Un autre regard sur l’information !

Evêques : une lourde charge et un pieux mensonge

Le 19 janvier 2024, l’ambassadeur du Vatican en France, Celestino Migliore, s’est exprimé sur les prêtres qui refusent de devenir évêques. Selon lui, dans l’Hexagone, la proportion serait dix fois inférieure à la moyenne mondiale. A l’écouter, les refus d’accéder aux responsabilités représentent 20 à 30 %,« mais ici en France, c’est vraiment moins, peut-être 2 à 3 % ». Le nonce apostolique explique ce différentiel par un meilleur profilage des candidats : « On essaye de sélectionner des personnalités qui ont la carrure psychologique, spirituelle et intellectuelle. » Mais d’après les informations récueillies par la rédaction de Golias Hebdo et au travers de nombreuses remontées de terrain, il se trouve que la situation française n’est guère différente des autres, un nombre considérable de prêtres ne franchit pas le cap. L’exemple du diocèse de Lyon est particulièrement parlant. La nomination d’Olivier de Germay en 2020 est arrivée après cinq refus. Il n’était donc que le sixième choix. Un cas qui n’est pas isolé, n’en déplaise à Celestino Migliore qui tente de faire taire les commentaires sur ce sujet, très présents actuellement sur les réseaux sociaux. A grands renforts de mensonges. Golias

Israël : vers un examen moral ?

La Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1948, sept mois après la proclamation de la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai. Le 11 janvier dernier, l’Afrique du Sud a saisi la Cour internationale de justice, en accusant Israël de violer la convention des Nations-Unies sur le génocide. L’insondable dette morale de l’Europe vis-à-vis des Juifs, en réparation du génocide nazi, a été payée par la création d’un Etat pour les accueillir sur 55 % de la Palestine sous mandat anglais. Des Palestiniens vivaient sur ces territoires, 700 000 en ont été expulsés…

 

Soixante-six années plus tard, la saisine de la Cour internationale de justice par un pays victime de l’apartheid, crime contre l’humanité depuis 2002, pour un possible génocide perpétré par le même Etat d’Israël, sidère et laisse sans voix. Depuis le meurtre de masse du Hamas du 7 octobre, faisant en l’espace de huit heures 1 400 victimes dont des vieillards et des enfants odieusement assassinés, et la terrifiante réponse d’Israël en retour, le passé, tout le passé, s’engouffre dans notre présent, étouffant l’avenir. Les pogroms, la Shoah, la Nakba, les attentats-suicides en Israël, la première guerre israélo-arabe de 1948, celle de 1956 à Suez, les Six Jours de 1967, celle du Kippour de 1973, au Liban en 1982 et 2006, Sabra et Chatila, les deux bombardements de Cana (Sud Liban) de 1996 et 2006, les deux intifadas, les roquettes du Hamas, les opérations meurtrières à Gaza en 2008, 2012 et 2014. Une escalade criminelle symétrique s’est mise en place : meurtres, représailles, attentats, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et aujourd’hui accusation de génocide. L’histoire biblique est convoquée : Amalek, Isaïe, David et Goliath à front renversé.

L’équation impossible d’Israël

Entre sa création en 1948 et l’adoption de la loi sur l’Etat nation du peuple juif en 2018, l’Etat israélien a cherché à résoudre une équation pour trouver le point d’équilibre qui lui aurait permis d’être à la fois juif, démocratique, et cela sur un territoire sécurisé aussi grand que nécessaire où les juifs seraient majoritaires. Or les paramètres de l’équation pris deux à deux rendent impossible le troisième : si l’Etat d’Israël voulait être démocratique sur un territoire important pour assurer sa profondeur de sécurité, il ne pouvait pas être juif. S’il voulait être démocratique et juif, il devait se résoudre à abandonner des territoires importants. Et s’il voulait être juif sur un vaste territoire, il ne pouvait pas être démocratique. C’est cette dernière voie que le gouvernement Netanyahou a définitivement prise… Les habitants d’Israël réalisent qu’il les a emmenés dans une impasse qui peut leur être fatale. La première voie est celle d’un Etat unique incluant les Palestiniens dans une citoyenneté égalitaire israélienne, la seconde est celle de deux Etats dans la ligne des accords d’Oslo de 1995. Dans les deux cas, la question du retour ou de l’indemnisation des réfugiés de 1948 est centrale. La réalisation de l’Etat d’Israël ne pourra se résoudre que si la société israélienne dépasse la défense sécuritaire de son Etat, pour regarder en face l’existence politique des Palestiniens.

La vraie colère du monde paysan

Si l’on entend à la télévision des agriculteurs de la FNSEA mettre en cause les normes environnementales, la flambée de colère du monde paysan porte en fait une remise en cause de la loi Egalim, qui ne garantit en rien les revenus, et une opposition aux traités de libre-échange. En Europe, des exploitants s’organisent contre des traités qui font des dégâts dans le monde.

 

C’est chaud pour le gouvernement. Les tracteurs sont de sortie, surtout dans le Sud-Ouest. Une agence de la Mutuelle sociale agricole a flambé, un bâtiment administratif a sauté, des préfectures sont inondées de lisier, le parking d’un hyper Leclerc a été entièrement défoncé. Mais l’exécutif dit comprendre et Gérard Darmanin, le ministre de l’Intérieur, assure que la police n’interviendra pas pour mettre fin à cette violence… Les dirigeants de la FNSEA-Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles se poussent devant les caméras pour exiger l’abandon de plusieurs mesures, en particulier des normes environnementales comme les jachères, au motif qu’elles augmentent les coûts de production.

 

Difficile de dire comment l’Elysée et Matignon vont sortir de cet épisode de contestation qui secoue le monde paysan. Le vendredi 26 janvier, le Premier ministre Gabriel Attal s’est rendu à un barrage emblématique sur l’A 64, qui relie Toulouse à Bayonne, pour annoncer une série de mesures d’urgence : « Moins de normes environnementales », « la France s’opposera au traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur », cette union douanière qui lie la plupart des pays d’Amérique du Sud. Une position que le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, réitère aussi bien à l’Assemblée nationale que sur France Info : « Le président l’a dit, le Premier ministre l’a dit : la France s’opposera au traité avec le Mercosur. » Avec plus de constance que dans le cas du glyphosate ? Le président avait promis, en campagne en 2016, d’interdire cette substance chimique, pour ensuite s’opposer au niveau européen au moratoire pourtant voulu par plusieurs pays.

Stanislas et Oudéa-Castéra :
pilori ou bûcher des vanités ?

Face aux révélations de ses pratiques pédagogiques, « Stan » choisit la plainte pour se défendre, minimise ses fautes et crie à la mise au pilori ! L’institution est persécutée parce que catholique pure et dure ! C’est oublier que l’enseignement catholique ne vit guère que par les crédits publics (État et collectivités) qui couvrent plus de 76 % de son fonctionnement. Les Ouïghours ou les Rohingyas s’accommoderaient d’une telle persécution, sans oublier les chrétiens en bien d’autres pays ! Un peu de décence ne nuit pas au débat… En France, personne, sauf elle-même, ne met plus l’Église au pilori. Elle doit l’admettre et renoncer à la stérile vanité de le croire et de le proclamer.

 

C’est une chose terrible de constater que certaines identifications se perpétuent en conservant une charge émotionnelle considérable, capable de déclencher les pires réactions. Les psychanalystes le constatent. La répétition, par exemple, conduit l’abusé à devenir abuseur… La tragédie y voyait la volonté féroce des dieux : « Fille de Minos et de Pasiphaé… / … c’est Vénus tout entière à sa proie attachée », proclame Phèdre sous le poids d’une faute héritée. Comme les individus, les groupes humains aussi ont du mal à se libérer de ce qui – au décours de leur histoire – a pu représenter un fait fondateur, éventuellement récurrent, et toujours objet de crainte et de fascination mêlées.

