Après des décennies de déni, il semblerait que l’Église catholique se penche enfin sur la question des abus spirituels. Dans un communiqué du 25 novembre 2024, le cardinal Víctor Manuel Fernández, à la tête du dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF), a annoncé la création d’un groupe de travail pour étudier cette question. Ce nouveau délit serait appelé « abus spirituel », le dicastère estimant que l’expression « faux mysticisme », utilisée par certains canonistes jusqu’alors, est « trop large et polysémique ». Le droit de l’Église ne reconnaît pas de délit de « faux mysticisme », rappelle le cardinal Fernández. Actuellement, dans les nouvelles normes d’investigation sur les phénomènes surnaturels, publiées en mai 2024, le recours au faux mysticisme est simplement considéré comme « une circonstance aggravante » des délits. Il s’agit donc désormais d’aller plus loin afin de prendre en compte, espérons-le, les abus de pouvoir, d’autorité et les dérives psycho-spirituelles. Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne