Gérard avait participé à  sa manière au débarquement en aidant des aviateurs alliés, contraints de sauter de leur appareil en feu, à  se débarrasser de leur parachute et en leur fournissant des vêtements civils jusqu’à  l’arrivée des libérateurs. Quant à  Martine, elle pressentait vaguement que sa fille était amoureuse de William. Son intuition ne la trompait pas : Nathalie continuait certes de fréquenter la fac mais se rendait compte que la présence à  ses côtés de son Québécois lui manquait. De son côté, William, tous les soirs, dans sa chambre, repassait en boucle les images mentales de la jeune fille, son regard bleu-vert, ses anglaises d’un blond cendré, ce qui ne l’empêchait pas d’être spontanée, gentille, intelligente ¦Bref, il en était amoureux et il se sentait prêt à  vivre parmi les Normands, ses cousins, qui parlaient la même langue que la sienne, l’accent mis à  part.
Avant de parler de ses projets à  sa mère, il se renseigna secrètement auprès de l’ANPE du secteur o๠il eut l’agréable surprise d’apprendre, que, compte tenu de son expérience professionnelle, il trouverait facilement un poste de technicien dans le bâtiment qui souffrait d’un manque chronique de main d’oeuvre ¦

Oui, mais, dans l’histoire, que deviendrait sa mère?
Faut-il croire à  la télépathie ou à  l’efficacité de la communion des saints ? Toujours est-il que sa mère lui envoya un texto lui apprenant qu’en vidant l’appartement de son père à  Laval elle avait déniché un manuscrit o๠il donnait des détails inédits sur le débarquement, illustrés de photos prises en catastrophe. Parmi elles, il y en avait une montrant un soldat débarquant avec un vélo ! Elle demandait à  son fils d’en parler au Centre de Juno ou au Mémorial de Caen pour savoir si l’un ou l’autre était intéressé par ce manuscrit.
« Sans aucun doute, répondit, le responsable de Juno. Il ne peut qu’enrichir notre documentation. Demandez donc à  votre mère si elle accepterait de postuler pour un poste d’hôtesse d’accueil à  partager entre notre centre et le Mémorial qui cherche aussi à  recruter
une personne qualifiée. »

Trois mois ont passé. William et Nathalie ont décidé de se marier. Léa a définitivement rejoint son fils et, en qualité d’hôtesse bilingue, fait le bonheur non seulement des touristes anglophones mais aussi des
francophones, d’abord intéressés par sa qualité de fille de militaire ayant participé au débarquement, charmés ensuite par son accent québécois et surtout par son emploi de mots qui prêtent à  confusion comme dans cette question :

« Votre char est-il loin ? » (Il ne s’agit pas du char américain exposé sur la digue mais de la voiture de l’interlocuteur.)
¦ou qui ne correspondent à  rien en français comme « Tiguidou » qui signifie
« C’est d’accord ».

Quant à  William, il a été rapidement embauché par une entreprise qui le charge de tester la résistance des matériaux de construction. Durant les week-ends, en compagnie de Nathalie, il visite la Normandie, et, en priorité, les lieux rendus heureusement ou tristement célèbres lors du débarquement. Il se promet de visiter Laval, dans la Mayenne, dont il vient d’apprendre qu’elle est jumelée avec sa grande soeur québécoise.
Grâce à  la vie exemplaire de Gérard, William a retrouvé le chemin de l’église qu’il ne fréquentait plus depuis son adolescence. Mieux : il fait maintenant partie d’une association de pratiquants qui ne supportent plus les directives d’un pape enclin à  culpabiliser, héritier sans doute inconscient des scribes et des pharisiens obnubilés par la loi et tous les règlements qui compliquent le quotidien de ceux qui n’ont pas encore compris que les humains, quels qu’ils soient et quoi qu’il advienne, ne parviendront jamais à  aimer Dieu comme Lui les aime.
C’est pourquoi, en Normandie et sans doute ailleurs, se constituent, ici et là , des groupes de cathos bannis autoritairement par une Curie sourde et aveugle et qui se joignent aux fidèles ˜réguliers’ pour partager avec eux le repas eucharistique, et ce, avec la bénédiction des curés qui les accueillent ; ces derniers, en effet, estiment que la communion, avant d’être un soutien accordé aux fidèles respectueux du droit canon, est un viatique précisément destiné à  tous ceux qui souffrent du manque d’amour.

Evidemment, ces hôtes franc-tireurs sont dans le collimateur du Vatican. L’un d’eux a envoyé cette question à  Rome :
« Expliquez-nous pourquoi vous excluez un prêtre devenu père d’un enfant par amour alors que vous invitez un autre, reconnu coupable de pédophilie et condamné à  verser une
indemnité à  sa victime, à  exercer son ministère un peu plus loin, dans le même pays ? »
Il attend toujours la réponse.

FIN

L’élection du Pape noir

Les Jésuites désigneront bientôt leur nouveau « Général » que l’on appelle communément « le pape noir » tant son influence peut être grande. Il est intéressant de situer cet événement important et décisif non seulement pour la Compagnie de Jésus mais pour toute l’Eglise en regard de l’histoire récente.