 

Le christianisme s’est construit comme expérience collective à partir des persécutions dont il a été victime, puis auteur dès lors qu’il a conquis la puissance d’empire. Par une sorte de pulsation pendulaire s’amortissant au cours des temps, mais parfois relancée en période de crise, la persécution a eu pour objets externes ceux qui n’étaient pas « catholiques » (ce mot désignant alors les sujets d’un rapport obligé au pouvoir de l’Église) et, en interne, ceux qui étaient suspectés d’hérésie (choix puis dissidence). L’identité de groupe acquise par le fait de la persécution, celle-ci apparaît comme un moyen de la maintenir. Elle peut devenir presque exclusivement externe (christianisation forcée, croisades, colonialisme) et à d’autres moments investir violemment la communauté (inquisition, guerres de religions, chasse aux sorcières). Quand des faits objectifs ne viennent pas attester de la réalité de cette menace, se sentir persécuté et devenir persécuteur est une tendance utilisée pour soutenir l’identité menacée de dissolution.

Immortalité

C’est un rêve essentiel et immémorial de l’homme, incarné par exemple dans l’épopée sumérienne de Gilgamesh. Eh bien, l’intelligence artificielle permet aujourd’hui de le réaliser. Ainsi en Chine des sociétés sont spécialisées dans la création d’avatars de défunts. L’intelligence artificielle permet aux familles endeuillées de ramener virtuellement leur proche à la vie. Il suffit de disposer de 30 secondes de vidéo de quelqu’un pour en créer un double numérique, qui peut exister pour toujours, même si son corps n’est plus là. Cette technologie, nous dit-on, représente « un nouveau genre d’humanisme » (Source : bfmtv,  20/12/2023)

 

Il y a bien sûr le cas où ces doubles fantômes pourraient ne pas être fidèles à la personne qu’ils sont censés imiter, et dont ils abîmeraient la mémoire. Et comment savoir alors si elle aurait été réellement consentante des libertés ainsi prises ? A-t-on toujours raison de se fier aux algorithmes ?

 

Mais le plus grand reproche à faire à ces initiatives est qu’elles ne comprennent rien à la psychologie humaine. Il n’est pas sûr du tout que d’avoir sous les yeux une personne disparue rende effectivement service au survivant. Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants. Faire son deuil est s’apprivoiser progressivement à une perte. L’être aimé s’estompe peu à peu, le regret que sa mort nous laisse s’adoucit, et son image change de sphère. Il passe du monde des vivants à celui des disparus, pour son bénéfice et aussi celui des vivants. En Afrique on dit qu’il faut « tuer le mort », c’est-à-dire le transformer en ancêtre. Son éloignement est indispensable pour continuer à vivre. Sinon il parasite le vivant, comme il se voit dans le cas des vampires, dont la caractéristique est qu’ils ne sont pas encore morts. Combien en connaît-on, inconsolables d’une perte, qui refusent de vivre, comme dans La Chambre verte de Truffaut ! Ce n’est pas pour rien que l’Église admet le remariage dans le cas d’un veuvage. Elle a bien compris ce qu’est le nécessaire travail du deuil.

 

Avoir toujours accès à une image précise du défunt empêche ce processus de détachement. Pareillement pour sa voix, qu’aussi on prétend ressusciter. L’inflexion des voix chères qui se sont tues, du poète, signifie qu’elles ne sont chères que pour s’être tues. Désormais absentes de la vie, elles parlent à l’âme. Humaniste, cette technique ? Bien plutôt ignorante et dangereuse. Michel Théron et ses ouvrages sur ses blogs : www.michel-theron.fr (général) et www.michel-theron.eu (artistique)

José Arregi :
« Un soutien personnel, et non institutionnel, au pape François »

