Lundi 2 décembre. À 16 heures, ou plutôt à son heure, le RN vient de laisser tomber Michel Barnier qu’il soutenait comme la corde le fait du pendu. Quelques jours avant cette péripétie, Mme Le Pen avait subi un réquisitoire qui peut la rendre inéligible en 2027. Le verdict sera rendu le 31 mars, il lui reste donc très peu de temps pour que le blocage du pays pousse M. Macron à la démission et qu’elle puisse espérer ramasser le pouvoir. Encore faut-il espérer que cette manœuvre ne soit pas étayée par des menées séditieuses violentes. Le calendrier des échéances institutionnelles est dans une démocratie un facteur prudentiel précieux, on ne saurait le bouleverser qu’avec réserve et pour des raisons graves. Les conséquences de la dissolution de juin en administrent aujourd’hui la preuve. Décidément, en France, le 2 décembre n’est pas un bon jour pour la République, qu’elle soit deuxième ou cinquième.
Si on peut, on doit !
La série d’événements politiques auxquels on assiste en France depuis juin dernier – dans la suite inexorable d’une confusion de plus en plus grande – traduit un manque de vertu, ainsi qu’on le disait aux temps anciens. La pensée libérale, qui est l’ennemie de toute vertu, n’est pas sans conséquence puisque son mot d’ordre est que ce qui peut être fait doit l’être si un bénéfice immédiat, une jouissance instantanée, peuvent être obtenus. Cette mentalité du passage à l’acte permanent – typique du pervers et du délinquant – est parée, quand on est poli et policé, du beau nom d’initiative, caractéristique de l’Entrepreneur dont aujourd’hui certains voient en Elon Musk un exemple mirobolant. Si « ça marche », c’est « bien ». C’est l’exaltation du court-circuit pulsionnel, comme dirait le psychanalyste, entre l’excitation et son assouvissement sans délai. Il n’y a plus d’interdit moral, celui qu’Albert Camus avait pointé de son aphorisme : « Un homme, ça s’empêche. » Le seul frein des actions humaines est l’impossible qui suscite le dépit, l’envie, le ressentiment et la rage. Il n’y a à mes entreprises que le frein des obstacles, contre le primat de ma volonté exclusive, venus de la nature et surtout d’autrui.
Cette orientation de l’activité humaine se distingue assez nettement de celle du capitaliste classique (rhénan et protestant) décrit par Max Weber. L’idée était alors qu’une suspension de la jouissance immédiate – on peut nommer cela l’épargne, la consommation différée – conditionnait l’investissement. Certes, Weber nous la baillait belle, en oubliant que l’effort du capitaliste demeurait vain s’il n’acquérait pas les moyens matériels de s’approprier la valeur du travail des prolétaires, dieux d’un nouveau genre rendant au centuple la mise initiale ! Nous n’en sommes plus là, et même le capitalisme « familial » ou d’industrie envoie valser son bonnet par-dessus les moulins sous l’impérieux désir de la captation sans limite de temps ni de mesure. Les hauts faits de la famille Mulliez et les cascades de Carlos Tavarez(1) en donnent de notables illustrations. Seuls les salariés en supporteront les conséquences.
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Une réponse sur “Censure : de l’encan à la casse”
Marine Le Pen et consorts se sont auto ennivrés par le pouvoir de leurs nouveaux et nombreux sièges au Parlement !!!!
Ils ont oubliés le B. A. BA de la démocratie, surtout française…que sont la responsabilité … et l’aptitude au pouvoir. Elle et Bardella viennent de ruiner leurs chances de PESER sur les prochaines élections. Ils sont déconsidérés. Ce ne sont que des chefs de bande, des chefs de clan, des chefs de meute…mais ils n’ont pas l’envergure de personnalités politiques de premier plan au SERVICE des INTERETS de la France !….Quelle chute !!!!
Comme je l’ai déjà écrit ici, le problème était de court circuiter les LFI et leurs soi-disant « socialistes » du RN et ils l’FP qui voulaient mettre en place un blocage des institutions lors de la discussion du budget.
C’était prévu,…. et ils l’ont fait !!!!
Car la dissolution n’a pas permis de clarifier une situation politique dominée par les fausses informations dites « fake news », et autres influences déformées des réseaux sociaux, ainsi que par l’inexpérience de jeunes électeurs, qui n’ont pas eu le recul nécessaire pour avoir une opinion libre et éclairée par l’expérience.
Mais cette dissolution a au moins le mérite de montrer les mauvaises volontés et le double jeu des LFI/NFP et du RN ….!
Dans ce sens, malgré son inexpérience et ses erreurs, E. Macron fait gagner 3 ans à la France, car sinon les illusions de certains électeurs auraient perdurées vis-à-vis de ces formations qui ne pensent qu’à leurs partis ou à leur réélection à leur tête (Faure/’’ps’’, ce parti qui ne représente décemment plus la Gauche française)
Aujourd’hui, on va bien voir si ces donneurs de leçons …. ont – AUSSI – l’esprit et la lettre du – SENS – de l’Etat, et que ceux du RN se rappellent que Dieu, lui même, a créé la sagesse en premier.
Et que dans les temps troublés que la France et le monde traverse, il serait temps que ces deux entités politiques fassent des « amendements/ propositions » normales et réalistes au lieu de s’amuser à amoindrir l’image du Parlement de la France.
Les français qui votent suivant leurs idées, quelles qu’elles soient, veulent des députés efficaces et non des députés qui se fichent de leurs votes ….
Dont en particulier les agriculteurs que M.LePen avait longuement courtisés lors du salon de l’agriculture… et qui lui en veulent de la censure…comme d’autres nouveaux électeurs qui ont cru au RN.
François Bayrou a, l’agilité dans la fermeté nécessaire, pour mener la tâche de réunir la plupart des sensibilités politiques responsables au Service de la France et des français.