Depuis le mois d’août 2024, Veolia est en conflit avec ses salariés de la ville de Sheffield, en Angleterre, où elle assure le ramassage des ordures. Le 7 novembre 2024, une douzaine de salariés britanniques, membres du syndicat Unite, ont fait le déplacement jusqu’au siège flambant neuf de Veolia à Aubervilliers. Au centre du conflit se trouve la reconnaissance d’Unite comme syndicat représentatif des salariés. Bien qu’un nombre significatif d’éboueurs ait choisi ce syndicat pour défendre leurs droits, Veolia refuse de négocier avec Unite, préférant s’appuyer sur un autre syndicat avec lequel elle avait précédemment signé un accord. La situation s’est encore envenimée lorsque Veolia a licencié quatre membres actifs d’Unite, dont un représentant élu par les salariés, et a eu recours à des agences de travail temporaire pour tenter de briser la grève. Ce bras de fer intervient dans un contexte déplorable pour les salariés du groupe français Outre-Manche. Au Royaume-Uni, les activités de Veolia rapportent pourtant plusieurs centaines de millions d’euros chaque année. En dépit de cela, le revenu moyen d’un éboueur chez Veolia est estimé à environ 24 600 euros (21 000 livres sterling) par an, un niveau bien inférieur à la moyenne nationale selon l’Observatoire des multinationales. Golias

Le monde des petites fermes en crise
Selon Terre de liens, 40 000 petites fermes ont disparu en France ces trois dernières années. La cartographie établie traduit « un véritable plan social à bas bruit » selon Coline Sovran, chargée de plaidoyer de l’association. Ce qui favorise