Théologien basque espagnol, José Arregi1 exprime son soutien au pape François, non sans réticence. « Il s’agira d’un soutien personnel, pas d’un soutien institutionnel », prévient-il. Il s’explique dans Golias Hebdo : « Ma réticence n’a rien à voir avec sa personne en tant que telle, mais avec la figure institutionnelle – la papauté absolue – qu’il continue à représenter, avec le modèle clérical et masculin de l’Église médiévale qu’il continue à défendre, avec le magistère théologique prémoderne qu’il continue d’exercer. »


J’avoue que le pape François a eu à gérer une période très complexe et difficile. Au rêve printanier concret mais inachevé de Vatican II, ont succédé, sans solution de continuité, les hésitations et contradictions de Paul VI depuis ledit Concile jusqu’à sa mort en 1978, puis – après seulement un mois de pontificat, de Jean-Paul Ier, dont nous ne savons pas vraiment s’il est mort ou a été tué – a suivi le long pontificat de restauration de Jean-Paul II (1978-2005) prolongé par Benoît XVI qui, pour s’affranchir des cloaques et des lobbies du Vatican, n’a rien trouvé de mieux que de fuir en démissionnant (2013), et en léguant au pape suivant un panorama sombre et enchevêtré. Le conclave des cardinaux, à la recherche d’équilibres impossibles, élit un jésuite en provenance de la pampa argentine. Il se fait appeler François et se présente sur le balcon pour demander notre bénédiction. Il était déjà trop tard pour une réforme profonde et durable. Mais, pour vraiment essayer, dès la bénédiction reçue, sans même prendre le temps de s’asseoir sur le trône de Pierre, pêcheur de Galilée sans diplomatie ni ruse, il aurait dû proclamer urbi et orbi : « S’en est fini du vieux. Que le neuf commence enfin. » Onze ans sont passés.

Un message social, courageux et subversif en faveur de tous les laissés pour compte


Pendant ce temps, le monde vit, nous vivons une époque de métamorphose civilisationnelle planétaire comme notre espèce n’en a jamais connu depuis son apparition il y a 300 000 ans. Tout ce que l’on avait cru sûr jusqu’à hier est profondément ébranlé dans tous les domaines. Les religions traditionnelles, le christianisme inclus, avec leurs croyances, leurs rituels et leurs codes, sont en train de s’effondrer. L’incertitude et la peur, et leurs symptômes : les fondamentalismes de toutes sortes se répandent. Tout cela a mis à dure épreuve la sagesse jésuite et la paix franciscaine du pape François. Et, les années passant, surgit et se diffuse le sentiment que le radicalement nouveau, si nécessaire dans cette Église échouée dans les sables du passé, n’a toujours pas vraiment commencé, sans qu’aucun signe ne se donne à voir.

Jésus à Capharnaüm

Année B. 4ème Dimanche du TO, Mc 1, 21-28 : Jésus enseigne dans la synagogue de Capharnaüm – le Pays couvert de consolatio – et les assistants sont absolument renversés par ses paroles, au point d’en tomber. Renversés par un Maître qui enseigne avec autorité, c’est à dire sans demander aucune autorisation à quiconque sur le contenu de son enseignement !

 

Dans cette synagogue, un shabbat, se trouve un homme possédé par un souffle impur. S’il est là, c’est donc que ce souffle n’est pas impur pour les autres juifs présents, mais bien pour le seul Jésus. De quel souffle, ou esprit impur peut-il donc s’agir, si ce n’est, comme chaque fois que l’on parle de souffle impur dans les Évangiles, du Code des Prescriptions juives1 qui pourrissent la vie des contemporains de Jésus. Ces innombrables prescriptions qui gèrent en toutes circonstances la vie des juifs pieux d’alors. Les dix commandements donnés au Sinaï, et écrits sur les tables de pierre par Dieu lui-même de ses petits doigts – qui ne sont donc pas à discuter, non, mais ! – mais aussi les 613 autres qui balisent chaque circonstance de la vie, les statuts, les prescriptions, les ordonnances… que Dieu lui-même aurait imposé à tous pour mériter qu’il soit leur Dieu.