Très divers, les jésuites sont souvent aux avant-postes de la mission mais un voeu spécial les unit au Pape. Les relations de la Compagnie avec le pouvoir suprême de l’Eglise sont parfois contrastées. En effet, un Pape a dissout en 1773 la Compagnie. Jean-Paul II a tenté une reprise en main très dure au seuil des années quatre-vingt qui n’a que partiellement réussi mais dont le « Général » d’alors, le basque Pedro Arrupe, fit les frais. Les jésuites ont une vocation paradoxale : celle de « se tenir à  la frontière » comme le souligne le Père Hector de Vall […]

Jésus en bonne compagnie

Ennemi farouche de la théologie de la libération, le dominicain Raymond L. Bruckberger, personnage à  tous égards hors du commun, titra un jour une de ses chroniques au vitriol « Jésus en mauvaise compagnie », pour y étriller de belle manière les fils de Saint Ignace.

Nous serions plutôt tentés de dire que chez les jésuites, Jésus est en bonne compagnie. Alors que l’Eglise est largement gagnée par un prurit de conservatisme intransigeant, les fils de Saint Ignace maintiennent dans leur immense majorité une ligne d’ouverture. La réunion internationale dite « Congrégation » (217 délégués) qui s’est ouverte ce 5 janvier à  Rome a pour but principal de donner à  la Compagnie un nouveau général, étant entendu que l’actuel, le Père Kolvenbach, âgé, souhaite se retirer. […]

Val de Grâce : la hiérarchie militaire rappelle à  l’ordre l’évêque aux Armées

Monseigneur Patrick Le Gal, s’était cru autorisé, poussé par le prêtre desservant, à  ordonner que les célébrations dominicales suivent le rite extraordinaire (la messe en latin pour être précis) tous les dimanches en la chapelle du Val de Grâce . (hôpital militaire Paris). Golias informé par certains paroissiens critiques de cet état, ne pouvait que vérifier in situ ce qu’il en était : 5ème dimanche donc de l’Avent, messe de 11h, c’est la seule messe en ce lieu.

près encensement de l’autel pouvant être déplacé pour une célébration face au peuple et les formules d’accueil, le cérémonial fut interrompu par un « vous pouvez vous asseoir ». La communication, bien apprise et sans papier, était la suivante : « Sous la pression des plus hautes autorités militaires, excusez du peu, Monseigneur Patrick Le Gal demande que la messe soit dite en ce lieu suivant le rite ancien (sic) ». Il fallait comprendre face au peuple et en langue vulgaire. […]

Mgr Centène (Vannes) détient la Vérité

Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, est désormais familier des lecteurs de Golias pour ses positions archiconservatrices.

A l’occasion de l’ouverture des Assises de la pastorale des jeunes de son diocèse, il a tenu à  donner le ton : « il faut sortir d’un christianisme honteux, d’un christianisme repentant. Sous prétexte de liberté de conscience, de laïcité, on a parfois l’impression que le Christianisme est une maladie honteuse« . […]

Le camouflet du Pape au Président Sarkozy

Le Pape Benoît XVI se réjouit de la volonté de Nicolas Sarkozy d’envisager autrement la laïcité et de ses propos qui tranchent singulièrement avec la laïcité à  la française. Cependant, il ne se fait aucune illusion sur le sérieux de la vie morale du Président français, divorcé vivant un flirt prolongé avec Carla Bruni.

Quant à  Nicolas Sarkozy, il ne manque pas de culot : en effet, dans la liste proposée au Vatican de ses accompagnateurs dans la visite des Sacrés Palais, il a non seulement inséré Guy Gilbert et Jean-Marie Bigard (!) mais la mère de Carla Bruni, Marisa. Cette liste fut soumise par Paris au Vatican qui se renseigna assez scrupuleusement sur chacun des inscrits. Les Français de la Secrétairerie d’Etat éclairèrent la lanterne de la préfecture de la Maison pontificale sur la raison de la présence de cette Marisa Bruni Tedeschi ! Le Pape s’opposa à  la venue de la possible belle-mère du Président divorcé. Elle fut donc rayée et ne put accompagner Nicolas dans les appartements pontificaux. Voici le fruit de notre enquête. […]

La fiscalité française en question !

La formule « Trop d’impôts tue l’impôt », introduite par les adversaires de l’impôt sur le revenu, a fait fortune. L’impôt, toujours perçu comme une charge écrasant les individus, en oubliant sa fonction redistributive en faveur des plus démunis, est plus que jamais décrié. Mais de quels impôts parle-t-on ? Les fêtes passées, il est temps d’en parler.

La formule « Trop d’impôts tue l’impôt », introduite par les adversaires de l’impôt sur le revenu, a fait fortune. L’impôt, toujours perçu comme une charge écrasant les individus, en oubliant sa fonction redistributive en faveur des plus démunis, est plus que jamais décrié. Mais de quels impôts parle-t-on ? Les fêtes passées, il est temps d’en parler. […]

Follow us on Social Media