Religieuses abusées : sortir
« mes sœurs » de ce trou noir

Ce livre, Aux sévices de l’Eglise1, n’aurait jamais dû voir le jour. Je suis agnostique, athée et, pour d’éventuels contempteurs, issu d’une famille de laïcards. Mon père se targuait de faire partie de l’héritage de ces instituteurs, hussards noirs de la République, qui avaient imposé la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905. La tradition et l’époque des années 60 voulurent que je sois baptisé pour « faire plaisir à ma grand-mère », catholique pratiquante. Les affaires de l’Église, jusqu’alors, m’étaient étrangères. Je ne me sentais pas concerné. Comme tout un chacun, j’avais entendu parler des histoires de pédocriminalité au moment du procès du prêtre Bernard Preynat en 2019.

 

J’aurais pu continuer à vivre dans l’ignorance des affaires d’abus perpétrés dans le silence étouffé des cloîtres, dans le dédale des chemins tortueux qui mènent à l’emprise sous le regard détourné des tenants de l’Eglise. J’aurais pu. Sauf qu’un accident professionnel, devenu un drame personnel, dévia le cours de ma vie, jusqu’alors tracée vers une retraite bien méritée de journaliste. Il y a trois ans, trois ans déjà, je fus accusé de sexisme. J’étais rédacteur en chef à France Télévisions avec trente ans d’ancienneté sans aucun nuage. Une jeune femme, qui avait quitté l’entreprise depuis deux ans, se plaignit de pleurer en venant travailler. La présidente de France Télévisions, en pleine campagne pour sa renomination, dut sentir que cette plainte risquait de lui porter préjudice. Il fallait trouver des responsables. Vite.

Les guerres oubliées

Derrière l’Ukraine et le Proche-Orient, se cachent de nombreux conflits qui passent sous les radars médiatiques occidentaux. L’association Care s’attache depuis huit ans à publier annuellement un rapport intitulé « Breaking the silence » (« Rompre le silence ») qui met en avant les crises les moins médiatisées. Le 10 janvier 2024, la dernière mouture du classement réalisé par Care a montré que les crises oubliées se situent sur le continent africain : au Zimbabwe, en Ouganda, au Burkina Faso, au Cameroun, en République centrafricaine, en Mauritanie, au Sénégal, au Burundi, en Zambie et en Angola. Ce qui représente plus de 7 millions de personnes impliquées. Six de ces crises sont directement imputées au changement climatique : « Les impacts de celui-ci exacerbent la pauvreté, l’insécurité alimentaire, la faim et les déplacements forcés de population, explique l’ONG. Les femmes et les filles paient le prix fort. » A. B.

Charles Scicluna : contre le célibat obligatoire
des prêtres

Le 8 janvier dernier, l’archevêque de Malte, Charles Scicluna, jetait un pavé dans la mare au sujet du célibat des prêtres. Interviewé par le journal Times of Malta, le secrétaire adjoint du Dicastère pour la Doctrine de la foi a déclaré que l’Église devrait repenser l’obligation de célibat pour les prêtres. « Si cela ne tenait qu’à moi, je réviserais la règle qui requiert le célibat pour les prêtres. L’expérience m’a montré que c’est un sujet que nous devons aborder sérieusement. » Ajoutant que « l’Église a perdu de grands prêtres qui ont choisi le mariage » et que « certains doivent composer avec une relation sentimentale secrète ». Des propos d’une grande franchise et d’une grande justesse, loin de l’hypocrisie ambiante : « Il y a de la place pour le célibat dans l’Église, insiste-t-il, mais il faut prendre en considération qu’il arrive parfois aux prêtres de tomber amoureux et d’être contraints de choisir avec leur vocation. C’est probablement la première fois que je le déclare publiquement, et cela paraîtra hérétique aux yeux de certains… » Et pourtant tellement vrai. Golias

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